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Poésie libre
Gouelan : Enola is alone
 Publié le 24/01/20  -  8 commentaires  -  766 caractères  -  166 lectures    Autres textes du même auteur

Prénom solitude
Vie de papier
pour voler
et se lover


Enola is alone




Elle vole à travers les pages
petits bateaux de papier
d’île en île

Enola




L'azur se chiffonne
grelotte l’encre
et touche les larmes

Le soleil éclabousse
fleure les mots
en sommeil

Le ciel se violette
mêle l’ancolie
à l’aube




Se love au creux des images
de contrées dessinées
en lettres salées

Enola




Le temps s’effeuille
dénude le jour
creuse le silence

Le vent fracasse
ronge de craie
l'âme solitaire

À chaque pétale
l'horloge coquelicot
fane sa vie



Enola is alone


 
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   Gabrielle   
16/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très joli rêve en solitude...

Le lecteur est insidieusement invité à partager les occupations oisives d'Enola, personnage solitaire qui voyage sa vie.

Un intéressant voyage qui fait naître un attachement pour le personnage auquel il est possible de s'identifier.

Belle initiative très originale.


Gabrielle

   Donaldo75   
17/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai trouvé ce poème très inspiré; le titre m'a d'entrée de lecture donné envie d'aller plus loin, de découvrir ce qu'il y avait derrière cette symbolique de l'Enola - une petite déception quand même car je pensais initialement à la chanson d'Orchestral Manoeuvres in the Dark, certes, mais j'ai dépassé ce sentiment ensuite - dont le découpage est intéressant.

J'ai vu quelques artifices, des effets stylistiques, qui me rappellent une auteure d'Oniris. On verra si mon intuition est la bonne.

Bravo !

   Davide   
24/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Gouelan,

Enola s'est réfugiée dans un monde onirique écrit "en lettres salées", un monde intérieur, silencieux, en sommeil, en larmes… Elle ne voit plus, dans la vie qui bruit autour d'elle, que sa solitude, son insubstantialité, car "alone" n'est-il pas qu'un reflet, son reflet ?

Les deux temps de son aventure se dévoilent à l'image d'une respiration :
- l'inspiration d'abord, Enola s'envole d'île en île ; le ciel, comme le soleil, tente de s'ouvrir à sa solitude, mais les couleurs et les parfums sont aussi fins qu'agressifs.
- l'expiration enfin, Enola se love dans sa contrée imaginaire ; la nature fane, le temps s'effeuille, le monde extérieur n'est plus. Enola se retrouve face à elle-même : "Enola is alone".
Bel usage de l'anagramme "vole" / "love".

La souplesse de l'écriture, portée par une élégante mise en page, fait percevoir cette dualité entre elle et le monde, un monde ennemi, violent ("se chiffonne", "éclabousse", "dénude", "fracasse"...) qu'elle rejette, qu'elle refuse, qu'elle ne veut plus ! Alors, elle retourne rêver sa vie de papier, seule, la dessiner, l'écrire, l'inventer et la réinventer !

   Stephane   
24/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan,

J'ai assez de mal avec les poèmes dont le message n'est pas tout à fait clair. Ici, c'est plutôt abscond pourtant je sens un vrai travail d'écriture. L'agencement du poème aussi me pose problème car je ne vois pas l'utilité, de manière générale, à disposer les vers ainsi, c'est-à-dire de manière totalement décalée. Pourtant je sens aussi une certaine logique dans cette apparente anarchie et je pense que le travail, une fois encore, est plus profond qu'il n'y paraît. Le pire - disons le paradoxe - est que, malgré ce commentaire plutôt mitigé, j'ai aimé ce poème. Je ne sais pas réellement pourquoi mais c'est ainsi.

Je pensais - avant de lire ce poème - à un texte sur Enola Gay mais ceci n'a rien à voir.

Bravo, donc !

Stéphane

   Vincente   
24/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème me disperse en sensations diverses, antagonistes, assez paradoxales.
Il me semble que c'est l'ensemble de la forme qui à la fois me gêne et me plait. La finesse épurée du style, ces strophes ajustées dans leur situation et dans leur phrasé, la concision perçante comme une pointe destinée à marquer, à tracer un sens griffé, l'utilisation en "reflet" de couples de mots, les deux lieux des tercets en haïku, à gauche le déversement du monde extérieur, au centre l'aspect évasé des "bateaux de papier" et des vers en "lettres salées" abordant les rivages de l'intériorité. La patte de l'auteur fait assaut de délicatesse et d'attention, mais je ressens le "trop" du geste, une sorte de sophistication excessive. En fait, ce qui apparaît est beau, mais si travaillé, que l'authenticité avoue une "fabrication" et se délite un peu ; dans cette richesse "d'informations" données au lecteur, ce "peu" s'avère dommageable.

Ces particularités profitent pourtant à la narration. Malgré tout, elles surajoutent comme une charge à l'écriture alors qu'elle se cherchait une légèreté par son épuration.

Ce qui se raconte par contre ne souffre pas de ces inclinations poussées, il n'est pas possible d'éviter l'empathie auquel nous convient le regard rêveur et sa difficulté à positiver dans le monde s'imposant.
Je demeure mitigé et reconnais une subjectivité, sachant que mon dérangement est de l'ordre de la nuance, quelques ténues sensations, mais qui sont importantes dans un écrit à la finesse certaine.

   Gouelan   
26/1/2020

   Pouet   
27/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

le palindrome du titre est super bien trouvé et donne envie de se plonger dans la lecture. Et on est pas déçu.

De très beaux vers, très subtils, fort poétiques.

Tout serait à citer selon moi..

Bien vu aussi ce "mélancolie" qui se "mêle à l'ancolie".

Des fleurs, des pages, une blanche solitude et fêlures colorées..

J'ai beaucoup aimé,

bravo.

   STEPHANIE90   
27/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Gouelan,

une poésie qui prend au tripes mais comme un effleurement. J'ai beaucoup aimé vos mots sur la solitude. Une vie bien résumé, n'est-on pas finalement toujours seul face à soi-même d'île en île ?
Mes passages préférés même si j'ai aimé l'ensemble et la mise en page, voici ce que je retiendrai :
"Elle vole à travers les pages
petits bateaux de papier
d’île en île

Enola

Le ciel se violette
mêle l’ancolie
à l’aube

Se love au creux des images
de contrées dessinées
en lettres salées

Enola

À chaque pétale
l'horloge coquelicot
fane sa vie

Enola is alone"

Un grand merci pour ces instants de douceur solitaire sucré-salé et surtout ne changer rien ! Enola a rejoint mon île pour quelques instants en suspension poétique,

Stéphanie


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