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Poésie contemporaine
Eclaircie : Amour nauséeux
 Publié le 13/08/18  -  26 commentaires  -  767 caractères  -  465 lectures    Autres textes du même auteur

Vers blancs et octosyllabes.


Amour nauséeux



Nauséeuses amours, la ferveur en partance
Chute dans l’oubli blanc des néants magnifiques
Les mots au bord du vide ouvrant sur l’infini
Quand le silence nu frôle la peau d’un ange

Écartelée avant de n’être
Ce soupçon noir de renaître
Cette pensée absurde et blême
Ce rien qui se cache en vos lits

La couche encore froide et le ventre vacant
Le premier cri, primale urgence à nos survies
Viles et vaines toujours, et ma bouche qui hurle
À l’heure où vous dormez, repus d’amour létal

Tandis que le soleil – avant sa course folle
Dessein d’autodafé sur l’arc, la parabole –
Cherche comment brûler son propre incendie rouge

Seule la lune sait la froideur des étés.


 
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   BlaseSaintLuc   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
On ne peut pas toujours tout lire , tout les textes en espace lecture , et parfois , les perles vous échappes et vous ne les découvrez que déflorées par d'autres , et bien là j'ai le plaisir de tomber dessus et c'est tant mieux .
Ah, si l'on pouvait goûter la froideur des étés, en ces jours si torrides.
La petite musique de ce poème, s'accompagne en plus d'une grande maîtrise du sens des mots, les rimes ici ne sont pas gratuites, elles nous mènent quelque part, ou l'amour à viré,

"La couche est encore froide et le ventre vacant."
"La chute dans l'oubli blanc, des néants magnifiques"

C'est bien beau le désespoir des amours ensevelis.


1er post du 3/08 revu ce jour pour correction (déflorées) .

   Anonyme   
4/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Résolument, je ne sais plutôt quoi dire de ce poème (et c'est plutôt bon signe), mais il me parle.
De quoi?
De tout un tas diffus de choses.
Une petite musique est là, dans l'air, que j'entends avec mes propres oreilles, affutées au fil de mon histoire.
Vous achevez ce poème en beauté par un vers isolé et très beau.
Merci!

   solo974   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'aime beaucoup votre poésie.
Le titre que vous avez choisi m'a intriguée, ce qui constitue selon moi un plus : il est incitatif et, de ce fait, invite d'emblée le lecteur à vous lire.
J'ai également apprécié que le champ lexical du vide ("en partance", "Chute", "oubli", "néants", "silence", "soupçon noir", "rien", "vacant", "létal") soit développé : cela renforce en effet, selon moi, l'unité thématique de votre poème et confirme le sens du titre.
Le dernier vers, enfin, m'a plu, notamment en raison de l'usage du présent de vérité générale - qui tranche avec le présent de narration choisi par ailleurs dans le corps du texte.
Bien à vous.

   Palrider   
13/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C’est diablement enlevé, vertement rouge vif, ça swing avec punch, l’amour (sexe) en champs de bataille, apogée et desolation, ventre en jachère...

   bipol   
13/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour,

j'ai entendu une symphonie dans les bois

en vous lisant, Mahler, avec une grande

chevauchée de mots,

vous m'avez emmenée où j'étais bien

merci

   Quidonc   
13/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y des textes qui parlent et d'autres qui font ressentir. Celui-ci entre dans la deuxième catégorie.
Je ne comprends pas tout et pourtant je ne peux m'empêcher d'aimer ces nauséeuses amours.
Les mots sont forts et vous emmènent sans que vous puissiez résister. Séduction brûlante mais tellement froide au final.
Soit... je m'égare

Simplement Bravo

Quidonc

   leni   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bjr Eclaircie
Je n'ai pâs tout compris mais j'ai ressenti une tristesse retenue
La ferveur de l'amour qui chute dans l'oubli est décrit en mots choisis
Mais il semble rester un soupçon de renaitre
alors que le soleil cherche comment bruler son propre
incendie
C'est suggéré effleuré ET il m'est difficile de tout comprendre
Mais seule la lune sait la fraicheur de l'été

texte très élaboré MERCI BRAVO et Amitiés Leni

   Anonyme   
4/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
...( Modéré par moi-même)

   izabouille   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai bien aimé la chute dans l'oubli blanc des néants magnifiques, le silence nu qui frôle la peau d'un ange, le soupçon noir de renaître, le rien qui se cache dans nos lits... C'est très beau, j'ai fait un voyage avec des mots et j'ai bien apprécié ce voyage. Merci pour ce bon moment.

Izabouille

   Robot   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Nauséeuzezamour, j'avoue que comme vers d'entrée je ne trouve pas ça génial. Mon envie est gachée. Heureusement le reste du texte est nettement plus relevé poétiquement parlant.


Les moins
Les mots au bord du vide ouvrant sur l’infini (un peu bateau)
Écartelée avant de n’être ce soupçon noir… (Lourde syntaxe)
Tandis que le soleil – avant sa course folle (la course folle du soleil encore un poncif qui revient régulièrement)

Les plus:
Les mots au bord du vide ouvrant sur l’infini
Quand le silence nu frôle la peau d’un ange

Et tout le quatrain 4.

Je reste entre satisfaction et insatisfaction.

   Willis   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Contraste surprenant.
La plume qui bute, peut aussi s'envoler. Et qu'elle envolée !

Ma compréhension du texte, mauvaise, sans doute, me fait ressentir cette femme, abandonnée, amère et encore amoureuse, qui accouche dans la douleur.

- Seule la lune sait la froideur des étés - La nuit est propice à l'expression de la peine contenue.
L'écriture est claire, vive. Elle est images, elle ne dit pas, elle dessine.
Félicitations.
A vous lire, encore, dans ce style.

   hersen   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tu nous offres un poème très noir, rempli de désespoir que même la lune ne pourra contrarier : elle sait, mais quoi ?

Un mélange de naissance et de mort, dans un sens j'aurais aimé qu'il n'y ait pas le "ma" de "ma bouche", plutôt "la" pour me laisser davantage un sentiment universel.

Il y a tout un travail pour offrir ces images noires, je suppose que "nauséeuses amours" en fait partie et pourtant, il me donne une impression de zozotement qui me fait mal démarrer ma lecture. Ou alors c'est pour marquer une hésitation ? mais je ne la lis pas dans le reste du poème.

Un très beau derniers vers !

   jude-anne   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Éclaircie,
Je suis très sensible à votre poème qui peut paraître obscur de par ces possessifs "vos", "nos", "me" qui sèment la confusion dans l'esprit du lecteur.
Pourtant je me suis appropriée vos vers et y ai ressenti la douleur d'une femme qui accouche d'un enfant mort-né.
Était-ce votre intention ? Après tout on s'en moque.
C'est ainsi que j'ai ressenti votre poème.
J'ai particulièrement aimé : "Quand le silence nu frôle la peau d'un ange"
"écartelé avant de n'être
"Ce soupçon noir de renaître"(J'ai vu Renoir peindre le rocher de son "coucher de soleil sur la mer")
Enfin beaucoup d'émotion dans ce texte.
Bravo et merci de l'avoir partagé.

   jfmoods   
14/8/2018
Un poème, c'est d'abord une ambiance sonore plus ou moins palpable. Ici, les allitérations (b/p, f/v) et les assonances (en, ou), oppressantes, épousent la rudesse du thème annoncé par le titre (allégorie : "Amour nauséeux").

Dans ce réseau de vers blancs en alexandrins et octosyllabes, la rime (vers 4 et 5 : "n’être", "renaître") met significativement en exergue l'enjeu du texte : surmonter le cataclysme, l'échouage intime (oxymore : "néants magnifiques"), l'absence désormais irrémédiable de l'autre (champ lexical : "vide", "rien", "vacant", antithèse : "silence" / "cri", métonymie : "ma bouche qui hurle", parallélisme : "À l’heure où vous dormez, repus d’amour létal").

Un paysage état d'âme s'appesantit sur ce traumatisme à vif, sur ce jour encalminé à sa source ("le soleil [...] / Cherche comment brûler son propre incendie rouge"), sur cette impitoyable nuit de l'âme qui vous déchire le coeur ("la lune sait la froideur des étés").

Merci pour ce partage !

   PIZZICATO   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'arrive un peu après le train pour commenter ; Jusque tard hier soir, la connexion à Oniris était impossible.

Je n'ai pas cherché à percer le sens véritable de ce poème, bien que le titre laisse l'envisager.
" La couche encore froide et le ventre vacant " c'est le vers qui m'a le plus intrigué.

Mais je me suis laissé bercer par le rythme et la musicalité de ces vers.
Avec mon coup de coeur pour le dernier tercet.

   Damy   
15/8/2018
J’ai l’impression de me trouver devant une grande œuvre et de n’y rien comprendre. C’est un peu comme pour le surréalisme. Cela me gêne car, comme dans une expo, il me faudrait les explications du guide.
Il s’agit bien d’un amour malheureux, le premier quatrain m’est clair. Mais dès le second, je sombre (je ne vois pas à quoi se rapporte « écartelée » ni ce que désigne les « ce », « cette », assez lourds). Le 3° quatrain est beau en soi (sauf peut-être le mot « primale ») et très sombre mais quel est ce « premier cri », qui le pousse ?
Quant au soleil et à la lune, les vers sont très beaux aussi mais n’éclairent pas plus ma recherche du sens.
Aussi je me dis que je suis incapable d’aborder ce poème sous l’angle du sens qui appartient seul à l’auteur et qu’il faudrait que je l’aborde sous l’angle du sensible.
Je vous l’ai dit, j’ai l’impression de me trouver devant une grande œuvre. Je retiendrai donc, en première approche, quelques flashes :
« Chute dans l’oubli blanc des néants magnifiques » ;
« nos survies viles et vaines toujours » ;
« Tandis que le soleil cherche comment brûler son propre incendie rouge »;
« Seule la lune sait la froideur des étés ».

Merci pour ce partage et excusez moi d’être passé à côté.

   papipoete   
14/8/2018
bonjour Eclaircie
Ayant cheminé sur votre blog privé, j'ai pu me rendre compte du degré poétique animant votre plume, qui est bien loin de la mienne humble narratrice ...
D'entrée, le titre de votre poème fait penser à << mais à vomir comme ça, t'es enceinte ? >> ... et le développement de votre scénario m'évoque une femme à peine " remise de couches ", dont le ventre ne restera pas longtemps vacant, et je me perd alors dans la suite de votre écrit !
Mais nauséeux ne veut pas dire nauséabond, aussi votre poème se lit sans peur, mais je crois déceler la souffrance au final ?

   Vanessa   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Bien que vous ayez rectifié le titre de votre texte puis le pluriel de votre premier vers, je n'accroche pas du tout avec le terme nauséeux.
Associé au terme amour que ce soit au singulier ou au pluriel , je trouve qu'à la lecture, c'est disgracieux.
Ensuite, vous écrivez uniquement en vers blancs donc pour moi ce serait de la poésie libre.
J'attends de la poésie libre qu'elle m"enchante par de beaux vers et ici je n'ai rien lu qui me transporte en poésie.
Je n'ai rien compris à votre texte , ce qui ne m'aurait pas dérangé si j'avais lu des vers qui seuls, avaient eu la légèreté de la poésie.
Ce n'est malheureusement pas le cas ici pour moi.

   wancyrs   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Salut Éclaircie,

Vos textes me frustrent (ne le prenez pas mal svp). Je crois que la dernière fois je vous ai dit n'avoir pas la sensibilité pour les comprendre... J'ai l'impression à chaque fois qu'on me donne des fragments d'un tout qui, lui, doit être magnifique. Excusez moi une fois de plus, je reste sur ma faim à chaque fois !

Cordialement

   Adienog   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir,
Voilà qu'en un poème, je te découvre, autre et pourtant toi même. Certains vers m'ont instantanément détachée du réel et de l'immédiat.
J'ai beaucoup beaucoup aimé ce poème. Je le relirai, c'est certain : merci Eclaircie !

   Donaldo75   
15/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Eclaircie,

J'aime beaucoup le ton de ce poème. Par ailleurs, il y a de la recherche, du langage, un travail poétique auquel je ne peux pas rester insensible. Dès le premier quatrain, toutes ces qualités s'affichent et la suite ne les dément pas.

Et la fin, quelle beauté !

"Seule la lune sait la froideur des étés."

C'est fort, vivant, vécu.

Bravo !

Donaldo

   Apolluc   
19/8/2018
Bonsoir Éclaircie,
l'amour et la mort se côtoient dans votre poème sidéral !
J'adore le final où "Seule la Lune sait la froideur des étés".
Bravo !

   Provencao   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Nauséeuses amours, la ferveur en partance
Chute dans l’oubli blanc des néants magnifiques
Les mots au bord du vide ouvrant sur l’infini
Quand le silence nu frôle la peau d’un ange"

Quel sublime labyrinthe du beau, du mystérieux, de l'impalpable...

Le tempo donné, le rythme... Oui, c’est un labyrinthe encore.

Il en a tous les attraits : l’illusion, l’illimité, la fermeture.

"Seule la lune sait la froideur des étés."

Juste sublime ce dernier vers.
Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Eki   
26/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Long ruban de velours couleur nuit, la grâce de tes mots et ton éloquente poésie qui nous fait sa révérence...
Eclaircie, dois-je te redire vraiment ce que m'inspire ta plume
fertile ?

Eki en terre de poésie

   Polpol   
30/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne sais que commenter.
On va faire une suite :
lune rondelette dans ciel noir, camembert éternel.
Il y a plus de "ricochets" dans votre texte
J'aime bien

   Jocelyn   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le texte est d'une telle musicalité qu'en lisant, je me suis obligé de comprendre le message qui ou que véhicule cette musicalité. Je suis allé me balader. J'ai essayé de voir les différents commentaires mais visiblement, il y a un ou deux autres comme moi. C'est d'une singulière maîtrise que fait que l'auteur seul, finalement, se réserve la maîtrise des circonstances. Il ne nous laisse juste que nous emporter, nous emballer dans cette beauté des mots qui disent tout, du moment qu'on se donne la peine de l'écouter avec les sens...


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