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Poésie libre
Eclaircie : Cinq heures quarante-deux
 Publié le 12/07/20  -  15 commentaires  -  563 caractères  -  351 lectures    Autres textes du même auteur

Un instant tanné.


Cinq heures quarante-deux



Bientôt l’avenue de ton absence,
l’étoile de plus
muette
et ces doigts inutiles
effleurant le clavier désert

Les mains n’osent plus
caresser les touches
inutile azerty
l’écho s’écrase contre le mur
sans résonance

Depuis ce jour
depuis ces nuits
depuis ce puits
et son orpheline poulie
les ricochets ne ricochent plus
le verbe silencieux
se perd dans le labyrinthe déserté

S’il vous venait l’idée
d’envoyer un signe...

Merci, je l’ai reçu.


 
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   Donaldo75   
30/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J’ai bien aimé ce poème même si certaines formulations m’ont semblé artificielles et cela dès le premier vers – « l’avenue de ton absence, ça sonne un tantinet fabriqué » - comme s’il fallait absolument en mettre pour paraître poétique, pour donner l’illusion du libre. Passée cette impression, j’ai apprécié les images exposées à mes yeux de lecteur, la tonalité déployée dans ces vers. Le sens vient au fur et à mesure des lectures car ce poème demande l’attention du lecteur, ne coule pas en surface mais aborde la profondeur de la poésie.

Merci pour le partage.

   hersen   
30/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une belle attente, que je trouve pour ma part tout à fait bien close par ce dernier vers, ça donne un petit côté sourire en coin que j'aime bien.
Ah, se dit-on, l'auteur a produit :) après s'être adressé à un "vous" nébuleux, un "vous" porteur.
Mais si on y regarde plus près, ce poème est sans doute adressé à quelqu'un -l'avenue de ton absence - qui était, est, grand source d'inspiration, de motivation dans l'acte d'écriture.

Le "ton" se transforme en "vous" en fin de poème. Je ne comprends pas pourquoi.

L'image du puits, du ricochet, sont excellentes, illustre ce qui ne rebondit plus, ce qui est profondément enfoui. le tout dans le thème de l'eau. de là à la source, il n'y a qu'un pas.

Le dernier vers correspond à une réponse, un souhait exaucé. Un poème.

Merci de la lecture.

   Lirian   
12/7/2020
Bonjour Eclaircie,

j'ai trouvé l'exergue lourdaud et facile.
Que peut-on faire à cinq heure quarante-deux ?
Écrire un poème.
Celui-ci parle d’absence, de solitude (aussi devant le clavier), de besoin de communiquer.
Je crois qu'il parle surtout d'éloignement, de vide que l'on meuble par l'écriture.
Désert /déserté font doublon.
Même s'il apporte de l'espoir, le dernier vers est pour moi de trop.
Merci.

   Vincente   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai eu du mal à suivre la trame narrative, si bien que j'y ai vu des "incohérences" qui ne sont peut-être que des méprises injustifiées de ma part.
Pour commencer après le "Bientôt…" de la première strophe, qui précède l'annonce de "l'absence" imminente de l'être aimé, la deuxième strophe est au présent. On serait donc déjà dans le moment suivant par un présent de narration ; si c'est bien de cela dont il s'agit, j'ai trouvé le franchissement un peu brutal.
Ensuite, à la troisième, est évoqué le passé de cette relation conduisant à ces phases "désertiques", récurrentes depuis longtemps comme ce "puits / et son orpheline poulie" (l'image est inspirée).
Et pour finir, la chute est abrupte ; je comprends la volonté de l'auteur de marquer l'esprit du lecteur, par l'étonnement produit, mais alors cela donne aussi une impression contre-indicative, celle qu'il suffit au narrateur de demander pour obtenir une "présence", même si elle n'est significative que par un simple signe… en fait après nous avoir montré combien le relation était égarée, l'on est amené à entendre que l'autre est là, presque également à attendre un signe afin de pouvoir y répondre instantanément.

J'ai aimé l'idée de voir "l'absence" de l'aimé comme une "étoile… muette", c'est à la fois joli et très expressif ; c'est depuis elle que cette première strophe s'est révélée ma préférée.
Par contre, parmi les détails, mais j'ai été peu convaincu par le double emploi de désert/déserté, bien qu'appuyant les perdurations de ces "absences", il me semble qu'il aurait pu être évité dans un texte si court, il appauvrit le phrasé affligé, désabusé, du poème alors que son "verbe silencieux" le voudrait plus taiseux, à moindre mots en quelque sorte. De même, le titre ne m'a rien apporté, ces trois chiffres d'un horaire minuté sont et peu incitants, peu introductifs à ce qui va se raconter, et paradoxalement vagues ; si encore c'était l'heure d'un rendez-vous par écran interposé, pourquoi pas, mais qui donnerez un rendez-vous à deux minutes près ? Et puis le jeu de mot de l'exergue est plutôt lourd ; il me ferait rentrer à reculons dans la lecture d'un auteur anonyme. Ici, de plus, le "tanné" se rapportant au texte me semblerait vouloir évoquer une usure, une fatigue à force d'insistances, or "instant" est au singulier…

Alors que j'ai apprécié l'intention de marquer l'absence physique, même l'absence effective bien que virtualisée par l'écran et les touches du clavier qui toucheraient l'autre comme par transmutation, de même j'ai ressenti la "fébrilité" du narrateur envahi par ce manque à la fois réel et virtuel, mais j'ai été peu convaincu par la construction en elle-même.

   papipoete   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Eclaircie
Plus envie de rien depuis qu'ici tout n'est que silence, le trou béant de ton absence ; un puits comme tari, et l'écho d'un fantôme tout-au fond... Oh Ciel, dis-moi !
NB je vois un écrivain, que la présence rassurante de sa moitié inspirait, et sur le clavier ses doigts couraient... plus maintenant.
Quand on a espéré, s'est dit " il va revenir... " et que l'attente tourmente, on peut se tourner vers celui auquel l'on ne croit...
Dans le passage du puits, on voit bien " son orpheline poulie ", mais j'aurais rajouté une ligne pour introduire les ricochets...

   Pouet   
12/7/2020
Slt,

bien sincèrement, je n'ai que très modérément apprécié.

Tout d'abord, les répétitions ("inutiles/inutile", "désert/déserté") assez pesantes pour un texte si court. Ensuite le "clavier, l'azerty, les doigts , les mains, les touches, effleurant, caresser"... tout ça fait un peu redondant, je trouve que les vers s'étalent pour dire la même chose.

Pareil pour le champ lexical (muette, inutile, désert, sans résonnance, silencieux... ) très (trop) attendu pour souligner l'absence. Il manque un peu de recherche et d'originalité, à mon goût s'entend.


J'a bien aimé l'image du "puîts et de son orpheline poulie", mais à part ça je dois bien avouer que je suis resté à côté.

Sinon j'aurais bien vu un autre vers en 'our' après:

"Depuis ce jour
depuis ces nuits
depuis ce puits"

histoire de mettre un autre rythme interne, du style:

"Depuis ce jour
depuis ces nuits
depuis ce puîts
du non retour"

ou un truc du genre, mais bon, c'est pas mon pouème... :)

Voilà, je te donne mon avis parce que tu commentes pas mal et mes textes aussi, sinon je me serais abstenu car j'ai arrêté la "critique", c'est mauvais pour le teint...

A plus

   eskisse   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Eclaircie

Ce poème sur le silence et l'absence me touche.
J'ai bien aimé la dépersonnalisation( " ces doigts", "Les mains" et non pas "mes mains" ) de celui/ celle qui attend devant son clavier comme si le délaissé laissait une part de lui-même dans cette non communication.
Cette perte de soi est bien évoquée par des lieux emblématiques de la perplexité et du sans issue : " depuis ce puits" , " le labyrinthe déserté" et par l'extinction des sons.

Merci

   Harvester   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Eclaircie,

Ce poème m'a immédiatement touché en EL mais je n'avais pas osé le commenter tant il me semblait chargé d'une expérience tout personnelle de la perte d'un être cher (enfin c'est ce que je crois comprendre) et j'avais peur de ne savoir que dire.

Je viens de le relire et hormis ton exergue en forme de jeu de mots (qui m'a franchement agacé) j'ai adoré ce texte.

C'est typiquement le modèle de texte qui ne nécessite pas d'analyse poussée pour entrer en moi par la grande porte.

J'aime tout (à part je le redis ton exergue un peu de trop pour moi)

Bravo

   Annick   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Eclaircie,

Le titre : "Cinq heures quarante-deux" sonne comme un rituel.

Jeu de mot avec "l'instant tanné", et "l'instantané": comme en prise directe avec la réalité, l'ennui, l'absence de l'autre, la solitude.

"Bientôt l'avenue de ton absence" : on pourrait aussi bien lire "la venue de ton absence".
"l’étoile de plus muette" : l'inverse de la bonne étoile.
Ces deux vers avec le mot ambigu "l'avenue/la venue" et l'adverbe "de plus" qualifient l'absence comme une entité à part entière qui va prendre de la place.

"et ces doigts inutiles
effleurant le clavier désert"
Ici, ces vers me font penser à une relation virtuelle qui a cessé avec un interlocuteur éloigné, maintenant absent.

La seconde strophe est celle de l'absence. On peut penser que la narratrice avait une relation affective avec cet interlocuteur désormais absent :
Les mains n’osent plus
caresser les touches"

La narratrice n'attend plus de réponse :
"l’écho s’écrase contre le mur
sans résonance"

La troisième strophe est celle du néant figuré par le puits. Ce puits qui, autrefois, avait sans doute une autre signification : un puits d'affectivité où :

"...et son orpheline poulie
les ricochets ne ricochent plus
le verbe silencieux
se perd dans le labyrinthe déserté"

L'avant dernière strophe est un appel à quiconque voudra bien communiquer avec la narratrice, (ou le narrateur) . Du "tu" affectif, on passe au "vous" plus général et impersonnel.

Parler à n'importe qui, plutôt que d'être seule :
"S’il vous venait l’idée
d’envoyer un signe..."

Et puis l'espoir, dans l'unique dernier vers :

"Merci, je l’ai reçu".

Q'importe les petites répétitions, ce qui m'a intéressée, c'est la symbolique du poème. J'ai été touchée par la narratrice (ou le narrateur) devant son clavier d'ordinateur, s'épanchant, face à elle-même et cet appel au secours, pudique, des derniers vers.

Merci.

   apierre   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Eclaircie,

Je n' ai pas été touché par ce poème que je n' ai pas vraiment apprécié.Le jeu de mot un peu facile de l'exergue le dessert ,je trouve.Pas beaucoup d'originalité dans la description de cette situation, le clavier désert ,l'écho sans résonance ...
Lu à voix haute , les sonorités ne sont pas très agréables à l'oreille:"l'orpheline poulie,les ricochets ne ricochent plus ..."
Et j'ai trouvé le vers final un peu banal et facile .Dommage !

   Angieblue   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

A ma première lecture, le début avec "avenue" et "étoile" m'a fait penser à Hollywood boulevard, le "Walk of fame".

Il y a beaucoup de souffrance et de désespoir dans ce poème, le thème du vide et du silence est très bien exploité. L'absence a anéanti le narrateur.
Le thème du puits dans la 3ème strophe illustre bien le fait qu'il a dû tomber très bas et de très haut. Il est tombé d'une "étoile" au fond d'un "puits" profond. On tombe, en général, aussi bas que haut on est monté...

La souffrance est pesante, écrasante "l'écho s'écrase contre le mur" et il n'y a plus rien, même pas de "résonance".
On sent le poids de l'impuissance. "Inutile" est répété 2 fois:
"doigts inutiles"
"inutile azerty"

De même que "désert":
"clavier désert"
"labyrinthe déserté"

C'est un labyrinthe sans issue:
"le verbe silencieux
se perd dans le labyrinthe déserté"
J'aime beaucoup "verbe silencieux". Ici le verbe n'est plus créateur, il n'y a plus rien, pas d'"écho"." Même les ricochets ne ricochent plus".

"orpheline poulie" comme s'il n'y avait plus rien à puiser...

L'angoisse de l'absence, du silence, du vide, du rien est vraiment bien décrite avec les bonnes images, un vocabulaire juste.

J'aime vraiment le travail effectué dans les 3 premières strophes.

On a ensuite une rupture brutale avec l'arrivée des 3 derniers vers.
ça amène un espoir qui tranche avec les strophes précédentes.
Quel "signe"?
ça intrigue.
On sort de la poésie, du suggestif, pour revenir dans le réel, le concret avec ce "vous" qui est interpelé.
Un ultime et dernier SOS lancé du fond du puits et qui a été entendu...?
Mais:
Qui est ce vous? L'absent ou peut-être le lecteur de ce poème...

"Merci je l'ai reçu".
On assiste à un dialogue intime sans que le narrateur nous en livre le secret, les tenants ni les aboutissants.
J'aime bien ce mystère...et puis ça tranche, ça surprend.
Mais:
Le silence est-il le signe?
La souffrance est-elle le signe?
La lecture du poème est-elle le signe?

Edit:

En repensant au titre, je me suis dit que c'était peut-être l'heure où le narrateur ou la narratrice avait reçu son signe...

Peut-être, alors qu'il était au fond du puits de son désespoir, a-t-il reçu un message?

Sinon, j'avais relevé:
"l'avenue de ton absence" (la venue de ton absence)

   Myo   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une heure précise qui marque la pleine conscience de cet instant, tout comme sans doute aussi, la répétition de cet état d'esprit.

Une absence qui coupe les ailes, ankylose, paralyse et fait perdre sens à toute chose.

On se sent inutile, et meurt avec celui qui est parti toute manifestation de vie " l'eau du puits, les cercles dans l'eau des ricochets, la résonance de l'écho"

L'ensemble me touche beaucoup ... seul le dernier vers me semble superflu et tombe un peu à plat.

Merci du partage.

   ours   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Eclaircie,

Je ressens une écriture très spontanée pour décrire cet "instant-tanné", ainsi qu'une forme de répétition de ce type de scène, tout au moins l'insomnie comme semble l'indiquer l'heure qui fait office de titre.

J'ai aimé les jeux de mots et métaphores de votre poème, à commencer par "l'avenue / la venue"

J'ai aimé "l'inutile azerty" surprenant en poésie mais bien vu et moderne.

Ma préférence va à l'entame de la troisième strophe avec sa répétition du "Depuis" jusque "l'orpheline poulie" et le clin d'oeil final.

Sur le fond, je me suis interrogé sur le passage du "ton" au "vous" final qui m'a un peu dérouté. Je ne suis pas certain de savoir à qui s'adresse ce poème. Mais ce n'est pas grave chaque lecteur pourra y projeter ses propres attentes.

Merci du passage

   Eclaircie   
15/7/2020

   solo974   
18/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Eclaircie,
J'aime beaucoup ton poème, que j'interprète personnellement comme une réflexion sur la création artistique et sur l'angoisse de "la page blanche".
Ce qui m'a frappée, c'est la façon dont tu as développé le champ lexical de l'absence et du vide : " absence", "muette", "inutiles", "désert", "inutile azerty", "sans résonance", "verbe silencieux", "labyrinthe déserté".
Cela confère à ton poème une unité poétique certaine.
La chute m'a également plu.
Petit bémol pour l'exergue sous forme de jeu de mots.
Bravo à toi, en tout état de cause, et au plaisir de te lire.


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