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Poésie libre
eskisse : Il est temps, mes yeux
 Publié le 24/09/18  -  11 commentaires  -  910 caractères  -  174 lectures    Autres textes du même auteur

"Hier, ai-je dit à mes yeux,
Hier, quand nous reverrons-nous ?"

Pablo Neruda, Le livre des questions.


Il est temps, mes yeux



Il est temps, ai-je dit à mes yeux,
De quitter le masque de pierre
D’effacer vos ombres d’hiver
De cesser de vous dérober

Aujourd’hui, ai-je dit, c’est le grand voyage.
Voyez-vous, tout là-bas, le virage ?
À la distance de l’étoile
Il faut l’atteindre.

À coups de regards d’eau et de jets perçants.
À coups de battements d’avidité et d’engouement de cils.
À coups de cœur. De paupières irisées. À coup de rêves.

Êtes-vous prêts, mes yeux ?
Et mes yeux, du plus loin de leurs prunelles, m’ont répondu

Nous sommes debout
Sur la route
Prêts à grandir, à risquer
À nous écarquiller devant les visages
À plonger au-delà du virage nos rétines assoiffées
Pour qu’un jour le vent déborde et t’emporte
Sur la hune de nos regards voilés

Vers la vague véhémente des vivants


 
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   papipoete   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
libre
<< Mes yeux, écoutez-moi ; fini de baisser en voilette vos cils, quand l'inregardable vous offense ; ouvrez-vous et ne vous fermez plus jamais ! >>
NB tels 2 soldats obéissants, la paire d'iris se met au garde-à-vous, prête à affronter la " vague véhémente des vivants " .
Que n'ai-je obligé mon regard, de ne pas avoir froid aux yeux ! ils ne m'obéirent pas toujours !
papipoète

   myndie   
5/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

pour le message, bravo. Pour l'énergie qui émane de votre texte, bravo.
Et pour le reste :
J'ai été été suspendue à chacun de vos vers, du début à la fin. Portée par la poésie de vos images, "les regards d'eau et de jets perçants", les "battements d'avidité et d'engouement de cils". Entrainée vivement dans votre mouvement, au rythme de vos allitérations en V qui en font une poésie vivante à l'harmonie puissante.
A lire cette belle fin :
"Pour qu’un jour le vent déborde et t’emporte
Sur la hune de nos regards voilés

Vers la vague véhémente des vivants",

je ne peux m'empêcher de penser à la musique de ces vers de Verhaeren :
"toute la mer va vers la ville,
les flots qui voyagent avec les vents,‌
les flots légers, les flots vivants
...
lui apportent le monde en des navires..."

Voilà. ça donne envie de trouver le virage à la distance de l'étoile...

   Vanessa   
24/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Partant de ces vers de Pablo Neruda, vous avez eu une très belle inspiration.
Une seule petite critique concerne les trois derniers vers:
"Pour qu'un jour le vent déborde et t'emporte
Sur la hune de nos regards voilés
Vers la vague véhémente des vivants "

Ne vaudrait -il pas plutôt écrire :
Pour qu'un jour le vent déborde et t'emporte
DE la hune de nos regards voilés
Vers la vague véhémente des vivants.

En écrivant "sur la hune " cela implique un mouvement à contre sens de celui que vous voulez exprimer me semble t-il.

Votre poème est très beau.
:-)

   izabouille   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est vraiment très beau, j'ai bien aimé ce dialogue avec des yeux. Il y a plein de jolies trouvailles : les rétines assoiffées, qu'un jour le vent déborde et t'emporte, quitter le masque de pierre, et d'autres encore.
Merci pour ce bon moment de lecture, j'ai bien apprécié

   PIZZICATO   
24/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sujet intéressant.
" Il est temps de quitter le masque de pierre ", pour être " Prêts à grandir, à risquer
À nous écarquiller devant les visages ".

Regardons la vie droit dans les yeux pour tout ce qu'elle nous offre de bien... et de sombre aussi.
" À coups de battements d’avidité et d’engouement de cils "

Un texte attrayant.

   Fowltus   
24/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour eskisse,

J'aime vraiment beaucoup l'idée des yeux 'debout sur la route'.
Ce qui me gêne dans le poème est le rapport trop immédiat avec le préambule.
Je n'arrive pas à m'en défaire.
Il me semble que c'est davantage une continuité qu'un rebond.
Un rebond envoyant voler eskisse ailleurs.
Merci

   Gabrielle   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui porte sur la façon de concevoir la vie et de l'appréhender.

Ce texte pourrait s'intituler "Luminescence" ou "Nouvelle naissance"


Un regard nouveau porté sur la vie par le narrateur
"Vers la vague véhémente des vivants".


Un joli partage.



Bien à vous.

   Castelmore   
26/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quelle longue route avant d'oser ouvrir ses yeux ... vraiment ( sans les refermer aussitôt )
Ses propres yeux bien sûr ...

...Quitter le masque de pierre ... De l'indifférence , de la peur ....tous les masques
Vivre ses envies ses rêves

Oser affronter la vie
" la vague véhémente des vivants"

Joli thème, qui trouve un écho en chacun de nous traité, avec des changements de rythmes qui appuient bien le propos.

Je suis debout, les yeux écarquillés et j'applaudis

   eskisse   
28/9/2018

   Donaldo75   
29/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour eskisse,

Voici du libre avec un vrai ton. J'aime l'idée de parler à ses yeux, devenus véhicules poétiques pour envisager la vie autrement, peut-être. En tout cas, l'expression et la poésie sont bien présents, dans les images, dans les mots, dans le rythme.

La tonalité de ce poème est douce. J'aime bien. C'est presque une chanson.

Bravo !

Donaldo

   Ombhre   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Eskisse,

j'ai beaucoup aimé ce poème, et cette façon de parler à vos (nos) yeux, pour leur rappeler de la nécessité d'oser et de s'émerveiller. L'ensemble est léger, fait sourire, mais va bien plus loin qu'un amusement. Et c'est "à coups de rêves" que nos yeux nous font "plonger au-delà du virage", et rencontrer "la vague véhémente des vivants".

Merci pour ce beau partage.


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