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Poésie néo-classique
Francois : Tuma Mashua [Sélection GL]
 Publié le 05/09/17  -  12 commentaires  -  848 caractères  -  163 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenir du Congo, vers 1967.


Tuma Mashua [Sélection GL]



C’est un monstre luisant, dont la soif ne s’étanche
Jamais, un buffle énorme, un dragon, un pur-sang
Sur le point de bondir, le souffle menaçant…
De ses naseaux en feu sort de la brume blanche.


Les quais sont pleins de monde, en ce joyeux dimanche.
Moi, j’ai escaladé cet étrange éléphant,
Dont je suis le cornac fragile et triomphant,
Le dos droit, le regard fier, le poing sur la hanche…


À mes côtés, papa fait signe au conducteur ;
Un sifflet retentit et la bête indomptable
Frissonne, frémit, tend son échine incroyable !


De sa tête jaillit une épaisse vapeur,
Et le monstre s’ébranle en gémissant, s’élance,
M’emportant loin, très loin, dans cette Afrique immense.



Tuma Mashua : démarrez la machine (swahili)


 
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   socque   
17/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime plutôt cette description, vue par des yeux d'enfant, d'une locomotive, mais regrette que l'Afrique ne soit pas évoquée autrement que par les mots "buffle" et "Afrique", et par le titre exotique. En gros, ce souvenir pourrait renvoyer à n'importe quel lieu de la planète, me semble-t-il. Du coup, la précision "souvenir du Congo" me paraît inutile...

Si je fais abstraction de cela, je trouve expressif cet instantané ; le rythme est un peu cahotant, à mon avis, ce qui me paraît bien convenir à une mécanique puissante mais ancienne. Quatorze vers qui ne mangent pas de pain, mais dont je ne crois pas qu'ils me laisseront un souvenir impérissable.

   TheDreamer   
20/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Poème néo-classique sous forme ABBA ABBA CDD CEE.

Néo-classique du fait de l'absence de concordances sur les consonnes finales aux vers 2 et 3 entre le "g" de "sang" et le "t" de "menaçant" et présence d'un hiatus au vers 6 : "Moi, j'AI/EScaladé...". Hiatus strictement interdit dans la forme classique.

Le thème de la locomotive n'est pas inintéressant. L'auteur pour la décrire utilise une forme d'animalisation en lui attribuant successivement dans une métaphore les caractères d'un monstre, d'un buffle, d'un dragon ou d'un cheval et pour finir d'un éléphant.

Je m'interroge pour savoir s'il n'aurait pas été plus judicieux de s'en tenir à un seul animal plutôt que plusieurs ? La multiplicité me paraissant affaiblir la portée du procédé.

Je retiens certaines images :

"C'est un monstre luisant...".

"Un sifflet retentit et la bête indomptable
Frissonne, frémit, tend son échine incroyable !"

   Donaldo75   
21/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Rien à dire, ce sonnet est bien composé, avec une métrique sans incidente, même si couper les deux premiers vers en positionnant le "jamais" dans le second n'est pas d'une élégance folle.

Les images sont très évocatrices, poétiques, on est bien dans le souvenir d'une enfance partie depuis longtemps, dans une époque différente, sur un continent magnifié.

Le champ lexical donne du corps à l'évocation, celle de la bête fabuleuse que revoit l'homme avec ses yeux de petit garçon.

Bravo !

   papipoete   
5/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour François,
On peut se dire que les sujets ne manquent pas pour en parler en poésie ; les gens, les bêtes, les arbres, les navets et les machines que l'homme a créé sur terre !
Une locomotive à vapeur qui se prend ( dans la bouche de l'auteur ) pour un éléphant cornaqué , de la brume blanche sortant de ses naseaux !
NB quand le monstre s'ébranle, on est avec vous, mais attention aux escarbilles dans les yeux !
J'aime bien les 2 premiers vers " monstre dont la soif ne s'étanche jamais ... )
Mais j'aurais choisi un synonyme pour ces 2 monstres ( 1er vers et avant-dernier vers ) !
Un sonnet néo-classique réussi ( hormis l'enjambement pour " jamais " ), où l'auteur se fait parfait narrateur .

   Robot   
5/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle ambiance restituée dans ce poème. La description animale de ce monstre d'acier est vraiment réussi. On partage avec l'enfant cette joie qui l'habite en faisant de lui le cornac de ce pachyderme fumant.

A propos de l'enjambement au second vers, il ne me trouble pas. Hugo a souvent usé du procédé dans ses alexandrins. Seulement, il aurait été préférable de mettre un point après jamais. L'effet d'insistance sur le mot aurait été plus sensible.

   Marie-Ange   
5/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est lecture qui s'effectue plaisamment, avec juste
un tout petit bémol, j'ai été un peu ralenti par :
" dont la soif ne s'étanche
jamais ..."

Quelques relectures, m'ont mieux familiarisé avec
cette formulation. Mais je reconnais que je trouve
cette première strophe est un peu moins fluide.

Bien facilement, ce souvenir, se partage, les images
s'installent peu à peu, colorées et amusantes.
Là, une époque est relatée, par certaines évocations
' épaisse vapeur, un sifflet retentit". Tout une ambiance,
cela se ressent.

L'Afrique nous est rappelée succinctement par le biais
des animaux (buffle, éléphant), pour une comparaison
avec ce "monstre (deux fois utilisé)", j'ai beaucoup aimé.

De plus vous êtes un peu téméraire "j'ai escaladé
cet étrange éléphant", vous m'avez fait sourire.

Dans l'ensemble ce poème est très distrayant,
il y a une belle sincérité et fraicheur dans l'histoire
que vous nous avez ainsi contée, sous votre plume
élégante.

   PIZZICATO   
5/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Cette vision d'une locomotive par un enfant est amusante. Jusqu'à s'imaginer être le cornac de cet éléphant imaginaire.
Un beau souvenir pour l'enfant.

   emilia   
5/9/2017
J’ai lu avec plaisir ce souvenir d’enfant si bien narré et quelle autre forme qu’un sonnet pour rendre hommage à cet instant qui s’est imprimé à jamais au fond de votre cœur sur un rythme bondissant ( à l’instar de la machine) traduisant bien la difficulté à la dompter en insistant sur l’aspect hyperbolique qui multiplie les comparaisons, avec cette pose si fière et attendrissante, dans un espace-temps précis, qui vous ferait presque vous exprimer comme Montaigne : « Parce que c’était elle (la machine) ; parce que c’était moi » ! Merci à vous pour ce partage…

   Louison   
6/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau souvenir d'enfance que cet énorme monstre rugissant.

Les images arrivent immédiatement.

J'ai accroché au début:
dont la soif ne s’étanche
Jamais,

Mais ensuite tout est fluide et d'un rythme agréable.

Merci pour ce bon moment.

   Proseuse   
6/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour FRançois,

J' aime les voyages qui passent par les souvenirs d' enfance, souvent les images en sont démesurées et les associations insolites et quand le poète les cueillent avec délicatesse sans trop les secouer de sa main d' homme, ça restitue bien une jolie vérité d' enfant !
Merci pour ce partage

   Francois   
7/9/2017

   Soulyne   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un beau poème aux accents africains qui nous amène dans la savane en évoquant ce train comme une succession d'animaux y demeurant.
C'est une vision d'enfant touchante. Le tout est distrayant et bien écrit, hormis l'enjambement avec "jamais" qui casse un peu le rythme général du poème.
Je me suis glissée un moment dans l'esprit de cet enfant pour lequel tout semble géant voire éléphantesque, qui surdimensionne son environnement, ce train ... Il y a toujours un peu de gentille mégalomanie chez les enfants. Cela m'a ramené à mes primes expériences.
Et pour ce voyage réussi, merci.


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