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Poésie contemporaine
GinetteFlora : La porte est en dedans
 Publié le 24/07/20  -  10 commentaires  -  672 caractères  -  199 lectures    Autres textes du même auteur

La quête vers un apaisement intérieur.


La porte est en dedans



Entends-tu corner les brouillards
Les embruns lâchent les amarres
Les harpes gravées des falaises
Dévorent le vent des hauteurs
Révélant le temps des rigueurs.
Viens chercher les mots qui apaisent.

Ceux qui s’emmurent, s’effacent
Crevasses des blessures lasses,
Les vertiges font des ravages.
Les malaises dessus les flots
Sombrent comme bateaux cargos.
Le phare torpille sa rage.

Laissons-nous guider par la lande.
Relisons, dansons sa légende.
Dis, au-dehors ou en dedans,
La porte qui donne dans les cieux ?
Ouvrage ou calice précieux ?
La porte étroite est en dedans.


 
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   Eclaircie   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un poème qui appelle l'apaisement, fond et forme s'unissent pour renforcer l'intention.
Si j'aime beaucoup le premier paragraphe, bien le second, le troisième me paraît moins léché, moins travaillé : la répétition du mot "dedans" est gênante, surtout que le mot "porte" s'y trouve deux fois, même si ce dernier terme, doublé trouve toute sa place.
"La porte qui donne dans les cieux" est le vers que j'apprécie le moins dans l'ensemble.

J'ai particulièrement apprécié :
"Les embruns lâchent les amarres
Les harpes gravées des falaises"
"Sombrent comme bateaux cargos.
Le phare torpille sa rage"
Le soin apporté aux allitération est appréciable, L'improbabilité des mots associés aussi. ("corner les brouillards", "Relisons, dansons sa légende")

Merci du partage,
Éclaircie

   Myo   
15/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je suis perplexe face à cet écrit. Il me semble en ressentir le sens profond, mais les expressions employées me donnent l'impression d'aller à contre sens.

Une invitation à la sérénité, à une certaine acceptation des choses qu'on ne peut changer ... et ces vers qui m'embrouillent

Les mots qui apaisent sont-ils "ceux qui s'emmurent, s'effacent " ?
" les vertiges font des ravages"
" les malaises dessus les flots" une image positive qui les rends plus légers mais voilà qu'ils " sombrent comme bateaux cargos" et le noir des profondeurs est de nouveau là.

" le phare torpille sa rage" ... là, je ne comprends pas

Par contre, j'aime beaucoup cette idée d'une porte en dedans qui ouvre vers un état d'esprit positif ...

Je vais avoir besoin des autres avis pour tout comprendre.

   papipoete   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour GinetteFlora
On est à l'abri ici, dans ce phare qui subit tous les assauts de colère ; rarement la houle se fait douce au point de venir, main d'enfant... le caresser !
NB ne m'en veuillez pas si je m'emprisonne dans cette idée, de veilleur de phare qui sait lire la mer, déchiffrer cette partition de harpe aux falaises... il vit là où rien ne peut lui causer tourment, et l'on peut à lui se confier... après qu'il eut ouvert " la porte en dedans ".
L'auteure parle à un intime, peut-être même à elle là, sur le psyché ? et ses mots trouveront-ils l'écho dont elle suggère les questions ?
Un poème tout en nuances, en subtilités que le lecteur lambda que je suis, tente de mettre en images.
la dernière strophe est assez hermétique, quand sa soeur d'entrée est fort visuelle !

   Angieblue   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Hello,

Je reconnais qu'il faut être original en poésie, mais là, je n'arrive pas trop à comprendre et visualiser certaines images.

Par exemple:
"corner les brouillards". Je n'imagine pas le brouillard avoir un son.
ça m'aurait moins gênée "corner le vent" ou "corner les vagues", et l'image aurait été tout aussi originale.

Idem pour: "Les harpes gravées des falaises dévorent le vent".
Je ne comprends pas non plus cette image. Je ne me représente pas ce que peuvent être "les harpes gravées des falaises".

Je ne comprends pas non plus la ponctuation. Au début, il n'y en a pas, puis il y en a...

La deuxième strophe me semble plus claire au niveau de la métaphore filée, sauf "les vertiges font des ravages". On dirait que ça n'est là que pour l'allitération.

Dans la troisième strophe, j'aime bien les deux premiers vers.

Par contre:
"Dis, au-dehors ou en dedans,
La porte qui donne dans les cieux ?"
Cette phrase sonne mal avec le "Dis". Et ça n'est pas très fluide ni poétique.

"Ouvrage ou calice précieux".
Je ne comprends pas bien, même si c'est utilisé pour décrire cette fameuse porte.

Et pour finir, pas jolie la répétition de porte dans la même strophe.

En somme, il y a de l'idée, une oreille musicale, mais ça manque de maîtrise, c'est désordonné. Les idées ne sont pas bien liées entre elles. C'est un poème qui mériterait d'être encore travaillé.

   Melorane   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
Je suis plutôt partagée sur ce poème. Si certaines images sont originales et fonctionnent bien, d'autres me paraissent plus floues.
Par exemple, dans la première strophe, je n'ai pas réussi à déchiffrer certains vers:
"Entends-tu corner les brouillards", pourquoi entendre le brouillard, alors que c'est une manifestation naturelle silencieuse? Il doit surement, avoir un sens que je n'ai pas compris.
"Les harpes gravées des falaises", serait-ce les différentes strates de roches?
De plus, est-ce un oubli l'absence de ponctuation sur les quatre premiers vers?
Je n'ai également pas bien saisi le sens de la dernière strophe.
Cependant la deuxième strophe est ma préférée, j'aime beaucoup ce vers : "Crevasses des blessures lasses,".
Au plaisir de vous relire.
Melorane

   Harvester   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'aime beaucoup les atmosphères marines et votre poème est baigné d'embruns qui me sont familiers.

J'aime beaucoup cette métonymie par laquelle vous faites corner le brouillard (la brume ?) et ceci me rappelle une station prolongée sur la plateforme supérieure du phare d'Eckmuhl sous la lentille de Fresnel où tout à coup la brume déposée sur l'Atlantique fit se déclencher la corne de brume. C'était majestueux et j'imaginais les capitaines lointains écoutant corner le brouillard comme vous l'exposez si bien ici.

J'aime beaucoup les harpes gravées dans les falaises, c'est judicieux et inattendu ! Bien vu !

Votre quête du Graal est subtile et il faut se pencher longuement sur ce texte pour en saisir toute la beauté !

Bravo !

   ANIMAL   
24/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Dès les premiers vers, l'ambiance maritime est posée. J'ai l'impression d'entendre cette corne de brume dans le brouillard, ce vent de tempête qui fait jouer les harpes des falaises, parmi les rigueurs du temps et de l'âme.

Le parallèle délibéré entre les humeurs marines et humaines est très intéressant.

Bien sûr, il y a des non-dits et des mystères au long de ce poème, par exemple "Laissons-nous guider par la lande" et surtout en finale, "la porte étroite" qui peut signifier plus d'une chose.

Cependant mon impression envers ce texte très mordant est positive.

   Gouelan   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour GinetteFlora,

Des images maritimes fortes qui décalquent bien les sentiments torturés, perdus dans le brouillard.

La corne, instrument à vent, se joue du brouillard et lui donne un son. Il nous enveloppe d'un silence si étouffant, qu'il corne à l'intérieur de nous.

Bien d'autres belles images nous accompagnent tout au long de ces strophes.

J'ai aimé "les bateaux cargos" et "le phare torpille sa rage".

"La porte est en dedans", à nous de trouver la clé, de l'ouvrir.

Un poème qui peut garder sa part de mystère et qui laisse ainsi au lecteur toute la place pour imaginer, s'imaginer, trouver sa clé.

   lucilius   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Superbe première strophe symphonique que les gens de mer comprendront sans problèmes. La seconde se délaite un peu malgré son dernier vers rageur. Quant à la dernière, c'est à mon avis celle qui aurait mérité une rédaction plus transparente, comme une belle éclaircie après la tempête.

   Atom   
25/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas mal d'éléments me plaisent dans ce poème.
On est dans un contexte de mer & de falaises qui personnellement me parlent et c'est pourquoi j'apprécie les deux premières strophes et quelques images intéressantes.
Par contre la dernière strophe dérive vers une sorte de mysticisme à la Coelho qui me convient déjà beaucoup moins. Dommage.
Au final, je ne sais quel lien établir entre le titre (et dernier vers) et le contexte établi.
Si ici la mer semble être une "religion" (et je veux bien le croire), je n'adhère pas plus que ça au ton plutôt sentencieux de cette dernière strophe.


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