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Poésie contemporaine
Gemini : Gare au gorille !
 Publié le 04/10/18  -  14 commentaires  -  1268 caractères  -  172 lectures    Autres textes du même auteur

Inspiré d'on sait qui.


Gare au gorille !



Un gorille, lundi, dit-on dans le canton,
Sans souci des on-dit et du qu’en-dira-t-on,
Sur les coups de midi prédit, sans crier gare,
Malheur aux culs maudits de France et de Navarre.

Il faut vous dire aussi qu’il était condamné ;
Seul au fond d’une cage, enfant abandonné,
Qui n’avait d’horizon qu’une mort infamante
Dans deux mètres carrés comme salle d’attente.

Par la rage et l’ardeur de ce manque d’espoir
Il fracassa d’un coup la porte du dortoir,
Et partit dans la rue assouvir sa vengeance.

Or, juste avant qu’il vienne assaillir l’assistance,
– Une vieille et un juge offraient un premier choix –
Il croise une guenon au popotin grivois.

« Tiens ! se dit le gorille. Arrêtons la grimace ;
Je crois que dans le rut le souris la remplace. »

Il bombe alors le torse et le bat, mais voilà
Qu’elle semble insensible à ses hou-ha hou-ha ;
Puis, se moquant de lui, la garce le rembarre,
Se disant mariée avec le chef de gare !

La rage décuplée au nom de ce rival,
Il le maudit alors d’un châtiment rectal ;
Depuis, tout petit chef qu’une casquette habille
Sous ses coups de butor gémit : « Gare au gorille ! »


 
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   izabouille   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne saisis pas toute l'histoire mais ce n'est pas très grave. C'est drôle, bien écrit et ça se relit avec plaisir.
Je n'ai pas compris "je crois que dans le rut le souris la remplace", ça manque de clarté. Ou alors serait-ce une faute de frappe "la souris" et pas "le souris"?
Merci pour ce bon moment de lecture, j'ai bien aimé

   BlaseSaintLuc   
22/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
C'est à l'intention de quelqu'un sans nuls doutes, mais le lecteur, ne connaît ni l'amont ni l'aval de cette histoire, à part la source inspiratrice.

" Or, juste avant qu’il vienne assaillir l’assistance;– une vieille et un juge offraient un premier choix ;Il croise une guenon au popotin grivois."

le juge et la vieille sont là pour le décor et raccord avec la chanson, mais sont de bref figurants dans le texte orphelins de fonction (comme le gorille, tiens!)

« tiens ! Se dit le gorille. Arrêtons la grimace ;je crois que dans le rut le souris la remplace. »
Faute de frappe (la souris, les remplace.)

Ce qui redonnerait un sens, et une fonction au dit juge et vieille.

Ce n'est ni un hommage, ni un plus à l'original, ce n'est pas très équilibré ni même distrayant.

   Anje   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une fin un peu abrupte, en queue de poisson. Sinon léger, simple moins croustillant que la chanson mais sympathique. Un souris bien plus normal qu'une grimace en ce cas.
L'irrégularité des strophes a-t-elle une raison ?

   Annick   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est bien écrit et bien construit. C'est drôle, un tantinet grivois et pour cause : la chanson revisitée de Brassens est même beaucoup plus crue.
Même si je ne vais pas naturellement vers ce genre, je reconnais à l'auteur un talent certain.
Pour moi, pas de faute de frappe à "le souris" qui correspond à "un sourire" en ancien français.

Bravo !

   Hananke   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Bien sûr, on ne peut s'empêcher de penser à la chanson de Brassens
avec ce texte.
Joli premier quatrain empli de jeux de mots et de sonorités.
Le reste est plus moins braque et amusant suivant qu'on adhère
ou pas à ce genre de sujet en poésie.

   CoDi   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Très chouette à lire, j'ai bien aimé !

"Tiens ! se dit le gorille. Arrêtons la grimace ;
Je crois que dans le rut le souris la remplace. »

Ne serait-ce pas plutôt "le sourire la remplace" ou "la souris les remplace" ?


Merci !

   papipoete   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Gemini
Un gorille qui n'avait que l'évasion pour espoir, brisa ses barreaux, avec l'intention d'en découdre au-dehors . Malgré son torse argenté, il ne fut pas plus heureux en ... liberté !
NB Bien sûr qu'on fredonne l'air qui accompagnait cette aventure , à Sète ou ailleurs, et l'on sourit tout à la fin .
Dans le premier quatrain, il me semble manquer un verbe comme " s'enfuit ) ?

   PIZZICATO   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Les trois premières strophes m'ont plu pour la finesse de l'écriture.

Ensuite, la rage du gorille humilié par le refus de cette guenon " mariée avec le chef de gare (?), qui fait subir au dit chef de gare " un châtiment rectal ", cela ne m'a pas vraiment amusé.

" Depuis, tout petit chef qu’une casquette habille
Sous ses coups de butor gémit : « Gare au gorille ! » pas très poétique à mon avis.

   Willis   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il faut reconnaître que c'est très bien écrit.

J'aurais aimé lire une fin dans ce genre :

La rage décuplée au nom de ce rival,
Il lui promit très vite un châtiment rectal ;
Depuis, chaque usager par ces mots le titille
Etes-vous, cher Monsieur, chef de Gare ...au gorille !

Quelques arrangements nous auraient donné un bon classique.
Sous cette forme le poème est plaisant. J'ai apprécié.

   Sylvaine   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Plaisant hommage à Brassens, bien dans sa veine. Pour moi "souris" est la graphie ancienne de "sourire". Et l'on sourit en vous lisant.

   INGOA   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour, je trouve que ce Gare au gorille ! part un peu dans tous les sens et que le côté trivial ne lui apporte aucune plus-value malgré le soin de l'écriture apporté.
Les différentes compositions des strophes ne m'apportent aucune raison valable ; peut-être que quelque chose m'aura échappé dans votre poésie qui me laisse un goût d'inachevé.

   Zoe-Pivers   
4/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Gémini,

J'ai souri, imaginant le souris du gorille en rut.
Quel joli jeu de sonorité dans le premier quatrain ! et un excellent exercice de musculation, i on i on.
Les très sensuels " hou-ha, hou-ha ", ne font guère craquer la jolie fille qui refuse d'aller au casse-pipe...
Alors en bon mâle dominant il va sans crier gare s'en prendre au train du chef de gare.
Et c'est là que le bat blesse ! :)

Merci pour ce joyeux moment

   Vincendix   
5/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gemini,
C’est bien du « Gemini » avec ce gorille qui ressemble comme un frère à celui de Brassens, d’ailleurs le titre ne s’en cache pas.
On est obligé de prendre parti pour cet animal condamné à vivre en cage et on lui pardonne ses pulsions sexuelles.
Une conclusion hors normes, la renommée habituelle du chef de gare est bafouée, sa « guenon » refusant de le tromper !
Vincent

   LenineBosquet   
8/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Je trouve ce poème bien distrayant, à l'écriture agréable.
Les nombreuses références à la chanson de Brassens (le canton, le qu'en dira -t-on, la vieille et le juge...) font sourire.
Même si j'ai compris le sens du "souris", je ne comprends pas bien l'utilité de ces 2 vers 15 et 16.
La chute m'amuse, "châtiment rectal", franchement, c'est drôle.
La répétition de "maudit" aurait sûrement pu être évité (vers 4 et 22), même bien éloignés l'un de l'autre, je les ai vu !


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