Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
fleur-maladive : Les paysannes
 Publié le 01/03/11  -  14 commentaires  -  961 caractères  -  403 lectures    Autres textes du même auteur

En voiture, traversant les champs de blé, j'ai croisé ces bestioles charmantes, qui tiennent plus du végétal que de l'être humain, des créatures mi-femme mi-fleur.


Les paysannes



Idiotes paysannes qui de boue sur la campagne règnent
Vos outils rouillés brouillant le sol et remuant les vers
J’aime de vos lèvres la grimace et vos lèvres saignent
Quand vous écartez les jambes et accouchez dans la terre

Idiotes paysannes qui de boue sur la campagne pleurent
Ogresses noires vous veillez l’or aztèque qui domine
Comme un désert l’horizon où pourrissent les fleurs
Roses mortes dont vous ornez vos grotesques mines

Idiotes paysannes qui de boue sur la campagne maudite
Courbent dans l’herbe jaune leurs échines ridicules
Déméters tordues à l’aube de vos amours interdites
Fleurissent les épines blanches du crépuscule

Vous m’êtes ces statues endormies dans le paysage
Stupides étoiles que crache parfois le ciel vert l’orpin
Feuillole sur vos ventres froissés et vos épais visages
Luisent comme la vermine bleue au bout des sapins


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
17/2/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Et bien tu vas te faire des amies dans le monde rural toi.

Une drôle d'impression que cette scène aurait pu se passer au 17e siècle plutôt que de nos jours. Mais bon...
Je ne sais pas si ce texte est à prendre au second degré, ou s'il s'agit d'une quelconque allégorie mais au delà des mots et d'une certaine aisance (quoique) dans l'écriture, il en ressort un mépris total du monde agricole.
Et malheureusement, s'il y avait autre chose à entrevoir derrière ces vers, je ne ressens que ce mépris à la lecture de ce poème.
ça ne m'intéresse pas donc.

   shanne   
21/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un texte qui peut paraitre dur mais qui me fait penser à ce milieu rural...et pour les sortir de terre ces paysannes, il faut y mettre le paquet, là, c'est une réussite...
Un très bon texte pour moi, de" belles" images.
Bravo, il fallait oser...en tout cas, j'ai bien ri

   Lariviere   
21/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour !

Un texte très bien écrit mais qui pourra surement être interprété de façon négative ou péjorative, selon ce que l'on croit deviner des intentions de l'auteur.

Pour ma part, j'y vois une critique satirique assez osé et certes provocatrice (l'incipit au poème est limite...) du monde rural. Une satire acerbe, saupoudrée de merveilleux et allez... non dénué d'une certaine tendresse, peut être intentionnellement un peu ambivalente et légèrement narquoise...

Ajoutez à ça une très bonne maitrise de la forme et des images riches et racée, à la fois dense et gouleyante et il y a à mes yeux et oreilles, un zeste de Rimbaud dans cette belle écriture, aussi audacieuse sur le fond, que très agréable sur la forme.

Je remercie l'auteur pour ce bon moment de lecture et je lui souhaite une bonne continuation !

   Pascal31   
1/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Difficile d'apprécier un texte dont on ne sait s'il se veut drôle ou caustique, voire les deux...
Et pourtant j'ai aimé : c'est très bien écrit, l'absence de ponctuation ne gêne en rien la lecture (hormis, peut-être, dans la dernière strophe, à mes yeux la moins réussie) et l'auteur secoue son monde avec une écriture tranchante, acerbe.
Ces "paysannes de boue sur la campagne" en prennent pour leur grade, et le lecteur, mâchoire crispée, prend une claque. Essai réussi.

   Anonyme   
1/3/2011
Commentaire modéré

   Lunar-K   
1/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une écriture bien ficelée et cinglante, portant quelques images particulièrement réussies. Un texte qui pourrait être vraiment bon, mais qui a encore trop de défaut selon moi.
D'abord, j'ai trouvé ce passage systématique de la troisième personne du pluriel à la deuxième assez gênant. Pourquoi ne pas employer directement la seconde : "Idiotes paysannes qui de boue sur la campagne régnez", cela rendrait peut-être plus compréhensible le passage au second vers : "Vos...".
De fait, le deuxième vers de ce premier quatrain me semble un peu tomber là par hasard, sans aucune raison et sans lien apparent avec les autres vers de cette strophe.
Aussi, je n'ai pas trouvé très heureuse la répétition des "lèvres" au troisième vers de ce même quatrain.
Je n'ai pas grand chose à dire du reste du poème, sinon que le passage d'une personne à l'autre y est toujours aussi gênant que la première fois.
C'est assez décevant, car il y a indéniablement une très belle plume, une véritable travail, de l'originalité ; mais ces quelques défauts m'ont gâché ma lecture... Un très bon potentiel cependant !
Pour ce qui est du thème de ce poème, je n'ai pas grand chose à en dire. Cela ne me choque pas du tout, d'autant que les paysannes, telles qu'elles sont ici décrites, sont plus proches des paysannes du 19ème siècle que les paysannes d'aujourd'hui...

   Chene   
1/3/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour

Le moins que l'on puisse dire c'est que ce poème "contemporain" pose questions.
Voici quelques remarques que j'espère constructives.

Tout d'abord, il plane sur ce poème une ambiguité entre le premier degré, l'humour décalé ou la maladresse. La jeunesse de l'auteur me fait pencher pour cette dernière approche. J'espère effectivement que le ton méprisant ou narquois qui transparaît ligne après ligne ne se veut être qu'une tentative humoristique.
Je n'en suis pas persuadé et je peux comprendre que l'on puisse être choqué individuellement quand ses propres racines familiales et viscérales sont fortement ancrées dans cette terre qui nous nourrit encore... au quotidien.
J'espère pouvoir mettre au compte de la maladresse l'image dévalorisante que le narrateur prête aux "Paysannes". Mais il m'est permis d'avoir un doute quand je fais le lien entre l'accroche et le poème lui-même.

Ensuite, je me pose également des questions sur la syntaxe des 3 premières strophes. L'absence de ponctuation, qui est le choix de l'auteur, crée de forts doutes sur l'accord à la 3ème personne du pluriel des verbes "règnent", "pleurent", "courbent". Et ce si l'on considère que l'entame de ces trois premières strophes est une apostrophe "Idiotes paysannes"... "Vous... règnez". Le sens tend à confirmer cette forme d'écriture. Ce qui me fait dire également qu'il y a maladresse c'est le choix peu clair à la 3ème strophe entre "leurs échines ridicules" et au vers suivant "vos amours interdites". Il faut faire un choix... ce qui tend à prouver que des progrès restent à faire à l'auteur.

Pour conclure, cette vision des femmes du monde rural, aussi ridicule ou décalé soit leur accoutrement, je ne la cautionne pas et je crains fort que cette vision soit à prendre au premier degré.
Il est dommage que le potentiel d'écriture de l'auteur soit mis au service d'un écrit bien trop ambigü et de maladresses syntaxiques.

Chene

   Anonyme   
1/3/2011
Bonjour Fleur-maladive ! Je commente ce texte pour la troisième fois : mon premier commentaire, en espace lecture, étant passé « à la trappe » pour non respect (involontaire et je m’en suis expliqué) de la Charte. Le second, frais émoulu de ce matin, comportait une phrase qui pouvait prêter à confusion et je m’en suis également expliqué auprès du modérateur, lequel a donc autorisé cette troisième tentative afin que je puisse m’exprimer sans cette fois me faire tirer les oreilles. Venons en à vos écrits et pour cela plantons d’abord le décor : je n’ai pas d’humour, ma grand-mère gardait les vaches dès l’âge de douze ans et je vis à la campagne, entouré d’idiotes, ces bestioles charmantes qui tiennent plus du végétal que de l’être humain. Mes voisines apprécieront très certainement…
Vous comprendrez, j’en suis convaincu, que dans ces conditions, votre texte, quel que soit le degré de lecture qu’on veut bien lui appliquer, ne trouve pas grâce à mes yeux.
Ca, c’était pour le fond. En ce qui concerne la forme, j’apprécie moyennement le jeu de mots « de boue » en lieu et place de debout, mais ce n’est qu’un avis tout à fait personnel.
La non ponctuation n’est pas ici un Plus et prête parfois à confusion comme dans cette fin de vers « … parfois le ciel vert l’orpin ».
Bien, je vous laisse car cet après-midi je dois aider à la traite de quelques « pis noirs » appartenant à mes voisines mais, soyez en sûr, j’attends avec intérêt vos arguments justifiant de tels écrits… tout en vous accordant, pour l’instant, les circonstances atténuantes compte tenu de votre jeune âge…

   Nescience   
1/3/2011
Bonjour,

J'ai moi aussi l'impression d'un tableau d'un autre siècle. Dépeint par un citadin « pur et dur », qui n'a saisi qu'une impression et raconte ses clichés, tout simplement. J'ai une impression de simple provocation, ou d'auto-dérision pas bien montrée, mais je vais peut-être un peu loin. Je ne suis pas sûre de bien saisir les intentions de l'auteur, d'autant que le « mi-femme, mi-fleur » du résumé me paraissait une jolie image, plutôt gentille.

Je ne suis pas séduite par l'absence de ponctuation qui me semble ici assez mal remplacée par la mise en page, notamment dans la dernière strophe que j'ai mis du temps à remettre en ordre. Un peu perdue aussi dans ce « elles » qui passe à « vous » sans raison particulière. Et j'ai trouvé les 3ème et 4ème un peu trop vulgaires – ou alors je les ai pris de travers.

Il y a de belles images (j'aime le sol brouillé, les épines blanches du crépuscule, les ventres froissés...), mais l'ensemble me parait un peu inégal. Malgré tout, ma lecture s'est faite presque sans heurt (jusqu'à la dernière strophe au moins). Je ne sais pas trop sur quel pied danser avec ce texte alors je vais m'abstenir d'évaluer.

   Lhirondelle   
2/3/2011
Commentaire modéré

   nicotine   
1/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un parti pris, "idiotes", et j'aime les partis pris en poésie. C'est l'essentiel ! Donc bravo d'avoir suscité tant de réprobations, comme autant d'approbation. mais cela n'est pas tout, heureusement. Les contrastes sont maitrisés idiotes paysannes/déméters, et "tordues", très bien choisi, ça claque à souhait.

"Déméters tordues à l’aube de vos amours interdites
Fleurissent les épines blanches du crépuscule"

Ce passage est magnifique !

Je ne métale pas, je déteste ça, alors, un grand bravo.
Merci

   Marite   
1/3/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Effrayant ! c'est ce qui prédomine en moi à la fin de cette lecture ! Qualifier des êtres humains de "bestioles" qui plus est "idiotes" ... et cela simplement après une rapide regard, puisqu'il s'agit de paysannes vues d'un voiture. Je saisis mal le besoin d'écrire un tel poème. Ou alors c'est un mal-être profond qui n'arrive plus à être canalisé ? Je n'ai même pas envie de me pencher sur la forme.

   widjet   
1/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le sous titre laisse présager un hommage flatteur. C'est peu de dire que la suite est quand même loin d'être élogieuse. Pour autant, il me semble injuste d'évaluer le texte sur son fond même si celui-ci peut rebuter.

Sur la forme, il y a du travail, de la recherche, mais pour ma part, l'absence totale de ponctuation (surtout les virgules qui auraient donné un autre rythme, une respiration à mon avis nécessaire) a désarçonné ma lecture et nuit à la musicalité des vers (moi qui n'y connait rien au genre, j'avais besoin d'être un peu accompagné dans ma lecture et la ponctuation m'aurait orienté et aidé).

L'auteur en a voulu autrement. Tant pis pour moi.

W

   David   
3/3/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Fleur-maladive,

Sublimes parturientes au milieu d'un décor digne d'une genèse, un monde où l'on ne naît pas dans les choux ou les roses :

"J’aime de vos lèvres la grimace et vos lèvres saignent
Quand vous écartez les jambes et accouchez dans la terre"

Le ciel peut attendre, le sang n'est pas celui d'un corps blessé, s'il vient ce n'est pas, impur, pour abreuver nos champs.

"Ogresses noires vous veillez l’or aztèque qui domine
Comme un désert l’horizon où pourrissent les fleurs
Roses mortes dont vous ornez vos grotesques mines"

Les "nêgresses" ne sont plus ce qu'elles étaient, un souvenir des terres désolées, dépeuplés par l'esclavage pour enrichir d'autres terres, au loin et en vain, aucun conquistador pourtant n'a su leur ravir "l'or aztèque".

"Stupides étoiles que crache parfois le ciel vert l’orpin
Feuillole sur vos ventres froissés et vos épais visages
Luisent comme la vermine bleue au bout des sapins"

Les mondes nés de la guerre gardent l'odeur de la charogne et pour toujours "sente le sapin", ces "ventres froissés" pour toutes les vies qui n'ont pas dépassé leur brouillon, ces ventres semblables à ceux de toutes les reines mais dont les fruits étaient promis au joug de tous les sceptres... "froissés" je veux bien le croire.

C'est ma lecture, un poème de liberté, comme tous les poèmes que la raison rechigne à comprendre, esclave qu'elle est de tant d'ère d'oppression. Les "paysannes" ne sont pas femmes à se laisser leurrer par des mots convenus, des bouquets de fleurs ou des pierres brillantes ; les "vraies" apprécieront.

   Anonyme   
8/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on ne peut rester insensible à un tel poème. Je ne pense pas que tu ais voulu être méprisante, plutôt provocatrice. Il est vrai cependant que tu insistes un peu trop avec les "stupides" et les "idiotes". Tu forces le trait, ça alourdit ton propos et porte à confusion.. J'imagine que tu as tenté un rapprochement avec l'ingratitude du travail de la terre et l'abêtissement supposé qui en découle.
Les images sont fortes et parlantes.

   Anonyme   
30/11/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Quel sens peut-on donner à ce texte, qui assène des coups avec des mots, c'est là le plus terrible. De l'incipit à cet écrit, rien n'est à retenir, seul ressort de ce texte le côté provocateur. Pour le choix de cet adjectif "Idiotes paysannes", pourquoi encore appuyer ce portrait de femmes par cette image volontairement dépréciée, cette caricature "grossière" de leur pénible labeur.


Parler du monde paysan à cette époque, de cette manière, en ces termes, c'est bien plus que dévalorisant, je pense que vous vous êtes bien mal documenté, le travail était dur, mais hommes et femmes étaient très solidaires. Ils étaient heureux d'être paysans. Et je n'adhère pas à seul instant et n'admet ce vocabulaire hors de propos. Dans ma famille, il y a des paysans et paysannes depuis de nombreuses générations.

Inutile de davantage s'attarder ici. Pour moi votre effet voulu est raté.


Oniris Copyright © 2007-2019