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Poésie classique
FrenchKiss : Élégie à une blonde
 Publié le 16/12/18  -  17 commentaires  -  672 caractères  -  762 lectures    Autres textes du même auteur


Élégie à une blonde



Notre histoire fut brève, un baiser de travers...
Les amants l’appelaient le Grand Parc aux étreintes ;
La Berge de Vénus ou la Mare aux colverts,
Comment les oublier parmi les voix éteintes ?

Ruban des vagabonds, Sentier des naufragés,
Nos pas s’y sont unis, nos mains s’y sont perdues,
Tes seins tremblaient si fort sous les saules frangés
Qu’un jonc frileux d’air pur s’est dressé jusqu’aux nues.

Il a frôlé ta lèvre au bord de tes mots doux,
Guetté dans tes soupirs le feu d’une fournaise,
Et moi le vite ardent je t’ai parlé de nous
Dans un cri retenu : « Pardon, c’est quand qu’on baise ? »


 
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   Gemini   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
L'expression triviale du dernier vers fait penser au fameux "Tournez ménage" des Inconnus (déviée (!) pour cause de prosodie).
Texte érotico-humoristique avec de fines allusions (notamment le « vite ardent »), que je n'ai sûrement pas toutes saisies. Y a-t-il un jeu de mots sur vagues à bonds ? En tout cas, un témoignage d’amour qui « s’est dressé jusqu’aux nues » mérite sinon l’admiration, au moins le respect.
Dans le premier quatrain, j'ai trouvé cette entrée au « Grand Parc » bien abrupte. Il surgit de nulle part (pas de l’exergue, il n’y en a pas, pas du titre, et sûrement pas du premier vers). De même, plus loin « les voix éteintes » que j’ai du mal à appréhender. C’est un peu dommage parce que le reste se lit bien.
Il y a (j’ai) comme l’impression que le texte a été conçu sur l’opposition d'un style lyrico-élégiaque des onze premiers vers (et demi) avec une chute au registre familier.
Si c’est le cas, je trouve dommage d’avoir, avec le titre, dès le début, vendu la mèche (!) avec la blonde stéréotype qui emprunte au registre populaire.

   Eki   
26/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Pourquoi à une blonde ?

Une brune vous aurait-elle incité à moins d'audace dans la proposition...

J'aime pour le rythme du poème, l'écriture avec ses fantaisies...

L'ironie des deux derniers vers, pas vraiment originaux tout de même, m'amènent à cette question :

Je t'ai parlé de nous (c'était de vous et de votre désir)...La blonde était hors jeu, enfin hors paire...!

C'est court, ça se laisse lire, divertissant...

Mais rien de plus pour moi !

   myndie   
29/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Alors là, bravo !
On est ici chez Georges Fourest, la relève est assurée !
j’ai lu et relu avec délectation cette poésie bien faite, à la fantaisie indéniable et qui joue malicieusement de sa désinvolture pour ouvrir le champ de l’équivoque, exploiter le double sens et l’ambiguïté :
« Tes seins tremblaient si fort sous les saules frangés
Qu’un jonc frileux d’air pur s’est dressé jusqu’aux nues »
(ou alors c’est moi qui ai vraiment l’esprit tordu?)

Cerise sur la gâteau évidemment : le burlesque de la chute imprévue, l’irrévérence du dernier vers qui contraste avec le lyrisme romantique de tout ce qui précède.
Moi je trouve qu’après de belles rimes bien construites, cette irrévérence est salvatrice parce qu’elle nous met la tête à l’envers.
Quand la poésie est trop belle, rien ne vaut l’humour comme un pied de nez à la virtuosité.
(En plus, le poème me fait penser à une vieille chanson de Souchon qui parlait de l’amour 1830, pathétique, romantique…)

Merci pour cette lecture qui m’a enchantée

PS : je pense que le "fût" du 1er vers est une coquille, c'est ici le passé simple et non le subjonctif...

   PIZZICATO   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Après les six premiers vers qui situent le souvenir et ... l'action, on entre dans le vif du sujet (!).

" Tes seins tremblaient si fort sous les saules frangés " Diantre ! Ce sont carrément les transes. On n'a pas de mal à admettre que " le jonc frileux d’air pur s’est dressé jusqu’aux nues."

" Dans un cri retenu : « Pardon, c’est quand qu’on baise ? » Ben oui ! Il y a une finalité à toute chose.

   Corto   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je crois que Brassens aurait aimé mettre ce texte en musique.
Il aimait bien brosser un tableau quasi innocent:"Notre histoire fut brève, un baiser de travers..." ou même "Berge de Vénus", avant d'entrer dans le brûlant du sujet.
Je vois d'ailleurs son sourire mal retenu au moment de prononcer les mots à double sens: "Tes seins tremblaient si fort sous les saules frangés Qu’un jonc frileux d’air pur s’est dressé jusqu’aux nues."
La dernière phrase manque un peu de finesse mais a au moins le mérite de la clarté.
En ces temps de préparation des fêtes, tout le monde a le droit de s'amuser !

   Raoul   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'aime beaucoup la façon moderne dont est toussé ce poème. La construction maîtrisée permet de suivre, en trois strophes, cette "balade" en jardin extraordinaire :)...
C'est inventif, précis, narquois, sous ses airs de j'menfoutisme j'ai apprécié, entre autre, le jeu du vite/vit - si je puis dire -
"je bande trop dans ma culotte,
Je sors mon vit qui décalotte
Son champignon."
[Théophile Gautier « Solitude »]
Un joli pied de nez turgescent final avec son changement de registre de langage.
Beaucoup aimé.

   papipoete   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonsoir FrenchKiss
je lis un poème tout en délicatesse, que chaque amoureux aurait voulu écrire, n'étant pas forcément poète ? Ces arbres et ces sentiers où se promenaient, se réfugiaient don juan et soubrettes pour une étreinte parfois si brève !
NB comme c'est dommage ( pour moi ) de gâcher vos 12 alexandrins, avec cette question << c'est quand qu'on baise ? >> je ne suis pas outré, loin de là, ayant fréquenté aussi en son temps ces bosquets isolés, mais bien que vous nous parliez pas de Tristan et Iseut, vous auriez pu trouver meilleure conclusion !
Non, les 11 vers précédents sont si raffinés, quel gâchis !
" il a frôlé ta lèvre au bord de tes mots doux ", tellement bien dit ...
Je ne vois pas le pourquoi du " contemporain " ?

   Cristale   
18/12/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Contemporain sans doute pour deux paires de rimes auxquelles manque la consonne d’appui exigée pour la catégorie classique ou néo : « perdues-nues », » doux-nous ».
Vous auriez fait rimer venues-nues, minous-nous, c’était gagné, mais cela vous est peut-être égal.
Concernant les autre rimes les sonorités s’articulent harmonieusement: ère-ein, é-u, ou-èze, ce qui prolonge la musicalité de chaque strophe, les alexandrins sont agréables, les vers fluides.

L’air de rien, en passant, le narrateur expose son ramage romantico-amoureux mais, par timidité refoulée ou autre complexe de culpabilité, il n’assume pas jusqu’au bout la sensualité de sa plume et, comme un bon élève premier de sa classe mal-façonne ses leçons pour se faire oublier des autres, il casse l’ambiance avec ce dernier hémistiche volontairement trivial….comme un peintre qui aurait mis un coup de pinceau rouge en travers de sa plus belle toile marine. Surtout il ne faut pas écrire des élégies, user de métaphores érotiques encore moins, c’est ringard, on est au vingt-et-unième siècle que diable ! ;)
Mais le poète est un gentleman refoulé dont la nature reprend vite le dessus : il dit « pardon…. » à la dame avant sa franche et moderne requête à finaliser leurs petits jeux.

Et bien oui, continuez ça me plaît et je ne suis pas la seule, bien que je ne me risquerais pas à ce genre d’exercice osé. Je suis blonde mais je vous excuse et , à propos...

Pardon, c’est quand qu’on….lira un autre texte de vous ?

Cristale

Edit :revenue corriger une petite faute d'accord

   FrenchKiss   
17/12/2018

   Queribus   
22/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

À part le dernier vers:"...pardon, c'est quand qu'on baise" qui l'a semblé à contretemps par rapport au reste de l'écrit, j'ai trouvé l'ensemble plutôt bien troussé avec des airs de chanson et une tonalité plutôt gaie.

L’ensemble est assez court avec un côté"naturaliste"et se laisse donc facilement lire sans se prendre la tête.

En conclusion, j'ai passé quelques agréables minutes à vous lire.

Bien à vous.

   Cat   
22/12/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Frenchkiss,

Je ne suis jamais aussi bien emballée que par la poésie libre. Elle me permet l'envol pour peu que le livre d'images tienne sa parole.

Cependant, ici, comme dans d'autres poèmes aux formes tellement bien maîtrisées, les images suggérées sont de haute voltige, me permettant ainsi d'accéder aux cimes.

Votre élégie à une blonde est une mine de malice et de romantisme canaillou qui donne aux sourires de connivence un charme auquel je ne résiste pas.

Vous me pardonnerez de ne pouvoir vous aider au métrage des lignes, prenant à la lecture mon seul plaisir, égoïste que je suis...

Merci pour tout. Un tout dont je vous laisse imaginer l'ampleur...


Cat

   Fowltus   
24/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

En fait tout le travail consiste à noyer le dernier vers, impromptu.
La ficelle est grosse!
La rupture offerte est en effet coupante, pénétrante, si j'ose dire.
Hormis cela que reste t-il, poétiquement?
C'est la trêve, calendrier oblige, et bien sûr j'encourage chacun à continuer d'applaudir le spectacle.
A vous lire.
Fowltus

   Robot   
28/12/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ce texte présente un aspect prétentieux. Il utilise la poésie classique d'une manière contestable, juste pour amener aprés des circonvolutions bouffies d'emphase un dernier vers censé faire réagir et qui heurte, non par son contenu, mais par sa volonté de faire une rupture avec du gras à petit prix. Oui, la ficelle est grosse… Une corde…

"Notre histoire fut brève…
Nos pas s’y sont unis, nos mains s’y sont perdues, ...
Tes seins tremblaient si fort" …

Tous les amoureux ne parlent-ils pas de leur courte histoire, de leurs pas unis, de leurs mains qui se cherchent, des seins qui frémissent ? N'y a-t-il pas là aussi des propos dont l'universalité ne fait pas une poésie, c'est à dire dont l'usage répété est si commun qu'ils devraient être interdits comme le mot "paysage" ? - Reprise de ce genre de remarques dans un commentaire il y a quelques temps. -

Déjà le titre est déplaisant. Il annonce sans surprise des propos de mâle égocentré. Propos qui font l'essentiel du texte.
Prétextant l'élégie "d'une blonde", le récit est surtout une valorisation du narrateur. Ce que confirme le vers ultime.

   embellie   
6/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Si ce poème se veut humoristique, à mon sens c'est raté.
Peut-être mériterait-il d'être retravaillé ?...
Je ne vois, dans la chute, au dernier vers, qu'une trivialité malvenue.
Désolée.

   Clavil   
6/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour French Kiss, j’ai pris plaisir à lire votre poème.

Je l’aurai toute fois apprécié un peu plus long, plus argumenté.
J’accroche sur « les voix éteintes » je n’ai pas compris le sens.
Un blonde pourquoi pas (auprès de ma blonde qu’il fait bon) –Eki-
Effectivement, Brassens en son temps s’en serait probablement inspiré –Corto-

   Femme-Cattleya   
7/1/2019
Commentaire modéré

   Pepito   
7/1/2019
Attiré par une invitation en forum, j'ose me déplacer vers la poésie.
Bon, j'avoue, à tout le début je n'ai compris goutte, mais l'ultime fin, elle, m'a parlé.
On en reviendrait à l’interrogation éternelle : Tout ça pour ça ?
Ben oui, au fond (oups !), derrière tout poète sommeille un être humain.

Merci pour la lecture ! ;=)

   vis9vies   
7/1/2019
Pas grand-chose à redire sur la technique ; il faut bien qu'elle s'adapte aux choix ;)

Sur le fond, c'est plaisant. L'avant-dernier vers donne à sourire. Le dernier vers confirme l'impression ;)

Pour un poème qui se veut coquin, le rythme aurait pu s'y adapter, avec par exemple plus de dialogues, ou de pensées intimes, d'interrogations ou d'exclamations.

Je reproche le trop grand nombre de "lieux" cités, qui alourdissent le discours (cinq en 12 vers).

Pour le vers "Qu'un jonc frileux d'air pur s'est dressé", l'approximation engendrée par la syntaxe me gêne. Je vois mal un jonc frileux se dresser ^^ Et, est-il frileux, puis à la recherche d'air pur s'est-il dressé ? Ou alors est-il frileux à cause de l'air pur, et finalement s'est dressé, mais même si l'on devine le pourquoi, on ne comprend plus trop l'utilité de la phrase.

Sur la construction : j'aurais préféré que la présentation du décor se limite à la première strophe (un tiers du total me semble suffisant), et que l'on ait plus de coquineries, si je puis dire, ou que l'on entre dans le vif du sujet ^^, dans les deux autres strophes ;)


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