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Poésie libre
framato : Le banc de la place des Martyrs
 Publié le 21/04/18  -  15 commentaires  -  674 caractères  -  305 lectures    Autres textes du même auteur


Le banc de la place des Martyrs



Voir venir les nuages
L’orange bleue
N’en fleurit plus
De voir venir les nuages
Et les canaux s’y accrocher



Voir partir les nuages
Le vent amer
N’en souffle plus
De voir partir les nuages
Et les badauds s’y balancer



Deux amoureux
Assis sur le banc de la place des Martyrs
Un arbre sans feuille presque mort

Et sans oiseaux


 
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   solo974   
10/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Personnellement, j'aime beaucoup votre poésie libre.
Outre la mise en page originale choisie dans les deux premières strophes, j'ai tout particulièrement apprécié l'usage réitéré de l'infinitif "Voir" (car il confère un caractère atemporel à votre tableau) et la façon dont vous modulez la suite de chacun de ces deux vers : "Voir venir", "Voir partir".
Le choix de la phrase nominale dans la dernière strophe m'a également séduite, car il renforce cette impression d'immobilité et d'éternité.
Bien à vous.

   Brume   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Intense.

Les 2 premières strophes invitent à l'évasion. Évasion dans l'esprit. La présentation représente les nuages qui passent. Libres.
La dernière strophe, plus sobre, plus sombre.

Silences et rêveries sont l'essence qui imprègne votre poème.
Une ombre négative entoure ces jolis vers.

Percutant ! Comme doit l'être tout poèmes courts.

   socque   
21/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une ambiance à la Brel, je trouve, genre "L'éclusier" qui voit venir le temps de se noyer.

J'aime particulièrement les nuages auxquels les badauds se balancent, comme des pendus. Beaucoup d'efficacité dans cette sobriété, chaque mot fait mouche ! Une belle réussite à mon avis.

   Robot   
21/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce n'est pas le hasard cette corrélation entre cette ambiance maussade, ces amoureux sur ce banc, l'arbre mort, les oiseaux absents. Il y a la pour moi un message subliminal, une symbolique. C'est la place des Martyrs qui impose aux éléments et aux gens la marque du souvenir d'une tragédie.

Un texte qui par son apparente simplicité marque l'esprit du lecteur que je suis par ce qu'il suggère.

   myndie   
21/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Magnifique.
Court et puissant.
Parfois il n'en faut pas plus pour que la gorge soit nouée.
Les mots sont choisis avec une économie magistrale et c'est ce qui fait la force du poème. On se prend un coup à l'estomac et aux tripes.
Qui plus est (mais peut-être que je me trompe) j'y vois des messages subliminaux, des appels du pied aux poètes qui ont laissé leurs traces...

   Lulu   
21/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Framato,

Très peu de mots dans ce poème, mais des effets visuels intéressants, et je ne parle pas de la forme du poème. Je pense à ces représentations nées dans mon imaginaire à partir de quelques-uns de vos vers.

Je vois le banc de la place des Martyrs avec les deux amoureux et ces nuages qui viennent et s'en vont.

Le premier vers m'a portée vers le bout du monde où j'ai vécu (le Finistère), et où je voyais venir les nuages sur le pays... Ainsi, me suis-je approprié vos mots, dénaturant, sans doute votre image propre. Ensuite, j'ai pensé à Paul Eluard pour le second vers, avec d'autres, aussi, pour la forme globale du poème, et cette résonance grave qui court d'un bout à l'autre du texte.

Les nuages partent, et avec eux, ce qui semble vivre, à l'exception de ces deux amoureux qui semblent s'aimer malgré les circonstances.

Je n'ai rien éprouvé de particulier, mais j'ai pu me représenter des choses de ce poème que je trouve très évocateur.

"L'orange bleue / N'en fleurit plus / De voir venir les nuages"... est le passage que je préfère, avec le dernier vers qui met bien en relief l'atmosphère du poème.

Bonne continuation.

   papipoete   
21/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour framato
le temps qui passe ... avec ces nuages qui viennent et s'en vont, emplis de souvenirs qui ne se posent plus, près du banc de la place aux martyrs .
Des amoureux sur les bancs publics, qui ne se becottent plus, et n'ont même plus pour compagnons les oiseaux, partis sous d'autres cieux .
NB exercice réussi en quelques vers, de provoquer l'émotion à cet endroit où plus rien ne se passe !

   PIZZICATO   
21/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Qu'y a-t-il de plus inerte qu'un '' arbre presque mort et sans oiseaux '' ?
La vie semble figée sur cette '' Place des Martyrs " ; la Terre, cette '' orange bleue '' n'offre plus de fleurs, le vent ne souffle plus. Seuls les nuages viennent et repartent comme s'ils voulaient fuir cet endroit.

Et les amoureux, sur ce banc, le sont-ils encore ?

Un joli poème en peu de mots.

   Donaldo75   
22/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour framato,

Rien à dire, ce poème est très réussi. J'aime beaucoup cette sorte de minimalisme où des images courtes véhiculent la poésie, et où les derniers vers amènent le message. Le cerveau construit ainsi progressivement le tableau, commençant par la représentation et la symbolique, puis terminant avec le sens.

Bravo !

Donaldo

   Tankipass   
22/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce poème court, simple et très immersif. Les deux premières strophes mettent une ambiance vagabonde et mélancolique et la dernière mets le focus sur le centre de l'image.
Cela donne un effet de tableau ou certains éléments serait figés dans un décor de rêveries animées. C'est très joli.

   Anonyme   
22/4/2018
J'ai fait plusieurs lectures, je suis partagé, mon impression n'est pas sans réserve.

La formulation en mots répétitifs a bridé quelque peu mon imaginaire, de plus cela donne comme un côté terne, figé à l'écrit.

Les images ne me viennent pas naturellement, il me faut m'astreindre à fixer mon attention, pour finalement peu d'émotion.

"L'orange bleue", m'a ramené à Paul Eluard "La terre est bleue comme une orange" ...

   Louis   
25/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De même construction, les deux premières strophes se présentent en reflet inversé l’une de l’autre.
Elles indiquent une alternative mortifère dans laquelle nous sommes emprisonnés. Que les nuages viennent, ou qu’ils partent, les conséquences restent néfastes, pour les hommes, et pour les êtres vivants en général.
Bien sûr, les nuages, la pluie qu’ils permettent sont bénéfiques, et l’ensoleillement aussi, mais leurs excès ne le sont pas. Le poème laisse entendre qu’un équilibre naturel semble perdu, et condamnés nous sommes, selon le lieu où l’on vit sur Terre, soit à ne voir venir que des nuages dans un excès de pluie catastrophique, soit à voir s’éloigner les nuages avec pour conséquence une sécheresse tout aussi désastreuse.

De voir sans cesse venir les nuages, la Terre « n‘en fleurit plus », expression construite sur le modèle de « n’en peut plus ». L’ «Orange bleue », la Terre, semble comme épuisée, excédée, par ces nuages venus en abondance. Elle n’en fleurit plus, n’en sourit plus. Suspendus aux nuages, les « canaux » occupent tout l’espace, inondent tout, strient tout l’horizon.

De les voir partir toujours, et laisser place au soleil, le vent cette fois se lasse, « il n’en souffle plus », comme s’il ne respirait plus, comme si la Terre était à bout de souffle. Et l’on voit venir « les badauds s’y balancer ». Les badauds partent, migrent, avec les nuages ; s’ils s’y balancent, ils ne s’en balancent pas de les voir partir. Pendus aux nuages, accrochés à la pluie bienfaisante dont ils sont porteurs, ils quittent leur terre asséchée qui ne les nourrit plus.

Tout semble mourir à ne plus voir que des nuages arriver, ou, à l’inverse, ne plus voir que les nuages s’éloigner.
Ainsi la scène finale du poème semble une vision de fin d’un monde, l’évocation en quelques images fortes d’une situation de désolation.
Celle de « Deux amoureux » sur un banc n’est pas romantique. Il en est fini du romantisme.
L’ambiance n’est pas même sympathique, on est loin de celle des amoureux qui « s'bécott'nt sur les bancs publics »

L’amour n’est pas mort, il subsiste encore, mais près d’eux survit «un arbre sans feuille presque mort ». La végétation, moribonde, est à l’agonie. Les oiseaux ne chantent plus, les espaces animales ont disparu.

Les amoureux sont assis « place des Martyrs ». Appartiennent-ils à cette génération martyre, sacrifiée sur l‘autel de l’économie, qui n’en a rien affaire des oranges bleues ? Ou bien est-il évoqué, de façon ironique et amère, toux ceux qui, dans le passé, sont morts «pour que l’on vive » alors qu’aujourd’hui tout se met en place pour que l’on ne vive plus ; alors que notre époque lègue aux générations futures un monde dévasté. À la fois l’une et l’autre idée.
Tant d’hommes ont lutté, en martyrs ils sont morts, pour qui, pour quoi ?
Pour ce monde lugubre et macabre, où les amoureux n’auront plus de fleurs à s’offrir, plus de frais sous-bois où se cacher, et n’entendront plus même les oiseaux chanter…
Épiphénomène d’une situation générale de désolation.

Un poème qui secoue et bouleverse.
Merci Framato.

   Gabrielle   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte emprunt de pessimisme qui donne une certaine perception de la réalité.
Très beau poème.

Gabrielle

   BlaseSaintLuc   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La toile est belle, pas de surcharges, on y est presque sur ce banc ! Oui, c'est triste, mais ... C'est beau, il m'en vient un souvenir de comptine.

"C'était beau, mais c'était triste
Le capitaine des pompiers pleurait dans son casque
Une goutte tomba sur un noyau de pèche qui germa
Le fils du roi passa, glissa, tomba et se tua
On lui fit de magnifiques funérailles
C'était beau, mais c'était triste ... "

Mais je digresse, j'aime beaucoup.

   Eclaircie   
7/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Framato,

Le titre éveille la curiosité ; quel mot est le plus important ? Le banc, la place, les martyrs ?
Je m'approche donc de cet espace tout en nuance : à chaque paragraphe se côtoient la douceur et la mélancolie.
Un commentaire évoque Brel, j'adhère et salue cette remarque.

La mise en page est judicieuse et efficace : le regard s'accroche de suite aux premiers mots des deux paragraphes et la découverte des paragraphes confirme ces demi-teintes.

Globalement, je lis un ode au monde et à l'amour avec la crainte de les voir se déliter.

Merci de ce partage.


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