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Poésie libre
eskisse : Dans l'allégeance de la lumière
 Publié le 26/02/20  -  13 commentaires  -  848 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur

D'après le tableau La pie de Claude Monet.


Dans l'allégeance de la lumière



La barrière est ton repos
Tu ne manques de rien
Tes plumes de soleil bleuté
Sur le fil des secondes
T’équilibrent

Le froid s’envole
Loin de tes ailes de silence
Il emporte avec lui tes heures de voyage, ta solitude de ciel velouté

Dans l’allégeance de la lumière
L’essence divine d’un baume
Sur ton cœur essoufflé

À la dérobée sous l’écorce
Les arbres adoubent ton immobilité
Tu sens leurs cils indélébiles

Ta voix princière s’est tue
Laisser passer le temps
Habiter son sillage

Tu sais que l’air t’attend
La plénitude est fille de l’instant
Sertie dans les essaims de neige

Et tu vas cernant l’aurore du plus lointain matin
Ton énigme dans ton ombre portée
Au seuil de ton désir


 
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   Gabrielle   
17/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poète, ami du peintre, guide le voyageur égaré vers la Vérité.

Une peinture vivante et qui parle de l'avenir...

Merci à vous.


Très belle continuation.

   Corto   
26/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La démarche qui sous-tend ce poème est intéressante. Se laisser emporter par la vision d'un célèbre tableau, s'y plonger et s'y projeter.

Certaines expressions sont bien inspirées "La barrière est ton repos"; "Les arbres adoubent ton immobilité". Elles participent avec justesse à la contemplation.

Pourtant d'autres formulations sont moins élégantes "Il emporte avec lui tes heures de voyage, ta solitude de ciel velouté"; ou "Et tu vas cernant l’aurore du plus lointain matin": voilà des vers trop longs et discutables qui distordent l'ambiance contemplative.

Par ailleurs attribuer à la pie une "voix princière" est bien surprenant pour qui entend jacasser vilainement cet oiseau.

Pour moi la démarche est bien inspirée mais la mise en forme aurait pu être beaucoup plus élégante.

Bonne continuation à l'auteur.

   Zeste   
26/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,
Grâce à ce joli poème, je redécouvre ce qu’est la peinture, c'est-à-dire les couleurs et surtout la lumière !
Le titre est superbe, le poème est un rendu fidèle de ce qu’a voulu mettre en exergue Monet ; la lumière dans une perspective atmosphérique.
Les trois dernières strophes sont non moins superbes ( tout le poème est sublime, en fait) : la pie, de toute petite proportion, tout en étant le seul être animé de la toile est de bien entendu le personnage central ; j’y vois un hymne à la liberté de la part de l’auteur du poème.
Vraiment merci pour cette lecture de l’œuvre de Monet !

   Zeste   
27/2/2020
Modéré : Double commentaire (un seul avis par lecteur, utiliser au besoin la fonction "Editer".

   hersen   
26/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà une belle âme donnée à cette pie sur la barrière, prête pour un envol quand elle veut et où elle veut.

Je trouve à ce poème, excellent en libre, une atmosphère fraîche de matin d'hiver ensoleillé; Et c'est cette impression qu'il est très fort d'avoir su reproduire, faire sentir.

"Tu sais que l'air t'attend
La fille de l'instant est plénitude..."

Une écriture si claire !

   Vincente   
26/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Les tableaux traduits en poésie, comme les romans convertis en film, voire les poèmes retranscrits d'une langue à l'autre, etc… subissent dans leur projet de renaissance une souffrance fœtale assez implacable. Parce que l'objet originel qu'un auteur a impérieusement voulu retenir dans son œuvre a subi une première transfiguration, modeste, bénéfique ou génial, il y a déjà alors eu un "sas" régénérant ; une sorte d'épuration vers l'essentiel de ce qui composait la scène première. De ce premier geste, moment, apparition ou émotion, la "substantifique moelle" a déjà été tirée, étirée, extrapolée. Je suis toujours très réservé quant aux chances de retranscrire avec bonheur l'indicible qui produit la beauté ou la force d'une œuvre, que ce soit par un essai critique, l'inscription dans un poème, ou tout autre tentative de "reproduction".
Dans l'épure d'une épure que peut-il bien rester ?...

Ceci dit, m'extrayant de ce point de vue général, je comprends qu'il soit tentant de se lancer dans pareille aventure. Depuis une lecture ou vers l'envie d'en écrire.
Dans celle-ci, un charme certain a su trouver grâce dans l'atmosphère de l'écriture.

La première strophe est superbe d'équilibre et d'évocation, elle se dispense en fait du tableau en référence. D'ailleurs, c'est pour moi la pertinence justifiant l'audace de cette réécriture, quand le poème est en mesure de se passer de la matérialisation de l'œuvre originelle.

Je retrouve aussi cette "réussite" dans cette strophe :
" Ta voix princière s’est tue
Laisser passer le temps
Habiter son sillage
".
Cependant, je sens là aussi une grâce, mais le "rapport" avec l'oiseau pie me semble déjà un peu éloigné.

Je me demande si ce qui me plait ici, ce n'est pas justement que l'accolement au tableau est devenu si lâche qu'il a été plus un tremplin qu'une contrainte dans l'écriture.
Ainsi voici qu'est né de cette douce dissidence un poème sympathique et singulier.

   papipoete   
26/2/2020
bonsoir eskisse
il m'arrive, lors de lectures, de ne pas saisir le sens du texte, mais le tableau en résultant peut cependant me toucher, alors je pense simplement ; c'est beau !
La subtilité de votre inspiration ne m'est pas familière, et je sais que parmi tous nos oniriens, il y a foule de gens lettrés, que la spiritualité de telle ou telle phrase peut réjouir ; aussi, même sans mon appréciation pour la profondeur de votre texte, votre éloquent poème ravira les esprits cultivés...le miens étant bien modeste...
mais je redis le plaisir que j'ai à lire une écriture belle, un peu comme une calligraphie latine.

   Pouet   
27/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

une très belle écriture que voici.
Je ne connaissais pas le tableau en question: je suis aussi ignare en matière de peinture que de poésie.
Toujours est-il qu'on se laisse porter par les images, bercé dans le sillage de l'immobilité, oserais-je dire de l'envol supposé?
Une très belle écriture donc, un grand plaisir de lecture, de la sensibilité à entrevoir... Rien d'hermétique ni d'incompréhensible au ressenti ici, rien de "savant", ni "d'intellectualiste", il n'y a que des mots, des mots simples qui nous attachent au ciel. Je ne sais qu'ajouter d'autre à vrai dire si ce n'est que vous avez toute mon adhésion.

   emilia   
28/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un instant photographique d’une immobilité figée par le pinceau du peintre, dont la narratrice déchiffre les touches expressives de sa capture, un instant empreint de « plénitude » avec ce si beau titre « Dans l’allégeance de la lumière » où rayonnent luminosité et « ombre portée » de la nature présente qui offrent à ce charmant tableau une page d’éternité et de sérénité…

   Groscoco   
29/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Merci pour ce poème. J'ai apprécie le rythme et le choix lexicale. Une expression comme "La barrière est ton repos" m'a tout de suite subjugué au texte. "l'allégeance de la lumière" et "les arbres adoubent ton immobilité" ont aussi résonné en moi.

J'ai trouvé l'ensemble très beau et agréable à lire.

Groscoco

   Davide   
1/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour eskisse,

Monet, que la neige fascinait, se plaisait à peindre les paysages blancs, en particulier en décembre 1879, un mois très enneigé et extrêmement froid en France. Ce paysage de neige, celui de "La Pie", nous apparait, comme beaucoup d'autres, dans une douceur ouatée, lumineuse, rassérénante, très "impressionniste".

Oui, il suffit parfois de pas grand-chose pour qu'éclose une poésie. Une peinture, un paysage d'hiver, un oiseau… Et l'imagination fait le reste. "Dans l'allégeance de la lumière" semble né d'un ressenti, non celui de l'oiseau, mais celui que la poétesse a ressenti de cet oiseau, de sa survie dans le froid jusqu'au répit bienvenu sur "le fil des secondes"…

Personnification de l'animal, empathie certaine ; à l'immobilité de cet oiseau s'oppose la mouvance de son histoire, du paysage. A l'image de Monet, cette poésie libre a su, par petites images, par petites touches "d'impressions", capter la plénitude de l'instant.

J'ai particulièrement aimé les trois premières strophes, je les trouve très inspirées ; la suite est belle, mais moins surprenante… La dernière strophe a quelque chose de plus énigmatique. Désir de vie, à nouveau, l'avenir bourgeonne dans le creux d'une aurore. C'est joliment écrit, mais je trouve le verbe "cerner" ("cernant l'aurore") inadéquat, à l'opposé de l'image à véhiculer : l'immensité de l'espace. Aussi, à moins d'avoir mal compris, je lui préfèrerais, par exemple, les mots "ouvrir" ("ouvrant l'aurore") ou "éclore".

Mais qu'importent les détails, le lyrisme exquis du poème a su donner vie à ce tableau, a su en créer un autre. Merci du partage !

   Lariviere   
5/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Eskisse,

J'aurais bien du mal à commenter d'une façon critique (rationnelle) ce poème qui m'a vraiment charmé par son unité et ses images.

Ici, j'ai trouvé que tout collait comme par enchantement au thème. Mais si vous me dites que c'est du travail, étant un peu dans le métier, je vous croirais volontiers, car j'ai quand même l'impression vu la qualité d'ensemble, que le moindre mot est choisi, calibré et pesé, contre toute apparence.

Une mention spéciale pour le titre, qui comme chaque fois, est très bien trouvé (mine de rien c'est très important !), vous avez l'oeil et l'oreille d'un vrai publicitaire pour présenter vos vitrines et ce n'est ni péjoratif ni ironique, tant la vitrine, en poésie encore plus qu'en charcuterie, c'est très important...

Sinon, pour en choisir un parmi le reste :

"Tu sais que l’air t’attend
La plénitude est fille de l’instant
Sertie dans les essaims de neige"

C'est très beau. Et la strophe de fin est du même acabit !

Bravo pour ce texte plus qu'impressionniste, presque Charien, dans la chair, la texture et le ton, dans les images, le sens, l'essence... le sang et les allitérations.

Merci pour cette lecture et au plaisir de vous lire.

   Eki   
1/5/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Délicate esquisse…
Tant de belles et douces choses qui se posent sur le bord de mon cœur à la lecture de ce poème.

À la dérobée sous l’écorce
Les arbres adoubent ton immobilité
Tu sens leurs cils indélébiles

Une fragilité ressentie...Merci pour ce présent !

Eki émue


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