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Poésie libre
FANTIN : Impatience
 Publié le 01/05/19  -  18 commentaires  -  875 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur

Quand l'attente se fait besoin...


Impatience



Où est-il ?

Je passe par le jardin public
au sommet de la ville ;
rien ni personne là-haut
ne peut me répondre.

Quelqu’un l’a vu ?

Tout ce que j’aperçois ce sont
quelques statues moroses
au crâne couvert de mousse
et de fientes.

Est-ce qu’il est arrivé ?

Les gens me croisent,
indifférents,
sans me donner la moindre réponse.
Je m’en vais donc,
désenchanté,
quand tout d’un coup
me frappe une évidence :
le retour du printemps…
Ce ne sont pas les hirondelles, non,
et pas plus les fleurettes chétives du jardin ;
mais plutôt,
sur son triporteur,
le marchand de glaces aux cheveux blancs,
qui pédale, tranquille,
en direction du centre-ville,
souriant et heureux comme
un bourgeon à peine ouvert.


 
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   VictorO   
12/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une poésie simple dans son lexique, mais fraîche et pleine de sensations : on y devine les couleurs, les odeurs et les musiques du printemps. Et bien sûr le goût sucré de la glace.
L'impatience évidemment d'y goûter, l'impatience du lecteur d'avoir la solution.
Non, le printemps ne sera pas l'hirondelle, les fleurs, comme cela a été déjà tellement écrit, mais une émotion, une attente plus personnelle : le marchand de glaces, après l'hiver.
Une unique comparaison, simple et réussie : ce bourgeon à peine ouvert.

   lucilius   
13/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bien vue cette impatience qui nous rend impatient de découvrir l'intrigue. Tout en prose, ce texte est difficilement assimilable au langage poétique malgré les versions modernes très extrapolées. J'aurais apprécié un peu plus de musicalité dans les "vers" construits à l'emporte-pièce.

   embellie   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème sur l'arrivée du printemps, plein de fraîcheur, avec une construction originale. Les trois premiers quarts s'ingénient à nous intriguer avec ses questions: Où est-il? Quelqu'un l'a vu? Est-ce qu'il est arrivé? On ignore de qui il s'agit jusqu'à "quand tout à coup me frappe une évidence: le retour du printemps."Là, on pourrait s'attendre à un étalage de poncifs, trop souvent utilisés dans des poèmes sur ce sujet, mais non, la fin est inattendue, sympathique avec ce personnage à peine décrit mais que l'on "voit" très bien et l'image de fin, avec les deux derniers vers, belle à croquer. Merci à l'auteur(e) pour ce régal de lecture.

   INGOA   
14/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Cette impatience dont on découvre tout le sens dans les dernières strophes m'a bluffée. C'est écrit avec sobriété et humour sans prétention. Seul hic pour moi : la prosodie vraiment très libre.

   hersen   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ce n'est pas évident de prendre le printemps comme thème tellement il a été utilisé !

mais ici, je lis un charmant petit tableau, pour un peu, j'aimerais un instant habiter en ville pour voir apparaître ce signe printanier, et voir ce marchand de glace pédaler tranquillement, poussant sa marchandise.
j'en était bêtement restée aux hirondelles :)

le poème a ce ton légèrement pressant, des questions, des vers tour à tour longs ou courts donnent à sentir la fébrilité du narrateur.

je m'interroge juste un peu sur la strophe des statues. De la mousse et de la fiente, est-ce un signe hivernal ou printanier ? Je ne comprends pas l'utilité de ces vers qui ne me font rien entrevoir.
Cela me fait l'effet d'avoir raté une marche en pleine effervescence de cette course au printemps.

merci pour la lecture.

   Vincente   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est très sympathiquement écrit. Dans le plaisir tout simple et printanier de la première lecture, se déroule une roborative intrigue singulière, très à propos pour sortir des langueurs de l'hiver, et des sentiers battus.

Bravo d'avoir réussi dans une adroite légèreté une si plaisante promenade.

   TheDreamer   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un thème d'actualité et sans doute l'un des thèmes de prédilection de la poésie avec l'amour. Écriture simple dont j'avais deviné dès les toutes premières lignes, le sujet. Ici, l'auteur tente de sortir des sentiers battus pour étoffer son sujet en en extirpant les images traditionnelles du retour des beaux jours : les oiseaux, les fleurs du jardin, et choisit un homme, un inconnu : le marchand de glace, lui aussi de retour, pédalant sur son triporteur et quelque chose d'indéfinissable qui colore tout : l'air du temps. - Charmant.

   Lebarde   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voilà bien une manière originale et « fraîche » de traiter un sujet galvaudé usant trop souvent d’ images convenues et de mots attendus!
J’ai lu avec beaucoup d’interêt et de plaisir ce poème libre, forme que pourtant je n’apprécie guère .
Avec une versification un peu plus ordonnée et des rimes plus conventionnelles, c’eut été parfait pour moi!!
Les glaces annoncées seront j’en sûr à mon goût!!!

Merci

   apierre   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli texte de saison rafraichissant comme un sorbet sur une impatience enfantine !
J'ai revu Darry Cowl sur son triporteur
Merci pour la lecture.

   Davide   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour FANTIN,

"C'est trop chou !" me suis-je exclamé finie la première lecture.
Je m'attendais à quelque chose de plus incroyable, les poings fermés sur mon "impatience" à connaître la suite.
De qui parle-t-on ?
Je sue, j'ai chaud, je veux savoir... mais je crains...

Une manière habile de jouer sur le suspense, en prenant à parti les lecteurs/lectrices (avec les questions ouvertes) et en les égarant dans une ville où personne ne sait, où personne ne peut "donner la moindre réponse". Horreur !

Un vocabulaire qui nous amène tout droit dans une ville, sinon fantôme, du moins fantomatique, digne d'une film fantastique ou d'un film d'épouvante (j'exagère un peu, mais j'ai l'imagination fertile) : "rien ni personne", "statues moroses", "crâne", "mousse", "fientes", ...me croisent indifférents..."

Heureusement que ce marchand de glace arrive, en emportant le printemps sur son triporteur. Me voilà rassuré ! Tout va bien !

Le poème se clôt sur une superbe comparaison :
"souriant et heureux comme
un bourgeon à peine ouvert."

Un beau moment de lecture, frais comme un matin de printemps,

Davide

   senglar   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour FANTIN,


Inattendu... et tellement évident quand on sait que voilà le printemps. Primesautier comme une glace fraîchement éclose au bout de la corolle du cornet feuilleté de fin biscuit gaufré.

SLURP !
et MIAM :)

Que bourgeonnent donc glaciers et cloches argentées sur triporteurs !

Verrais bien Darry Cowl là-dessus moi :)))


senglar

   papipoete   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Fantin
Au Printemps, l'hirondelle fait son retour et tout au loin on entend " coucou, coucou ! " mais tout comme l'hiver venu, on retrouve devant son fourneau celui qui crie " marrons, chauds les marrons " ! au coin de la rue, il est là le marchand de glaces !
L'auteur nous fait languir ; où est-il, quelqu'un l'a vu, est-ce qu'il est arrivé ? le voilà le sujet du rébus ! " fraise, vanille, pistache " le top départ des vacances...
NB une carte-postale pour petits et grands, que l'on se plaît à lire... en faisant attention de ne pas se salir...

   leni   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A FANTIN
C'est simple comme bonjour Ecriture impressionniste Des images
que nous avons tous en mémoire J'aime cette simplicité Bravo FANTIN
LENI

   PIZZICATO   
1/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Trouver de l'originalité pour honorer la renaissance du printemps, ce n'est pas chose facile, tant le thème est récurrent en poésie.
Eh bien, ici c'est trouvé ! Avec en prime l'impatience du lecteur de découvrir qui " est arrivé ".

" sur son triporteur,
le marchand de glaces aux cheveux blancs,
qui pédale, tranquille,
en direction du centre-ville,
souriant et heureux comme
un bourgeon à peine ouvert. " une chute aussi inattendue que plaisante clôt ce texte plein de fraîcheur.

J'ai bien aimé.

   Lulu   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Fantin,

Je me demandais où nous mènerait ce poème, et cette évidence toute animée à la fin nous rend l'ensemble fort sympathique.

L'impatience ou la quête d'instants heureux, de la belle saison avec ces repères qui font éprouver un plaisir quotidien est bien exprimée ici, et de façon originale. Le questionnement nous ferait croire à un jeu, ou à la recherche ordinaire d'un chat perdu… Puis, "le marchand de glace" fait irruption dans un tableau paisible jusqu'à un centre-ville qui sera lui-même touché par la même grâce.

J'ai bien aimé ce jeu de recherche qui montre que la poésie est aussi orale, ou théâtrale parfois.

L'écriture est fort simple et se prête bien à cette forme en vers libres.

Bonne continuation.

   Bidis   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Tout à fait original et charmant.
Et je me suis souvenue que, dans ma pré-adolescence, le printemps signifiait pour moi, troquer mon gros duffel coat pour un mantelet plus léger et plus court et surtout plus seyant...
Donc bravo pour le propos.
Mais côté poésie-poésie, je ne m'y retrouve pas beaucoup. Par exemple, j'aurais préféré "Dans le jardin public etc." à "Je passe par le jardin public etc.", "Quelqu'un l'a-t-il vu ?" au lieu de "Quelqu'un l'a vu ?", ou encore j'aurais troqué le "Tout ce que j'aperçois ce sont etc." par un sourire des statues, que les statues soient le sujet agissant...
Je veux dire qu'à mon avis, le texte n'est pas à la mesure de l'idée, qui, je le répète, est excellente.

   Donaldo75   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Fantin,

J'ai trouvé ce poème frais, ce qui va de pair avec le printemps m'a-t-on glissé subrepticement. Et puis, il est original, marrant sans forcément chercher à exciter mes zygomatiques. Et poétique en diable, parce que ces questions et leurs réponses amènent des images, du symbole, et beaucoup de poésie.

Bravo, j'aime l'originalité.

Donaldo.

   STEPHANIE90   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Fantin,

quel impatience, mais les souvenirs n'ont pas d'âge mais l'homme n'est pas éternité même si, il a l'allure d'un bourgeon à peine ouvert.
J'ai eu un peu peur à la lecture de :
"Tout ce que j’aperçois ce sont
quelques statues moroses
au crâne couvert de mousse
et de fientes."
Mais qui où que cherche t'elle ?
Ouf ! je suis rassurée, seulement un triporteur, son marchand et la promesse de ses délicieuses glaces à déguster dont on est privé tout l'hiver.

Par contre, la formulation de vos vers en questionnement me dérange un peu. C'est pourtant une très bonne idée pour faire durer le suspens.
"Quelqu’un l’a vu ?" Ou est passé le pronom personnel il présent de vos autres vers ?
"Est-ce qu’il est arrivé ?"
Je trouve ces vers pas très poétique au vu du reste de votre poésie.

Merci pour la lecture rafraichissante,
StéphaNIe


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