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Poésie en prose
ericboxfrog : Elle existe vraiment
 Publié le 13/01/22  -  4 commentaires  -  2026 caractères  -  84 lectures    Autres textes du même auteur

Description irréelle d'une femme de rêve.


Elle existe vraiment



Emberlificotée dans la texture de ses douces idées, loin d’une quelconque bataille à vaincre.
Aucune appartenance précise ou volontaire. En voulant se rappeler de son tout premier rêve, choyant cette survie qu’elle trouvait très belle, ses pas la supportaient, dans son allure fine, légère et séduisante qu’elle aimait afficher.


C’est mieux qu’une obsession, un fantasme, une lubie, puisqu’elle est bien réelle ;


Elle n’était pas d’ici et sûrement de nulle part. Elle avançait, habile, dans une capeline et des mocassins clairs. Elle avait l’air d’une nymphe, les cheveux blonds au vent détachés et très longs. Se souciant bien peu de ce qu’elle provoquait, quand de par son allure elle traversait les villes. Elle marchait vers le sud et recherchait la mer. Elle semblait reconnaître les chemins qu’elle prenait.


C’est mieux qu’une obsession, un fantasme, une lubie, puisqu’elle est bien réelle ;


Ses insouciantes manières, il était impossible de les lui faire changer. Il eût été bien mieux de passer devant elle, pour semer des pétales et des herbes odorantes sur les routes qu’elle prenait, et parfumer sa marche d’agréables senteurs et la faire sourire dans ses plaisants efforts.


C’est mieux qu’une obsession, un fantasme, une lubie, puisqu’elle est bien réelle ;


Elle devenait biche, gazelle ou bien panthère et se transformerait certainement en sirène
quand elle sera rendue devant cet océan qui semblait impatient, attendant sa présence.


C’est mieux qu’une obsession, un fantasme, une lubie, puisqu’elle est bien réelle ;


Oui, cette créature vit vraiment parmi nous. Nous la croisons parfois sous d’étranges augures
et nous sommes nombreux à la voir dans nos rêves. Elle est notre besoin, nous sommes si fiers d’elle.


C’est mieux qu’une obsession, un fantasme, une lubie, puisqu’elle est bien réelle ;


je l’ai vue aujourd’hui…


 
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   Gemini   
6/1/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Texte un peu schizophrénique, naviguant entre pseudo réalité et obnubilation.

J'ai du mal avec le "C'est" de l'anaphore, ne pouvant distinguer si le "C" se relie à "Elle" (au cas où c'est peu galant), ou bien à une sensation. Choses différentes et dans la seconde hypothèse ; "C’est mieux que", chose qui me fait penser à un manque. Substance hallucinatoire ?
En tout cas, l’emploi d’un verbe être au présent prouve une conviction profonde, voire hypnotique. Auto-conviction ?

Le désir de réalité inclus en refrain dans le rêve me semble relever de l'incantatoire ou de la litanie (caractéristiques de l'anaphore). Les couplets poétiques sur sa description (me) donnent l'image d'une princesse/fée enveloppée de merveilleux (le titre, d’ailleurs, revoie au divin).

Quelques doutes sur certaines formulations : "survie qu’elle trouvait très belle"… "quand de par son allure elle traversait des villes"…
Pas trop accroché sur "l'océan impatient", des "étranges augures" bien mystérieux pour moi, ainsi que le "besoin" qui renvoie au manque et le "nous sommes si fiers d'elle" finaux dans lesquels je ne me retrouve pas.
Le mélange des temps imparfait-conditionnel-futur-imparfait dans la 5e strophe m'a un peu rebuté.
J'ai une sensation de construction fausse, mais ça ne reste qu'un sentiment. Plus justement, c’est l’insertion d’un conditionnel dans un rêve qui me questionne. Mais c’est peut-être voulu, puisqu’on baigne dans une ambiance indéfinie. Recherche (stylistique) de décohérence ?

Dans le final, le procédé cherchant à englober le lecteur dans le texte (et sa réalité) par l'emploi d'un "nous" ne m’a pas convaincu. J’aurais préféré que le narrateur assume seul son mirage.

Pas vraiment rentré dans ce rêve où selon moi, la conviction est martelée sans trop de nuances, et sa découpe avec l’irréel trop franche côté formel.
J'avoue quand même avoir bien aimé le réveil qui, après tant d'errances, met d'un seul coup le rêve dans la réalité, comme annoncé dans le titre.

   Cyrill   
13/1/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour ericboxfrog,

L’exergue est à imaginer et réfléchir au moins autant que le poème lui-même, à mon sens. Ici, on nous dit trop vite ce que l’on est sensé apprendre et éprouver au fil de la lecture.
Trop aussi de ce refrain qui fait rengaine, toutes les trois lignes, quand même.

Cela dit, j’ai trouvé de bonnes choses dans cette poésie, à commencer par le premier vers, et : « Elle marchait vers le sud et recherchait la mer. » Bon, c’est probablement un peu cliché mais ça marche bien chez moi. J’aurais plutôt écrit « cherchait » d’ailleurs.
« parfumer sa marche d’agréables senteurs » … joli aussi.

Bref il y a une douce mélodie qui accompagne cette créature, que j’ai bien ressentie.

La fin, au moins à partir de « Oui, cette créature... » m’a paru dispensable. Je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi « nous » devrions être « fiers » d’elle, quel bizarre attribut et pourquoi nous englober dans votre rêve ! ?

   papipoete   
13/1/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
bonsoir ericboxfrog
elle est d'ailleurs, avec cette part de mystère qui à elle, me fait rêver et pourtant elle existe, est bien réelle... je viens de la voir aujourd'hui !
NB sans la couvrir d'un manteau de zibeline, ou l'auréoler de tous les bienfaits de la terre, voici une ode à celle, que le héro côtoie dans sa vie... son épouse par exemple ?
Un tableau idéal de celle que l'on peut rêver, et pouvant faire entendre à qui elle ferait tourner la tête la chanson de Johnny " cette fille-là mon vieux, elle est terrible... "
le deuxième couplet a ma préférence !

   Queribus   
29/1/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Votre texte me donne une curieuse impression: en effet, sa construction est très moderne avec cette suite de "versets" mais la phrase qui dit: "c'est mieux qu'une obsession...." qui revient régulièrement lui donne un air de chanson avec refrain. Le tout me semble assez bien construit quand même mais sans plus et j'aurais vu quelque chose de plus accessible à la première lecture sous forme d'une vraie chanson par exemple.

Bien à vous.


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