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Poésie contemporaine
eskisse : La chambre de l'ange
 Publié le 31/03/19  -  15 commentaires  -  758 caractères  -  230 lectures    Autres textes du même auteur


La chambre de l'ange



C’est une chambre emplie de silence et de joie
Qui recèle en ses murs des chats, des bilboquets,
Des livres colorés, des châteaux pour de vrai
Des patchworks bigarrés sur un grand lit de bois.

On y entre et l’on sent tout l’amour des plus grands
Pour leur ange. Le soleil du matin, badin,
Vient emplir de ses traits l’univers enfantin,
Caressant les poupées aux sourires charmants.

Une femme rêve dans la chambre de l’ange
Ou bien elle blêmit, sans rien voir, c’est étrange :
Elle sent que son cœur s’est brisé en morceaux

À côté, sur le lit, des draps blancs repliés
Qu’elle tarde à étendre : ses doigts sont gelés.
Ne reste sur sa peau que le chant des moineaux.


 
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   Gabrielle   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
La narration porte sur un sanctuaire :" la chambre de l'ange".

Le lecteur est invité à visiter cette chambre "emplie de silence et de joie" durant la découverte du texte par la lecture.

Un exercice réussi (beaucoup de "silence et de joie" dans l'expression).

Au plaisir de vous lire.

   papipoete   
9/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
néo-classique
La chambre d'où venaient cris et rires, chansons enfantines, est désormais silencieuse...l'ange s'est envolé . Une mère rêve, une mère pleure, son enfant n'est plus .
NB un sujet récurent en poésie, souvent reflet du vrai ( j'en espère le contraire ici ) où le coeur éclate en mille morceaux !
Au second quatrain, j'aime bien la " visite du soleil badin... "
Le second tercet est le plus réussi dans cette pauvre histoire .
Je vois des rimes " joie/bois " et " bilboquets/vrai " discutables, mais la forme choisie s'en accommode !
papipoète

   VictorO   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un sonnet tendre et cruel. Les quatrains hauts en couleurs, où l'enfance, la gaieté triomphent. Et puis les tercets qui nous ramènent au présent, à l'âge adulte, à la réalité. Cela m'a aussitôt rappelé "le dormeur du val", ce célèbre sonnet à la chute tragique.
Les alexandrins sont fluides et les interprétations suffisamment nombreuses pour qu'on ait envie de relire plusieurs fois ce poème.

   PIZZICATO   
31/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Une femme rêve dans la chambre de l’ange
Ou bien elle blêmit " Les souvelrs et le présent se côtoient dans cette chambre de l'enfant disparue.
Le silence qui s'y est installé n'a rien ôté à " tout l’amour des plus grands Pour leur ange. "

Une poésie triste mais pas sombre.

   Davide   
31/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour eskisse,

Pour commencer, j'aurai quelques (petites) réserves sur la forme :
v.6 : le vers est boîteux à cause de la césure au mauvais endroit : "Pour leur ange. Le so/leil du matin, badin"
Puis, le mot "ange" est répété au vers 9.
On pourrait écrire quelque chose du genre, mais ce n'est qu'une idée :
"Pour leur môme badin. Le soleil au matin,"
On peut aussi remplacer "môme" par "petit" ou autre...
v.9 : la césure sur le "e" de rêve n'est pas très agréable.
On pourrait peut-être remplacer "dans" par "en" et changer le mot "rêve" par "soupire", "sanglote", "médite"...

J'aurais permuter le vers 11 avec le vers 14.
Je trouve le vers 11 tellement fort que je l'aurais préféré en fin de sonnet, comme un coup de poignard.

Sinon, on sent tout ce que j'aime dans ce sonnet, c'est empli de tendresse, les mots sont simples et délicatement posés.
La toile se dessine, doucement, d'abord vivante, colorée, dans cette chambre d'enfant.
Puis... une femme apparaît, qui "blêmit", dont le "cœur s'est brisé en morceaux" et dont les doigts sont "gelés". L'impensable se révèle.
Tout est beau et délicatement exprimé, l'intensité dramatique n'en est que plus touchante.

Un beau moment de lecture, vraiment.
Merci !

Davide

   senglar   
5/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour eskisse,


Ben oui, on ne l'a pas vu venir, ce petit ange et le titre change de sens pour en prendre un tout autre, son contraire comme l'ont fait les deux tercets par rapport aux deux quatrains.
C'est cruel or la douleur de la femme qui rêve est montrée avec beaucoup de pudeur. Ce sonnet est tout en retenue au bonheur trompeur mais serein des quatrains succède la tristesse profonde, la détresse mesurée, maîtrisée, mélancolique des tercets, le chant des moineaux, réel ou imaginaire, plus sûrement les gazouillis de l'enfant, venant doucement, délicatement suspendre le temps qui plane sur la scène.

En ce qui me concerne j'ai trouvé que chaque mot était pesé au trébuchet.

On s'agenouille devant une telle chambre, on communie.


senglar

   Lebarde   
31/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Eskisse

Que c’est beau et joliment écrit, mais que c’est triste pourquoi les poèmes sont ils aussi souvent tristes ?

La chambre est vide ou parce que l’enfant attendu et désiré n’ai pas encore arrivé et ne viendra jamais ou bien qu’il est déjà reparti, trop tôt sans doute, envolé avec les moineaux.

Les deux quatrains décrivent avec sensibilité et des mots choisis, une chambre d’enfant gaie, bien décorée, remplie de jouets, ambiance paisible d’un bonheur parfait assuré (à venir ou faisant partie du passé?) entre une mère aimante et son petit ange.

Le lecteur est ému par la sensibilité et la délicatesse du propos.
Et si c’était çà la vie ….

Les deux tercets cueillent tout aussi calmement le lecteur.
Tout s’écroule, un fait grave et irréparable est survenu : au lecteur d’imaginer lequel mais la mère ne regardera jamais son enfant jouer et grandir dans sa chambre……
C’est aussi çà la vie....malheureusement…….

Même si ce sonnet présente quelques petites imperfections dans la forme (déjà signalées par ailleurs) sa lecture m’a touché : je suis conquis.
Bravo du très bel ouvrage.

   STEPHANIE90   
31/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Eskisse,

un bien joli tableau que vous nous offrez. Une belle chambre d'enfant emplit de souvenir où l'absence est présente. J'ai une préférence pour les quatrains plus joyeux, mais cela n'est dû qu'à mon coté optimiste.

Merci pour le partage,

StéphaNIe

   Castelmore   
31/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
De la joie au gouffre...
Un ange est venu ... un ange s’en est allé...
Tout ou presque est dit avec les mots et les images du quotidien, qui enchantent les quatrains et glacent les tercets..
Un très beau et touchant poème.

   Vincente   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Gracieux et pudique, le texte nous porte dans la quiétude du lieu épanoui où vécut l'enfant chéri. Mais au cœur de l'avant-dernier tercet se glisse un doute. Tant de douceur ici étalée bute sur le "c'est étrange" et l'on comprend la dévastation qui fige la femme rêvant : "ses doigts sont gelés". L'image ne nous laissera pas idem nous non plus dans la douleur de ce très joli poème.
La réussite est aussi, parlons poésie, dans le fait que - peut-on reparler de pudeur ? - la forme de bonne tenue du sonnet s'efface pour faire saillir la délicatesse qui sied au propos.

   TheDreamer   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet irrégulier dont je ne relèverai pas tous les "défauts" de construction. Un thème douloureux : celui de la perte d'un enfant qui me fait penser au merveilleux : "Joujoux de la morte" de Théophile Gautier extrait de son recueil "Émaux et Camées". Un poème tout en douceur pour dire la tristesse infinie. Les quatrains sont légers (seul le premier vers fait percevoir une contradiction "c'est une chambre emplie de silence...") et dépeignent le lieu : une chambre où l'on trouve tout ce qui emplit l'univers de l'enfance : les jeux et jouets et tous les sentiments propres à l'enfance : l'insouciance avant tout, la joie, l'amour. - Dans les tercets à l'univers sans bruits, silencieux, mais plein de tendresse succède un univers où l'on perçoit la présence d'une femme, une mère et tout le déchirement de l'absence se dévide jusqu'à la fin du poème.

Merci.

   Donaldo75   
2/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour eskisse,

J'ai trouvé ce poème très réussi. Le démarrage est particulièrement fort, avec son rythme, ses tournures "Des livres colorés, des châteaux pour de vrai"). ensuite, le froid s'installe et le poème change de registre.

Bravo !

   Pouet   
2/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

j'ai trouvé ce poème très émouvant.

Il demeure dans la retenue, le ton est très juste. (beaucoup aimé "des châteaux pour de vrai")

Quand déplacer quelque chose parait inimaginable, quand l'oubli n'existe pas, quand les choses demeurent et que les âmes s'envolent.

Magnifique dernier vers.

Bravo à vous.

   INGOA   
2/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Tous les anges montent au ciel mais y trouveront-ils le même amour qu'ici bas ? La chambre musée, la chambre sanctuaire, ne peuvent dès lors pas être remplies de joie, même dans l'illusion. C'est juste le bémol que je relève, bien que la barre soit redressée dans les deux dernières strophes.

   genstyle   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est bien mené.
Il y a l'univers enfantin de l'enfance, ces mémoires que je me représente difficile à transfigurer en matériel poétique: elles peuvent être abondantes mais elles manquent souvent de continuité (décousues) et sont surtout inintelligibles!!
Quel beau projet que d'essayer de s'en abreuver!!
Même si votre poème n' a peut-être pas vocation de "s'étaler" sur l'enfance mais bien plus sur la mort, il me semblerait que la "difficulté" décrite ci-dessus légitime la magnifique digression induite par les deux quatrains finaux.


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