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Poésie libre
Gouelan : Au cœur des arbres
 Publié le 26/02/18  -  18 commentaires  -  1142 caractères  -  281 lectures    Autres textes du même auteur

Un voyage au pays des arbres au cœur de leurs sentiments.
Les scènes défilent au fil des saisons, des lieux... comme de petits tableaux.
Couleurs et sentiments se mêlent...


Au cœur des arbres



Chatouillis de nuage sur sa tête,
un doigt de soleil transperce le toit vert.

Souffle miel
se faufile
dans le bois cèdre.



La pluie ruissèle sur son manteau,
en abri de rouille secoué par le vent.

Frisson chagrin
s’emperle
sur la colline peuplier.



Tourbillon de neige sur ses bras nus
berce le temps du repos.

Rêve plume
s’enfloconne
dans la cour platane.



Quand l’hiver ferme sa porte
un élan l’emporte comme une aile.

Pinceau olive
papillonne
sur la prairie pommier.



Ses racines crèvent le sol,
aux nuages se cramponnent ses griffes.

Noir l’espoir
violoncelle
sur le trottoir érable.


Un moineau se pose sur sa cime
gazouille le monde tout là-bas.

Voyage arc-en-ciel
s’effleure
sur la branche d’un sorbier.



Emportée par le vent
la graine devient oiselle.

Arbrisseau de l’aurore
s’aventure
au pays des géants.


 
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   papipoete   
26/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Gouelan
De plus en plus les poètes ici, se font peintres et parent leur vélin de bien jolis paysages !
Les distiques semblent un trait au couteau, quand les tercets étalent, pris à la palette d'une main, les couleurs à étirer délicatement au pinceau !
NB alors, l'admirateur se promène au " coeur des arbres ", et son guide à la main, dit << ah oui, le souffle miel ; et ce voyage arc en ciel sur la branche d'un sorbier ! >>
Les 2 premiers vers sont mes préférés, mais bien d'autres rutilent ...

   Marite   
26/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle lecture poétique agréable que cette escapade "Au coeur des arbres". La forme originale stimule l'attention et nous prépare à une découverte nouvelle, au fil des saisons. Une question cependant me vient à l'esprit : les arbres, cèdre, peuplier, platane, pommier, érable et sorbier ont-ils été choisis inconsciemment ou subtilement ?

   PIZZICATO   
26/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai pris part à votre " voyage au pays des arbres ", ces êtres si mystérieux.
Ils sont décrits, ici, avec des images où chaque mot les caractérise.

" Souffle miel
se faufile
dans le bois cèdre " arbre au bois si parfumé.

" Frisson chagrin
s’emperle
sur la colline peuplier." ce frissonnement des feuilles si particulier.

" Rêve plume
s’enfloconne
dans la cour platane " quand ses akènes tapissent le sol.

Je ne vais pas tout citer, mais tout est beau.
Et cette très belle chute pour qualifier le sorbier :
" Arbrisseau de l’aurore
s’aventure
au pays des géants."

   Melusine   
26/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout ce texte prend sa force dans la poésie que vous avez su magnifiquement instiller.
Sève de mots qui bourgeonnent et produisent leurs fleurs.

   Anonyme   
26/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Quand la plume devient pinceau, le lecteur n'a aucun mal à visualiser la diversité du décor proposé.

Votre poème est d'un bout à l'autre très plaisant, il offre beaucoup de couleurs, d'odeurs, de bruit, c'est un vertige d'émotions charmantes.

Il fait bon vous suivre dans cet univers, où vous donnez à la nature ses lettres de noblesse, vos propos recherchés sont si harmonieux.

J'ai beaucoup aimé :

" La pluie ruissèle sur son manteau,
en abri de rouille secoué par le vent.

Frisson chagrin
s’emperle
sur la colline peuplier. "

Je trouve votre texte remarquablement bien écrit, et très poétique, un enchantement.

   Anonyme   
27/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"s'enfloconne" a été mal perçu par mon esprit tordu, je ferai certainement exception ^^. Merci Gouelan pour ce poème, merci pour ce voyage. Navire.

   troupi   
27/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan.
Vous aimez les arbres apparemment, moi aussi donc votre poésie m'interpelle forcément.
J'ai bien aimé la présentation très verticale, très aérée, et bien sûr la poésie qui se dégage de ce poème.
Mis à part le sorbier tous les arbres dont vous parlez sont utilisés en lutherie. Est-ce un hasard ?

   Brume   
27/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan

Dès les premiers vers je tombe sous le charme des images, et la suite ne m'a pas déçue.

La façon originale dont vous parlez des arbres me plaît beaucoup.
Vous n'êtes pas dans la description mais bel et bien dans les sentiments et les couleurs comme vous le dites dans l'exergue.
Il se passe tellement de jolies choses dans le monde des arbres. Quelle vie!
Vous y avez posé un regard magnifique, la transcription est une merveille.

   kreivi   
27/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan
A la première lecture je n’ai pas été emballé. Ni à la seconde.
Par le rythme d’abord un peu cassant (je préfère les galettes bretonnes entières plutôt qu'en morceaux)
ensuite par quelques tournures trop sophistiquées à mon goût (les arbres détestent la sophistication, demandez-leurs)
Mais après tout une bonne poésie supporte bien quelques sophistications (les chaussures supportent bien le cirage et un coup de brosse de temps en temps)

Mais quand vous parlez du miel de la sève….. alors là j’ai craqué. Surtout du miel d’eucalyptus.

Bref, vous avez fait un poème (faire dans le sens noble) pour réjouir le Oniriens (et avouez-le pour les épater un peu aussi) et vous avez réussi.
Mais vous avez oublié de mettre un bonnet de laine sur la tête des arbres. Par ces temps !
Vous êtes impardonnable.

   Donaldo75   
27/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Gouelan,

Voici de la pure poésie, à la limite de la peinture tellement elle est évocatrice.

Les passages en italique sont les plus surréalistes. Il y a quand même un risque de surcharge de la forme, entre les vers surréalistes et les autres, plus sages mais quand même très loin du réel, pour le lecteur qui chercherait un sens - ce n'est pas mon cas, je tiens à le préciser - à ce poème.

Bravo !

Don

   Louis   
28/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les arbres, personnifiés, s’élèvent comme de grands corps vivants, sensibles, doués de sentiments.
Le texte leur rend visite, et papillonne d’un représentant à l’autre du genre des arbres, du cèdre au sorbier.
Le visiteur poète ne s’attarde pas auprès de chaque arbre, il sonde le cœur de ses hôtes en un bref instant, mais avec délicatesse et légèreté, il évolue avec grâce comme pour saluer l’un, rendre hommage à l’autre.

Le cèdre se remarque par sa hauteur, il a la tête dans les nuages qui l’effleurent d’un « chatouillis », et se laisse volontiers « transpercer » d’un « doigt de soleil » caressant.
De son « souffle » odorant émane la douceur du miel.
Qu’il est affable, doux et accueillant, ce premier hôte du matin. Le saluer en premier, parce qu’il sait embaumer une journée, parce qu’il sait distiller dans le jour qui s’annonce un peu de fraîcheur et de clémence, parce que « bois cèdre » connaît les secrets de la longévité, et ne cède pas à la corruption, pas à l’altérité.

Quand souffle le vent, quand tombe la pluie, un salut au peuplier. Il sait exprimer un « frisson chagrin », sait le magnifier, il l’«emperle » pour nous en libérer. Il ne fait qu’un avec la colline, « colline peuplier », en hauteur, avec majesté, pour tout surmonter. Il force le respect. Il donne sa force pour résister aux frimas de la vie.

Une visite au platane et ses « bras nus », quand vient l’hiver, quand tourbillonne la neige. Il apporte le repos, il « berce » le temps qu’il prend dans ses bras. Placide platane, tout en lui est calme et sérénité. Propice à la rêverie, un rêve léger comme une plume « s’enfloconne », se fait flocon, se dépose sur le platane marié à la cour.
Les arbres, oui, ne vivent jamais seuls, mais toujours mariés. Appariés à la colline, comme le peuplier, ou à la cour comme le platane.

Apparié, lui, le pommier à la prairie. Il semble peint, teinte olive, par le pinceau du printemps. Le sentiment nous atteint, il se teint des nuances colorées, le sentiment nous touche, il prend des touches de couleur, ni rouge de la honte, ni noir des humeurs, mais vert olive du pommier dans la prairie. Couleur vive et gaie dans la prairie.

Il s’arrime de toutes ses racines, qui « crèvent le sol », se «cramponne » de toutes ses « griffes » aux nuages, l’érable qui ne veut pas faillir, l’érable qui ne veut pas se départir de son tronc noir à l’âme musicale d’un violoncelle, qui ne cède pas son espoir teinte noire jusqu’à son goût de sirop sur la tarte « trottoir ».

Une dernière visite au sorbier et son panache arc-en-ciel, propice au voyage dans les couleurs, pendant que vogue la graine « oiselle », qui se laisse emporter par le vent.
Dans ce beau poème, on trouve un côté baudelairien : « les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». À sonder le cœur des arbres, le poète passe « au pays des géants », comme « à travers des forêts de symboles / Qui l’observent avec des regards familiers ».

Merci Gouelan

   Lylah   
3/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Embarquée dès les deux premiers vers, j'ai virevolté d'arbre en arbre avec délices !

Un très beau voyage "au pays des géants" et de leur mystère si poétiquement effleuré dans ces lignes.

Merci Gouelan !

   jlouisgillis   
3/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
si vous aimez le peuple des arbres, il vous suffit de vous laisser guider par votre petite voie intérieure, ou, dans une autre nuance, par votre instinct...
Ayant choisi votre arbre, imaginez que vous ne fassiez qu'un...
imaginez un nid de lumière dans lequel vos pieds fusionnent avec les racines, votre corps avec le tronc et votre tête avec sa canopée (= son feuillage + d'autres choses)...Et laissez l'arbre faire...Ecoutez, ressentez, en un mot : revivez !
Autrefois d'autres civilisations savaient....le shamanisme connaît encore, mais loin du compte...Toutefois être relié à la terre et à l'univers n'est pas du paganisme...Elle est une réalité en marche et en (re)devenir.
Peut-être la physique quantique, quoique, sur internet, on lui fait dire n'importe quoi...
Bien cordialement,
jlg

   EricD   
4/3/2018
Je suis toujours intéressé par les vers traitant de la Nature ; ce poème aux arbres fait globalement résonner des choses agréables en moi.

Moins convaincu, toutefois, par les passages en italiques, au style quelque peu télégraphique par endroits.

   Amandine-L   
6/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan,

Merci pour ce poème qui donne à voir, sentir, entendre… le « cœur des arbres ». Je les ai découverts d’un pas léger au fil des saisons. Une lecture bien agréable, des tableaux aux touches délicates (chatouillis, doigt, souffle, frisson, berce, repos, rêve plume…) et parfois aux couleurs vives (transperce, secoué, tourbillon, crèvent, cramponnent, griffes…). J’aime aussi les derniers vers, une fin en panache !

   Goelette   
12/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah les arbres, source constante d'un émerveillement manifeste dans votre poème avec la déclinaison des diverses essences du "cèdre"... à "l'arbrisseau de l'aurore"

J'adore cet extrait
"Rêve plume
s’enfloconne
dans la cour platane", quelle finesse dans l'image!

Néanmoins la répétition des substantifs accolés comme "souffle miel", "frisson chagrin" et tous les suivants me semble trop systématique et enlève à mes yeux une partie de la légèreté de cet hommage à l'ARBRE
"Ses racines crèvent le sol,
aux nuages se cramponnent ses griffes."

   Gouelan   
31/3/2018

   Gabrielle   
15/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau mélange de couleurs et d'émotions au "pays des géants".

Une très jolie façon d'envisager la Nature.

Merci à vous.

Cordialement.


G. Michel


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