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Poésie contemporaine
erratum : À quoi bon ?
 Publié le 04/01/18  -  13 commentaires  -  765 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur

Humble considération sur mes aptitudes poétiques...


À quoi bon ?



Tant de grands écrivains et de subtils poètes
Ont battu les sentiers de l'inspiration !
Que pourrais-je ajouter à leur réflexion
Sinon mes pauvres vers aux rimes incomplètes ?

La Muse n'a daigné laisser que des arêtes
À ma plume expirant en l'inanition ;
C'est mon sort : je rêvais d'une partition
Que je ne chanterais qu'au travers de leurs têtes...

À quoi bon, après tout ? Si restent les écrits
Et s'envolent les mots, les miens, même mal dits,
Ne valant pas les leurs, n'en sont pas plus indignes...

Je ne suis pas jaloux du talent d'un géant :
Quelques lueurs, parfois, ont été presque dignes,
En mes humbles sonnets d'échapper au néant...

D.G. 2 novembre 2016


 
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   Brume   
15/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Je trouve le ton des 3 premières strophes un peu trop plaintif. Ensuite le narrateur positive un peu. Pourquoi se comparer à d'autres poètes célèbres ou inconnus ? Mieux vaut avoir une unicité.

Je n'y connais rien aux techniques de la poésie classique donc je ne vais pas les commenter.

J'aime le rythme et ses nuances. L'écriture est sobre, très accessible, la complainte se ressent bien à travers vos vers.

   Mokhtar   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le rythme de ce sonnet bien troussé témoigne d'une aisance semblant naturelle, mais qui probablement cache un travail soigné.
Le moteur "tourne" bien rond. Le sens des vers est perçu dès la première lecture, avec des tournures élégantes qui ne sentent pas le "forcé".
Se pose le problème des "sci-ons", rimes des quatre vers embrassés des quatrains. Ce sont là de lourds tributs aux règles obsolètes de la prosodie classique, dont l'auteur doit être dédouané.
Imaginons le parti qu'aurait pu tirer le poète de synérèses fluides, d'un pied de plus, et d'un "ssion" discret qui glisse en souplesse. Que de mots en "tion", si fréquents, pourraient être préservés d'un ânonnement artificiel disqualifiant.
Les experts chicaneront peut-être le "digne-indigne".
Il n'en reste pas moins que les tercets sont remarquables. J'en suis très admiratif.

   TheDreamer   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet Peletier.

Le thème en est la poésie et les poètes. Thème assez usité en poésie. Il est si difficile d'écrire un sonnet digne de ce nom. Celui-ci (sans chercher à ne rien comparer) me semble assez réussi.

La forme classique est respectée et la musicalité en est assez agréable.

Je goûte moins le 2nd quatrain, mais trouve les tercets plutôt réussis.

Foin de comparaison, même les plus grands auteurs n'étaient pas linéaires dans leur production et certains poèmes chez les uns et les autres sont eux aussi passablement à revoir.

Merci.

   Miguel   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah, voilà ce que nous pensons tous de nous-mêmes, dit ici avec lucidité et humilité. Qui ne voudrait pouvoir se comparer à Lamartine ou Baudelaire ? Le côté un peu ampoulé de la diérèse "tion", qui revient du fait de la forme du sonnet, crée un effet presque comique, bienvenu, et invite à ne pas trop prendre au sérieux ce sentiment mélancolique exprimé de façon si distanciée. "Quelques lueurs ... presque dignes" rendent ce texte touchant malgré tout, et donnent au poème un certain ton d'authenticité. Et enfin, ce poète qui se trouve si petit n'en a pas moins quelques jolies trouvailles, comme celle des arêtes.

   EricD   
4/1/2018
Je crois bien volontiers que, parfois, chacun d'entre nous peut trouver un diamant, dans les puits que nous forons au fond de nos esprits.
Cela donne quelquefois, pour le poète amateur, un beau vers très musical, une étonnante métaphore, une idée intéressante. Cela arrive, oui, sans faire de nous, pour autant, des auteurs de talent.

Acceptons humblement notre sort : après 1500 ans de littérature "française", tout a été dit et bien dit ; contentons-nous de reformuler, à notre manière, et selon notre sensibilité.

J'adhère à l'esprit de ce sonnet.

   papipoete   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour erratum
Quand la modestie nous fait baisser la tête, et proposer comme à la fin du marché " des vers, qui veut des vers, bien murs ; je les vend par 12 ! en voulez-vous ? "
Moi, j'en veux bien, car ils ont une bonne tête vos vers ! Si vous n'êtes pas jaloux des géants, vous pouvez regarder fièrement votre sonnet ; votre muse s'est bien débrouillée sous votre plume !

   Marie-Ange   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Pas
L'année 2018 n'échappe à ces traditionnels poèmes, où le sujet en est la poésie, les poètes, cette relation si étrange qui les fait cohabiter, pour le meilleur et pour le pire.

Là encore, rien de nouveau dans les propos de ce poème,
toujours cette sempiternelle complainte de ce petit poète
qui voulait devenir grand, aussi grand voire même peut-être,
sait-on jamais que l'élève dépasse ces maîtres en la matière.

"A quoi bon ?" s'attarder davantage, nul ressenti n'est venu,
après lecture de cet écrit, sinon peut-être un peu d'agacement.

Pourquoi chercher la comparaison, soyons le poète que nous
sommes, sans ombre au tableau, les poètes d'hier ne seront
jamais ceux de demain, et il en est bien ainsi, il y a encore
tant à écrire.

   HadrienM   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le sonnet de feu part en fumée ; ou comment le poète songe qu'il n'est qu'une étoile dans l'infini proche. L'éloigné est étrange, et le proche finalement inconnu. La littérature meurt, et "restent les écrits". Les écrits de qui ? Toute la question est là.

Je me méfie de l'humilité des poètes. "Je ne suis pas jaloux du talent d'un géant", vous composez là un aimable poème. Tragique, incendiaire finalement mais aimable. L'allure est celle d'une déception que l'on croirait amoureuse. On se rend compte que cela n'a aucun sens : à quoi bon ?

Compliments.

   PIZZICATO   
4/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
" À quoi bon ? " Et bien simplement à se faire plaisir.
Pourquoi évoquer les " géants "? Déjà, savoir écrire une poésie apporte une satisfaction même si l'on pense que l'on n'atteindra pas la notoriété.

"Et s'envolent les mots, les miens, même mal dits,
Ne valant pas les leurs, n'en sont pas plus indignes "
" indignes ", de quoi, de qui ?
Pour ma part, cette sorte d'amertume qui transparaît dans le texte affecte un peu l'humilité.

   jfmoods   
5/1/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, riches, suffisantes et pauvres, majoritairement masculines.

Je ne vois pas l'utilité de la virgule en fin de vers 13.

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I) Une douloureuse confrontation

Le jeu des antithèses à la rime ("subtils poètes" / "rimes incomplètes", avec diérèse : "inspiration", "partition" / "inanition"), met en lumière un déficit criant de créativité que confirme la locution restrictive ("La Muse n'a daigné laisser que des arêtes").

II) Un certain relativisme

Cependant, notre homme en prend son parti (présentatif : "C'est mon sort"), se reconnaissant malgré tout, ça et là, des compétences d'écriture (métaphore : "Quelques lueurs", adverbe : "parfois", litotes : "pas plus indignes", "presque dignes", "échapper au néant").

Merci pour ce partage !

   Francois   
5/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Le thème du poète "sans talent mais qui fait son possible" a souvent été traité...

Sur un plan technique, quelques faiblesses :
- la rime "indignes/dignes" est très faible
- la rime "écrits/dits" est pauvre (on est en contemporain mais bon, il y avait peut-êre moyen de faire mieux...)
- Dans le vers "Que je ne chanterais qu'au travers de leurs têtes" (pas très joli), on a l'impression que le mot têtes n'est là que pour la rime
- "À ma plume expirant en l'inanition " : la répétition du son "an" n'est pas harmonieuse. Et "expirer en l'inanition" ?

Il y a cependant de bonnes idées dans ce sonnet, mais qui devraient être mieux formulées.
Il suffit parfois de lire un texte à haute voix et de réaliser aussitôt que certaines tournures sonnent mal.

   wancyrs   
5/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Erratum,

Je ressens, et je peux me tromper, un défaitisme dans vos mots, à moins que ce ne soit de la modestie. Je pense que chaque texte, aussi modestes que les vôtres, contribue à édifier la littérature en général. Si vous ne daignez pas vous porter aux nues, vous savez au moins dire ce que vous ressentez. Bonne continuation.

Wan

   Ioledane   
6/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voilà qui sonne un peu le rebattu : "subtils poètes", "pauvres vers", "humbles sonnets" ... Le thème n'est pas nouveau. Cela dit, ce n'est pas trop mal troussé, avec une certaine simplicité qui n'exclut pas totalement l'originalité (les arêtes de la plume qui expire d'inanition, il fallait y penser !).
La rime "indignes / dignes" me heurte. Je n'ai pas non plus aimé "expirant en l'inanition" (qui fait très artificiel).
Au final, un ressenti assez mitigé.


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