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Poésie néo-classique
EricD : Sur la neige qui tombe
 Publié le 17/04/18  -  13 commentaires  -  980 caractères  -  213 lectures    Autres textes du même auteur

"La neige, floraison pâle des ciels d'hiver..." (Albert Mérat)

Rêverie versus pragmatisme.


Sur la neige qui tombe



Que de neige ! Voilà l'hiver officiel.
Le poète (naïf à la cervelle pleine
De songes farfelus) interroge le ciel :
"Quel habile berger tond cette pure laine ?

Quelle salière verse ainsi son contenu ?
Quel nuage élimé brusquement s'effiloche ?
Piérides, au vol tournoyant et chenu,
Fuyez-vous pêle-mêle une immense freloche ?

Dans le jardin d’Éden, que trouble un léger vent,
Quel cerisier céleste effeuille ses ramées
Et dissimule au cœur d'un nuage mouvant
Une provision d'averses embaumées ?

Quels angelots frondeurs plument leurs traversins
Dans le gai plagiat de nos guerres civiles ?
Quelles ruches, là-haut, libèrent des essaims
D'abeilles blanches sur les plaines et les villes ?..."

― Le petit d'à côté, terrible garnement,
N'avait cure du songe amorcé par le sage,
Pendant qu'il façonnait laborieusement
Une boule, jetée ensuite à son visage !


 
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   Brume   
2/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Ha cette dernière strophe m'a fait sourire. C'est trop mignon.

Je ne vais pas commenter les défauts et qualités de votre poésie classique, je n'y connais rien.

Que de questionnement n'aident pas à la variété du ton. On reste sur la même tonalité quasiment sur tout le poème, ce qui a tendance à m'ennuyer.

Vos beaux vers m'ont invité à la rêverie. Un songe magnifique. Les descriptions sont de l'or. Sublime.

   Ioledane   
3/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Les métaphores ne manquent pas d'imagination, mais je ne sais pourquoi leur poésie m'échappe un peu. Peut-être leur énumération un peu lourde, l'abondance de diérèses que je trouve assez désagréable (officiel, piérides, provision, plagiat, laborieusement) ...

Le premier vers et le dernier quatrain ne sont pas non plus des plus gracieux à mon goût, même si l'humour en est plaisant.

En fait, le passage que j'ai préféré, c'est "Le poète (naïf à la cervelle pleine / De songes farfelus)", avec son rejet bien placé. Passage dont la teneur s'oppose d'ailleurs au "sage" évoqué à la fin - c'est sans doute volontaire.

"QuelleS ruches" et "D'abeilleS blanches" passeront sans doute mieux avec la bonne orthographe.

Dans l'ensemble c'est tout de même bien écrit, saluons le travail sur la prosodie ainsi que la recherche des métaphores neigeuses.

   papipoete   
3/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
classique
2 mots nouveaux dans ma musette de savoir, avec " piéride et freloche " !
Comme à la belle saison, quand les gros nuages blancs s'agglutinent dans le ciel, et inspirent aux petits et grands enfants rêveurs, des formes extraordinaires ( un éléphant, un hydre menaçant, ou " grincheux " de Blanche-Neige ), l'auteur interroge le ciel sur la nature de sa neige .
NB et chaque strophe est ravissement, imagination emplie de tendresse, jusqu'au moment ultime où " le petit d'à côté " n'a cure de ces questionnements ...
La deuxième strophe ( qui m'a encore instruit davantage ) est ma préférée, mais ses soeurs ne déméritent pas !
décasyllabes pour ce poème ;
le 1er vers mesure 9 pieds
le 3e vers mesure 12 pieds
et d'autres sont également inégaux .
La césure à 5 pieds semble aussi défaillante ;
Un " classique " boiteux, mais au final un " contemporain " magnifique !
papipoète

   Hananke   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Encore un très joli texte sur les origines poétiques de la neige.
Les métaphores sont splendides et originales.
Aucune n'a ma préférence, elles sont toutes belles mais les angelots
frondeurs qui plument leurs traversins, c'est quelque chose.

Il manque, juste, peut-être une image sur le bonhomme de neige
pour clore le tableau.

Mais non, papi, officiel se diérèse mais pas ciel.

   Jmeri   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour EricD si j’étais prof de français dans une classe de seconde je noterais Très Bien en haut de la copie 16/20.
Mais je ne suis pas prof de français.

J’aime le départ du poème et son coté autodérision (poète naïf à la cervelle…)
J’aime la fin, (la prosaïque boule de neige…)

Au milieu je n’aime pas. Vous faites du moulinage d’images pas très originales.
La neige est « pure laine » puis, « sel » de la salière céleste, puis « fleur de cerisiers » puis « abeilles blanches ».
à chaque image sa strophe. Ça tourne en rond, ça se mange la queue.
Il manquerai une strophe sur la barbe à papa.

Bon ce que je voulais vous dire votre poème est trop sucré, et un brin scolaire (trop pour moi)
Avec cette idée vous auriez pu aller beaucoup plus loin et beaucoup plus fort et surtout beaucoup plus personnel.

Le poète doit étonner son lecteur. Il doit même s'étonner lui-même.

Amicalement

   Francois   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Poème plaisant, avec de belles images et métaphores :
"Quel nuage élimé brusquement s'effiloche ?"
"Quels angelots frondeurs plument leurs traversins "
"Quelles ruches, là-haut, libèrent des essaims
D'abeilles blanches sur les plaines et les villes ?"
Peut-être un peu trop d'interrogatives ?

Il y a un côté ironique et second degré assez amusant...
L'auteur se moque sans doute d'une poésie du XIXème siècle surannée, qu'il parodie quelque peu ?

Un peu déçu par le dernier quatrain, même si cela reste une belle chute...

   Annick   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que j'aime votre poème ! En le lisant une première fois, je me dis qu'on ne saurait dire les choses autrement.

J'ai apprécié le côté décalé du poète naïf qui voit les choses à sa manière, comme une sorte d'adulte inadapté, enfermé définitivement dans un livre d'images. Même l'enfant qui est ancré dans la réalité, (dans la dernière strophe) semble plus mature.

Pour mettre en évidence cette idée de décalage avec la réalité, (angelots frondeurs/guerres civiles), j'aurais aimé que la strophe ci-dessous soit placée à la fin du poème et que l'idée soit développée, soit sur une note pessimiste, soit sur une note optimiste :

"Quels angelots frondeurs plument leurs traversins
Dans le gai plagiat de nos guerres civiles ?..."

Merci et bravo !

   PIZZICATO   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Quel habile berger tond cette pure laine ? ". Voilà une image bien trouvée pour entamer la lecture.
Suivent, dans " la cervelle pleine de songes farfelus " du poète, plusieurs façons d'assimiler la neige, amusantes.

Mais ne voilà-t-il pas qu'une boule de neige " jetée ensuite à son visage " vient tirer le " sage " hors de sa rêverie.

De belles images nous promènent dans cet univers poétique.

   Marie-Ange   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Sur la neige qui tombe" , c'est plaisant d'être surpris par la diversité de la provenance de cette neige ...

Ma préférence :

" Dans le jardin d’Éden, que trouble un léger vent,
Quel cerisier céleste effeuille ses ramées
Et dissimule au cœur d'un nuage mouvant
Une provision d'averses embaumées ? "

C'est fort bien vu et décrit, la prochaine fois que le vent jouera avec les pétales du cerisier, je me remémorerai votre strophe ...

Et votre dernière strophe ponctue magistralement ce très attrayant poème :

" ― Le petit d'à côté, terrible garnement,
N'avait cure du songe amorcé par le sage,
Pendant qu'il façonnait laborieusement
Une boule, jetée ensuite à son visage ! "

Le fond comme la forme, se laissent lire et relire, car ils apportent de bien belles images bousculant avec beaucoup de charme le traditionnel "flocon de neige"

   Provencao   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je viens de découvrir ce poème, que j'ai adoré. Adoré par ce pouvoir envoûtant de la rêverie.
Habité par ces images poétiques " dans le jardin d’Éden, que trouble un léger vent,
Quel cerisier céleste effeuille ses ramées
Et dissimule au cœur d'un nuage mouvant
Une provision d'averses embaumées ?"

Vous léguez une approche toute particulière qui renouvelle l'âme de votre poésie.

J'y ai lu plusieurs approches, plusieurs lectures de votre texte avec cet esprit clair et cette imagination sensible:" Le petit d'à côté, terrible garnement,
N'avait cure du songe amorcé par le sage,
Pendant qu'il façonnait laborieusement
Une boule, jetée ensuite à son visage !"

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Synoon   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème amusant, confrontant le poète perdu dans ses images à la réalité cruelle du monde qui n'en a cure.
Le dernier quatrain m'a fait sourire, faisant bien ressortir ce côté humoristique amorcé au début.
Techniquement, le poème a l'air correct (mais je ne connais pas exactement les règles de prosodie). Mais j'ai du mal à en saisir la poésie (la poésie réelle, pas celle moquée), les sonorités ne sont pas spécialement agréables (ni désagréables pour autant), et le rythme ne m'entraîne pas particulièrement.
Bref, Bien+ pour cet humour qui m'a fait sourire et l'absence de points vraiment négatifs :).

   jfmoods   
18/4/2018
Ce poème en alexandrins est composé de 5 quatrains à rimes croisées, suffisantes et riches, alternativement masculines et féminines.

Les 6 questions ouvertes et la question fermée qui jalonnent le texte invitent le lecteur à partager l'émerveillement du poète devant le spectacle de la neige qui tombe. Hormis le point-virgule, toutes les ressources de la ponctuation sont exploitées ici, ce qui confère une grande expressivité au propos.

La magie de l'évocation est cependant mise à mal.

Le poète ne manque pas, en effet, de porter sur lui-même un regard amusé (périphrase des vers 2 et 3 : "naïf à la cervelle pleine / De songes farfelus", périphrase humoristique du vers 18 : "le sage"). La dernière strophe, qui administre une douche froide, fait soudain basculer la perspective du grandiose vers la banalité du quotidien.

Merci pour ce partage !

   sympa   
19/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Concernant la forme, elle est parfaitement maitrisée
L'humour aidant, j'ai apprécié la lecture de votre poème .
Mais je n'ai pas été plus emballé que ça, sans trop savoir pourquoi...
Bonne journée !


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