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Poésie contemporaine
Francois : Coucher de soleil en Zélande
 Publié le 27/09/17  -  21 commentaires  -  1341 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur


Coucher de soleil en Zélande








Le soleil se couchait doucement sur la mer ;
On voyait des voiliers, de blanches goélettes,
Des chalutiers montrant leurs sombres silhouettes,
Des cargos aux flancs bruns, des porte-containers.


Frôlant les poteaux gris, effleurant les flots verts,
Un vent léger soufflait une frêle ariette ;
Sur le sable mouillé se posaient des mouettes,
Marchant à petits pas sur l’estran découvert.


La plage était déserte, aucun homme, aucune âme…
Des goélands criaient sur les noirs brise-lames,
Puis s’échappaient soudain dans le ciel amarante ;


Les vagues chuchotaient leur chanson indécise,
Déposant sur la grève une caresse aimante,
Baiser d’écume, embruns frais qu’emporte la brise…



Zoutelande, juillet 2017.


 
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   troupi   
8/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Agréable lecture ce matin qui raconte la vie d'un port d'où toute animation violente est absente, ce qui est assez inattendu mais plaisant.

La vie se résume aux navires immobiles et aux oiseaux marins. C'est la paix qui domine, seul le goéland trouble le silence par son cri mais la mer et le vent s'accordent pour ne rien troubler de la quiétude des lieux.

"La plage était déserte, aucun homme, aucune âme…" L'auteur nous fait bien remarquer que l'absence de l'homme seule permet cette quiétude, c'est intéressant.

Je me demande si je n'aurais pas construit le dernier vers différemment ; une virgule après "embruns" ou alors "frais embruns" plutôt "qu’embruns frais".

Malgré plusieurs lectures c'est le passage du poème qui accroche un peu à la lecture et me semble nuire à la fluidité du texte, mais c'est peut-être seulement ma lecture qui ne trouve pas le bon rythme.

   Provencao   
10/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel sublime tableau...

J'en ai aimé les verbes délicieusement choisis et déposés comme des gemmes.
Une grande douceur, une quiétude qui bercent chaques strophes.
Je me suis laissée transporter par ces vagues et ce baiser d'écume.

   Brume   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un poème assez ordinaire mais ô combien agréable à lire.
Des embruns, des mouettes, des voiliers,...Tout cela fait naître des sensations de bien-être au lecteur.
La sérénité occupe ce cadre en mouvement.
Toutes les sensations sont stimulées: visuelles à souhait, odorantes, auditives et tactiles.

   Marie-Ange   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je vais commencer par le tout petit bémol
"La plage était déserte", en l'instant m'est revenu
une chanson de Jacques Brel, ce fut instinctif ...
Mais en cela rien de bien grave.

Cette lecture est vraiment dès plus agréable,
les images, les couleurs, les odeurs, les bruits,
le mouvement, tout y est.
L'enchantement est total.

Ainsi, c'est avec plaisir que j'ai lu votre poème
plusieurs fois de suite, pour encore mieux
apprécier, la beauté et le raffinement,
dans ces moindres détails.

Ma préférence ira, à ce tercet :

" Les vagues chuchotaient leur chanson indécise,
Déposant sur la grève une caresse aimante,
Baiser d’écume, embruns frais qu’emporte la brise… "

   Robot   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle poétique pour ce poème auquel il manquait peu pour rester en néo ou même en classique.

Le vers sont fluides et éloquent sur le thème.
Je dirais seulement qu'il faudrait éviter l'excès des participes présents. Souvent il est assez facile de s'en passer. Par exemple au second tercet "déposant" était facilement remplaçable par le conjugué "déposait" sans rien changer au sens du texte.

Il n'en reste pas moins que c'est avec plaisir que j'ai lu votre poème

   PIZZICATO   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli tableau empreint de sérénité, aux images douces et éloquentes.

" Un vent léger soufflait une frêle ariette "
" Les vagues chuchotaient leur chanson indécise"
"...le ciel amarante "

   Hananke   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Déjà, le fait de pouvoir mettre une image sur un texte
est un plus non négligeable, comme une bonne préparation
à la lecture.
J'aime bien la douceur et la tranquillité qui émane de ce couchant.

La beauté par le vide.

Deux bémols toutefois, je déplore que le poème ne dépasse pas
le stade de la simple description.
Et surtout, le vers ultime avec sa répétition des em ne m'apparaît
pas du tout à la hauteur.

Dommage, un texte empreint de cette sérénité reposante
aurait mérité une meilleure fin.

   papipoete   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour François,
C'est le plus beau moment de la journée, pour qui sait contempler ; le soleil nous fausse compagnie, dans un feu d'artifice sans pétard !
Plus âme qui vive sur le sable, reconquis par les oiseaux qui s'envolent soudain alors que chuchotent les vagues .
NB un instant de béatitude où l'on imagine la scène fermant les yeux ; celle des " goélands s'échappant soudain dans le ciel amarante " est fort bien évoquée ! le dernier vers est si caressant !
Je ne voudrais pas sembler prétentieux, mais je vois une écriture qui se rapproche de mon style, ou plutôt mon écriture qui se rapproche de la vôtre ? Aussi, ne puis-je qu'aimer ce sonnet ...

   luciole   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli tableau-poème agréable à lire.
Petit problème de fluidité au dernier vers peut-être ?
J'ai bien aimé.

   Alexandre   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir François... Jolie photo, joli tableau !

Deux, trois bémols...

-Frôlant les poteaux gris, effleurant les flots verts,

Deux participes présents dans le même vers... ça fait beaucoup

-Le dernier vers...

Baiser d’écume, embruns frais qu’emporte la brise…

n'est pas très facile de lecture "because" embruns frais.

Tout ceci devrait pouvoir s'arranger à peu de frais mais je te laisse le soin d'y remédier... si le cœur t'en dit, évidemment !

Merci pour cette balade en Zélande

   emilia   
27/9/2017
Un coucher de soleil qui apporte douceur et sérénité sous la légèreté du vent qui frôle, effleure, caresse… ; un joli souffle poétique déposant son baiser d’écume et la fraîcheur de ses embruns à travers une lecture agréable…

   Damy   
28/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que la photo est belle ! Et le poème est à son image.
Il est beau par sa simplicité qui révèle une grande maitrise dans l'art d'écrire.
Il est directement sensible: je vois le paysage, je sens le vent souffler sur mes joues et le sable mouillé sous mes pieds, j'entends les goélands et le murmure des vagues. Il met mon corps en émoi.
Il m'évoque un sentiment de calme et de grande paix intérieure, sans "aucun homme, aucune âme" pour les troubler. La communion avec la nature.
Il est aussi d'une belle sensualité ("la caresse aimante, le baiser d'écume) qui m'évoque l'amour en plus.
Je retiens la finesse de la "frêle ariette" et du "ciel amarante"

Juste une petite fausse note dans l'harmonie mélodieuse de ce sonnet: le dernier vers où j'aurais aimé trouver une césure à l'hémistiche. Sans ce bémol, j'aurais noté "exceptionnel".

Merci pour le plaisir que vous m'avez procuré.

   Marite   
28/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les couchers de soleil, quel que soit l'endroit, éveillent souvent en nous une sensibilité orientée vers la beauté, la sérénité, l'acceptation de la fin du jour. Celui de Zélande n'échappe pas à la règle et la lecture de ce poème est très apaisante.
" Le soleil se couchait doucement sur la mer ;
...
Un vent léger soufflait une frêle ariette ;
...
Les vagues chuchotaient leur chanson indécise, "
Ma préférence va au dernier tercet.

   Vincendix   
28/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François,
Un sonnet illustré agréable à lire et à regarder… et même à entendre… on imagine le clapotis léger des vagues caressant le sable. Un moment privilégié de calme que cette transition du jour à la nuit.
Vincent

   Anonyme   
28/9/2017
Bonjour,

Le sujet est intéressant mais souffre d'une faiblesse récurrente (selon moi bien entendu)

Je suis gêné dans la lecture de ce poème par l'usage répété de l'imparfait, temps qui —dans notre langue— ressasse sans cesse ce son "ait" de manière obsessionnelle et disgracieuse à force de répétition.
Le poème ne gagne rien à ce choix et serait à mon avis beaucoup plus gracieux conjugué au présent de l'indicatif.
Ce qui est de l'ordre du passé peut tout aussi bien s'exprimer -selon moi- au temps présent avec un palette de sonorités beaucoup plus riche de diversité que l'imparfait. Je joins à ce reproche l'usage du "participe présent" qui souffre de la même faiblesse de constitution i.e une reproduction incessante d'un même son assez disgracieux.

Un sujet intéressant mais traité avec un peu de faiblesse et qui gagnerait à être repris.

Ceci n'est qu'un avis subjectif, mais je pense chaque mot de ce commentaire.

Merci de ce partage.

   Francois   
28/9/2017

   Cristale   
28/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
...blanches goélettes, sombres silhouettes, flancs bruns, poteaux gris, flots verts, noirs brise-lames, ciel amarante et la palette étire ses couleurs sur la toile du poète.

Il m'est difficile de parler de la forme, les règles de prosodie classique n'étant pas de mise ici.

Un joli texte dans l'ensemble même si je regrette l'emploi redondant de l'imparfait et de participes dont les sonorités alourdissent la musique de ce poème.

Merci pour ce partage.
Cristale

   Curwwod   
29/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il faut un joli talent pour embellir aisi un paysage brelien et lui donner vie en dehors de toute présence humaine. Vos images et vos personnifications animent ce poème très descriptif, très visuel à travers lequel on perçoit tout l'amour qui vous lie à ce pays.
Juste un petit reproche à propos du dernier vers qui devrait être une apothéose, où la rupture de rythme au coeur de l'alexandrin se montre gênante et nuit à l'harmonie de l'ensemble.

   jfmoods   
30/9/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes, majoritairement féminines, avec glissement assonantique aux vers 9-10.

Le regard porté par le poète part de l'horizon ("Le soleil se couchait doucement sur la mer") avant de baliser l'espace jusqu'au premier plan (énumération exhaustive : "des voiliers, de blanches goélettes, / Des chalutiers montrant leurs sombres silhouettes, / Des cargos aux flancs bruns, des porte-containers", "les poteaux gris", "le sable mouillé", "l'estran découvert", "la plage", "les noirs brise-lames", "le ciel amarante", "la grève").

La description est marquée par la prégnance des sens (vue" : voyait",toucher : "Frôlant", "effleurant", "Déposant... une caresse aimante", "Baiser d'écume", ouïe : "soufflait une frêle ariette", "criaient", "chuchotaient", odorat : "embruns frais").

L'enchantement de l'évocation repose sur divers éléments : les allitérations des vers 5 et 6 (f, v), les inversions du sujet ("se posaient des mouettes", "qu'emporte la brise"), l'adverbe ("se couchait doucement"), l'adjectif qualificatif ("Un vent léger"), le complément de manière ("Marchant à petits pas"), la gradation ("aucun homme, aucune âme"), la vigueur inattendue de l'envol ("s'échappaient soudain").

Merci pour ce partage !

   FABIO   
8/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'adore, ça parait tellement facile au bout de votre plume,Ce regard de poète qui aime la nature et qui l'a décrit si bien.du talent de la justesse, un amour du beau, moi je dis bravo

   Eccar   
9/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour François,

La photographie déjà est magnifique, ce coucher de soleil...
Et puis en dessous vos mots, comme le reflet de la photo, un paysage se mirant dans l'eau de l'âme...
Ce que l'image ne montre pas, votre souvenir nous le rapporte, votre regard à 360° absorbe d'autres choses, des sensations, des couleurs, et restitue ce tout après une traversée en douceur de votre poésie.
Les bateaux, les activités de ces hommes que l'on devine, les oiseaux et leur existence paisible sur ce bord de mer, dans les lumières déclinantes, dans le chant des vagues écumantes.

Votre texte est une merveille, une carte postale pleine de vie.
Mille bravos pour ce poème.

Après lecture de vos remerciements, j'apprécie mieux, moi aussi, la nouvelle version du dernier vers. J'avais un peu accroché sur ce passage, l'imparfait tout au long du texte qui finissait par ce présent "qu'emporte la brise" m'avait titillé.
Voilà qui est réglé par cette version magnifique : "Embruns, baisers d’écume emportés par la brise…"
Encore bravo.


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