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Poésie libre
framato : Sans titre
 Publié le 16/01/21  -  11 commentaires  -  465 caractères  -  185 lectures    Autres textes du même auteur


Sans titre



sans foi
ni loi
sans abri
et sans joie

sans manger
ni boire
sans air
et sans feu

sans terre
ni pays
sans âme
et sans attache

sans rien
ni lien
sans armure
et sans arme

reste à hurler
reste à cogner
reste à lutter
reste à crever

on est arrivé
dans ce monde
en criant

comment le quitter sans livrer un combat ?


 
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   socque   
3/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La fin me paraît parfaite à partir de
on est arrivé
le dernier vers superbe !

Cela dit (et vous allez peut-être dire que j'attige), je pense que votre poème pourrait avoir un effet « coup de poing » encore plus marqué en étant un petit poil plus court. Je verrais bien, notamment, trois lignes « reste à » au lieu de quatre et carrément une strophe en moins avant ; il me semble qu'ainsi ça arracherait carrément.

   fugace   
4/1/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'auteur a certainement voulu faire passer un message fort.
L'écriture est vraiment "dépouillée".
Face à ce "Sans titre", je suis pour ma part restée sans compréhension.
Pourtant, j'aimerais bien comprendre.

   Melorane   
6/1/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
J'aime la poésie aux mots simples, cependant votre texte ne m'a pas particulièrement parlé. J'y suis malheureusement restée hermétique.
Les vers courts fonctionnent parfaitement avec la thématique et rythment le poème.
Au plaisir de vous relire.
En E.L.

   Robot   
9/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les phrases courtes donnent une expressivité efficace à ce texte. Un appel à résister au delà des difficultés. Sans le 5ème quatrain celà aurait pu être geignard mais c'est tout l'art du poète d'être aller plus loin que le constat.
A l'oral c'est un plaisir de déclamer ce texte.

   hersen   
9/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une anaphore qui renforce réellement, et qui en plus donne tout son sens au titre, une belle osmose.
J'ai par contre une grosse réserve pour la strophe "reste", je ne la trouve pas utile, elle dénote et déforce les "sans" par lesquels on avait déjà fort bien compris. Une anaphore est , souvent plus forte que deux.
Je verrais bien justement cette strophe moins bien "rangée".
Ceci dit, une poésie qui est puissante et dont le fond prend d'autant plus d'ampleur que la forme, d'un vrai libre, ne s'embarrasse de rien : ça passe direct et sans concession.
Merci de cette lecture.

   papipoete   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour framato
l'on naquit en criant ( à cela l'accoucheur dit : tout va bien ! )
Et l'eau passa sous les ponts, avec une fortune diverse... cuiller en argent ou ouvre-boîte de cassoulet très laid ; entouré d'amis, parfois même d'une famille ou seul au monde dans une cohue pour le Black-friday... ainsi va la vie ! Sous votre plume, ça ne va pas fort pour notre héros qui a le choix entre zéro et rien ; lui reste de crier qu'au premier jour et se battre !
NB sans... tout ce qui est vital, même le moral ; et se laisser aller ou bien se dire " je ne vais pas me laisser crever sans rien dire, sans rien faire ! "
ainsi, parlaient les " voyageurs " partis de l'Ile de Gorée, quand le coton vint à les épuiser, les anéantir, les tuer...
votre conclusion retentit jusque là-bas par delà l'océan !

   Lebarde   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Percutant, direct, cinglant.

Le monde nous a accueilli avec toutes ses tares, toutes ses lacunes, toutes ses imperfections, toutes ses injustices...Il faut faire avec:
"reste à hurler
reste à cogner
reste à lutter
reste à crever "

et surtout ne pas laisser faire et se battre jusqu'au bout.

"comment le quitter sans livrer un combat ?"

J'accepte volontiers la démarche à la condition que ce ne soit pas une incitation à la révolte mais seulement une invitation pour chacun, à s'accrocher, agir et positiver.

Je ne suis guère adepte de ce genre d'écriture, il faut pourtant admettre que ce poème est terriblement efficace et j'apprécie.

Merci
Lebarde

   Corto   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Je retiens de ce poème les quatre derniers vers, comme une morale, une projection, une injonction.
Tout ce qui précède me semble souvent confus, parfois opportuniste. Ainsi le premier quatrain est ambigu car les deux parties sont réunies sans véritable cohérence.
Le quatrain des "reste" est trop facile. On y cherche sans succès un but, une option, un projet.

Bref, vous nous présentez un poème de révolte plutôt brouillonne.

Sur ce même thème de révolte/injustice/combat on pourrait espérer un texte plus travaillé et plus convaincant.

A vous relire.

   Edgard   
16/1/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Framato
J’apprécie l’ironie du titre, son adéquation avec le poème : un poing levé. Mais j’ai du mal à imaginer qui a ce poing levé : l’être humain qui dès sa naissance aura à combattre sans armes ? L’esclave ou l’émigré qui arrive nu sur une terre hostile ? Il est peut-être un peu lourd de se poser cette question, c’est vrai.
Les deux premiers vers me gênent un peu tant ils font référence à une formule toute faite, qui se rapporte au bandit, celui qui n’a pas de morale…ce n’est peut-être pas votre intention, mais alors quid de la suite ? Avec la formule inversée « sans loi, ni foi… » ça changerait tout, me semble-t-il… en tout cas je préfère le lire comme ça.
La série des « reste à » pourrait disparaître et cela ajouterait à la force du texte. Juste les infinitifs qui à mon sens suffiraient.
hurler
cogner
Lutter
Crever
Bien cordialement

   Provencao   
17/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce qui m'a particulièrement touchée, est que "sans titre" n'est pas facile d'accès et ceci n'est pas dû à une prosaïque impéritie de votre part mais à l'anicroche même de votre sujet.

J'y ai lu d'une certaine façon, un durcissement terriblement escarpé et vous y déployez tout votre talent pour le mettre en scène.

La lecture de votre poésie non seulement incite à la lire, mais nous ouvre les yeux sur le bouleversement que j'ai éprouvé après avoir découvert cette poésie étonnante.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Ombhre   
18/1/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Framato,

un beau texte, brutal, violent, comme un cri de rage et de vie que la brièveté des vers rend plus puissant encore. Pas de belles images dans cette litanie, mais la poésie est là, telle une rivière qui dévale une pente et se heurte aux rochers, mais coule néanmoins.

La fin est superbe :
on est arrivé
dans ce monde
en criant

comment le quitter sans livrer un combat ?

Merci pour ce beau texte, tout en sobriété, et dont le dénuement n'enlève rien à la puissance.

Ombhre


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