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Poésie néo-classique
Francois : Westende
 Publié le 22/01/18  -  17 commentaires  -  1463 caractères  -  157 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenir de la mer du Nord.


Westende



Tous les ans, en juillet, nous allions à Westende,
Village sommeillant dans les dunes du Nord ;
On voyait les bateaux qui retournaient au port,
Les voiliers, les cargos voguant vers la Zélande.

Derrière un coupe-vent s’installait notre bande,
Mes parents, mes cousins, mes sœurs, parrain Victor ;
Mes frères bâtissaient un gigantesque fort !
J’observais la fumée de la malle d’Ostende.

Le soleil scintillait sur la cité flamande,
Et le sable si clair brillait, poussière d’or !
On devinait au loin la jetée de Nieuport,
Les bunkers oubliés de l’armée allemande.

La bouche barbouillée de brun, mine gourmande,
Un enfant savourait sa crêpe au Pastador ;
Sur la plage courait un jeune labrador,
Parmi les épagneuls, les bergers de Hollande.

Grand-père somnolait, assis dans son fauteuil ;
Un bob sur les cheveux, nous observant d’un œil,
Papa lisait Le Soir et La Libre Belgique.

Sous un parasol bleu se prélassait Tonton ;
Et moi, je découvrais Tintin en Amérique,
Le journal de Spirou, les gaffes de Gaston !

D’un sac, Maman sortait des biscuits, des galettes ;
Ma tante découpait un énorme gâteau,
Et chacun se battait pour le plus gros morceau !

Sur le sable mouillé s’endormaient les mouettes ;
J’avançais sur la grève et je flânais, rêvant,
Écoutant la chanson des vagues et du vent…


 
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   myndie   
11/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème pour se souvenir. Un poème simple, à l’apparence d’un récit, mais qui balance avec force son émotion à travers des tableaux minutieusement brossés qui m’évoquent à la fois la grâce des aquarelles et la tendresse d’une chanson de Jonasz.
Ajoutez à cela le fait qu’en bonne voisine des rivages d’Ostende, votre horizon, votre soleil, votre sable et votre vent salé me parlent…et aussi : ah ! le Pastador (dont je n’étais pas fan d’ailleurs) sur la tartine du goûter !

Vos vers sont emplis de couleurs, de sons, de goûts et d’odeurs ; votre poésie est comme un petit film, pas chichiteuse pour deux sous, elle rend un superbe hommage aux plages de la mer du Nord - qui le méritent bien -

Et moi j’ai plongé avec délices dans vos douces images. Et je vous en remercie

   Marite   
22/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle incursion dans les souvenirs d'enfance avec cette succession d'images bien vivantes. Paysage animé, personnages de la famille, tout semble y être, comme si le choix avait été fait par le narrateur pour ne retenir que les moments agréables. Ce n'est qu'à la dernière strophe que commence le voyage vers le monde des sensations :
" Sur le sable mouillé s’endormaient les mouettes ;
J’avançais sur la grève et je flânais, rêvant,
Écoutant la chanson des vagues et du vent…"

   papipoete   
22/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour François
nos vacances se passaient comme ça, au temps de mon enfance, sur une plage de Belgique, où allait et venait la houle de la Mer du Nord . A l'abri du vent derrière un coupe-vent, toute la famille et cousins passions là un été formidable !
NB sans appareil-photo, il serait aisé de reproduire le paysage tant l'auteur n'oublie aucun détail, entre dunes, châteaux de sable, et les jeux des enfants ; et les vues au large, telles ' la fumée de la malle d'Ostende, les bunkers oubliés de l'armée allemande " .
La disposition " 4 quatrains/4 tercets " est originale et les alexandrins s'y trouvent à l'aise .

   PIZZICATO   
22/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Des souvenirs d'enfance de l'auteur entouré d'une grande famille, relatés avec des images plaisantes.
Un tableau bien brossé de ces vacacances de Juillet.

   Jmeri   
22/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour François,
j'aime beaucoup la démarche de ce poème, raconter une scène fixée depuis longtemps dans l'argentique de notre mémoire.
J'aime la simplicité du récit, le pointillisme du détail.
Si j'étais Renoir je pourrais peindre la scène les yeux fermés . Ce serait une peinture à l'huile.
(mais je ne suis pas Renoir)
Par contre je trouve votre famille un peu "figée" . Un peu endormie. Il manque quelques coup de pinceaux de Van Gogh.
Il manque un juron du grand-père, un soupir de la mère parce que le gâteau est brûlé sur les bords,
et Tonton qui pose tout fier devant un daguerréotype avec ses trois crevettes au fond du filet.
.... et les dents de requins qu'on cherche dans les sable !

   Arthaume   
22/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Bonjour,

Premièrement, la forme est osée, originale, et à la fois classique. Faire un double sonnet, il fallait y penser. J’aime beaucoup, et l’auteur à tout mon respect pour ça.
Deuxièmement, le thème du poème est plutôt courant dans la poésie, mais en même temps il est difficile (attention pas impossible) aujourd’hui de trouver un thème qui soit original. Cependant, il y a une forme de simplicité (à prendre dans le bon sens du terme) et une franchise dans ce poème, qui m’a beaucoup plus. Ce poème regorge de franchise, ce qui le rend tendre et d’une odeur rafraîchissante, comme un souvenir d’enfance (peut-être est-ce le cas ?).

En tout état de cause, pour moi, ce poème a su respecter son thème tout en étant original dans sa forme bien qu’elle soit la dérivée d’une forme classique.

Chapeau bas.

   Alexandre   
22/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour François... Ce retour imaginaire à Westende, décrit avec simplicité et précision mais aussi avec sincérité ce que furent vos vacances d'enfant ... Pas de fioriture, une histoire très personnelle et très familiale... La Vie, tout simplement ! J'ai bien aimé vous accompagner à travers les dunes de Westende...

Merci pour la balade !

   Marie-Ange   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Il est toujours aussi plaisant de vous lire.

Vos histoires contées avec simplicité sont habitées d'anecdotes
qui font naître un sourire au fil de la lecture.

Les images nombreuses sont là, elles se visualisent facilement,
votre écrit ne manque pas de ces petits détails qui en font la richesse.

J'apprends peu à peu de vous, à vous connaître au travers de ces partages, de ces moments là, en famille, ils sont si importants.

J'aime beaucoup le voyage dans le paysage de votre hier,
il semble si coloré et si chaleureux, c'est un bonheur de
lire pareil écrit.

La forme est agréable et harmonieuse.

   Rincedalle   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un poème attendrissant. Je m'y suis retrouvé : Tntin, Spirou, Gaston. Encore trop jeune pour lire Pilote. Et l'ambiance du littoral de l'époque, j'ai du sable plein les cheveux!

   Vincendix   
26/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour François,
Une scène qui rappelle la chanson de Michel Jonasz et que le lecteur imagine aisément car elle est bien illustrée.
Toute la famille réunie au bord de la mer, des moments de bonheur pour tous, petits et grands.
Je trouve ce texte tout de même un peu banal, superficiel, il manque la petite étincelle que j’ai trouvée dans tes portraits précédents, ceux de ton parrain et de ton oncle.
Vincent

   Eccar   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour François,
Encore une belle évocation de l'enfance en mots simples et doux, comme les vacances, sans prise de tête, des petits châteaux de sable, des coquillages, de blancs nuages sur l'azur de l'été, les gamins émerveillés.

En lisant votre texte, on aimerait presque cette plage de la Mer du Nord. On en oublierait le coupe-vent, l'eau fraîche où personne ne semble vouloir faire trempette. On aime cette famille, ce décor, cette époque où Tintin en Amérique et Gaston savaient apporter bien davantage que les miroirs aux alouettes des actuels portables.
Votre texte est plein de mouvements si réels, il est plus qu'une image, la vie s'y balade sans contrainte.

J'ai adoré ce final :
"Sur le sable mouillé s’endormaient les mouettes ;
J’avançais sur la grève et je flânais, rêvant,
Écoutant la chanson des vagues et du vent…"
Si frais, si beau.
Bravo et merci pour cette gentille et magnifique carte postale.

   Francois   
24/1/2018

   troupi   
24/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir François
Ce poème m'en rappelle un autre "coucher de soleil en Zélande" que j'avais apprécié, accompagné d'une photo qui est un vrai tableau.
Pour celui-ci on peut apprécier le travail que représente un double sonnet mais finalement je trouve la lecture un peu longue.
Je comprends tout l’intérêt que représente le sujet pour vous mais pour le lecteur il manque un coté poésie, en tous cas pour moi et je le regrette un peu.

   Quidonc   
25/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai beaucoup aimé ce texte, très belge en fait.

La côte de la mer du nord, les coupe-vent, le pastador, Tintin, le soir, la libre Belgique etc..

En fait de madeleine, nous voila servit copieusement

Merci

   Goelette   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai apprécié à la fois la richesse de cette structure particulière qu'est le double sonnet et la simplicité rafraîchissante des termes choisis. C'est étrange, on s'y sent presque en famille tout en étant charmé par la douce "chanson des vagues et du vent…"

   vb   
31/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui, beaucoup; car, moi aussi, j'ai la nostalgie des vacances à la mer. Merci, François!

   jfmoods   
17/2/2018
Ce sonnet au carré, en alexandrins, est à rimes embrassées, suivies et croisées, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Il s'appuie sur un cadre spatio-temporel immuable (compléments de temps : "Tous les ans, en juillet", complément de lieu : "à Westende, / Village sommeillant dans les dunes du Nord") matérialisé par les 20 occurrences de l'imparfait de l'habitude.

Sur ce paysage côtier (énumération : "les bateaux qui retournaient au port, / Les voiliers, les cargos voguant vers la Zélande"), la grande Histoire a laissé des traces ("On devinait au loin la jetée de Nieuport, / Les bunkers oubliés de l’armée allemande").

Ce moment fort de l'enfance est marqué par la vigueur des notations sensorielles (vue : "Le soleil scintillait sur la cité flamande, / Et le sable si clair brillait, poussière d’or", goût et odorat : "mine gourmande, / Un enfant savourait sa crêpe au Pastador", ouïe suggérée : "Derrière un coupe-vent", "Sur la plage courait un jeune labrador, / Parmi les épagneuls, les bergers de Hollande", "Et chacun se battait pour le plus gros morceau", toucher : "Sur le sable mouillé s’endormaient les mouettes").

Large, la famille présente un aspect chaleureux (périphrase la désignant : "notre bande") et la répartition des rôles est on ne peut plus classique : les garçons jouent les héros ("Mes frères bâtissaient un gigantesque fort"), les hommes se la coulent douce ("Grand-père somnolait, assis dans son fauteuil", "Un bob sur les cheveux, nous observant d’un œil / Papa lisait Le Soir et La Libre Belgique", "Sous un parasol bleu se prélassait Tonton") et les femmes sont au turbin ("D’un sac, Maman sortait des biscuits, des galettes", "Ma tante découpait un énorme gâteau").

Au travers de cette évocation, le locuteur enfant nous apparaît plutôt sage et solitaire ("J’observais la fumée de la malle d’Ostende", "Et moi, je découvrais Tintin en Amérique, / Le journal de Spirou, les gaffes de Gaston", "J'avançais sur la grève et je flânais, rêvant, / Écoutant la chanson des vagues et du vent").

Merci pour ce partage !


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