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Poésie néo-classique
Francois : Dis-moi
 Publié le 21/11/17  -  18 commentaires  -  1033 caractères  -  223 lectures    Autres textes du même auteur


Dis-moi



Dis-moi, dame aux cheveux gris,
Ton existence d’avant,
Ses bonheurs dont tu souris.
– Ton visage est émouvant.


Sais-tu l’amour – le vrai – dis ?
Te souviens-tu des enfants
Dont tu fus le paradis ?
– Entends leurs cris triomphants !


Tu flânais, l’après-midi,
Sous le soleil du printemps,
Et dans le ciel attiédi
Filaient des oiseaux chantants.


Revois-tu les fleurs, les fruits,
Les beaux vergers opulents,
Les jardins bordés de buis,
Chère dame aux cheveux blancs ?


Le foin remplit les greniers,
Et les pommes les paniers ;
Les feuilles jonchent les cours.


De l’eau brille dans ton œil,
Larmes d’hiver et de deuil,
Ru discret suivant son cours.


Les saisons puis les années
Ont défilé, sans retour.
– Combien de roses fanées,


Dis-moi ? C’est la fin du jour,
Les ombres vont s’effacer…
– As-tu peur de nous laisser ?


 
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   Provencao   
6/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien ce "dis-moi"en cette presentation
fluide en des tercets de bonne facture. Les rimes sont libres et nous accompagnent doucement vers cette constatation où Vivre ne se fait qu’au présent, on le sait ici et maintenant.

J'ai bien aimé cette naïveté de croire que nous pouvons nous saisir immédiatement de l’ici et du maintenant.

"Les saisons puis les années
Ont défilé, sans retour.
- Combien de roses fanées, "

Beaux vers où nous devons tout autant nous défier de la tentation adverse : de nous laisser embarquer dans une
médiation sans fin..

À ce « vivre » dans lequel nous sommes d’emblée immergés, nous ne pouvons par conséquent accéder. C’est pourquoi vivre...s'imprégne " nostalgiquement" dans cette poésie.

   Brume   
8/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Poème assez mignon, assez agréable.
Le lecteur visualise bien de ce qu'était la vie passée de cette femme âgée imaginée par le narrateur. Des moments de bonheur à la campagne ou dans un petit village verdoyant défilent sous mes yeux et je me sens bien.
C'est vraiment coloré. Et j'aime entendre la mélodie tout le long de votre poème.

Seul bémol : au début la dame a les cheveux gris, et a la 4ème strophe la dame a les cheveux blancs. J'imagine que c'est juste pour la rime. Dommage.

Votre poème est musical, touchant, tout en sobriété. Joli poème.

   Miguel   
8/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le rythme contenu de l'heptasyllabe convient à merveille au lyrisme discret, plein de retenue, et cependant frémissant, de ce poème. La rime exclusivement masculine (la seule féminine s'y apparente par son "e" sans support) confère à l'ensemble une rigueur, une sévérité que dément le contenu. C'est à la fois poignant et plein de pudeur. Une vraie réussite.

   Gouelan   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Dis-moi" apporte une douceur comme une caresse sur les larmes d'hiver et de deuil.
Comme une vie qui s'écoule, avec ses printemps et ses pointes de gris, puis le blanc.

   Hananke   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Joli texte sur le temps qui passe, on dirait du Verlaine.

Le quatrain 4 est mon préféré avec ses beaux vergers opulents
et ses jardins bordés de buis.
Tout comme le deuxième tercet a ma préférence sublimé
par son dernier vers.

Oui, un bien joli texte.

   PIZZICATO   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les " cheveux gris " puis " blancs " imagent le temps qui passe.
Une poésie emplie de tendresse pour cette " dame ", la maman je suppose.

"De l’eau brille dans ton œil,
Larmes d’hiver et de deuil,
Ru discret suivant son cours."

" Dis-moi ? C’est la fin du jour,
Les ombres vont s’effacer…
– As-tu peur de nous laisser ? "

   Louison   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dis-moi,

Le temps passe, les cheveux blanchissent et que reste-t-il des souvenirs de cet avant?

Merci pour cette émouvante poésie.

   Marie-Ange   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Des mots vrais émouvants, "dame aux cheveux gris" devient
"dame aux cheveux blancs", et le temps l'a vieilli, au travers
de votre phrasé, bien imagé, ponctué par une vie joliment
colorée. Vous me l'avez rendue tellement "vivante".

Tout votre poème est baigné de tendresse, de délicatesse,
c'est un tel bonheur de le ire et de le relire.
Il est fluide, de plus une légère mélodie l'accompagne.

Votre plume est élégante par sa simplicité, c'est un compliment,
elle a ce don magistral de faire de ces petits rien de la vie de grandes choses, et surtout de très belle histoire de vie.

A vous lire de nouveau, avec impatience ...

   Marite   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout en douceur et délicatesse. Ce poème transpire la tendresse, celle qu'il devrait être possible d'éprouver en présence de ceux qui, épuisés par leur long et parfois périlleux parcours sur le chemin de la vie, se posent sans plus avoir envie de parler, de bouger même, ils savent le plus souvent que ceux qui les suivent n'ont plus de temps pour les écouter alors ... ils se taisent. Un texte écrit avec le coeur je crois.

   fried   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai lu votre poème avec plaisir, il y a de l'élégance dans ce texte et du respect pour l'âge.
Le poème à de belles sonorités on peut le fredonner comme une chanson. Par exemple avec certaines mélodies de "Dit quand reviendras-tu ?" de Barbara.

   papipoete   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour François,
Dis-moi, toi qui fus, toi qui es, veux-tu me raconter comment c'était avant ? dis, le veux-tu ?
NB je me revois assis près de mémé, les bras en poteaux de rugby, autour desquels, Héloîse dévidait une pelote de laine, et me narrait la vie d'autrefois ; sa vie de fille, celle de femme, puis maintenant .
Les images remémorées de l'auteur par la " dame aux cheveux gris " sont pour moi, comme pour beaucoup de gens, touchantes et vivantes .
La 6e strophe en tercet est attendrissante, quand la dernière nous fait regarder vers le ciel ...
Vos heptasyllabes, rares dans ces colonnes, me semblent sans défaut .

   Robot   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai apprécié le thème de votre poème et le regard posé sur cette dame. Cependant, je crois le texte encore perfectible sur quelques points.

Le premier quatrain m'a paru d'emblée pas trop bien construit, le dernier vers trop posé.
J'aurais préféré lire:

Dis-moi, dame aux cheveux gris
au doux visage émouvant,
Ses bonheurs dont tu souris.
Ton existence d’avant.

qui présente l'avantage de supprimer le verbe être et d'éliminer l'impression d'un dernier vers plaqué pour la rime.

Le second quatrain n'est pas celui que je préfère, a cause d'abord de son 3ème vers un peu lourd mais surtout parce qu' il exprime à mon avis deux idées différentes:
La première idée est dans le questionnement "sais-tu l'amour ?", sous entendu je pense: as tu connu l'amour pour toi ?
Puis le narrateur (seconde idée) parle implicitement de l'amour qu'elle a donné aux enfants, donc cet amour là elle le sait.
A moins que la question soit: Sais-tu l'amour que tu as donné aux enfants, au sens de: t'en souviens-tu ?
Je trouve que le mélange de ces deux idées différentes donne un quatrain confus.

L'évolution cheveux gris, cheveux blancs ne peut pas être la conséquence d'une évolution dans le temps qui n'apparaît pas dans le poème. Et il ne peut pas s'agir non plus de deux dames différentes. (Simple remarque de cohérence qui ne pose pas de réel problème de lecture)

C'est d'ailleurs à partir de ce quatrième quatrain que j'ai commencé à apprécier le poème.

Globalement, je trouve beaucoup de qualité aux tercets. C'est la partie du texte que je préfère.

   Vincendix   
22/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour François
Un petit poème très imagé, cette dame est peut-être l’épouse du « parrain tracteur » ?
Je ne suis pas fan du style employé et je me demande à quoi servent les tirets, mais la lecture est tout de même agréable.
Vincent

   luciole   
22/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème sobre qui porte ses effets grâce à un rythme bien tenu ( d'accord avec Robot pour la première strophe )
J'ai pensé au fameux poème de Nerval " la grand-mère".
Des mots simples, qui touchent.
Merci

   Francois   
22/11/2017

   solo974   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François,

J'aime beaucoup votre poème, au caractère incantatoire : quel bel hommage à cette "Dame" et quelle aisance dans cette évocation automnale !
L'usage de l'heptasyllabe convient parfaitement, car par sa brièveté même, il illustre symboliquement le temps qui passe et la précarité de l'existence.
J'ai également beaucoup apprécié l'usage concomitant de l'imparfait ("Tu flânais") et du présent de narration ("Le foin remplit les greniers") : la scène n'en est que plus immortelle.
La dernière strophe, enfin, donne une dimension métaphysique à votre poème et m'a - personnellement - beaucoup émue !
Seul le titre choisi m'a moyennement plu.
Très bonne continuation à vous et au plaisir,
Solo974

   jfmoods   
23/11/2017
Ce sonnet au carré (quatre quatrains et quatre tercets), en heptasyllabes, est à rimes croisées, embrassées et suivies, suffisantes et riches, presque exclusivement masculines.

La prise à partie de l'allocutrice (impératif : "Dis-moi", "Entends", questions fermées : "Sais-tu", "Te souviens-tu", "Revois-tu", "As-tu peur", question ouverte : "Combien de roses fanées, / Dis-moi ?") structure un balisage temporel.

La perspective de la mort ("Dame aux cheveux gris", "Dame aux cheveux blancs", complément de manière : "sans retour", présentatif assorti d'une métaphore : "c'est la fin du jour", futur proche : "vont s'effacer") ouvre la traversée des strates du temps vécu (passé simple : "tu fus le paradis", imparfait de l'habitude : "flânais", "Filaient", passé composé : "Ont défilé"), les strophes 3, 4, 5 et 6 arpentant les quatre saisons du coeur, la profondeur sensorielle du monde (vue : "soleil de printemps", toucher : "le ciel attiédi", ouïe : "des oiseaux chantants", odorat : "les fleurs", goût : "les fruits", "Les beaux vergers opulents").

Merci pour ce partage !

   EricD   
27/11/2017
Tous les ingrédients de l'élégie sont convoqués ici pour mettre en place une évocation de l'aïeule procédant par petites touches, petites réminiscences.
Tendre et charmant, finalement.


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