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Poésie libre
Eclaircie : Vaisseau fantôme
 Publié le 14/08/19  -  15 commentaires  -  604 caractères  -  232 lectures    Autres textes du même auteur

De toutes les dérives.


Vaisseau fantôme



Lorsque l’envie de s’ancrer
Ne rencontre que banc de sable
Donnant illusion d’être stable
Il reste à dériver encore
Il reste à divaguer toujours
La brume masquant le port
La houle entraînant la vague

Depuis des lustres le navire
À la limite de l’avarie
Vaisseau fantôme
Voyage inutile
Attend l’écueil
Qui le stoppera dans sa course

Du ventre de sa coque
S’étaleront sur les rochers
Tous les possibles oubliés
Toutes les teintes des voiles

Les éléments l’engloutiront
Dans son destin parfum marine


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   poldutor   
17/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Poésie sur l'errance, sans lieu où s'arrêter.
Recherche vaine de l'âme sœur qui saura malgré les dégâts causés par la vie, apporter le réconfort et ainsi libérer toutes les tendresses depuis longtemps retenues.
Le dernier vers est sibyllin : "dans son destin parfum marine"
Poésie nostalgique et belle.
J'aime.
poldutor E.L

   Ombhre   
27/7/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Un texte trop confus qui part de facon tres lourde ai-je trouvé. Et sans finalement nous emmener nulle part. A le lire, on hésite entre le plaisir du voyage, et les possibles qui ne seront pas. Les images me sont restées peu claires, et finalement confuses. Désolé mais je n'ai pas apprécié ce poème qui n'a pas su m'embarquer.
Amicalement
Ombhre

   natile   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie peu optimiste qui décrit une certaine réalité de l'homme qui tout au long de sa vie tente d'éviter les écueils de son destin hésitant entre se poser un peu ou courir l'aventure et ses risques. Le libre permet bien d'imaginer ce parcours de l'impossible parfois.

   Lebarde   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Eclaircie

Ne faut-il pas prendre votre poème à un "degré supérieur" ( deuxième voire au troisième?).

L'Homme aspire parfois "poser ses valises" mais ne trouve jamais l'endroit qui pourrait lui convenir.
Il est ce navire dont l'ancre ne peut s'accrocher dans le sable instable, ce qui l'oblige à dériver toujours plus loin, au risque de passer à coté du port sans le voir!

Par insatisfaction perpétuelle, par curiosité insatiable, par goût du changement, par désir de découverte et de conquête, l'Homme éprouve toujours le besoin d'aller plus loin , au delà de l'horizon qui recule au fur et à mesure qu'il croit l'atteindre.
Rien ne peut l'en dissuader et surtout pas un "banc de sable", ne sachant pas repérer les havres de sérénité qui existent pourtant sur son chemin.

"Lorsque l'envie de s'ancrer
Ne rencontre que banc de sable
Donnant l'illusion d'être stable
Il reste à dériver encore
Il reste ................."

La route du " vaisseau fantôme" ( belle métaphore ) se poursuivra jusqu'à heurter un écueil "Qui le stoppera dans sa course" et coque éventrée et étaler sur les rochers tous "les possibles ( opportunités?) oubliés".

Je me suis peut être complètement planté mais voilà ce que j'ai perçu de ce poème.

Pour les deux derniers vers que je n'ai pas bien compris, vous donnerez je suis sûr votre explication!!

N'ayant aucune appétence pour la poésie libre, je laisse aux spécialistes le soin de porter un jugement.
Sachez pourtant que j'ai pris un certain plaisir à la lecture de ce texte sans pour autant m'enthousiasmer au delà du raisonnable!

Merci

Lebarde

   Provencao   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Depuis des lustres le navire
À la limite de l’avarie
Vaisseau fantôme
Voyage inutile
Attend l’écueil
Qui le stoppera dans sa course"

Une tres belle force en vos vers..où l'errance et cette notion de n'être nulle part, désertent cette image de sans habiter.

J'ai beaucoup aimé ce clivage , à la limite de l'envie offrant l'illusion.


Déserter le voyage inutile, le mettre de côté, l'ignorer, presque invisible, voire transparent.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   ours   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Éclaircie,

Un poème sur l'errance certes, mais une errance subie suite à une désillusion. J'ai cherché un peu d'optimisime mais en vain. Plus de regrets que de nostalgie, finalement je termine ma lecture aussi triste que ce voyageur fantôme. Cependant le poème est doté de belles images, ma préférée : la coque emplie de possibles oubliés ; et se lit très agréablement.

Au plaisir de vous lire.

   hersen   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Eclaircie !

Je pense que ce poème, et c'est sa force, peut s'interpréter de bien des façons.
Une vie d'errance, au propre comme au figuré, mènera toujours quelque part...dont il faudra, à un moment, s'accommoder. Toujours au propre comme au figuré.

Sur la forme, je trouve qu'il y a des "ralentisseurs" :

fin de première strophe, pourquoi des pp ? Un présent donnerait plus de force dans le sens, et aussi plus de dynamisme.

"qui le stoppera dans sa course" trop long pour exprimer un arrêt brusque. mais pas de réelle suggestion. c'est juste mon impression.

Troisième strophe : du grand art :))

Le distique final : j'aime beaucoup cette façon de dire la fin du voyage, l'ancrage.

Et, enfin, j'ai gardé le début pour la fin. le troisième vers de la première strophe pèche (et non pas pêche :) à mes oreilles mais aussi casse ma lecture. je pense que "sable" et "stable", même si je comprends ton idée, je ne les aurais pas mis en rime, ça fait beaucoup trop insistant. Et "donnant l'illusion" est ce que cela doit faire ressentir au lecteur...sans le dire explicitement. Je creuserais vers "stable mouvance" ou un truc du genre.

Bon, je m'étale, comme la mer, mais tu sais que c'est juste dans l'idée de partage...et tu ne partageras sans doute pas tous mes points de vue.

ceci dit, j'aime beaucoup l'impression que laisse ce poème.

   papipoete   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Eclaircie
à la dérive tel un bateau sans capitaine, l'on voudrait jeter l'ancre et laisser faire le temps. Il viendra l'écueil, la tuile de trop et irrémédiablement, la carcasse usée sombrera.
NB ce bateau fantôme peut être un navire Manureva, peut être un pauvre hère dont l'ancre si lourde à traîner finira par l'entraîner tout au fond de l'abîme...
Un récit envoûtant à souhait !

   jfmoods   
14/8/2019
Le thème de la traversée maritime irrigue le poème (entête : "dérives", "s’ancrer", "banc de sable", "dériver", "brume", "port", "houle", "vague", "navire", "À la limite de l’avarie", "Vaisseau", "voyage", "écueil", "course", "Du ventre de sa coque", "rochers", "voiles, "marine"), métaphorisant les abîmes de la solitude ("Donnant illusion d’être stable", "divaguer", "masquant", "fantôme"), le douloureux périple sentimental sur l'océan de la vie (adverbes : "encore", "toujours", complément de temps : "Depuis des lustres", anaphore : "Il reste", participiale : "La houle entraînant la vague").

La disparité des vers (4 à 9 pieds) matérialise un équilibre introuvable.

Des allitérations (k, r) traduisent la dureté de l'évocation tandis que l'assonance (an) véhicule le poids de la souffrance.

Le passage du présent ("rencontre", "reste" × 2, "attend") au futur ("Qui le stoppera", "S’étaleront", "Les éléments l’engloutiront") entérine, avec la perte de l'idéal (hyperboles : "Tous les possibles oubliés / Toutes les teintes des voiles"), la perspective d'un naufrage solitaire en pleine mer.

Le rétrécissement des strophes (7, 6, 4, 2 vers) signale un goulot d'étranglement, un refermement inexorable.

Plus que tout, le mot "destin", asséné au dernier vers, met en exergue le tragique d'une vie dont la justification s'est totalement délitée ("Voyage inutile").

Merci pour ce partage !

   senglar   
14/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Eclaircie,

Sombre journée n'est-ce pas ?

J'ai guetté le rayon de soleil

Mais je ne l'ai pas trouvé

ci-après du moins


Hollandaise cette errante qui veut poser sa valise ?

A tout prix

C'est la question à laquelle il faut s'attendre quand on intitule un poème "Vaisseau fantôme"...

Comme le Hollandais volant la narratrice semble condamnée à errer sur les mers jusqu'à la fin des siècles.
On ne s'arrime pas en effet sur le sable - bancs de sable, sables mouvants, ridules sur le sable ; le sable est lui-même un océan sur et sous l'eau et sous le vent -...

La narratrice en vient à souhaiter l'écueil, l'esquif en vient à souhaiter le récif mais le rocher éventre...
Quels possibles oubliés y a-t-il dans un ventre ?
qui n'a rien enfanté
Quelles teintes des voiles peuvent-elles avoir ?
qui n'ont pas volé

Les rochers qui déchirent se trouvent en bord de mer où se trouvent les naufrageurs... ou les curieux... ou les sauveteurs...

?...

C'est à un bateau fatigué que nous avons affaire ici, désillusionné ; il a raté sa vie, ses espoirs, ses aventures, sa carrière, ses possibles. Il est la mer avec laquelle il veut se fondre.

Si ce n'est une Hollandaise volante je me demande si ce bateau n'est pas un artefact de la mer elle-même.

Un feu follet marin

Le néant sans la mémoire des possibles et sans voiles pour les retrouver.

Un cri couvert par la fureur des flots

Le clapotis de la vague

"Que sont les siècles pour la mer ?"

En fait ce destin se contenterait d'être les embruns

Peut-être alors aurait-il réussi sa mort ?

sinon sa vie

et peut-être est-ce la même chose ici


Abscons mon com. ? Ben et le poème alors !

lol


Senglar

   wancyrs   
15/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Éclaircie,

Triste sort que celui des humains, qui passent toute une vie à essayer de s'ancrer quelque part, sur un quai, et qui huit fois sur dix ne rencontrent que des bancs de sable où pendant un temps ils se croient ancrés, mais que la première tempête déloge. Ensuite dérivent jusqu'à ce qu'un écueil les réduisent à néant. C'est vraiment un triste tableau de la condition humaine, où ici hommes et femmes sont comparés à de vaisseaux fantômes. Vivement qu'ils apprennent à naviguer, car moins on s'empresse de s'ancre, plus encore on trouve le port qui convient.

Merci pour le partage !

Wan

   troupi   
15/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Après des années d’errance il est bien légitime de vouloir se poser pour un peu de tranquillité et c'est là qu'on s'aperçoit que ce repos espéré est un leurre auquel on croyait et que le naufrage est inéluctable.
accepter est la seule solution pour ne pas trop désespérer mais le temps s’accélère c'est ce que nous promet le distique final de ce poème assez pessimiste mais lucide.
Assez court pour ne pas être plombant je l'ai trouvé intéressant.

   Vincente   
15/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Les métaphores marines pour évoquer l'incertitude de la destinée civilisationnelle humaine me sont apparues un peu trop saillantes. Alors que le champ lexical abonde de termes potentiellement poétiques ("banc de sable - brume - port - houle - vague - vaisseau - écueil - rocher - parfum marine" pour les plus chargés), l'ensemble manque de reliefs. Peut-être que ce qui pousse à cela est l'absence "d'arguments" réjouissants de notre destinée, peut-être qu'un va-et-vient, une houle entre le bien et le mal, le bon et le mauvais de notre civilisation aurait permis une meilleur adhésion au propos ? Quelques strophes donc supplémentaires...

Pour paraphraser, je pourrais dire que l'avance pessimiste de l'évocation s'impose par trop à mes yeux, le développement du récit comme celui de notre destinée mène à l'intangibilité de la fin, notre fin. Si bien que sur ce plan, il y a une pertinence intéressante.

J'ai bien aimé la première strophe, mais surtout la dernière. J'ai trouvé trop prosaïque le vers "À la limite de l’avarie". L'intention de la troisième est intéressante, son rendu abrupt et pourtant confus.

   BlaseSaintLuc   
15/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est fou ce que la relecture d'un texte peut à ce point changer le sentiment que l'on en à, comme si la lumière palote d'une matinée nuageuse, avait fait place au grand soleil d'une après midi d'été.
Bref, j'ai vu cet océan, la vague m'as engloutie, ma coque s'est fissuré, quel ressenti ! Quel engloutissent ! Le vent du large et son appel n'aiment pas les (encres) marines , assurément.
Merci.

   Davide   
15/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Eclaircie,

Je me suis demandé si c'est l'opéra de Wagner ("Le Vaisseau fantôme") qui avait inspiré ce poème.
Dans cet opéra, le vaisseau fantôme est condamné à errer en mer pour l'éternité...

Le voyage maritime comme une métaphore de la vie, mais d'une vie qui ne trouve aucune satisfaction, d'une vie qui nous ballote et nous consume ("à la limite de l'avarie"). En ce sens, j'ai bien aimé l'emploi du mot "divaguer", car on y entend "vaguer", donc "vague".

Contrairement au cliché associant mer et liberté, le voyage est ici dépeint comme une malédiction, une errance sans fin ; seul l'espoir d'un naufrage permet d'entrevoir une issue : "Tous les possibles oubliés / Toutes les teintes des voiles / Les éléments l’engloutiront".

Parle-ton d'une fin de vie, d'un suicide ? Ou bien de la fin d'une relation, une rupture ? Je ne saurais dire...
Le choix de ce regard généralisant, large, "vague" (sans jeu de mot), s'il titille ma curiosité, ne satisfait pas complétement mon appétit poétique.

Dans l'ensemble, j'ai bien aimé ce poème, je le trouve sympathique et bien écrit, mais, selon moi, il manque de personnalité, de magie, cette touche qui donne au texte sa singularité.

Merci du partage,

Davide


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