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Poésie néo-classique
Francois : Oncle Paul
 Publié le 21/12/17  -  15 commentaires  -  759 caractères  -  185 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenir d'enfance, vers 1967 (j'avais 6 ans).
Poème que je dédie évidemment à mon oncle Paul, bon pied, bon œil, malgré ses 87 ans !


Oncle Paul



C'est un ogre, un titan, un colosse au grand cœur,
Qui me prend dans ses bras, me soulève, m'emporte,
Comme si je pesais moins qu'une feuille morte,
Me presse contre lui, me serre avec vigueur.


Il a la barbe drue, un torse de catcheur.
Quand retentit son rire énorme, sa voix forte,
Transperçant les plafonds, les murs, la moindre porte,
Les chats et les souris détalent, pris de peur !


À table, il engloutit des plats gargantuesques,
Déchire des chapons aux cuisses gigantesques,
Avale bière et vin, dévore les pâtés…


Chaque soir, oncle Paul raconte des histoires,
Des blagues, des récits drôles, jubilatoires,
Dont nul ne sait s'ils sont réels ou inventés…


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Marie-Ange   
8/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le portrait de cet "oncle Paul", est écrit de manière simple mais tendre.

Peu à peu le personnage se dessine, devient familier.
Sous son aspect un peu bourru, se cache un homme émouvant,
qui "raconte des histoires", quel bonheur.
Ces moments-là sont inoubliables pour l'enfant.

J'ai aimé faire la connaissance de cet "oncle Paul",
il m'est bien sympathique.

   Brume   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Mais que j'aime votre oncle Paul !
Il respire la joie, le bonheur, dans tous les pores. Quelle sacrée présence vous lui avez donné !
Et que ça fait du bien de lire un poème rempli d'ondes positives sur une personne âgée.

Votre poème est classé dans la catégorie classique. Je n'y connais rien aux techniques de la poésie classique donc je ne vais pas les commenter.
Aucun accroc à ma lecture.

   PIZZICATO   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une écriture sobre, vraie, pour nous présenter ce " colosse au grand coeur ".
Un clin d'oeil de l'auteur à son oncle Paul, empli de tendresse, avec un zeste d'humour en prime.

   Gouelan   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François,

Une lecture qui a mis un peu de lumière dans ma journée.

Un oncle un peu ogre un peu conteur, au cœur tendre.
C'est joli comme tout et bien rythmé.

Merci.

   EricD   
21/12/2017
J'apprécie beaucoup ce portrait tragi-comique du Gargantua familial, dans le cadre d'un sonnet très simple et très net.
Quelques traits bien tracés nous permettent d'esquisser la silhouette et la psychologie d'un personnage visiblement haut en couleur.

   Hananke   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

A travers cet écrit, on sent une grande complicité et beaucoup
d'admiration du neveu pour l'oncle.

Un texte amusant, un peu enfantin, mais c'est le petit garçon
qui raconte.

   Ithaque   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir François,
C'est l'histoire d'un petit garçon qui , au lieu de se faire lire par un adulte l'histoire d'une figure masculine légendaire, prend l'option de la raconter par lui-même. Ainsi peut il la façonner à son goût, au gré de ce qu'il veut y rencontrer. Ce enfant est déjà un auteur, un autobiographe en herbe.
C'est cette posture d'enfant-écrivant qui m'a beaucoup plu ici.Merci à vous.
Ithaque

   Gemini   
8/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié ce point de vue de gosse, avec le côté Gulliver ou Micromégas, qui fait un descriptif un tantinet appuyé de l'adulte. J'aime cette réminiscence de la personne qui a marqué notre enfance, cet être inaccessible que l'on finit par déifier.
A part la rime gigantesques / gargantuesques, je trouve tout cela bien emballé.
PS En voyant la date (et le 12e vers), pas de rapport avec Spirou ?

   Vincendix   
22/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François,
L’oncle Paul fait partie de cette galerie de personnages qu’un enfant devenu adulte ne peut oublier, un « géant » au sens propre et figuré. Le mien c’était Charles, à part la barbe, je le retrouve à travers ces vers.
Un bel hommage à cet homme encore en vie, un bonjour de ma part.
Vincent

   papipoete   
22/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour François,
On se souvient tous d'un " Oncle Paul " à la carrure de bûcheron, au rire de géant et à l'appétit gargantuesque, nous racontant des histoires extraordinaires !
NB votre tonton est sympathiquement décrit sous votre plume, et l'on se souvient de nos noëls d'antan .
Si l'écriture intuitive était mise en place, le 8e vers pêcherait ( souris pris/e ) ... mais cette règle n'est pas encore d'actualité !

   Francois   
22/12/2017

   jfmoods   
22/12/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, suffisantes et riches, majoritairement féminines.

Le portrait, dressé par le poète redevenu enfant, est joliment servi par une tonalité épique. L'oncle Paul, haut en couleur, fait figure de héros.

L'aspect résolument viril de l'homme (complément de manière : "avec vigueur", "la barbe drue, un torse de catcheur") ne l'empêche nullement d'exprimer son affection de manière démonstrative (gradation : "me presse contre lui, me serre").

Trois gradations hyperboliques à rythme ternaire ("C'est un ogre, un titan, un colosse au grand cœur", "Qui me prend dans ses bras, me soulève, m'emporte", "Transperçant les plafonds, les murs, la moindre porte") mettent en scène une grandiose apparence associée à une prodigieuse puissance.

Devant une force de la nature aussi impressionnante, les ennemis héréditaires de la maison se coalisent dans la fuite ("Les chats et les souris détalent, pris de peur !").

L'émerveillement de l'enfant est particulièrement sensible dans la mise en scène du rapport de force ("C'est un ogre", "Comme si je pesais moins qu'une feuille morte").

La démesure est encore accentuée par des éléments du lexique (verbes : "retentit", "engloutit", "Déchire", "dévore", adjectifs qualificatifs : "son rire énorme", "sa voix forte", "des plats gargantuesques", "des chapons cuisses gigantesques").

D'un tempérament hors du commun, assimilable à un géant, Oncle Paul a une faim débordante, une soif insatiable ("Avale bière et vin").

Le charisme exceptionnel du personnage se trouve encore rehaussé, au dernier tercet, par une immense faconde (énumération : "oncle Paul raconte des histoires, / Des blagues, des récits drôles, jubilatoires") qui ne manque pas de laisser planer un fascinant mystère ("nul ne sait s'ils sont réels ou inventés").

Merci pour ce partage !

   Miguel   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On est heureux de savoir que ce personnage, contrairement à certains de ses récits, n'est pas inventé ; on a plaisir à songer que de telles gens existent. Il faut dire que ce fort beau poème nous peint un oncle Paul avec un réalisme tout poétique et un souffle digne du géant qu'il est. La forme, comme on dit, épouse le fond. Longue vie à l'oncle Paul et bravo à François.

   Ioledane   
25/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
C'est simple et c'est touchant, un peu naïf. Les clichés ne sont pas absents de ce poème, mais ce gentil ogre (cf. 1er tercet) est décrit avec tant de cœur que cela prend quand même.
La prosodie est maîtrisée, et le dernier vers en trimètre apporte une touche d'originalité rythmique qui cadre bien avec le personnage - à défaut d'apporter une pointe percutante comme le voudrait, paraît-il, l'art du sonnet.
Un bel hommage !

   Donaldo75   
27/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour François,

J'ai bien aimé cet oncle Paul rabelaisien. Le rythme du sonnet le rend d'autant plus vivant, le tout dans un vocable qui ne fait pas trop daté ou jauni. L'enfant est encore là, sous le poète.

Bravo

Don.


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