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Poésie en prose
eskisse : La chaise-cage [Sélection GL]
 Publié le 01/09/18  -  15 commentaires  -  1258 caractères  -  159 lectures    Autres textes du même auteur


La chaise-cage [Sélection GL]



C’est une cage dorée. De pourpre, d’or et de lumière. Suspendue dans les airs, suspendue à un fil. Mille barreaux de fer quand la lumière filtre à travers. Une de ces cages se laissant doucement percer par le soleil. Uniquement par lui. Nulle autre intrusion.

J’ai accroché mon âme aux barreaux. Tapissé la cage de mes lubies. Une branche de cerisier en fleurs. Des macramés sertis de plantes vertes. Une alouette de métal. Une flûte de pan. Des croquis de silhouettes enlacées dans des volutes légères. Un sablier coloré pour savoir combien de temps flotterait l’amour. Celui aux yeux verts. Recherché par mes bras lâches et apeurés.

Interminable temps. Impénétrable cage. Forteresse ancienne dentelée par le jour.

C’est là que j’ai choisi d’enfouir toute émotion née de la vue d’un visage. De me volatiliser hors des yeux du monde. Mon audacieuse disparition n'effraie personne. De ma hauteur de reine, j’affiche un joli sourire, assise en tailleur sur les coussins confortables de la chaise-cage.

Personne n’a la clé de la serrure invisible... Pas même moi. Elle s'est fondue dans l'or. Moi qui ne souffre pas. Qui n’ai pas le droit de souffrir… Dans mes yeux, le soleil se couche éternellement.


 
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   Eclaircie   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un immobilisme volontairement subit, ou l'inverse ou seulement volontaire quand la volonté n'a d'autre issue. J'aime la toile de fond de cette "chaise-cage".
L'écriture est fine, l'ensemble suffisamment aéré pour ressentir les barreaux mais aussi l'air traversant ces barreaux.

Un élément en fin de prose apporte une lumière un peu différente à cette "cage dorée" : "Qui n’ai pas le droit de souffrir". Un droit que le narrateur ne s'accorde pas, sans doute pas plus que les autres ne le lui accordent.

Et cette merveilleuse dernière phrase :
"Dans mes yeux, le soleil se couche éternellement."

Merci du partage,
Éclaircie

   BlaseSaintLuc   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La poésie en prose, ce n'est pas évidant,on peu se planter et ne rien récolter, donc
1er point : le style est respecté, maîtrisé, mis dans une cage.
2e point : tout ça est bien poétique.

Petite défaillance de rien :
"Une de ces cages se laissant doucement percer par le soleil. Uniquement par lui. "

Vu l'idée que je me fais à la lecture de tout le texte, il n'y a qu'une cage "unique" donc il eu convenu de dire :
"La cage se laissant percer par le soleil, uniquement par lui"

Rajoutons quelques maladresses de ponctuation et de mise en pages.
Et l'on perd quelques points, dommage.

À vous relire bientôt

   Vanessa   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Tout d'abord je n'aime pas votre titre. Il n'est pas simple à prononcer.
Et puis, il y a surtout que je n'ai pas lu de poésie.
Je veux dire par là, rien que je puisse m'approprier en tant que lectrice.
En poésie pour moi il y a deux choses : L'auteur et le narrateur.
Ici, l'auteur est seul acteur et nous offre à lire son jardin secret, bien personnel et décrit finalement de manière trop précise.
Je suis désolée mais je n'ai pas été touchée.

   izabouille   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai pas tout capté... qui est enfermé dans cette cage à la serrure invisible, je ne sais pas, mais ce n'est pas très grave. L'être qui y est enfermé est en souffrance et je l'ai ressentie. Il y a beaucoup de tristesse dans votre poésie mais elle est joliment décrite, j'ai beaucoup aimé. Merci à vous

   papipoete   
20/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
prose
Même si je ne démêle pas complétement la trame de ces lignes, je vois un bien bel ouvrage que la prose sert ici !
La seconde strophe est richement tissée et la plume fait dans la dentelle, des points mousse, des points de croix !
papipoète

   Brume   
1/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour eskisse

Une grande tristesse se dégage de votre plume. La mélancolie ici est très belle, les vers sont jolis. Je suis touchée par le sort de la narratrice.

"Uniquement par lui " est assez lourd et pas nécessaire. Mais globalement ma lecture est emplie de légèreté grâce à l'émotion retenue.

J'aime le cadre, le décor de cette cage dorée, c'est clinquant, joliment décrit, ça fait rêver, alors qu'en réalité elle empêche "l'oiseau " de vivre sa vie.

Petit bémol : le titre bof c'est assez disgracieux niveau sonorité.

   Willis   
4/9/2018
Modéré : Commentaire hors charte (se référer au paragraphe 6 la charte).

   PIZZICATO   
1/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'écriture est gracieuse et le rythme présent ; ce qui n'est pas toujours aisé pour de la prose.
Le côté sybillin de ce texte est maintenu tout au long. Ce qui en fait son charme.

En premier lieu, au vu du titre, j'ai pensé à une persone paralysée, qui se fabrique un univers dans cette immobilité.

Aussi, à un amour emprisonnant, mais voulu par la narratice.

" Dans mes yeux, le soleil se couche éternellement " Cette dernière image m'a ramené à ce passage : " C’est là que j’ai choisi d’enfouir toute émotion née de la vue d’un visage ". Là j'ai pensé à la cécité.

Quelle que soit l'idée de l'auteure, j'ai pris plaisir aux lectures de ce texte.

   Anonyme   
1/9/2018
 a aimé ce texte 
Pas
désolé, je n'ai jamais aimé la poésie en prose et j'ai été obligé d'arrêter la lecture par la mise en page.
peut-être j'aurais continué la lecture si le poème était un peu écrit en phrases limitées que comme un très long paragraphe d'une nouvelle !

jerusalem
merçi

   JcJaZz   
1/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un enfermement une immobilité en soi même pour se protéger du monde et des autres et des blessures qu'ils peuvent nous infligés
Ne plus affronter mais se protéger s'isoler se résigner
Voilà ce que ce poème sombre et sobre m'inspirent
Je trouve cette prose très poétique
Merci

   Fowltus   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour eskisse,
Il faut je crois, pour apprécier votre prose, être de taille à créer soi-même des images aussitôt les mots lus. j'aime beaucoup cet emploi de l'écriture.
Des tableautins apportant chacun leur touche au tableau final.
Un ensemble très visuel et qui dit.

   Adienog   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup les images, elles sont lumineuses, ensoleillées malgré la solitude évoquée, la différence de celle qui "ne souffre pas (...) n'a(i) pas le droit de souffrir".

L'écriture est fine, elle n'envahit pas l'espace, laisse vraiment place à la matérialisation mentale des images esquissées et au passage du soleil.

   Queribus   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J’avoue tout d'abord que le titre m'a laissé un peu perplexe; ceci dit, l'ensemble témoigne d'un joli style avec de la grâce teintée de mélancolie. Tout ceci fait ressortir un style très personnel avec toutes ces phrases courtes qui se suivent les unes les autres de façon très poétique:"j'ai accroché mon âme aux barreaux", "tapissé la cage de mes lubies","forteresse ancienne dentelée par le jour", "personne n'a la serrure invisible" et cette petite merveille finale:"Dans mes yeux, le soleil se couche éternellement"

En conclusion, bien qu'amateur de poésie plutôt classique, j'ai bien aimé votre écrit et son originalité dans le bon sens du terme.

Bien à vous.

   Lulu   
4/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Eskisse,

J'ai un peu moins aimé ce poème que les précédents, et ne suis pas sûre que ce soit lié à la forme en prose…

J'ai trouvé dommage que vous répétiez le mot "cage". Une fois suffisait, je crois…

J'ai aussi trouvé un peu dommage le fait que vos phrases soient aussi courtes. D'une inégale longueur, votre poème aurait pu exprimer davantage, je pense… Là, on est comme coincés dans une diction qui ne prend pas son envol. De fait, je n'ai pas ressenti de musicalité particulière, ce qui est un point tout de même un peu négatif en poésie.

Mais j'ai aimé que vous preniez des risques dans une forme nouvelle, et apprécié le fond de ce poème avec son jeu de lumière, notamment au début. "cage dorée. De pourpre, d'or et de lumière", ou plus loin, "Forteresse ancienne dentelée par le jour", ou même, à la fin, "le soleil se couche éternellement".

En fait, le problème que j'ai eu avec votre texte, c'est que j'ai eu du mal à visualiser d'emblée ce que vous vouliez signifier. Comme je le disais plus haut, en alternant des phrases courtes et longues, vous auriez pu peut-être gagner en musicalité, et donc en sensibilité le coeur du lecteur ?

L'écriture en prose n'est pas aisée en poésie, mais soyez assurée de tous mes encouragements.

   Ombhre   
7/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Eskisse,

un très beau texte, doux et fort à la fois, sur l'isolement volontaire que l'on recherche parfois pour ne pas (plus) souffrir.
Les images sont belles et bien trouvées, votre talent fait qu'on voit cette cage, das un univers onirique que Dali ou plus encore Magritte aurait pu illustrer.
Votre texte m'a touché, je l'ai lu et relu avec plaisir, y trouvant à chaque fois la même émotion.
Un seul regret sur une ponctuation trop hachée qui brise le rythme du poème, sans pour autant en renforcer le sens. Une musicalité plus fluide l'aurait selon moi sublimé.

Merci pour cette belle lecture.


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