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Poésie libre
eskisse : Anamnèse [concours]
 Publié le 16/12/19  -  14 commentaires  -  1010 caractères  -  446 lectures    Autres textes du même auteur


Anamnèse [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical clame son innocence
Du fond de ma mémoire
Noire de seuils effacés

La lumière, de sa lame sereine,
Poignarde une nuit
Perdue dans la peur des replis de l'oubli

Les parois de vertige aux sourires gelés
N’offrent pas de présages sur lesquels se poser
Tous les refuges se sont figés

Alors, j’ai planté mes yeux pâles
D’infini en infini
J’ai cousu les images sortant de l’abîme
Infinie rhapsodie des aiguilles
Qui dessine un ruban d’espérance
Je me suis endormie, épuisée

Au matin
Un astre révérencieux s’est avancé...

Sur le lit des désastres
Un talisman
De toutes les couleurs.


 
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   plumette   
23/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Etrange.
voilà ce que je perçois, ce que je reçois ( hypothèse bien sûr)
Ce poème permet d'approcher ce qui n'est que traces dans l'inconscient, traces traumatiques sans doute et fait allusion aussi à ce qu'on nomme la résilience avec ce talisman de toutes les scouleurs qui clôt le poème.

dans le cheminement de la narratrice, j'ai vraiment aimé ce passage:

"J’ai cousu les images sortant de l’abîme
Infinie rhapsodie des aiguilles
Qui dessine un ruban d’espérance
Je me suis endormie, épuisée"

Plumette

   BeL13ver   
30/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème plein de mystère et de tristesse. Son titre fait penser à un événement douloureux que son auteur cherche à analyser et à oublier, quoique cela soit impossible.
J'aime beaucoup la musicalité de ce texte et son rythme. Les mots sont durs, froids, exprimant comme une colère triste et sourde. Je trouve le premier vers poignant, et très bon. Le reste est bien aussi, mais j'aime particulièrement ce premier vers.

   Corto   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dès le titre ce poème m'a interpellé.

La première strophe met en condition pour plonger dans ce qui est enfoui avec moult verrouillages "ma mémoire Noire de seuils effacés". Qu'elle est dramatique et angoissante cette mémoire "une nuit Perdue dans la peur des replis de l'oubli".

La troisième strophe n'offre ni espoir ni solution, on reste bloqué dans le profond enfoui "Les parois de vertige aux sourires gelés N’offrent pas de présages sur lesquels se poser Tous les refuges se sont figés".

Farouche volonté, résilience accompagnée, peu importe mais une force de vie s'est alors mise en oeuvre "J’ai cousu les images sortant de l’abîme" (si belle formulation).

Enfin vient le matin où "Un astre révérencieux s’est avancé...", symbole d'un espoir pour une reconstruction, pour échapper enfin au "lit des désastres".

On a ici un poème d'une belle profondeur, explorant sans pathos la souffrance, le traumatisme, l'angoisse, ouvrant en final un espoir pour retrouver un vrai soleil.

Bravo à l'auteur.

   Donaldo75   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J’ai trouvé ce poème très intéressant ; il parait hermétique au premier abord mais ne l’est pas tant que ça. Au fur et à mesure des lectures, il livre ses secrets tout en conservant une forte part de mystère. Ses images restent envoutantes.

Une lecture agréable.

Encore – je me répète, je sais – une preuve de la qualité de ce concours.

Merci.

   papipoete   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour concurrente
" se souvenir des belles choses... " alors qu'aujourd'hui mes nuits projettent sur l'écran de mon enfance, du noir que du noir ! Quand jaillit la lumière du jour, je pense avoir cauchemardé ! j'ai quand-même bien eu des moments heureux ? la fillette que j'étais me dit non...
NB on fait des rêves joyeux alternant avec d'autres parfois monstrueux ; mais en l'occurrence l'héroïne ne connait durant son sommeil, que drames enfouis dans les replis de l'inconscience...
" un vide vertical " que la palette Soleil vient balayer, et offrir à l'enfant devenue adulte, ce talisman de " toutes les couleurs ".
Le thème ici fort bien traité ( selon mon interprétation )
la 4e strophe avec cette " rapsodie des aiguilles " est fort jolie !

   Vincente   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Un vide vertical " au creux d'une mémoire, quelle entame inspirée. Cohérente dans sa volonté de signifier une orientation bas/haut pour la situation du souvenir, une sorte d'ordonnancement plutôt qu'une hiérarchisation des souvenances, des plus impactantes, plutôt que des plus importantes (qui devraient repasser au filtre mental). Et évocatrice manifeste d'un champ immense et insaisissable.
Et il "clame son innocence ". Beaucoup est dit dans ces deux premiers vers.

" La lumière ", entendons la prise de conscience,
" Poignarde une nuit
Perdue dans la peur des replis de l'oubli
"
Voici la réminiscence et la peur qui sourd.

J'aime beaucoup toute cette strophe :

" Alors, j’ai planté mes yeux pâles
D’infini en infini
J’ai cousu les images sortant de l’abîme
Infinie rhapsodie des aiguilles
Qui dessine un ruban d’espérance
Je me suis endormie, épuisée
"
Coulée et images délicieuses, vraiment une belle expression pour une puissance sensation.

La strophe finale par ses oppositions est adroitement plantée.

Belle écriture, inspiration profonde et largesse de vue, une bien forte production.

   Davide   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

J'aime beaucoup ce titre, ou plutôt, j'aime beaucoup ce mot ("anamnèse"), aux multiples acceptions, toutes autour de la mémoire, et qui invite à une lecture ouverte du poème, à peine subtilement orientée, juste ce qu'il faut...

Les souvenirs enfouis dans le "fond de [la] mémoire" ("vide vertical" bien justifié) de la narratrice "se sont figés" dans leur noirceur, comme les "sourires" et les "refuges".
Aussi, la métaphore de la couture décrit-elle à merveille cette anamnèse, ce défilage, ce nettoyage intérieur, cette purge du mal-heur. J'aime bien le "ruban d'espérance" et la "rhapsodie des aiguilles", surtout que le mot "rhapsodie" désigne en musique une composition patchwork, sans structure formelle caractéristique, un peu fourre-tout. Une belle trouvaille !
Juste dommage pour la répétition du mot "infinie" après le bien évocateur "D’infini en infini".

Le dénouement s'offre dans une simplicité touchante : une révérence qui s'accompagne d'un soleil-talisman de toutes les couleurs.

Ce poème me touche d'autant plus qu'il trouve une résonance avec le mien : "Fenêtres sur pacifique". Un même thème, la mention de "l'innocence" et des "yeux" pâles, de la noirceur à l'arc-en-ciel ("couleurs") final, ainsi que l'emploi du mot "alors" comme bascule.
En tout cas, une belle lecture !

   apierre   
16/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique poème ! De très belles images se succèdent dans ce voyage exprimées avec beaucoup d' élégance. J' ai particulièrement aimé l'image du poignard de lumière et celle du ruban de l'espérance.Bravo et un grand merci pour la lecture !

   CORRY   
17/12/2019
Ma mémoire noire -- accroche autant que repli de l'oubli. Le reste, des périphrases censées évoquer de mauvais souvenirs. La recherche exacerbée de métaphores, sans doute. "Au matin
----"Un astre révérencieux s’est avancé...". //"J’ai cousu les images sortant de l’abîme
Infinie rhapsodie des aiguilles
Qui dessine un ruban d’espérance".---- Là ça peut aller jusqu'à prêter à sourire. Désolé, mais je ne trouve d'euphémisme pour exprimer mon ressenti lors de cette lecture.

   jfmoods   
17/12/2019
Au fil des trois premiers tercets, occasionné par un cauchemar, un souvenir lointain (titre : "Anamnèse", "Du fond de ma mémoire / Noire de seuils effacés") et traumatisant s'impose, dans toute sa violence, à la locutrice (allégories : "Un vide vertical clame son innocence", "La lumière, de sa lame sereine, / Poignarde", "une nuit / Perdue dans la peur des replis de l'oubli", "Les parois de vertige aux sourires gelés"). 🔪

Que faire lorsque l'on est, ainsi, au coeur de la nuit, harponnée par ce spectre tentaculaire surgi du passé ? Balayant les repères apaisants ("Tous les refuges se sont figés"), il entend bien vous conserver sous son impitoyable coupe ("N’offrent pas de présages sur lesquels se poser"). 👾

Que faire... sinon lutter ? Il faut rassembler ses forces, se projeter résolument vers le champ des possibles ("Alors, j’ai planté mes yeux pâles / D’infini en infini"), reprendre le fil de l'histoire intime à l'aune d'un idéal à conquérir ("J’ai cousu les images sortant de l’abîme / Infinie rhapsodie des aiguilles / Qui dessine un ruban d’espérance"), mener courageusement à son terme, contre le redoutable ennemi, un combat éprouvant, éreintant, titanesque ("Je me suis endormie, épuisée"). 💪

Les puissances bienveillantes de la vie vous prêteront alors secours une fois le réveil venu ("Au matin / Un astre révérencieux s’est avancé..."). À la perspective délétère du passé ("le lit des désastres") succèdera la promesse éclatante de l'avenir ("Un talisman / De toutes les couleurs"). 🌈

Merci pour ce partage ! 👏

   Eclaircie   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Un titre étonnant, qui donne envie de lire le poème.
Un poème très intimiste mais tout en images accessibles à chacun.

Le paragraphe :
"Alors, j’ai planté mes yeux pâles
D’infini en infini
J’ai cousu les images sortant de l’abîme
Infinie rhapsodie des aiguilles
Qui dessine un ruban d’espérance
Je me suis endormie, épuisée"
me plaît moins, pour la sonorité de "d'infini en infini" et la répétition du mot "infinie".

L'entame est très belle.
Les trois derniers vers sont fabuleux.
La musicalité est grande, grâce aux allitérations, ainsi :
"Les parois de vertige aux sourires gelés
N’offrent pas de présages sur lesquels se poser
Tous les refuges se sont figés"

Merci du partage,
Éclaircie

   STEPHANIE90   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

j'ai trouvé le titre de votre poésie fort bien choisi, évident même après lecture. Chacun de vos mots semblent à leurs places et vous déroulez cette nuit de peur du commun des mortels de bien jolie façon.
J'aime beaucoup vos deux premières strophes :
"Un vide vertical clame son innocence
Du fond de ma mémoire
Noire de seuils effacés

La lumière, de sa lame sereine,
Poignarde une nuit
Perdue dans la peur des replis de l'oubli"

Une poésie que l'on peut facilement s'approprier sans en connaître le contenant exact, je transpose tout simplement.

Merci pour cette lecture qui m'a vraiment beaucoup touché,

Stéphanie90

   Lariviere   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très beau texte.

Sur la forme rien à redire ; tout est posé délicatement, avec une farouche fragilité (!) qui fait mouche... c'est construit sur rythme, sur les images, c'est chaud, c'est froid, c'est clinique, façonnée au scalpel... et c'est particulièrement réussi.

Sur le fond, je crois qu'il ne faut rien dire, non plus, le laisser tel quel, avec son "anamnèse" et son superbe final.

C'est un texte qui marque la "mémoire", le cœur et l'esprit ; et c'est pas rien...;)

Bravo à l'auteur(rice) et bonne chance pour le concours ; et pour la suite !

   Robot   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le vide ouvre une perspective qui va au delà de l'oubli. C'est ainsi que j'interprète ce texte qui ne m'apparaît plus comme une espérance que comme un désespoir.

A l'oubli succède une sorte d'illumination que les vers et la composition du récit traduisent.

L'ensemble est singulier, bien exprimé et, au delà du désastre regarde vers un réconfort et une volonté, une réaction contre la fatalité qu'exprime les derniers vers.

Il me semble que ce texte a su bien s'emparer et de manière originale des contraintes imposées du concours.

(Commentaire déposé à la publication anonyme du poème)


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