Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
EricD : In memoriam
 Publié le 03/01/18  -  18 commentaires  -  1487 caractères  -  342 lectures    Autres textes du même auteur

"Comme à travers un rêve ils entendent nos voix." (V. H.)


In memoriam



Le cimetière, essai de suprême équité,
S’anime des regrets inaugurant novembre
Lors du jour recueilli, tous les ans répété,
Où la mémoire avec le marbre se remembre.

On peut y voir alors, tels des pantins tremblants,
De petits vieux valser sur leurs lâches rotules,
Qui, sentant le crachin mouiller leurs crânes blancs,
Se signent promptement dans des ferveurs crédules ;

Et, comme sur le lys rampe un invertébré,
On foule sans les voir des tombes anonymes
Sur lesquelles grimace un vieux Christ démembré
Condamné par tous temps aux mornes pantomimes.

Leur chiendent croît dans l’ombre épaisse des tombeaux
Pleins de morgue, noircis comme des cheminées,
Où se sont oubliés d'indélicats corbeaux,
Dont les pesants bouquets narguent les graminées.

On confie au hasard la quête des aïeux
Qui voudraient exaucer leur tardif "Bienvenue…"
Et, comme on n'est pas vu des regards camaïeux,
Telle morte renaît en grand-tante inconnue…

On disserte sur ceux dont on ne savait rien
Et qu’on a vus déchoir sans aucune amertume.
On prodigue à leurs fleurs des larmes de saurien
En souffletant les noms d’un tendre amour posthume.

Puis, feignant de mêler du zèle à son devoir,
On s’attarde, on se courbe, et, dans un geste austère,
On dispense aux très chers un tranquille au revoir,
Comme un tragédien qui salue un parterre.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
par une bruine de novembre, on voit le cimetière devenir fourmilière, où s'activent des dos voûtés, des cranes dégarnis qui semblent valser autour des vieilles sépultures .
NB votre poème fait sourire par moments au 7e et 8e vers par exemple, et vous évoquez l'indélicatesse des escargots et limaces, l'audace des corbeaux à souiller de leurs fientes les vénérables tombes . " on prodigue à leurs fleurs des larmes de saurien " ; comme ils ont du chagrin !
le dernier quatrain clôt de belle manière cette visite " aux très chers " !
techniquement, je ne vois que le 13 e vers avec une césure pas tout à fait à l'hémistiche ; sinon la forme " classique " me semble parfaite ;
papipoète

   Miguel   
18/12/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Cette ironie, qui se veut sans doute provocatrice, est en fait fort convenue. Et pour cause : railler les coutumes, les gestes de piété et la fidélité aux morts, c'est facile et les modèles ne manquent pas. Il y a là quelques vers assez bien frappés, mais aussi des lourdeurs, des maladresses et des obscurités. Le verbe "déchoir" usurpe ici la place du verbe "décliner", par exemple. "Mémoire " et "se remembrer" (archaïsme) relèvent du même champ sémantique. C'est comme dire : "le souvenir se souvient". Cette acrimonie à l'égard de la traditionnelle célébration des morts et de ceux qui la perpétuent, me remet à l'esprit cette phrase de Chateaubriand : "On n'est point, monsieur, un homme supérieur parce qu'on aperçoit le monde sous un jour odieux ; on ne hait les hommes et la vie que faute de voir assez loin."
Miguel

   Mokhtar   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je pense que les gardiens du temple de la poésie classique vont avoir du mal, en décortiquant ce poème, à déceler le moindre défaut technique. Métrique parfaite, rimes impeccables, souvent riches, pas d’hiatus.

Mais l’exercice d’équilibrisme réussi, l’est-il au prix de concessions, de facilités, sur le sens ?

Les idées exprimées :
- Cimetière = équité. Nous nous y retrouverons tous.
- Le côté mécanique de la mémoire qui se réactive à la Toussaint.
- La fréquentation du lieu par les personnes âgées : parce qu’elles ont forcément plus d’êtres chers inhumés, parce qu’elles anticipent, comme aimantées, leur sort prochain.
- La détresse des tombes oubliées. Thème à poésie.
- Et surtout ce qui est le point fort de ce poème, dans les trois dernières strophes : le côté un peu théâtral, un peu surjoué, des hommages rituels commandés par le calendrier, exercices de mémoire imposés, dont on sort plus soulagé qu’ému, la conscience en paix.
Fine, sévère et cruelle analyse de comportements coutumiers pourtant réputés louables et moraux.


Pour les chicaneries :
Je n’ai pas trop aimé les « lâches rotules » dans le pourtant bon second quatrain. Idem pour l’invertébré du lys, dans la très bonne troisième strophe.
Impôts payés à la rime.
Les « bouquets » des corbeaux… ?

Mais ce ne sont que broutilles à coté du reste.
Quelle belle allusion aux camées désuets qui gardent, mélancoliques, le regard de l’aïeule !
« Le vieux christ démembré aux tristes pantomimes » : superbe
Et surtout cette puissante envolée finale, réquisitoire acerbe.
Avec cet avant dernier quatrain, le meilleur pour moi, qui dénonce la comédie avec talent et efficacité.

Du très bel ouvrage.

Je souhaite que les oniriens ne soient pas rebutés par le thème, et fassent de ce texte une lecture et une relecture attentives. Car il est très riche.

   Marite   
3/1/2018
Si je ne suis pas rebutée par le thème de ce poème j'en ai terminé la lecture avec une forte indifférence, en dépit de la forme classique qui semble intéressante. N'étant pas spécialiste du genre je ne peux en dire davantage.
J'ai tendance à rejoindre Miguel dans son appréciation : ironie ... acrimonie ... c'est un peu ce que j'ai ressenti de la part de l'auteur. Mais peut-être faut-il avoir et savoir retrouver, dans ces lieux de mémoire, quelques uns de ceux qui nous ont précédés et dont nous sommes le prolongement ... Sans cela en effet, c'est une tradition qui, vue de l'extérieur, peut sembler désuète, hypocrite et pourtant ...

   Hananke   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour

Cette pantomime au cimetière, même si elle choquera, inévitablement quelques esprits, est un vrai régal.
Surtout le début, car je me suis un peu perdu dans les quatrains 5 et 6
même si le n° 6 frappe fortement avec ses larmes de saurien.
J'y vais relativement souvent dans les cimetières et c'est bien vrai
que pendant la Toussaint, se déroule une grande pièce de théâtre
d'où jaillit un beau fleurissement mais après... je vais souvent enlever les fleurs fanées.
Dès le début, ce texte regorge de trouvailles :
-essai de suprême équité
-tels des pantins tremblants
, etc.. etc.. il y en a trop pour toutes les citer.
Mais je ne peux m'empêcher de savourer le vers ultime.

La satire est un art difficile et par cet écrit vous transformez
haut la main votre premier essai.
P.S. : j'ai mis la flèche en bas pour la prolifération des "on"
dans la fin du poème.

   Francois   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je suis assez partagé concernant ce texte.

D'un côté, une technique parfaite, prosodie impeccable, rimes riches, que n'auraient pas reniées les Parnassiens...
Le vocabulaire est très soigné.
(J'aime moins la succession des "on" et le dernier vers...)

De l'autre, un ton moqueur, qui me met mal à l'aise...
Cela me fait un peu penser au Rimbaud des Pauvres à l'Eglise (pas du tout son meilleur poème, d'ailleurs).
J'ai la faiblesse de croire que la plupart des gens qui se recueillent dans un cimetière le font sincèrement, que cet humble cérémonial leur fait du bien... Entretenir une tombe, déposer des fleurs, les arroser... De petits gestes nécessaires pour de vieilles personnes parfois fort seules...
Alors, pourquoi en rire ? (terrible 2ème strophe...)

L'auteur a suffisamment de talent pour aborder d'autres sujets, avec succès, j'en suis certain.

   Damy   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Compliqué pour dire peu de choses, finalement.
Je ne prends que cet exemple:
"Et, comme sur le lys rampe un invertébré,
On foule sans les voir des tombes anonymes
Sur lesquelles grimace un vieux Christ démembré
Condamné par tous temps aux mornes pantomimes."
Il faut se gratter un peu la tête...

L'émotion n'y est pas, la musicalité non plus, seule la prosodie semble avoir été bien travaillée. Pour moi, cela ne fait pas un poème.
Désolé.

   Ramana   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'apprécie ce poème, ça ne me déplait pas qu'on parle ainsi de la mort, car comme tout ce qui se rapporte aux choses de la vie (dont la mort fait partie), il y a certes là aussi, dans le fait de rendre visite à nos morts plus ou moins proches, de la tristesse et de la sincérité, mais aussi la force de la coutume, du conformisme, un moment où se croisent les inévitables commérages, la peur des "on dit" si l'on ne nous y voit pas, etc... J'en sais quelque chose, moi qui accompagne ma vieille mère à chaque Toussaint pour l'aider à fleurir les dalles récentes de marbre et celles de pierre grise dont certaines, avec le temps, s'enfoncent dans le sol à mesure que s'estompent les spectres de leurs occupants.
Ce poème critique avec talent cette forme de bigoterie qui prend sa pleine expression en novembre, et qui de la mort ne retient que le culte formel, ce qui n'exclut pas que dans le même lieu, l'émotion et la tristesse côtoient l'affichage et la bien-pensance.

   LenineBosquet   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
voilà un poème fort bien écrit dans les règles de l'art, quant au fond, impec', je m'y retrouve comme les quelques fois où, aux alentours du 11 novembre, nous allions fleurir les tombes, avec mémé, des aïeux dont nous ignorions tout et, pour tout dire, dont nous nous fichions comme de notre premier slip. J'étais jeune alors, et je voyais bien autour de moi ceux qui accomplissaient ces gestes de façons rituelles, sans âmes, par habitude.
J'aime de toutes manières cette poésie classique sur la forme et légèrement dérangeante, distanciée, un peu cynique sur le fond.
Merci.

   PIZZICATO   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai effectué plusieurs lectures pour tenter de dénouer ma perplexité concernant ce texte.
Le rejeter d'emblée, en raison de ce ton politiquement incorrect, ou bien l'analyser en toute objectivité.
En définitive, je ne pense pas que l'auteur ait voulu une diatribe purement gratuite contre cette coutume de Toussaint - qui devrait être plutôt le lendemain-
" Lors du jour recueilli, tous les ans répété " ici j'adhère à l'idée émise.

" Le cimetière, essai de suprême équité," un essai avorté ; si l'on en juge par les caveaux monumentaux qui côtoient " des tombes anonymes " ...
Les deux derniers quatrains sont incisifs ; mais il faut reconnaître que ces gens là existent aussi.

Là où je suis plus réservé, c'est que l'auteur semble mettre tout le monde dans le même panier.
Et puis on ne voit pas uniquement de " petits vieux valser sur leurs lâches rotules " et " Qui se signent promptement dans des ferveurs crédules " comme pour implorer un retard de l'échéance.
Là par contre je n'adhère pas du tout.

Mon appréciation restera donc mitigée.

   Alexandre   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir EricD... Un bon poème classique qui bien entendu, compte tenu de votre approche du sujet, ne pouvait plaire à tous.
A l'exception du second quatrain lourdement handicapé par ses lâches rotules et ses pantins tremblants, je retrouve cette ambiance propre aux cimetières et à leurs visiteurs de Toussaint quand bien même il ne faut pas non plus faire d'amalgame dans cette population.
Bon, enfin pour moi rien de choquant et quelques vers de très belle facture.
Merci et bonne continuation

   Quidonc   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour EricD,

Je ne me permettrai pas de donner d'avis sur la technique, j'en suis tout à fait incapable. Je laisserai ce soins à d'autre beaucoup plus qualifié que moi.
Je me bornerai donc de vous faire part de mon ressenti. ;-)
Si j'ai bien aimé le coté fluide, la rythmique de la lecture et le coté satirique, j'ai été un peu gêné par le procès d'intention.

"On confie au hasard la quête des aïeux" ...
"Et qu’on a vus déchoir sans aucune amertume." ...
"On prodigue à leurs fleurs des larmes de saurien" ...
"Puis, feignant de mêler du zèle à son devoir, " ...

Merci pour ce partage

   Anje   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
En lisant votre poésie, je vois entre les sépultures les allées gravillonnées et désertes, les pots renversés, les fleurs fanées de tous les autres jours de l'année. Et j'entends quelques voix d'outre tombe moquer la troupe des vivants défilant au premier novembre puis repartant avec le sentiment du devoir accompli jusqu'au prochain "tranquille au revoir, comme un tragédien qui salue un parterre".
Merci de rappeler, sans le désigner, le devoir de mémoire.

   Marie-Ange   
5/1/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
C'est quelque peu caricaturale "des pantins tremblants", et cela ne reflète pas les émotions qui se croisent en ce lieu, à cette date précise, le chagrin ne triche pas, et l'on ne va pas au cimetière
comme l'on ferait une promenade de santé ... A mon sens,
cela n'a rien de distrayant, à tout âge, et surtout pour les anciens
plus que pour la jeune génération, qui y attache une bien grande
importance. Cette génération ne "singe" pas. Je crois que cela
se doit d'être respecté.

Tout votre phrasé d'un bout à l'autre est mordant, incommodant et hérissant, votre ton employé m'a déplu. L'aspect d'un cimetière est tout autre que cette description sinistre et lugubre que vous en faites. Vous avez bien largement enlaidi cet endroit en utilisant
un vocabulaire allant dans ce sens.

Le fond ayant cette teneur, je ne me suis peu soucié de la forme.

   wancyrs   
5/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Ericd,
Avec justesse et talent vous dénoncez le théâtral rituel de bonnes gens qui, par souci de continuité, perpétuent la tradition aux morts. En d’autres temps, Brassens aurait écrit ces mots ; déjà que dans son titre « temps passé » il disait avec ironie « les morts sont tous de braves types » il avait du culot ! Il se serait fait peut-être huer sur Oniris, mais pas par moi ! Bonne continuation, vous êtes talentueux !
Wan

   Ioledane   
6/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'apprécie cet humour grinçant, cette vision bien évidemment caricaturale mais ne manquant pas de piment et tournée en excellents alexandrins que ne déparent pas, çà et là, quelques assonances sympathiques.
Sur le fond, bien sûr, je n'adhère pas ; mais pour moi ce poème dépeint avant tout - à coups d'images jubilatoires - l'hypocrisie de certains, et n'est probablement pas à prendre comme une généralité ...
En tout cas j'ai apprécié ma (re)lecture.

   Ananas   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

C'est moi ou votre premier vers compte 13 syllabes?
Le /ci/me/tiè/re, es/sai /de /su/prê/me é/qu/i/té

Et tant que j'y suis à être casse-pieds... : V.H. c'est Hugo? Bon c'est perso et ça n'a rien à voir avec votre oeuvre en soi, mais ça m'a frappé en première lecture : le Victor il méritait pas son nom en entier après sa citation ?

Ceci étant dit :)

J'apprécie l'incongruité du terme remembre dans le premier quatrain. Il renvoie à remember (EN se rappeler) de manière assez heureuse, je ne sais pas si c'est voulu mais ça claque !

Ensuite, j'ai un souci avec les inversions. Du mal en fait. Mais je comprends. La rime...
Bon dans cette optique les lâches rotules et les ferveurs crédules en Quatrain 3 sont assez dérangeants.

Le quatrain 4 est particulièrement savoureux, on ne sent pas le travail derrière, il coule tout seul, il est bien dans le ton.
Par contre, démembré posé là comme un cheveu après le remembre. Ouch.

Le quatrain Chiendent est perturbant, la ponctuation n'y est pas heureuse, on a l'impression que vous mettez les corbeaux en bouquets, les - de séparation - auraient été d'un meilleur effet pour la compréhension globale du quatrain, que des virgules. Je suis pas fan du retour de la rime intérieure en é sur le vers 3.

Le sens du quatrain suivant m'échappe complètement.

Le suivant, le quatrain saurien me semble bien sympathique aussi, et le dernier clôt simplement magnifiquement le tout.

Voilà, parfois j'ai butté, dans le rythme, mais dans l'ensemble, j'ai apprécié ma lecture.
Alors, auteur, sur un sujet qui m'ennuie au possible, dans une forme qui m'est par défaut difficile à apprécier, je vous remercie de m'avoir fait passer un agréable moment.

Il y a un ton, même si certaines choses seraient à revoir et à peaufiner (les sonorités au sein de vos strophes, la musicalité, la fluidité parfois), c'est un vrai regard sur le sujet. Qu'on y adhère ou pas, finalement.

Au plaisir !

   jfmoods   
11/1/2018
Ce poème en alexandrins est composé de sept quatrains à rimes croisées, suffisantes et riches, alternativement masculines et féminines.

I) Un rideau se lève...

1) Un événement important

À l'occasion de la fête des morts (participiale : "inaugurant novembre", compléments de temps : "Lors du jour recueilli", "tous les ans répété"), un cérémonial immuable va se dérouler (personnification : "Le cimetière... / S'anime").

2) Un cadre peu reluisant

En ce lieu de mémoire, laissé à l'abandon (comparaison : "des tombeaux / ... noircis comme des cheminées"), la nature a repris ses droits ("Le chiendent croît", litote : "se sont oubliés d'indélicats corbeaux", métaphore : "les pesants bouquets").

II) Une pièce grinçante

1) Un comportement peu respectueux

Les visiteurs ne tardent pas à dévoiler leur véritable nature (indifférence : "On foule sans les voir des tombes anonymes", ostentation : "feignant de mêler du zèle à son devoir", cruauté : "ceux /... qu'on a vus déchoir sans aucune amertume").

2) Des bateleurs sur des tréteaux

Se livrant à l'improvisation ("On confie au hasard la quête des aïeux", "On disserte sur ceux dont on ne savait rien"), ils savent admirablement joindre le geste à la parole ("On prodigue... des larmes de saurien", "on se courbe, et, dans un geste austère").

Merci pour ce partage !


Oniris Copyright © 2007-2017