Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Francois : Jardin d'Afrique
 Publié le 07/01/19  -  17 commentaires  -  751 caractères  -  303 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenir de Lubumbashi (république démocratique du Congo).


Jardin d'Afrique



C’est une maison blanche au bout de l’avenue,
S’ouvrant sur un jardin embaumé de soleil ;
Un flamboyant aux fleurs splendides et vermeilles
Étale sa ramure à l’ombre bienvenue.


On voit des hibiscus, des roses inconnues,
Que viennent butiner les bourdons, les abeilles ;
Des chants de bengalis nous bercent les oreilles,
De grands papillons bleus voltigent dans les nues.


Et moi, petit garçon calme, je me promène,
Je me penche sur l’eau limpide du bassin,
Où frissonne et frémit le jet d’une fontaine.


Couché dans le gazon, tendre et doux coussin,
Je m’endors, pendant que la pénombre s’installe,
Et que chantent sans fin les heureuses cigales.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
néo-classique
" c'est un jardin, extraordinaire ... " cette chanson pourrait coller à ce bonheur intemporel, souvenir du plaisir tout simple de voir la nature belle, pas encore meurtrie, entendre les bruits familiers chants des oiseaux et friselis de l'eau d'une fontaine ...
NB et si tous les enfants du monde pouvaient connaitre ces choses-là, plutôt que le vacarme des bombes, les cris des gens que l'on violente ?
Mais c'est rêver que de songer cela ! Du second tercet, émane un parfum de béatitude .
le 12e vers mesure 11 pieds
la non alternance des rimes masculine/féminine, de même que les hiatus, sont autorisées dans cette forme, mais je trouve leur abondance néfaste !
papipoète

   Miguel   
17/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Deux petits problèmes de prosodie (soleil et le vers 12) mais le texte est d'un charme fou. Quelle apaisante évocation qui rappelle Baudelaire dans ses bons jours, et aussi Verlaine ! Les rythmes et les images s'unissent pour créer cette atmosphère heureuse et calme. On se régale.

   INGOA   
22/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis déçue par cette description assez sommaire d'un jardin d'Afrique qui paraît surtout très colonial (maison blanche au bout de l'avenue, jardin embaumé, eau limpide du bassin, où frissonne et frémit le jet d'une fontaine, le gazon tendre et doux coussin…). Oui, j'y vois surtout une belle demeure coloniale cossue, au jardin resplendissant et abondamment arrosé, entretenue à longueur de journée par de la main d'œuvre africaine à vil coût. Ce jardin sentant le fric bien plus que l'Afrique, offre finalement peu d'intérêt.

   domi   
25/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Joli poème à l'écriture fluide, et à la douce nostalgie, écrite au présent, ce qui fait que ce souvenir fait partie intégrante de l'auteur, et que cette joie ancienne est restée sienne...
Dommage le pied manquant au douzième vers qui casse ce rythme apaisant et harmonieux, tout comme l'est le message du poème.
(petit détail : il semble que frémir et frissonner soient synonymes et soient donc redondants).

   TheDreamer   
8/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet irrégulier à plus d'un titre et une évidente volonté de bien faire. On s'aperçoit de suite que l'auteur ne cherche pas le classique par la non-concordances des nombres, le non-respect de l'alternance des rimes féminines/masculines, la métrique changeante (vers 12 sous-numéraire/vers 13 en dodécasyllabe), etc, etc...

Le thème est intéressant et me rappelle dans le même esprit le sonnet l'Asile du poète parnassien Léon Valade.

Quel dommage que la métrique soit fragilisée par la faute au vers 12 cela gâche quelque peu la musicalité d'un poème avant tout visuel et sonore.

Merci.

   Corto   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce poème plutôt bien écrit est plein d'ambivalence. Bien sûr ces paysages ont existé et fait rêver "On voit des hibiscus, des roses inconnues," ou "De grands papillons bleus voltigent dans les nues." Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Et tout à côté que vivaient donc alors les Africains, je veux dire le peuple ?
On est donc en pleine nostalgie d'un vécu basé sans doute sur le colonialisme. Les actualités qui nous viennent de ce pays rendent difficilement possible de s'immerger dans ce "paradis".
Oui le monde d'aujourd'hui se prête moins au rêve, même pour un petit garçon.

   wancyrs   
7/1/2019
Bonjour François,

Votre texte est très beau et confirme la nature paradisiaque d'un continent où il faisait bon vivre ; hélas ! Aujourd'hui il ne reste plus rien de cela, après le passage du colon... Un commentaire l'a dit, l'angle de vue de ce texte est celui d'un fils de nanti colon, et je ne crois pas qu'un "indigène" au service des maîtres voient avec le même œil ce jardin... Je crois (et c'est très personnel... j'ai le droit, je pense...), que par pudeur certains souvenirs devraient rester au fond de nos mémoires. Le Congo démocratique est à feu et à sang, sous l'action combinée du colon européen, de l'homme d'affaire américain, asiatique et des rapaces du gouvernement congolais : c'est triste ! Évoquer par votre texte cette quiétude d'antan fend le cœur.
Désolé, je ne peux vraiment apprécier votre texte ! Je ne note pas.

Bonne continuation.

Wan

   LenineBosquet   
7/1/2019
François nous parle d'un souvenir d'enfance. Est-on responsable enfant de l'état (supposé dans certains commentaires) de colons de ses parents ? Évidemment non, et que cette polémique est vaine et stérile. D'ailleurs son poème le dit bien, si naïf, si quiet. Un enfant qui s'endort, comme un autre enfant ailleurs, loin du monde terrifiant des adultes.
Mon reproche à ce poème est de pure forme : la ponctuation. Comme souvent dans vos textes François je trouve des virgules en trop, ou à des endroits me semblant incongrus. Une meilleure prosodie m'aurait sans doute plus satisfait aussi.

   MFAYARD   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme un moment suspendu par la mémoire d'un enfant devenu grand. Dans cette province du haut Katanga particulièrement meurtrie et martyrisée.
Merci pour cette évocation.

   BlaseSaintLuc   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ah cruel dilemme, comment prendre ce texte dans le bon sens , le souvenir évocateur de la quiétude du jardin des souvenirs (tel un café des délices) est ici fort bien peint , mais d'un autre coté wancyrs
la fort bien dit , tout ceci et vu par l’œil du colon dans un Congo de jadis ou l'"indigène" n’eus lui pas le même (œil) .Mais bon ,ici, c'est l'enfant qui parle , et il n'y a pas plus innocent qu'un enfant .

   PIZZICATO   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Tout simplement, un homme qui revoit la maison où il a vécu, petit garçon.
Je m'en tiens uniquement à la description du lieu et de ce souvenir.

Quelle que fut la condition dans laquelle on a passé son enfance, ce sont les images que l'on en garde qui importent.

un souvenir serein de l'auteur, décrit sobrement.

   Vincente   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le souvenir semble sortir d'un rêve. Il est des réminiscences qui après un long chemin se représente à nous à notre insu. J'ai senti cette envie du poète de mettre des mots doux sur les belles images de son enfance. L'écriture est très agréable, le ressenti du lecteur peut se fondre en grande partie dans celui de l'auteur, et j'ai imaginé les beaux moments réapparus.
Que ce soit en Afrique (comme le signale l'exergue) ou ailleurs ne me semble ici essentiel que pour celui qui l'a vécu, chacun pourra resituer des beaux instants de son enfance et faire un parcours mémoriel parallèle. Cette écriture permet ceci il me semble, elle aura été pour moi comme une trame, une invitation à me rappeler, un partage.
PS : le fait que ce récit se soit passé dans une colonie, avec son lot "d'usurpations", ne devrait pas déranger le lecteur, car enfin l'enfant qui se souvient n'est pas responsable de l'endroit où il a vécu, tant que le texte ne vante pas les dominations, ou autres abus.

   sympa   
8/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une maison, un jardin, des souvenirs d'enfance ...
J'ai bien aimé .
Dommage pour le vers 12 qui ne compte que 11 pieds.
Mais le charme opère.

   emilia   
8/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ne peut-on respecter la douce mémoire heureuse de ce petit garçon (dont les souvenirs n’appartiennent qu’à lui) qui ne pouvait avoir cette conscience adulte de ce que, cette beauté, ce « jardin embaumé de soleil » pouvait cacher de drames et de misères douloureuses et odieuses… ? Un lieu paradisiaque où l’un n’empêche malheureusement pas l’autre et qui mérite d’être chanté sans faire de procès d’intention ni de lecture partisane, me semble-t-il… ; merci donc à vous pour ce partage qui ne dispense pas de débattre par ailleurs des sensibilités particulières et compréhensibles de ceux qui ont éprouvé dans leur chair une autre vision…

   jfmoods   
9/1/2019
"Couché dans le gazon, tendre et doux coussin" -> Couché dans le gazon, doux et tendre coussin

La seconde virgule du vers 9 gagnerait à être fixée à l'hémistiche. J'y vois au moins 3 avantages...

- rythme pair croissant du vers (2, 4, 6)
- demi-pause avancée qui permet de mieux percevoir le glissement des consonnes (garçon / calme)
- mise en valeur plus nette de l'allitération en m qui habille de douceur la fin du vers

La virgule à la fin du vers 10 m'apparaît contre-productive. Grammaticalement, elle n'a pas lieu d'être. En outre, elle freine l'élan, l'envol de ce premier tercet.

Construit au présent de narration, le sonnet véhicule l'émerveillement de l'enfance devant une faune et une flore paradisiaques. Dans ce comblement des sens, l'ouïe occupe la place centrale.

Au fil du poème, on perçoit un jeu assez développé d'allitérations (b/p, s/z, d/t, v/f) et d'assonances (an, é/è).

Merci pour ce partage !

   lucilius   
9/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce n'est pas un petit garçon qui s'exprime dans ce poème plutôt bien écrit, mais un adulte qui décrit un jardin d'Afrique lui rappelant de beaux souvenirs d'enfance, dont la description correspond parfois à un certain faste colonialiste. Il ne s'agit pas d'ouvrir ici un procès d'intention mais bien de commenter l'impression dominante. La mienne, malheureusement, reste accrochée sur à des mots précis qui marquent bien les extensions de souveraineté dont ont souffert la plupart des pays africains et ce jardin l'illustre un peu trop.

   solo974   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Francois,
J'aime beaucoup votre poème.
Le champ lexical de la nature ("jardin", "soleil", "flamboyant", "fleurs", "ramure", "hibiscus", pour ne citer que ces mots) est très développé - ce qui renforce beaucoup l'unité poétique de votre poésie et constitue un gros plus, selon moi.
J'ai en outre apprécié que deux sens au moins soient sollicités : la vue ("On voit") et l'ouïe ("Des chants de bengalis", "chantent"). Nous sommes proches des synesthésies baudelairiennes et votre texte n'est pas sans évoquer justement, de mon point de vue, "L'Invitation au Voyage".
Merci pour cette belle découverte et excellente continuation sur le site.


Oniris Copyright © 2007-2019