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Poésie néo-classique
Francois : Dans la brousse
 Publié le 17/07/17  -  6 commentaires  -  962 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

Poème sur mon enfance en Afrique (Congo).


Dans la brousse



Nous étions deux enfants, yeux bleus et mèches blondes.
Quand nos parents dormaient, nous allions dans la brousse,
Chassant les biloulous, piétinant l'herbe rousse,
Tels des explorateurs devant le Nouveau Monde !


Joyeux, nous observions des fourmis, des termites,
De lents caméléons, des guêpes buissonnières ;
Sur le sol rouge et brun, nous ramassions des pierres
Aux reflets dorés, verts… Émeraudes, pépites ?


J'avais six ans ; ma sœur s'appelait Marie-Anne.
Nous étions si heureux, au cœur de la savane !
Des mange-mil filaient, haut dans le ciel immense.


Nous écoutions chanter des cigales lointaines,
Et nous avancions, le petit prince et sa reine,
Dans la brousse sans fin, jardin de notre enfance.



Biloulou : insecte (swahili).
Mange-mil : petit passereau d'Afrique subsaharienne, au nom évocateur.


 
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   Eccar   
1/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
C'est un joli poème plein de fraîcheur, l'évocation de cette enfance dans ce jardin immense de la savane. Pas de fioritures, de tournures tarabiscotées, plus tape-à-l’œil que poétiques comme c'est bien souvent le cas.
Je laisse aux spécialistes le soin de juger la forme, le fond m'a plu, m'a dépaysé, m'a empli la cervelle d'images douces et lumineuses. C'est pour moi déjà une réussite.
Bravo.
A vous relire avec bonheur.

Eccar

   papipoete   
2/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
néo-classique
un flash-back sur l'enfance en Afrique, où tout nous émerveillait !
NB un poème à l'écriture si simple mais sincère, que l'on pourrait lire aux petits pour qu"ils s'endorment paisiblement .
Je ne suis pas sûr que la forme choisie accepte dans les tercets, 2 fois 3 rimes féminines ?
papipoète

   Brume   
3/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Je suis assez mitigée.
C'est mignon comme tout. Et j'ai aimé suivre les escapades des enfants curieux. Et puis les noms exotiques comme biloulou et mange-mil m'emmènent de suite ailleurs, mais pas complètement. Cela reste une simple énumérations de ce que contemplent les enfants. Ça reste trop sobre et assez figé. Le caméléon par exemple est un animal surprenant avec ses gros yeux et son corps qui change de couleur, j'aurai aimé que la contemplation de cet animal vu par des yeux d'enfants soit plus fantaisiste, y mettre de la couleur et du mouvement, juste en deux mots.

Autre chose qui me gêne c'est la description physique des enfants à la 1ère strophe. J'aurais préféré créer leur apparence dans mon imaginaire.

   PIZZICATO   
17/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Une lecture agréable.
Un souvenir de l'enfance, conté avec simplicité.
" Dans la brousse sans fin, jardin de notre enfance. "

   Marie-Ange   
17/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Chaque mot nous fait partager cette enfance "Dans la brousse",
avec bonheur.

Un texte simple mais d'une grande efficacité, il est frais, vrai, touchant. Les images proposées sont colorées, atypiques.

J'ai imaginé bien aisément ces deux enfants "explorateurs", comme on peut l'être dans le monde de l'enfance, toujours en quête
d'aventure, où tout est prétexte à l'inventivité et la découverte.

Très agréable moment de lecture, je me suis bien longuement attardé, pour apprécier le plaisant de ce poème.

J'en ai autant apprécié le fond que la forme.

   jfmoods   
18/7/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, exclusivement féminines.

Au vers 13, la diérèse permettrait d'appuyer sur la curiosité de l'enfance et assurerait l'équilibre du vers par la coupe à l'hémistiche, l'article défini "le" n'étant pas absolument indispensable...

Et nous avancions, petit prince et sa reine, / Dans la brousse sans fin, jardin de notre enfance.

Le poème est construit à l'imparfait des habitudes douces. Le vers 2 (parallélisme : "Quand nos parents dormaient, nous allions dans la brousse") donne le la de cette soif de découvertes propre au jeune âge (comparaison : "Tels des explorateurs devant le Nouveau Monde !"). Pleins d'insouciance (adjectifs qualificatifs : "Joyeux", "si heureux"), les sens en éveil (vue : "nous observions", ouïe : "nous écoutions chanter"), le locuteur et sa soeur (groupe nominal soulignant la ressemblance : "deux enfants, yeux bleus et mèches blondes", périphrase laudative : "petit prince et sa reine") explorent un territoire intime (métaphore : "jardin de notre enfance") aux couleurs vives (champ lexical : "l'herbe rousse", "le sol rouge et brun", "des pierres / Aux reflets dorés, verts... Émeraudes, pépites ?"), à la faune variée et fascinante (groupes nominaux : "les biloulous", "des cigales", "des mange-mil", énumération : "des fourmis, des termites, / De lents caméléons, des guêpes buissonnières"), démesurément ouvert sur la verticalité (complément de lieu : "haut dans le ciel"), sur la largeur et sur la profondeur (adjectifs qualificatif : "lointaines", complément de lieu : "au coeur de la savane", hyperbole : "la brousse sans fin").

Merci pour ce partage !


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