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Poésie libre
fugu : Voyager-1
 Publié le 23/12/17  -  10 commentaires  -  752 caractères  -  144 lectures    Autres textes du même auteur

Tu partais quand j'arrivais.

(Merci Wiki)


Voyager-1



Tu es si loin maintenant
de nos misérables petits yeux
et tu entraînes dans l'espace
des bruits
de pas, de vent, de criquets, de marteaux-piqueurs
des cris de nourrisson
des – bonjours – des bons jours…
des images
de dauphins, de séquoia enneigé, de quatuors à cordes, de rayons X de la main
de fœtus, d'anatomie, de conception…
sur fond de – flûte enchantée –
de chants aborigènes…

du charabia.

Informations poussiéreuses destinées à la poussière.

Et comme une bouteille à la mer
tu dérives dans le néant
avec ton témoignage béat d'une planète
encore belle









presque morte.



 
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   corbivan   
12/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

le sujet est intéressant d’imaginer ce que cette sonde devient, à quoi elle sert, peut-être à rien qu’à contenir ce charabia, ‘témoignage béat d’une planète encore belle’… bien trouvé, quoique ce soit plus un signe de l'humanité.
‘presque morte’…ça se discute, sur la forme il est placé bien loin après l’avant-dernier vers, sur le fond, je ne sais pas, une planète peut-elle mourir ? Des espèces oui, la nôtre aussi, mais toutes les vies de la Terre… ?

Je me demande ce qu’est un ‘de rayons X de la main’, une radiographie je suppose, si oui la formulation est un peu rêche, pour moi.

J’ai apprécié cette lecture, je pense toutefois que vous pourriez rendre le poème plus ‘percutant’ en le remaniant un tout petit peu, peut-être en élaguant, mais très peu, et en précisant certaines notions (humanité = terre ?), cela ne devrait rien enlever à votre texte, au contraire, à mon avis.

Cordialement

Corbivan

   Oslow   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour !

Ce poème est flottant. Il est doux, dans son traitement, amer, dans son propos
Sa fluidité est sa principale qualité.
Je ne regrette que le vers concernant les "bonjour", trop peu fin - et l'ostracisation un peu trop lointaine de la conclusion du fait de la mise en page.
C'est un joli texte, que j'ai pris plaisir à découvrir.

   Gemini   
8/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une liste à la Prévert du contenu de la bouteille. Petits bouts d'humanité offerts au vide. Un peu de rien dans le néant.
On peut cependant se dire que l'élément principal, outre ce contenu, c'est surtout l'espoir qui l'accompagne. Bon, dire qu'il est mince relève de l'euphémisme, mais c'est le seul lien qui nous rattache désormais à la sonde.
En espérant que l'univers ne soit pas sphérique de sorte que la bouteille nous revienne


Un beau jour.
Merci pour cette intéressante perspective.

   Brume   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Fugu

Les reportages qui montrent des images de notre monde sont souvent hors de la réalité ou du moins occultent le côté pile.

La dénonciation est traité ici avec subtilité.
Après cette énumération sur fond de "flûte enchantée" en première partie, le lecteur est brutalement sortie de son rêve. Le propos est fort, vrai.

L'écriture est nerveuse, incisive, subtile, de bons ingrédients pour m'en mettre plein la face.

Petit bémol : l'espace est trop grande entre la dernière strophe et ce vers isolé "presque morte" je trouve que cela donne un effet trop du genre suspense.

   papipoete   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour fugu
Qui sait si un jour, cette bouteille livrée aux cieux, se posera sur une plage intergalactique ? Les habitants de la planète Terre ont mis en elle ce que les méchants ne savent pas voir, écouter, fabriquer ; si un regard d'une paire d'yeux, ou 3, ou 4 d'une créature, se posent sur son contenu, qu'ils croient bien que c'est un témoin pacifique !
NB l'auteur parle de tout cela dans ses vers, mais laisse entendre que ce message vient d'un astre vivant ( le nôtre ), mais qu'à réception, la bouteille pourrait venir d'un endroit qui fut ...

   troupi   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour fugu.

Ce que nous avons envoyé avec voyager-1 n'est rien d'autre que du charabia. Bien sûr. Le seul intérêt étant d'avoir été capables à un moment donné d'envoyer cette sonde, même si de très nombreux scientifiques sont convaincus que l'humain restera attaché à sa planète, car incapable de parcourir des dizaines voire des centaines d'années lumières pour coloniser l'ailleurs.

Vous semblez bien en être conscient puisque vous écrivez:
"Informations poussiéreuses destinées à la poussière.
Et comme une bouteille à la mer
tu dérives dans le néant"

Au-delà de la prouesse technique je trouve très poétique le fait qu'elle puisse avoir un œil sur nous et continuer son voyage.

"Presque morte" me semble inutile car l'homme peut continuer longtemps à produire ses erreurs il ne sera pas plus capable de tuer la Terre qu'il ne sera capable d'aller coloniser l'ailleurs.

Des conditions naturelles bien pires que son action ont créé des extinctions de masse et pourtant la vie est réapparue à chaque fois.
Votre texte est intéressant sur le fond.

   Donaldo75   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour fugu,

Voici un thème que j'aime particulièrement.

Dans ton poème, tu donnes au lecteur l'essentiel:
"Tu es si loin maintenant
de nos misérables petits yeux"
ce qui représente la force de Voyager 1 par rapport à l'humain de base, la force conjuguée de toute une espèce.

"et tu entraînes dans l'espace
des bruits
de pas, de vent, de criquets, de marteaux-piqueurs
des cris de nourrisson..."

Soient notre humanité

"Informations poussiéreuses destinées à la poussière."

La fin est terrible, avec cette image de la bouteille à la mer.

Bravo !

Donaldo

   Tankipass   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

C'est le thème qui m'a fait me pencher sur votre poème et à la première lecture je n'y ai rien vu qui me pousse à écrire un commentaire... Rien sur les thèmes que j'y aurais moi-même abordés: l'immensité, la solitude, les hypothétiques receveurs...

Et puis en relisant j'ai finalement vu cette sonde, seule au milieu du vide, de l'immensité... Et la solitude, le dépit des lanceurs qui s'imaginent d'hypothétiques receveurs. Donc tout y est en fait.

Il n'y a que la forme qui m'embête, je l'aurai aimée plus aérée, et le style de l'énumération du début aurait gagné à être plus travaillé.
"de nos misérables petits yeux" je ne trouve pas ça très beau. "bonjour- des bons jours" c'est plus un jeu de mot qu'une forme poétique à mon sens...

   PIZZICATO   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme l'incipit le laisse à penser, la date de lancement de cette sonde correspondrait-il à la naissance de l'auteur-e ?

Voyager-1 est allé porter dans l'infini quelques témoignages de la vie sur notre planète " Informations poussiéreuses destinées à la poussière ".

Très belle chute traduisant la sombre réalité...

   Ioledane   
25/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
C'est vrai que voguent quelque part dans le très lointain, vers le grand inconnu, ces images que l'on pourrait peut-être qualifier d'Epinal ... Ce que l'on souhaite montrer de nous, ce que l'on s'imagine être ? Déjà une distorsion au départ ... Mais aussi, de plus en plus, à mesure que le temps l'éloigne de notre espace, et nous éloigne de cette époque.
Bon tout ça pour dire que, même si je ne suis pas spécialement séduite par la forme de ce poème, cette réflexion m'a 'parlé'.
"Presque morte", ainsi assené à la fin, est un peu 'too much' à mon goût, j'aurais apprécié quelque chose de plus subtil.
Bien aimé les "bonjours" et les "bons jours".


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