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Poésie libre
ericboxfrog : Le drone et le chaton
 Publié le 26/07/21  -  7 commentaires  -  1549 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

Filmage sur une plage en fin de journée.


Le drone et le chaton



Un bateau immobile au milieu du lagon

Le soleil vire au rouge au fond de l’horizon

Un petit chat qui dort sur le pont à l’abri

L’eau est claire et très chaude il n’y a pas de vent



Dans les cabines, des gens sont en train de dormir



De grands oiseaux tout rouges au long bec doré

Ils sont assez nombreux, passant près des hublots

Leur ton bien vermillon se mélange au carmin

De la fin de journée qui disparaît là-bas



Les nuages s’effacent le ciel est dégagé



Et de l’autre côté la lune pointe un quartier

On dirait qu’elle sourit au soleil qui s’en va

Bientôt, il n’y aura qu’elle avec quelques étoiles



Bien sûr toi, tu es là, et tu filmes tout ça



Téléguidant un drone, les images seront belles

Ce tout petit robot se faufile n’importe où

Il enregistre la Terre, et même l’au-delà



Ses plans sont magnifiques, c’est tout à fait génial !



Tu te décides soudain et replonges sur le chat

En l'effleurant à peine, mais un vif coup de patte

Comme à un papillon, lui arrache un bout d’aile



Il se jette dessus et le mord bien fort



Le drone veut décoller le chaton l’en empêche

Il l’envoie valdinguer d’une grosse pichenette

Tout au fond dans l’eau claire du lagon endormi


 
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   ANIMAL   
9/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé cette lecture sur un thème rarement abordé. Rien de plus détestable que ces fanatiques du drone qui viennent sans vergogne violer la tranquillité et la vie privée d'autrui et ce poème le démontre tout en douceur.

Mais qui s'y frotte s'y pique et le chaton ne voit qu'une proie à saisir, si vif que l'appareil ne peut réagir malgré toute son électronique.

Le poème commence dans la langueur des paysages idylliques et s'achève par la mise à mort de l'intrus, avant le retour au calme. Le crescendo est bien mené et le poème est très visuel, ce qui est adapté au sujet.

Le titre attise la curiosité mais, pour moi, ne correspond pas à l'ambiance débonnaire qui plane sur tout le texte. J'aurai vu quelque chose déflorant moins le sujet.

Un poème néanmoins original, au rythme paisible, qui se lit aisément.

   Arsinor   
14/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien
C'est tout à fait sympa, j'apprécie la poésie sans objet.
Quelques alexandrins "blancs", comme si vous n'aviez pas fait l'effort de poursuivre le rythme.
On aurait voulu que le finale soit aussi écrit que l'ouverture.

   ferrandeix   
17/7/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Texte très bizarre, mais pourquoi pas! L'aspect positif, à mon avis, c'est que le chat apparaît bien à son avantage en manifestant sa puissance, son adresse à l'égard du drone, incapable de se défendre. Cela dit, le vocabulaire est parfois limite: "valdinguer" par exemple. C'est dommage. À éviter aussi certainement: la formule "en train de" (dormir). Que vient faire un train ici sur un bateau ! Plus sérieusement, je pense qu'il faut éviter ces idiotismes, toutjours considérer la première signification d'un mot. En conclusion, d'est un peu léger comme texte, mais pas désagréable à lire.

   Miguel   
18/7/2021
 a aimé ce texte 
Pas
Les chats jouaient avec les souris, ils jouent maintenant avec des drones ; on n'arrête pas le progrès. Mais ce texte, narratif d'un bout à l'autre manque, un peu de procédés, il est un peu trop prosaïque et surtout, il ressemble un peu trop à ces posts dont regorgent les Facebook et autres, que l'on reçoit à longueur de journée. J'ai l'impression non de lire une poésie mais de regarder mon portable. Cette histoire ferait le buzz sur les réseaux sociaux, mais sur le Parnasse, non.
Désolé.

Miguel, en EL

   papipoete   
26/7/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour ericboxfrog
( un pseudo à utiliser à l'Elysée par sécurité )
Sur un bateau au milieu du lagon, où dans les cabines dorment des gens, un chaton est dérangé par un drone, qui semble pour lui être une drôle de souris...
NB je suis mal placé pour constater, ici une écriture bien prosaïque...avec de surcroit des tournures maladroites !
L'idée de départ est pourtant originale, et l'on put la traiter avec plus de finesse, un brin de comédie ? mais l'ensemble m'apparait beaucoup trop " léger "

   hersen   
1/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien que j'aie trouvé dans la forme une certaine naïveté, et aussi des détails qui m'interroge - dort-on sur un yacht au coucher du soleil ? - le "fond" de l'horizon, tournure en pléonasme - le sujet est original. Traiter d'un drone n'a, à ma connaissance, encore jamais été fait ici.
Et j'aime beaucoup que ce soit entre un chaton et lui, il y a comme une absence de jugement humain ( toi bien sûr, tu filmes - le "bien sûr" est loin d'être vide de sens.
Ainsi, le chat fait ce pour quoi il est fait :attraper des oiseaux. Celui-ci en perd ses ailes métalliques.
Mondes mélangés.

la présentation avec une interlignes systématique n'est pas un plus pour la lecture à mon avis. par contre, les vers isolés donnent un bon rythme, incitent à s'arrêter, et l'effet est bon.

Je dirais bien qu'il faudrait un peu travailler l'écriture, disons que côté idée, il y a largement de quoi passer au cap supérieur pour l'exprimer.
D'un autre côté, il ne faudrait pas perdre non plus ce trait naïf qui, bien exploité, donne une note sympathique, rafraîchissante, tout en nous laissant penser ce qu'on veut des drones : du bien ou du mal !

Merci pour cette lecture qui sort des sentiers battus.

   Yannblev   
5/8/2021
Bonjour Ericboxfrog,

On a parfois la volonté de relater et partager un moment où une émotion particulière devant une scène dans laquelle, très subjectivement, on a cerné une certaine poésie… cette seule volonté de relater peut-elle suffire à faire « poésie » ?

Personnellement je pense plutôt que c’est la manière de relater qui fera rentrer le lecteur dans la dimension poétique. Ici il y a bien quelques évocations (la lune qui sourit) qui se risquent plus loin que le figuratif mais l’ensemble ressemble davantage à un petit reportage journalistique bien tourné pour évoquer un fait divers amusant où (comme souvent les alexandrins n’en pouvant mais) on a bien du mal à trouver sa part de poésie…

Personnellement toujours, je n’ai pas réussi à voir le « poétique » dans cette historiette.
L’anecdote reste cependant plaisante et bien transcrite.

Merci pour le film.


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