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Poésie néo-classique
Francois : Rêves d’éléphant
 Publié le 26/04/18  -  23 commentaires  -  894 caractères  -  255 lectures    Autres textes du même auteur


Rêves d’éléphant







Depuis que l’eau ruisselle et s’envole le sable,
Il immerge sa trompe au fond de l’océan,
Et remarque si peu, sur son dos de géant,
Ces étranges fourmis, promeneurs inlassables.


Il contemple l’Aiguille, obélisque admirable
Où viennent se poser sternes et goélands.
La tempête et la mer ont sculpté son corps blanc,
Son front strié de gris, sa tête vénérable.


Quand le soleil s’incline, enchantant l’horizon,
Il voit s’illuminer la belle Manneporte,
Son éternelle sœur, la hanche large et forte…


Solitaire, il s’endort, bercé par la chanson
De la brise et de l’eau, égaré dans ses rêves
– Et pleurent les galets, quelque part sur la grève.


Étretat, mars 2018.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Gouelan   
10/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

En lisant votre poème on a envie d'aller admirer ces falaises majestueuses.

Les mots dessinent la magie de l'endroit.
Un portrait de géant, solitaire, humble et sage.
J'aime particulièrement la dernière strophe.

L'ensemble nous berce avec un murmure de vagues, le cri des goélands, le pleur des galets et ce soleil couchant.

Merveilleux.

   troupi   
11/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe écriture pour parler de ce lieu magique qui n'est pas sans rappeler cette silhouette majestueuse de l'éléphant.
J'ai beaucoup aimé l'ensemble avec une légère préférence pour le dernier tercet.
" Et pleurent les galets, quelque part sur la grève." quelle image qui donne une âme supplémentaire au poème.

   papipoete   
14/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
sans qu'on le sache, la falaise d'ici semble effectivement tremper dans l'eau, la trompe d'un éléphant ! Et l'endroit semble lui plaire, puisqu'il n'en part pas !
NB Etretat ne peut laisser insensible le visiteur, et cet éléphant de craie que le temps a teinté d'un gris, strié comme la cuirasse d'un pachyderme, est fort bien illustré par le poète ! La première strophe est ma préférée .
Un sonnet néo-classique de bonne facture, facile et fort plaisant à lire !
papipoète

   Anonyme   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai beaucoup aimé ces "Rêves d'éléphant", c'est très agréable à lire et à relire.

Il se dégage de bien belles images, elles donnent l'envie d'aller les apprécier de plus près. Beaucoup de charme à ce texte, très fluide, la lecture n'en est que plus aisée. J'ai savouré tout ces petits détails qui donnent à cette sculpture naturelle son impressionnante élégance. Il vient s'ajouter à cela un petit côté distrayant très ludique.

Un très très bon moment passé en bonne compagnie ...

   TheDreamer   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un sonnet en ABBA ABBA CDD CEE.

Un poème descriptif usant de la personnification pour évoquer son sujet. J'apprécie beaucoup le choix du thème que d'autres ont autrefois travaillé : en particulier, José-Maria De Heredia dans son sonnet « Un peintre » extrait du chapitre « La mer de Bretagne » au sein de son recueil « Les Trophées ». Certes le sujet n'est pas tout à fait le même, mais, il s'en approche.

Pour moi, le passage le plus réussi est le 1er tercet :

« Quand le soleil s’incline, enchantant l’horizon,
Il voit s’illuminer la belle Manneporte,
Son éternelle sœur, la hanche large et forte… ».

Je ne comprends pas bien la raison de le finir sur trois points, un point seul aurait suffit, mais il me plaît. - Le dernier vers me semble faible et ne conclut pas le sonnet comme je l'aurai souhaité.

   emilia   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli sonnet qui rend hommage à cette sculpture si pittoresque créée par l’érosion de la falaise crayeuse, son image symbolique bien trouvée que le peintre-poète nous restitue à travers sa trompe, son dos, son corps blanc, son front, sa tête « vénérable », dans une ambiance contemplative bercée par ses rêves et les pleurs des galets… ; merci de nous avoir fait partager cet enchantement…

   Hananke   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

J'aime bien la comparaison de ces falaises avec un éléphant.
Egalement les promeneurs en fourmis.

Heureusement que ce n'est pas moi qui ait fait une inversion
comme celle du premier vers, j'en aurais entendu parlé.

Un texte honorable avec de belles images.

   Robot   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un rocher ! Alors pour le coup j'avais pas capté. L'aiguille oui parce que j'ai lu Arsène Lupin ! J'avais pensé à un phare ! Encore que je voyais pas à quoi correspondait la trompe.

Peu importe, ce néo est très bien conduit. Tu as eu raison de ne pas te forcer pour réaliser un classique. Le mieux est l'ennemi du bien et vaut mieux un bon néo qu'un classique raté. Le déroulement est fluide, les images s'impriment.
"Il voit s’illuminer la belle Manneporte,
Son éternelle sœur, la hanche large et forte…" (bien vue la métaphore)

Un texte que j'ai eu plaisir à lire et à dire.

   Eccar   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour François,
Un sonnet magnifique, un éléphant médite devant la mer et nous méditons avec lui. C'est vrai qu'il est bien là, ce vénérable regard de l'animal, aussi âgé peut-être que la mer elle-même.
Juste un détail m'intrigue, pourquoi pleure t'il les galets ?
Un très beau travail en tous cas, et de bien belles photos.
Je ne pensais pas qu'un séjour africain puisse donner si haut au Nord de telles visions.
Bravo, et à vous relire bien sûr.

   PIZZICATO   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Après le titre, la photo est bienvenue pour mieux apprécier les images de cette poésie alternant la description et le ressenti du poète.

" Ces étranges fourmis, promeneurs inlassables." original, pour désigner les visiteurs.

"la belle Manneporte,
Son éternelle sœur, la hanche large et forte… "

En première lecture j'ai buté sur cette inversion " et pleurent les galets ".

   Absolue   
27/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel beau sonnet!
Tout est dit en quelques mots bien choisis...douce mélancolie...
Ca donne envie d'une balade à dos d'éléphant:-)

   Queribus   
27/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un modèle de sonnet néo-classique pour les amateurs, atteignant une rare perfection d'écriture. Pour ce qui est du fonds, je sais où je vais aller passer mes prochaines vacances et je crois que j'aurai bien raison.

Bien à vous..

   Francois   
27/4/2018

   jfmoods   
27/4/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, riches, suffisantes et pauvres, majoritairement féminines.

Il y a très longtemps (complément de temps : "Depuis que l’eau ruisselle et s’envole le sable"), la nature, artiste, a crée ("La tempête et la mer ont sculpté"), sur la côte bretonne d'Étretat, un paysage grandiose.

Sollicité, l'imaginaire du poète transfigure ce lieu. La roche inerte s'anime, laissant apparaître le profil d'un pachyderme bien vivant (titre : "Rêves d'éléphant", métonymies : "sa trompe", "son dos de géant").

La disproportion entre l'animal fantasmé et l'animal réel confère à cette vision une dimension épique ("Il immerge sa trompe au fond de l’océan"). Les touristes qui, sur la falaise, profitent de cette vue splendide (périphrase : "promeneurs inlassables") sont pareils à des insectes évoluant en colonie (métaphore : "Ces étranges fourmis") et provoquant la relative indifférence de leur hôte (marqueur d'intensité : "remarque si peu").

Sous l'oeil de ce métaphorique éléphant ("Il contemple", "Quand le soleil s’incline, enchantant l’horizon, / Il voit s’illuminer"), le reste de la perspective se déploie, marquant un passage graduel de la clarté du jour à l'obscurité. Ainsi "l’Aiguille", toute proche (métaphore laudative assortie d'un enjambement : "obélisque admirable / Où viennent se poser sternes et goélands", métonymies : son corps blanc", "Son front strié de gris, sa tête vénérable"). Ainsi "la belle Manneporte", plus éloignée, massive, impressionnante (métaphore : "la hanche large et forte", points de suspension), écho grandiose de l'éléphant dans ce paysage enchanteur ("Son éternelle sœur").

Avec le surgissement du crépuscule, l'assoupissement gagne ("il s’endort", "dans ses rêves"), appuyé par le rythme ascendant, puis descendant, des vers 12 et 13 (3/3/12/6), et conforté par un jeu d'assonances (a, an) et d'allitérations (l, s, d/t) par ailleurs assez présent sur l'ensemble du sonnet.

Une tonalité pathétique se dégage du dernier tercet ("Solitaire", "égaré", "pleurent les galets, quelque part sur la grève", tiret mettant en relief le dernier vers) face à ce paysage à l'instant transfiguré par le poète... et cependant condamné à une éternelle immobilité.

Merci pour ce partage !

   Donaldo75   
27/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François,

Je serai bref.
Ce poème m'a beaucoup plu parce qu'il m'a immédiatement fait penser à ce paysage que j'ai eu la chance d'admirer. C'est réussi, et la forme classique magnifie encore plus cet éléphant de roc.

Bravo !

Donald

   Lulu   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François,

J'ai bien aimé lire ce sonnet que j'ai trouvé réussi du fait de sa douce et belle musicalité.

Au départ, j'imaginais que votre poème allait être juste descriptif, et de fait, manquer de saveur, et cela peut-être du fait de la présence de la photographie, mais en fait, non ; le texte s'envole et prend de l'ampleur au fil des mots avec le jeu des rimes que j'ai trouvé particulièrement beau. J'ai surtout aimé, par exemple :
"Quand le soleil s’incline, enchantant l’horizon,
Il voit s’illuminer la belle Manneporte,
Son éternelle sœur, la hanche large et forte… ", ainsi que le quatorzième vers, vraiment très très beau.

Bonne continuation.

   Gabrielle   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau sonnet qui dévoile le talent de l'auteur.
Quel joli voyage poétique vous proposez au lecteur !
Merci pour ce beau partage.
Au plaisir de vous lire.


G. Michel

   Miguel   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bien charmant tableau. Le lieu est connu, il a été maintes fois décrit, mais ce poème trouve sa place parmi les autres textes concernant la falaise d'Etretat. Il s'en dégage une paix et une force complémentaires, qui forment une harmonie lyrique et heureuse. C'est un bon moment de lecture ; si notre ami a d'autres descriptions de paysages aussi réussies, on ne demande qu'à les lire.

   Vincendix   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François,
La fameuse aiguille creuse d’Etretat décrite en vers, une excellente idée et c’est vrai qu’elle ressemble à un éléphant. Une curiosité naturelle bien mise en valeur dans ce sonnet.
Vincent

   LenineBosquet   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,
Je dois dire que je trouve ce poème bien supérieur aux précédents écrits de l'auteur. Quelques faiblesses ont déjà été relevées par des commentateurs, l'inversion au 1er vers par exemple ne me gène pas, je la trouve presque naturelle. Seule la pointe du poème, sa chute, me dérange un peu, je trouve qu'elle manque de force et passe par là à côté de son but. Tout ceci n'est que peccadille en regard de la qualité évidente de ce poème. Bonne continuation.

   Goelette   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si les "rêves sont d'éléphant", l'écriture elle ne l'est pas :-) !

Le premier et le dernier vers charment l'oreille par la légèreté des allitérations.
Le reste du poème est très visuel : on revisite par ces lignes les falaises et " la belle Manneporte" au nom si évocateur.

   solo974   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour François,
J'aime énormément ce sonnet et tiens à saluer la maîtrise indéniable de cette forme métrique très codifiée.
Son titre m'a d'emblée enchantée en raison de sa portée onirique.
Le chiasme du premier vers ("l'eau ruisselle"/"s'envole le sable") fait merveille, selon moi, car cette figure de style illustre parfaitement - sur le plan symbolique - l'éternité.
La personnification ("dos", "corps", "front", "tête") est également un gros plus à mes yeux.
La chute, enfin, m'a beaucoup plu et émue.
Une pure merveille !

   virgo34   
11/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'habitude, c'est lui qu'on admire. Cette fois, le point de vue interne permet une description originale à partir de son regard et de ses sensations ("remarque, contemple, voit...") avec des touches de vision externe plus objectives.
Des métaphores complètent la description ("fourmis, chanson, pleurent"...) et tout un environnement marin ("eau/sable, sternes/goélands, brise/eau, galets/grève"... des mots qui évoluent en duo) le situe.
Lui, c'est la falaise qui, de profil ressemble à un éléphant avec sa trompe qu'il plonge dans l'eau. Encore une belle métaphore que le poète utilise tout au long du sonnet.
Un beau sonnet mais j'ai été déçue par la chute.


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