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Poésie libre
Gouelan : Dessine encore...
 Publié le 23/06/19  -  15 commentaires  -  1645 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

Oser dessiner sa vie, ouvrir la porte, accepter les ombres, les nuancer.
À chacun d'imaginer quelque chose qui lui est propre dans ces mots.


Dessine encore...



Allume les réverbères
Ton sourire est tombé dans l’amer

Regarde là-haut
L’océan
Tous ses phares étincellent



Seul sous un ciel de mer
Où sont les ports ?



Accroche-toi à la lune
Comme une écharde
Comme un cri

Lance-toi
D’étoile en voile
Attrape le vent



Où es-tu ?
Tu griffes ma nuit
Écho d’encre marine



Je suis là
Je suis ton dessin
Point par point

Ne casse pas la mine
Gomme un peu
Pas trop


Tu peux souffler…

Regarde



C’est beau

Comme un grelot
D’enfance oubliée
Sur une plage en été

Ou…

Un attrape-rêves coquillages
Dans la cabane suspendue

Ça vibre
Ça ruisselle
Jusqu’au fond
De Moi

Comme une corde
Ou…
Des galets de velours



Envole les sons
Pose-les sur un fil
Inonde l’espace blues
De ricochets de couleurs



Jusqu’où ?
Sans horizon je tombe



Jusqu’à la porte
De toi
Tout là-bas
Sur la voie poudrée
Crochète-la

Voilà

Laisse ouvert
Jette la clé



J’ai peur
Il fait froid
Le silence crayonne
Un air de Moi



Dessine encore…
Funambule les couleurs
Avec ton crayon papier
Sans perdre la note


 
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   Corto   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une poésie qu'on voudrait continuer, ne jamais s'arrêter tellement elle invite à l'envol, à l'immense, à plus loin, à "encore".

Une mise en page en miroir où les apports sont doublés, réfléchis à l'infini comme est infinie la création et l'envie de créer, ce qui est bien formulé par "Ça vibre Ça ruisselle Jusqu’au fond De Moi".

La plupart des images sont superbes et créent un environnement de beauté, d'envol, d'immensité à conquérir et à vivre, jusqu'au vertige, jusqu'à l'épuisement, et si l'on pense à Van Gogh ou à Camille Claudel, jusqu'à mettre en danger son équilibre mental.

J'ai particulièrement aimé "Envole les sons Pose-les sur un fil", mais beaucoup d'autres aussi.

Bravo à l'auteur.

   Provencao   
29/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"J’ai peur
Il fait froid
Le silence crayonne
Un air de Moi"

Ces vers pourraient sembler, à première vue, trop polis pour être honnêtes, trop simples pour ne pas verser dans le simplisme.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans cette poésie, c'est d'une part votre présentation très libre en soi, et l'idée que l'une des premières tâches du lecteur était de lire en toute simplicité ce que vous nous offriez à lire.

Et de laisser la poésie prendre son essor pour nous permettre de rencontrer en lecture le souvenir ou de notre vécu ou d'autres écrits que nous portons en nous. Comme ce vers plus que succulent: "Dessine encore…
Funambule les couleurs
Avec ton crayon papier
Sans perdre la note"


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   STEPHANIE90   
3/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien :
- le développement du poème à deux voix (voix intérieure et verbale)
- la légèreté de la réflexion et des images
- la poésie de l'ensemble

merci pour cette douce lecture !

   PIZZICATO   
23/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je retrouve avec plaisir le style d'écriture spécifique à l'auteure, pétri de sensibilité.
On se laisse emporter par ce 'dialogue' aux images raffinées.

Un + pour ce passage :
" Je suis là
Je suis ton dessin
Point par point
Ne casse pas la mine
Gomme un peu
Pas trop


Tu peux souffler… "

Un fort bel écrit.

   Sylvaine   
23/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Moi qui ne me sens guère de compétences en poésie, je reste sous le charme -au sens fort - de ces vers limpides, qui préservent une part de mystère sous leur apparence cristalline. ici tout n'est que frémissement et légèreté, suggestions, esquisses... Il ne faut pas expliquer un tel poème, mais le laisser sourdre en soi comme un filet d'eau très pure. Bravo.

   papipoete   
23/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Gouelan
à qui aime l'écriture, l'on dirait " si ça ne va pas fort, prend ta plume et laisse-la faire " ; ici, " ton sourire est tombé dans l'amer, lève la tête et inspire-toi de tous ces phares qui étincellent dans la nuit ! "
Un autre personnage pourra boire un verre ou deux... un autre fumer une clope salutaire...
L'auteur me rappelle tous ces moments ( verre et cigarette comprise ), mais aussi ceux où je dessinais aux côtés de ma petite-fille, ces " chefs-d'oeuvre ", aujourd'hui conservés dans un tiroir... Quand ma main s'y hasarde, ces gouaches me font tantôt sourire ; me font tantôt frémir...
De vos vers magnifiés, je retiens par exemple " c'est beau/comme un grelot/d'enfance oubliée/sur une plage en été " et l'avant-dernière strophe où je me " vois "...

   Davide   
23/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Gouelan,

J'avais été séduit par "Le temps dune et d'une aile...", avec pourtant toute la réserve de ma novicité dans la poésie libre.

On retrouve ici les deux voix mises en parallèle, comme suggérant deux temps différents ou perçus comme tels, peut-être deux voix / voies.

Si le jeu de mots "l'amer"/"la mer" a tendance à m'exaspérer, la suite m'émerveille avec la mise en scène d'une inversion étonnante entre l'océan et le ciel :
"Regarde là-haut / L’océan / Tous ses phares étincellent" et "Seul sous un ciel de mer / Où sont les ports ?"

Ainsi, nous voici face à une poésie qu'il s'agit de ressentir plus que de comprendre (l'exergue nous invite d'ailleurs à cette introspection toute personnelle).

Rien de nouveau dans la thématique, mais le traitement lui, surprend, car plutôt que de se heurter aux limites que l'on connaît, il les dépasse en de superbes images :
"Lance-toi / D’étoile en voile / Attrape le vent", "inonde l’espace blues / De ricochets de couleurs", "Sans horizon je tombe"...
Le verbe funambuler, déjà peu courant, est employé transitivement pour évoquer le vertige face à cette immensité : "Funambule les couleurs".

Selon moi, ce texte suggestif nous invite à nous écouter, à écouter son art, son envie de vivre, à suivre son étoile, à colorer le monde, à réaliser ses rêves... Juste ça !
Un texte à la hauteur de son ambition (s'il devait en avoir une, d'ambition !).

C'est beau, simplement !

Merci du partage,

Davide

   senglar   
23/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Gouelan,


Voilà qui donne envie de prendre un crayon, de tracer à main levée une ligne. Serait-elle un horizon ? Je serais un point de cette ligne. Suis-je un point d'horizon ? Tremblée serait-elle une ligne de mer ? Suis-je un point de mer, un flocon d'écume en haut de la vague ? "... Port... écho... grelot... attrape-rêves..." Je dois atteindre la porte qui est au fond de moi.
Qu'est-ce ?
Elle s'ouvre sur la cave avec son échelle de meunier et se referme sur un lièvre des bois géant que j'ai dessiné sur le mur alors que j'étais enfant...

Bon ben maintenant il faut me sortir de là Gouelan car le lièvre commence à s'agiter au bout de sa corde !

"J'ai peur
Il fait froid"

Help !


Vais dessiner un pâté :)


Senglar

   Vincente   
24/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il me fallait la fraîcheur du matin, les idées claires, réinitialisées par la nuit, pour me saisir de votre regard original et votre plume insolite. Ici, elle se rend disponible pour prendre part à un drôle d'échange entre un narrateur optimiste, plein d'une sagesse pétillante et un autre qui est plus angoissé, qui doute, qui voudrait profiter mais est comme retenu. Or, l'on comprend vite que ces deux esprits habitent sous le même toit. Dès lors, il n'est pas facile d'enchaîner en quelques mots ce qui émane de ces deux pensées alimentées de feux antagonistes.

J'avais été sous le charme du ton particulier de votre "Le temps dune et d'une aile". J'ai été moins transporté par ce dernier poème, cependant, la forme par ses allers et retours où s'alternent des invitations semblant dire "regarde comme c'est beau, vois cette réalité comme un rêve, etc..." aux autres avouant l'envie d'essayer, mais engoncée dans le trouble, fait à chaque fois vibrer une peur fleur de douleur. Le texte est dramatique, mené un peu à la façon d'un synopsis, mais j'ai trouvé que les images sont de qualités un peu inégales. Le v2 avec "l'amer" en jeu de mots avec l'océan est un peu lourd. Le "comme une écharde" pour s'accrocher à la lune aussi me semble à contre-emploi. Plus loin, j'aurais trouvé plus harmonieux "des couleurs en ricochets" plutôt que "des ricochets de couleurs".

J'aime bien la dernière strophe et surtout son "funambule les couleurs".
Mais en fait, je m'aperçois avec recul que j'ai beaucoup aimé tout ce qui est à droite sur la page. C'est un poème très réussi en tant que tel. Lu sans revenir dans le dialogue, comme si l'échange entre les deux pans du personnage pouvait s'entendre de manière implicite, il "fonctionne" très bien, plein de poésie et d'espérance sous jacente. La voix "off" qui guide en initiateur, formulée dans les strophes de gauche, apportent des étincelles, certes, mais bien qu'elles soient sans anicroches et belles à partir de "Je suis là / je suis ton dessin /..." jusqu'à la fin, je me demande si elles ne pourraient pas être plus en retrait (comme les insertions informatives d'un synopsis justement) et moins nombreuses, peut-être en supprimant certains vers comme le v2. Et puis pour confirmer leur mise en retrait, les placer à droite et donner la position première à gauche à ce qui est l'origine du questionnement dans sa chronologie.

Il n'en reste pas moins que l'intention créatrice est très intéressante, dont le lieu où elle s'est inscrite, ce "ciel de mer" très joliment inventé.

   Ombhre   
27/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Gouelan,

un texte magnifique, qui donne l'impression de se parler à soi-même en le lisant, parsemé d'images superbes, douce, fraîches, et intimes en même temps.
Je l'ai relu plusieurs fois avec toujours le même plaisir, aimant autant le thème qu la façon de le traiter.
J'ai beaucoup aimé:
- Accroche-toi à la lune
Comme une écharde
Comme un cri

Lance-toi
D’étoile en voile
Attrape le vent

ou encore:
- Comme un grelot
D’enfance oubliée
Sur une plage en été

Le final est somptueux, et termine ce poème qu'on ne voudrait pas voir s'achever:
- Dessine encore…
Funambule les couleurs
Avec ton crayon papier
Sans perdre la note

Merci pour ce très beau partage.
Amicalement.
Ombhre

   Gouelan   
28/6/2019

   Pouet   
1/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

introspection en esquisse, lignes de vie tracées sur du sable céleste: nuages au fond des yeux et le soleil en coin, la mer n'existe plus.

De forts jolies images dans ce poème.

J'ai beaucoup apprécié par exemple "un grelot d'enfance" que je trouve vraiment bien trouvé. Ce subtil tintement, cette fragilité musicale, cette "prison" argentée...

L'ensemble, pétri de poésie, est une invitation à la rêverie et à la lucidité. Un arrêt sur image en mouvement perpétuel.

Au plaisir.

   Donaldo75   
2/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan,

J'ai vraiment beaucoup aimé ce poème - mais je ne pense pas te surprendre en disant ça - en particulier dans sa structure à deux voix. Quand je l'ai lu la seconde fois, j'ai eu l'impression de l'entendre résonner dans mon cortex cérébral, comme s'il s'incarnait dans deux endroits différents, avec deux troupes de neurones perdues dans les méninges. Je sais, ça parait délirant de dire ça - promis, je n'ai pas abusé des champignons hallucinogènes ou d'une quelconque herbe de Provence - mais je l'ai réellement vécu.

Bravo !

Au plaisir de te lire de nouveau.

Donaldo

   ClaireDePlume   
17/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est des poésies que l'on reçoit comme un cadeau, une bulle de nuage poudrée qui effleure la joue d'une onde de douceur. Votre composition est de celles-ci, tout en sensibilité, retenue et simplicité. Les textes alambiqués où il faut prendre son dictionnaire à chaque mot pour en comprendre le sens, puis essayer de comprendre le message délivré par l'auteur, très peu pour moi !
Par contre, se laisser porter par des images, des évocations, des sensations, ça oui ! J'en veux et j'en redemande !
Le dialogue que vous nous offrez est magnifique, pur et éthéré.
Merci de nous faire voyager dans vos mots.

   patrickgibon   
27/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
somptueux envol du dessin, d'un dessein réfracté d'interrogations intérieures sur la mort mais la vie toute puissance danse dans l'air chaud des passions, funambule qui bulle ses pulsions d'imaginaires ancrés dans les réels des multivers, un envol, un souffle doux telle une brise marine qui cache pourtant en son sein des tempêtes!

de la haute voltige dans les mondes sidéraux!


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