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Poésie libre
FANTIN : Souffles
 Publié le 20/09/19  -  10 commentaires  -  630 caractères  -  211 lectures    Autres textes du même auteur

Le dernier vent du soir.


Souffles



D’où il vient
où il va
je ne sais
mais je sais ce que souffle
ce tourbillon du soir
où valsent nostalgie
et souvenirs
visible et invisible
cavaliers d’un instant
où l’on se tient tout seul
debout au beau milieu
d’un cercle de fantômes
qui voudraient vous serrer
la main ou dans leurs bras
mais ne peuvent et glissent
et sourient tristement
et qu’il faut réagir
et les laisser partir
avec le vent du soir
et hisser haut la voile
et tendre fort la toile
à d’autres souffles
en nous
du matin
vers la mer


 
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   Corto   
26/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a un charme dans ce poème.
Le charme de l'endormissement du jour, de la nature, presque de la vie.
Avoir mis cette ambiance au diapason du "souffle ce tourbillon du soir" relève de la délicatesse, de l'écoute du moment qui passe.

Le "cercle de fantômes
qui voudraient vous serrer
la main ou dans leurs bras
mais ne peuvent et glissent
et sourient tristement"
complète bien cette impression qu'on ne maîtrise plus vraiment ce qui se passe à ce moment.

A partir de "avec le vent du soir" le récit prend la direction du large, un espace infini, véritable étape indécise où l'on ne contrôle plus les événements à venir.

Le final "en nous/du matin/vers la mer" fait un lien subtil entre la vie intérieure et l'immensité extérieure qui nous appelle.

Un récit très fin avec lequel on a plaisir à s'embarquer.

NB: l'absence de ponctuation semble logique dans un tel récit/rêverie avec cette perception diffuse et pénétrante.

Bravo à l'auteur.

   Provencao   
28/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup cette présentation de votre poésie, où le souffle s'entend...vous avez su puiser votre inspiration poétique dans ce souffle qui est contemplé à partir de ce tourbillon presque invisible.

Ainsi, dans ce passage:"avec le vent du soir
et hisser haut la voile
et tendre fort la toile
à d’autres souffles
en nous
du matin
vers la mer"
Vous évoquez, avec justesse et tendresse, la beauté de la voile qui resplendit:" et tendre fort la toile à d'autres souffles..."

J'ai bien aimé ce souffle qui transporte le mystère à d'autres souffles.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
1/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
libre
le souffle du soir nous prend par le coeur, et dans son sillage, fermant les yeux nous voyons de chers fantômes, qui voudraient nous embrasser, et peut-être ne plus nous lâcher... alors quand se tait le vent, on laisse ces âmes repartir...
NB poésie libre rime de plus en plus avec charme et délicatesse, et ce poème en fait ici une brillante démonstration !
Le passage ou " l'on " est tout seul dans ce cercle aimé, est le passage que je préfère !
Très joli !
papipoète

   hersen   
20/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
même si j'aurais bien vu de jouer davantage sur la longueur des vers, plus irrégulière, pour exacerber l'impulsion de ce souffle, ne va pas croire que je fais ma difficile :

Il faut hisser haut la voile
et tendre fort la voile
à d'autres souffles

Que peut-on dire de mieux, il y a dans ce poème un positivisme qui me ravit (même si je verrais bien l'extrait cité sans le "et". Ok,
j'arrête :))

Merci pour cette belle lecture qui donne un sens à une journée qui s'annonce.

   natile   
20/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très joli poème qu'on peut presque lire d'un souffle. La liberté des vers offre toute la latitude à l'expression de ce souffle : celui de la vie, du passé, des disparus, de l'espoir. J'aime ces vers courts qui pourtant en disent beaucoup. Merci pour ce souffle

   apierre   
21/9/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   TheDreamer   
20/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beau texte. Belle impression de lecture pour quelqu'un comme moi de toujours attiré par l'hétérodoxe, l'inconnu et les réalités invisibles. J'aime les textes qui disent plus que l'on ne peut lire et cache entre les lignes quelque chose d'un mystère.

Merci.

   Castelmore   
20/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Nostalgie du soir
Envol des matins ...

Deux souffles qui s’opposent dans une respiration ... passé douloureux, avenir à affronter...

Tout cela nous est offert pour notre grand plaisir sur un mode léger, suggestif mais puissant.

Vos fantômes sont amicaux ... c’est rare !

Merci pour ces souffles de vie.

   Davide   
21/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour FANTIN,

Nul doute que ce poème a du souffle...

Le début du poème m'entraîne dans cette valse nostalgique où les souvenirs se mêlent aux frissons de cette fin de journée. Une richesse d'évocation qui me transporte, passementée d'une once de mystère : "D’où il vient / où il va / je ne sais...". Joli !

Le dénouement s'ouvre sur une continuité ("d’autres souffles"), un infini des possibles où la danse de la vie fusionne avec celle de la brise marine. Paysage intérieur et paysage extérieur s'accordent et se confondent, à l'image d'un couple d'amoureux dansant sous les regards étincelants d'une foule en liesse. Magnifique !

Le corps du poème (entre "visible" et "laisser partir"), en revanche, m'a déçu : je le trouve franchement mal écrit et peu évocateur, bien que j'en devine l'intention. Les images m'ont paru forcées, manquant de limpidité et détonnant avec le reste du poème :
'"vous serrer / la main ou dans leurs bras" (c'est lourd, non ?), "et qu’il faut réagir" (je n'en vois d'ailleurs pas le sens), sans parler de la succession des "et" en début de vers qui pèse un peu.
D'une manière générale, je ne comprends pas la syntaxe : à quoi, par exemple, se réfère "visible et invisible" ? Aux "souvenirs" ? Aux "cavaliers" ? Du reste, pourquoi "cavaliers" est-il au pluriel alors que le vers suivant enchaîne sur "où l'on se tient tout seul" ?

Un détail pour finir : j'aurais trouvé intéressant de "centrer" le poème, mise en page qui lui aurait donné l'aspect d'un tourbillon d'air.

Merci du partage,

Davide

   Marite   
22/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Pour apprécier pleinement ce poème j'ai en du modifier la forme et y faire des pauses ... aussi la répétition des "Et ..." en début de vers m'a gênée alors qu'en les supprimant simplement il m'a été possible de mieux percevoir et ressentir ce que l'auteur exprimait.
Un thème qui m'a séduite et auquel les vers libres convenaient parfaitement.


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