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Poésie néo-classique
Francois : Carnaval
 Publié le 29/03/21  -  12 commentaires  -  838 caractères  -  120 lectures    Autres textes du même auteur


Carnaval



Nous allons désormais le visage voilé,
Anonymes passants, promeneurs solitaires ;
Qui sont ces inconnus sous leurs masques austères,
Chapeau foncé, manteau vert-de-gris, col roulé ?


On voit des tissus bleus, blancs, violets, ornés
D’un bord vermeil, certains pimpants, en soie légère,
D’autres bien tristounets, d’un noir ou brun sévère,
Portés haut, ou bâillant sur la bouche et le nez…


Nous voici condamnés, personnages cocasses,
À ces masques hideux qui recouvrent nos faces
– Sommes-nous Pantalon, Scaramouche, Arlequin* ?


Quel est ce carnaval, loin de Binche ou Venise ?
Nous errons, trébuchant sur ce trottoir mesquin,
Et l’univers se fond dans une brume grise…


* Personnages de la commedia dell'arte.


 
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   Hananke   
18/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Classique non, mais ce texte sur carnaval possède quelques touches
intéressantes.
J'aime bien la description des quatrains.
Je ne pense pas qu'il était utile de préciser les noms des personnages
de la commdedia dell'arte.
J'aime bien également le dernier vers mais l'adjectif mesquin ne me
semble là que pour la rime, imaginant mal un trottoir mesquin.

   socque   
19/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien
J'apprécie l'effort d'évoquer en vers classiques une situation ô combien moderne... J'ai un doute sur la conformité du vers ternaire
D’un bord vermeil, certains pimpants, en soie légère,
aux contraintes formelles de la catégorie onirienne de publication "Poésie classique", non à cause du rythme mais pour le mot "soie" suivi d'un mot à consonne initiale : je crois que le "e" final de "soie" ajoute dans ce cas une syllabe.

Quoi qu'il en soit, je trouve séant d'employer une forme contrainte pour illustrer celles auxquelles nous sommes soumis en ce moment... Je ne suis pas vraiment d'accord avec le ton dramatique employé, porter le masque c'est pas non plus le bagne, mais je comprends l'idée de dramatiser pour marquer le coup. Les vers me semblent fluides sans toutefois m'emporter. J'aime bien la rime Arlequin/mesquin.

   Miguel   
20/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le vers 6 présente une faute de versification. Sinon, beau texte, peinture d'un triste carnaval, avec cette brume grise, que je vois comme une métaphore de l'incertitude des temps. De belles énumérations qui évoquent le vrai carnaval, "Le carnaval bariolé" de Gautier ; ce qui par contraste nous fait mieux mesurer la grisaille de celui-ci.

   ANIMAL   
29/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien cette façon d'aborder la situation en comparant le véritable carnaval, plein de couleurs et fait pour s'amuser, et cette mascarade mortifère qui tue toute convivialité.

Un texte bien mené, qui oppose pimpant/grisaille, joie/tristesse, cocasse/austère et fait ressortir la solitude des acteurs de ce carnaval imposé.

Un vers m'a semblé moins harmonieux :
"Chapeau foncé, manteau vert-de-gris, col roulé ?"
Mon passage préféré est :
"Nous voici condamnés, personnages cocasses,
À ces masques hideux qui recouvrent nos faces"

Une lecture intéressante.

   papipoete   
29/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Francçois
Nous sommes en tenue carnavalesque désormais ; oh, seul notre visage joue le vénitien, avec plus ou moins de bonheur ; en effet le fameux masque non content d'être " chirurgical ou bec de canard " varie au gré des mains de mamans ou mamies... mais parfois le cocasse côtoie celui de tête d'enterrement !
NB certes, être contraint d'avancer masqué est un grand changement, mais c'est moindre condamnation que ce voile tombant sur le visage : l'être est au moins égalitaire en terme d'apparence physique ; plus de canon, plus de laideron rien que des faces qui grimacent ou rient...
C'est à ce titre que la seconde strophe me plaît le plus !
Je me résous à penser, que ce voile nous accompagnera peut-être longtemps, comme sous d'autres latitudes mais quel dommage pour qui, devant sa glace se fait beau, se fait belle pour s'en aller travailler...
Des dodécasyllabes néo-classiques sans faute ; n'est que l'avant-dernier vers " trottoir mesquin " contre lequel je bute ?
Je suis content de revoir des parutions régulières, pour notre auteur belge !

   sympa   
29/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir François,

Une autre manière de parler de ce virus sous la forme d'un sonnet néoclassique de bonne facture .
Dommage le "e" de soie au vers 6 non élidé.
La contrainte de porter un masque moche et tristounet pour se protéger comparée aux festivités, joies et couleurs propres au carnaval de Venise, est habilement exprimée.
Je ne suis pas fan de "manteau vert-de-gris" pas très joli.
Un bel ensemble toutefois .

   dream   
29/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
François, bonsoir

Le monde que nous vivons actuellement est une véritable tragédie humoristique, qui tend à faire de nous de vulgaires robots, tels des clones dupliqués tous à l’identique, et à l’infini ; un monde enfin qui ne serait, sur fond de désespoir… qu’Ennui, le pire, à mon avis, de tous les maux.

Et ce vers tellement bien vu :

« Portés haut, ou bâillant sur la bouche et le nez… »

Et encore celui-là, si beau :

« Et l’univers se fond dans une brume grise. »

Merci et bravo ! pour ce triste constat.
dream

   Castelmore   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François

Que penseriez vous d’inverser les deux quatrains ? Ce faisant je trouve votre poème plus homogène...
Voilà vous savez maintenant la seule critique que je formule.

Il est enlevé, imagé, un brin cocasse, tout à fait dans l’esprit de la comedia del arte : une réalité triste sous un humour grinçant.

Plus ... très beau vers final

Castelmore

   Donaldo75   
1/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien ce poème. Le titre donne le ton et je le trouve intéressant au vu de notre situation actuelle, de cette crise sanitaire où le meilleur et le pire se côtoient, amplifiés par les réseaux sociaux et nos mauvais penchants pour la théorie du complot, les explications faciles, les mesquineries j'en passe et des meilleurs. Certes, je l'ai probablement trop lu au second degré et d'aucun pourrait me reprocher de ne voir que le fond; cependant, la forme, surtout dans les quatrains, résonne dans le même sens à ma lecture. Et le premier tercet renforce le fond qui devient alors prégnant dans ma lecture.

"Nous voici condamnés, personnages cocasses,
À ces masques hideux qui recouvrent nos faces
– Sommes-nous Pantalon, Scaramouche, Arlequin* ?"

Ces trois vers pourraient d'ailleurs s'appliquer à d'autres contextes, par exemple les forums sur Internet mais je ne rentre pas dans cette voie car elle me semble risquée, propice à la polémique que je ne voudrais pas soulever et qui détournerait des trillions de neurones d'un poème bien composé. Alors, je m'arrête là, salue l'auteur pour sa prestation et le laisse tranquillement quitter la scène sous les applaudissements.

   Queribus   
1/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une peinture très réaliste de la situation actuelle mais pleine de poésie avec un zeste d'humour pour mieux faire passer le tout. L'ensemble se lit facilement avec plaisir; je pense que vous avez su trouver le ton adéquat dans une forme O combien difficile.

Sur l’écriture elle-même, je me permettrais quelques petites remarques.

-quelques rimes intérieures:

Nous allons désormais
le visage voilé

D'autres bien tristounets
Sur la bouche et le nez

-le vers 5 fait 11 syllabes (vio-lets) (Nous sommes en néo-classique)

-trottoir mesquin? (mesquin ne me semble là que pour la rime)

Par contre soie non suivi d'une voyelle ne me choque pas (Là aussi nous sommes en néo-classique)

Tout ceci n'est que broutilles et n'enlève rien à la qualité de votre poème.

Bien à vous.

   Francois   
2/4/2021

   Robot   
2/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une vision à peine décalée de cette période nous est montré dans un constat un peu amère ou le carnaval joyeux des masques burlesques est remplacé par des bouts de chiffons qui ne nous rendent pas moins grotesque. La joie et le plaisir en moins.
Ces masques que nous laissons parfois bailler sous le nez ou en bas du visage nous donne les airs grimaçants des pantins de la commédia dell'arte.


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