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Poésie contemporaine
Gemini : Maurice le coq
 Publié le 06/11/20  -  15 commentaires  -  996 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

Honni soit qui tôt y chante.


Maurice le coq




Sur l’île d’Oléron aux parfums d’Atlantique,
Dans une basse-cour un coq bien pacifique
Et fier, comme tout coq, de ses talents vocaux,
Poussait chaque matin de longs cocoricos.
Hélas, cette voix de superbe,
Subit une critique acerbe
Qui valut un procès
En mauvaise justice
À l’emblème français
Qui s’appelait Maurice.
Des voisins lève-tard,
Ignorants du folklore,
Se mettaient en pétard
Aux lueurs de l’aurore,
Car le chant du ténor honorant le soleil,
Dirent-ils à la cour, perturbait leur sommeil.
Pourtant, Quies avec ses boules
Aurait bien pu leur éviter
De s’en aller un jour ester
En jugement le roi des poules.
Le coq gagna, bien entendu,
Mais qu’en fut-il s’il eut perdu ?
Un bon coup de scalpel sur ses cordes vocales
Avant de dénoncer les cloches matinales ?
Qui dit que pour deux retraités heureux
Les poules pondraient encore des œufs ?


 
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   Lebarde   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle histoire vraie,relatée dans tous les journaux, connue de tous qui fit «  chanter « la France entière.
Presqu’une fable qui montre jusqu’à quel point la bêtise humaine peut aller......pour encombrer les tribunaux.
Très beau texte humoristique écrit sur un ton ironique très enlevé et plaisant avec ce panachage de dodécasyllabes et hexasyllabes bien rythmés, rehaussés par une présentation graphique du plus bel effet.
Bravo, pas de prise de tête mais une lecture facile et élégante à la gloire de notre emblème national pour une fois mis à l’honneur.

J’ai bien aimé cette poésie sans prétention, mais enjouée et fraîche.

Merci

En EL
Lebarde

Ed: deux fautes d’orthographe corrigées.

   Corto   
27/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'auteur a choisi ici le bon registre.
L'humour et même la moquerie pour une situation qui ne méritait pas autre chose.
Les expressions et les provocations sont un régal.
Je relève pour le plaisir cette formule "le chant du ténor honorant le soleil".

Merci pour cette évocation.

   Vincendix   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Gemini,
Ces néo-ruraux ne supportent pas le chant du coq, ils préfèrent celui des sirènes de la police et des pompiers!
Qu'ils retournent dans leur ville bruyante et polluée, personne ne les retient.
Un texte bien ficelé et une présentation originale qui situe parfaitement l'endroit, ce phare est une réussite!
Vincent

   Hananke   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Une bonne fable comme souvent chez l'auteur, bien amenée, bien décrite mais une morale finale qui me laisse sur ma faim comme
également souvent chez l'auteur.
Je pense que ces quatre vers de fin ne sont pas à la hauteur
de ce qui précède et c'est bien dommage car c'est souvent ce que
le lecteur retient.(surtout les 2 derniers vers).
J'aurais aimé quelque chose de plus amusant, de plus explosif,
bref un final digne de ce nom.
J'aime bien l'allusion aux boules Quies.

   papipoete   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Gemini
Maurice le coq et non pas Maurice Lecoq qui put être un ténor de l'opéra, faisant ses vocalises tôt le matin, mais le Roi des poulettes de la bassecour...célébrait fort matinalement le lever du jour, rappelant aux femelles emplumées qu'il allait avant midi, s'occuper fort galamment s'occuper d'elles ! Aux dormeurs Duval ou autre patronyme, cela ne plut point et la justice saisie donna raison au royal volatile, de ne point céder au râleur...
NB entre cloches, entre coqs bruyants, il ne fait pas bon pour l'étranger, d'à la campagne venir se loger ! Avant eux, le clocher depuis des lustres tintait ; les poules par leur mâle, d'un cocorico s'éveillaient...et le village bientôt s'égayait.
Qui ne put supporter ces acteurs natifs, dut en sa ville demeurer, et RER, autos claxonnant, livreurs livrant, ne point se lasser !
Ce poème en hommage à Maurice le coq est truculent, et l'on suit ses démêlés avec ces " voisins lève-tard " avec joie, d'autant qu'on en sait l'issue favorable au gallinacée !
Monsieur de la Fontaine put être " le nègre " de l'auteur, tant ce récit est bien mené, et fort plaisant au demeurant !
Je dirai ( pour l'avoir constaté ) que le coq chante à n'importe quelle heure de la nuit ( l'éclat d'une étoile, ou autre se faisant passer pour l'aurore ? )

   Annick   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Gemini,

Ce coq nous parle, je veux dire cette histoire nous parle. Qui ne connaît pas les péripéties à rebondissement de cette affaire qui a fait grand bruit ? Je n'ose imaginer, si Maurice avait perdu son procès, la sentence....

J'aime cette fable contée simplement et de manière vivante. Les ruptures de rythme sont fort à propos.
C'est comme un sourire de bon matin, au chant du coq.

J'aurais aimé une fin plus enlevée, un élan chevaleresque faisant de Maurice l'éternel emblème de la vie rurale.
Mais cela n'enlève rien au charme de cette poésie.

Bravo !

   Bellini   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sauf à ne pas avoir ce matin les yeux en face des trous, je ne vois pas de défaut dans la versification classique. Sans doute que vous avez choisi délibérément la catégorie « contemporain ». Je pense que La Fontaine n’aurait renié aucune de vos rimes.
Cette fable est de très bonne facture. La morale n’en est pas vraiment une, plutôt un trait d’humour assez féroce. Ça me convient.

A la lecture, j’ai relevé d’instinct ce qui m’a semblé une faute de conjugaison et de concordance des temps. Après vérification, elle semble fondée, mais je vous demande de vérifier par vous-même. Elle concerne le vers :
« Mais qu’en fut-il s’il eut perdu ? »
Qu’il faudrait plutôt écrire :
« Mais qu’en eût-il été s’il eût perdu »

En effet, « s’il eût perdu » est la 2e forme du conditionnel passé. Et Le conditionnel passé 2e forme est l’équivalent du plus-que-parfait du subjonctif. Il doit y avoir concordance entre les deux propositions de la phrase :
« Mais qu’en eût-il été » (plus-que-parfait du subjonctif)
« s’il eût perdu » (conditionnel passé 2e forme)

Désolé pour cette remarque, mais comme dit l’autre : on n’est pas sur un site de cuisine.

Encore bravo.
Bellini

   Lariviere   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un sujet qui a défrayé la chronique très bien mené sur fond et forme. Les images sont assez truculentes et l'écriture version fable avec un trait d'esprit assez humorisitique comme morale de fin est plutôt fine et fonctionne très bien à mes yeux et oreilles.

Merci pour cette lecture !

   LenineBosquet   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,
je trouve cette mise en vers et fable de ce fait divers connu de tous fort bien réussi. Fait divers ou de société tant cette crispation entre ruraux "de souche" et néo-ruraux fait du bruit, si je puis dire, de nos jours.
L'alternance du nombre de syllabes par vers est agréable, donne un rythme à l'ensemble, les rimes ne me semblent pas "forcées", bref, de la maîtrise puisque on ne la voit pas !
J'aime bien la chute, qui rappelle l'absurdité du plaignant et de sa plainte.

   Robot   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A partir d'un fait d'hiver réel une fable qui nous raconte finalement combien notre époque a perdu une certaine relation avec la nature et les traditions.

Le texte par son écriture libre donne un dynamisme amusé au récit qui dans sa forme vient nous rappeler peut être le phare de Chassiron à la pointe de l'île d'Oléron.

Une fable réaliste qui m'a fait passer un bon moment pendant cette période confinée.

   Atom   
7/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bien aimé ce calligramme représentant un phare (ou peut-être aussi une pièce d'échiquier) et surtout évoquant un fait divers assez risible, quoique...
En tout cas le ton est là et l' on se moque ici gentiment des fameux "bobos-néo-ruraux" et autres "homo-festivus"qui ont le mérite d'apprécier le grand air... mais parfois un peu trop tard.

   Babefaon   
7/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gemini,

J'ai beaucoup aimé ce texte enlevé qui dénonce la stupidité de certains. Ah cette campagne et ces bruits qui vont avec ! Comment les dissocier ?
À ce sujet, je me suis fait une réflexion, cet été, alors que je séjournais chez ma mère qui habite justement dans un petit village au beau milieu de la campagne. Je n'ai pas été bercé une seule nuit par le chant des grillons avant de m'endormir. C'est à croire qu'une pétition avait dû circuler pour les faire taire, peu de temps avant mon arrivée. Quelle tristesse !!!
Continuons à dénoncer et à renvoyer les gens face à leur propre bêtise. Le problème est qu'elle est tellement ancrée en eux, que je ne pense pas qu'ils soient en mesure de se remettre en question. C'est hélas parfois "Hopeless", comme se plaisent à dire les Anglais. Merci pour ce bon moment.

   Mokhtar   
9/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très bon exercice de style sur ce fait divers coq-asse qui se prête parfaitement à l’écriture d’une fable.
Le style est enlevé et l’alternance des métriques n’est pas sans rappeler le maître du genre.

La sagesse et l’équilibre du monde rural sont-ils accessibles aux velléités naturalistes de citadins en fantaisie de migration ? Je me demande si vous n’avez pas mis le doigt sur un sujet d’actualité.
Le juge a parlé : avant que le coq ne soit contraint à dire des messes basses, les poules auront des dents.

L’écriture allègre et claire de la majeure partie du texte me semble faiblir un peu tout à la fin.
En plus de la phrase, à revoir, relevée par Bellini, je pense moi aussi qu’il y a matière à amélioration dans les quatre vers de conclusion. Pas sur le fonds, mais sur le style.

Mais la lecture de ce texte demeure un fort agréable moment. Merci.

   Gemini   
9/11/2020

   ferrandeix   
25/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Fable bien traitée. Il est difficile d'utiliser l'actualité sous peine bien souvent de tomber dans le superficialisme, notamment les poèmes pleurnichards pour déplorer les guerres et tous les poèmes emprunts de bons sentiments humanitaires. Utiliser un tel thème, en apparence anodin, l'histoire du coq Marcel, c'est plutôt bien vu. Le trouver digne d'un poème est cocasse et crée en soi un effet positif. Une métrique irrégulière s'imposait, rappelant quelque peu un fabuliste célèbre du 17ème siècle et surtout s'adaptant bien à ce thème fantaisiste. Points à améliorer peut-être: la finale ne me paraît pas très compréhensible. Je ne comprends non plus pas "De s’en aller un jour ester" Question euphonie, pas grande importance sans doute pour ce genre de poème, je note tout de même: "cour, perturbait" et surtout "coq gagna ". Là, c'est quand même un peu rude.


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