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Poésie libre
Gouelan : L'envol [concours]
 Publié le 12/12/19  -  14 commentaires  -  1446 caractères  -  242 lectures    Autres textes du même auteur

Contemplation nocturne sur une plage.


L'envol [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).






Un vide vertical
happe les aigrettes de l’âme

Dans un couloir
en parois d’invisible
elle parachute
tâtonne le néant
d’une ou mille étoiles

D’un effleurement vagal
elle vibre sidérale
trébuche l’infini
vers le Nord égaré

Enivrée elle s’affale
sur la veste polaire
en étale sur la plage

Un et mille grains de sable
dans un murmure astral
s’harmonisent au Verseau*

Le vertige s’enroule
inonde le silence
d’une présence abyssale
Et se mire à l’écho

Vague à vague
la marée se lune
en traînée d’écume
à l’océan lacté

Quand lèche la dentelle
en robe meringuée
la poussière de cosmos
dénudée de son corps
grelotte noctambule

Ailée d’idéal
elle se jette voûtée
en un et mille pixels
dans ce puits à l’envers

À l’envers
de toutes les couleurs



* Cette constellation se trouve dans une zone souvent appelée la « Mer », à cause de son abondance de constellations aquatiques (Wikipédia)


 
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   Castelmore   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas de doute, l’auteur aime les mots, prend plaisir à jouer avec eux pour créer des situations incongrues, des images nouvelles d’une force poétique certaine.

Les « figures imposées » du concours s’intègrent parfaitement dans le « vagabondage » de l’âme qu’il nous propose.

La lecture est agréable et va de surprise en surprise.
Pourtant je ressens comme une forme de saturation à l’évocation de toutes ces étapes du voyage... un peu comme si, boule de flipper je rebondissais trop violemment de bumper en bumper au son d’une musique un peu trop puissante et stridente.

Je reste donc sur une impression mitigée.

   BeL13ver   
23/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Quel texte ! D'une puissance, d'une poésie magnifiques !
J'apprécie énormément la profondeur et l'harmonie de ce paysage, probablement tiré d'une photo (sinon je ne comprends pas l'avant-dernière strophe). On ressent une véritable atmosphère de paix, de calme et de sérénité. J'apprécie particulièrement ce passage : "elle parachute/ tâtonne le néant d'une ou mille étoiles".
Je reste ébahi par la qualité poétique de ces vers ! Tout y est : la conviction, le texte, le fond, l'évocation, la beauté, l'instant capturé au passage !

   Alfin   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voici le genre de poème que l'on aime ... ou pas
Et je suis plus Hugo que Mallarmé...

Objectivement : Je lis une grande maîtrise chez l'auteur,
un texte bien articulé et une lisibilité presque parfaite, les hiatus provoqués par "un et mille" je les considères comme une inversion salutaire, qui permet d'éviter le poncif tout en remettant de la signification au "mille et une" une et mille fois galvaudé.

Concernant la contrainte du concours, je la trouve mal intégrée pour le final.

Bravo donc pour cette belle poésie et merci pour le partage !

   plumette   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un agencements de mots qui m'a globalement séduite
quelques belles images :

"la marée se lune
en traînée d'écume
à l'océan lactée"

"Quand lèche la dentelle
en robe meringuée"

un sens qui m'échappe dès le début avec ce " elle" que je n'arrive pas à identifier et certaines expressions qui me laissent très perplexe comme effleurement vagal ( vagal est pour moi un terme médical : malaise vagal! et il joue ici avec la polysémie du mot vague semble-t-il?

cette "elle" a un corps , c'est dit dans la 8 ème strophe, je me dis qu'il y a une femme sur la plage, la nuit et puis... ce " elle se jette voutée" me déroute.

J'ai tout de même envie de trouver un sens, mon propre sens à cette évocation sensible, les lectures successives dévoilent peu à peu leur mystère.

   Vincente   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé les trois premières strophes. La richesse de l'imagerie s'y épanche avec félicité, le décor se dessine dans une jolie souplesse d'écriture.

À partir de la quatrième, depuis le "Enivrée", que j'ai trouvé un "peu à-côté" par sa notion "euphorisée" au-delà de la quiétude évoquée dans la scène (je dirais que le "Enivrée" manque ici de sobriété !), le propos s'étirent quelque peu. Les métaphores s'affairent à surabonder, la narration tient pourtant le cap, mais pour moi, il y a du "trop" par rapport à l'intention. L'attention contemplative, suggérant un laisser aller dans un beau regard, trouve à mes yeux un relais trop appuyé de la plume (peut-être la suppression d'une ou deux strophes aurait suffi à l'allègement ? ) ; l'inspiration y devient un peu trop "travaillée", voire sophistiquée.
Cette sensation est d'autant plus regrettable pour le lecteur que les images prisent une à une sont très suggestives, souvent originales à l'instar de :

" sur la veste polaire / en étale sur la plage"

"Le vertige s’enroule
inonde le silence
d’une présence abyssale
Et se mire à l’écho"

"la marée se lune
en traînée d’écume"

"Quand lèche la dentelle
en robe meringuée
la poussière de cosmos
"

Globalement, l'évocation est belle, inspirée.

La présentation graphique me semble inadéquate.
Le fait de choisir de centrer le poème ne me parait pas judicieux en libre en général ; ici, "l'aspect" du texte endosse une sorte de lyrisme un peu pompeux et désuet, il pourrait être cohérent dans une prosodie classique. Et cela d'autant plus, que les vers sont ni ponctués, ni "majusculés", si bien que la mécanique de la lecture en devient presque chaotique, chaque début de vers se proposant décalé sans justification narrative. La "personnalité" de chaque vers s'en trouve accentuée en soi, ce serait un plus s'il n'y avait pas de systématisation, mais cela ne profite pas forcément à la coulée de la lecture.

   BlaseSaintLuc   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
On nous emmène dans la voie lactée,que dis-je dans le cosmos
Balade dans les étoiles ...

" D’un effleurement vagal
Elle vibre sidérale
trébuche l’infini
vers le Nord égaré "

Ça commence à, devenir intéressant ce concours , verticales couleurs en perspective...

Merci pour ce ciel étoilé.Où les aigrettes de l'âme s'aventure , gare tout de même au astéroïdes, une collision est si vite arrivée

   Eclaircie   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Si je n'apprécie pas trop les poèmes centrés, je trouve que cette mise en page va hyper bien au poème.

J'ai aimé
La forme en vers courts
les néologismes (?) : utilisation des noms en verbes
Les figures de style (oxymores?) consistant à placer ensemble des mots qu'on ne s'attend pas à trouver joints.
Les allitérations.
L'ensemble descriptif mêlant les sensations.
La qualité du vocabulaire.
L'évolution du poème partant du vide vers l'envers.

Bravo et merci du partage.
Éclaircie

   RobinLouise   
14/12/2019
Le poème claque joliment son rythme par endroits, mais il me paraît inégal.
Je connaissais les robes meringues, mais une "robe meringuée", c'est encore plus sucré ! Pour cette expression, merci !

   Donaldo75   
14/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire de ce poème sinon qu’il est réussi ? Je trouve qu’il représente bien la variété de la poésie libre. Il se lit tout seul, sans incidente ni circonvolution inutile, les images donnent matière à interprétation grâce à un champ lexical foisonnant. Il possède même une certaine musicalité qui le rend agréable à l’oreille.

Bref, il n’y a pas besoin de boule de cristal pour comprendre que je l’ai beaucoup aimé.

Bravo !

   hersen   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un poème d'une infinie légèreté et qui pourtant nous plonge l'âme dans un monde sidéral fait de poésie.

Point cardinal à l'envers à l'endroit, il faut tout prendre de ce qui nous étonne et nous ravit.

merci pour ce très joli texte !

   STEPHANIE90   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Un envol dans la nébuleuse pensée dans le sable astral. Une poésie volatile, délicate pour se perdre dans la constellation du verseau. C'est original et vertical.
Les images me transportent comme en apnée :
"D’un effleurement vagal
elle vibre sidérale
trébuche l’infini
vers le Nord égaré "
"Vague à vague
la marée se lune
en traînée d’écume
à l’océan lacté"
Je pourrai transcrire presque tous les vers, le vide vertical a ici délicatement inspiré l'auteur(e), et moi qui suis rêveuse, j'ai plongé dans les vers sans réfléchir. Les aigrettes de l'âme s'envolent sans réflexion. Mieux vaut parfois ne pas trop réfléchir... Rire !

Merci pour ce bon moment de lecture,
Stéphanie90

   Lariviere   
7/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

J'ai apprécié le traitement très "aérien", léger tant sur la construction des vers courts que sur les images très libres dans leurs fantaisies et dans leurs "enchaînements" métriques ; les métaphores sont singulières et plaisantes et il y a beaucoup d'effets stylistique sur la syntaxe, dont certains accouchent de très beaux vers surréalistes :

"Vague à vague
la marée se lune
en traînée d’écume
à l’océan lacté"

Parfois sur le sens profond et sur le rendu du rythme de certains passages, je trouve que ce choix de construction est un peu moins bon dans le rendu (beaucoup de pronom il/elle aussi) et cela participe à rendre légèrement confus et parfois difficile la captation du sens direct, au sens sensoriel, et non par la raison, à la lecture de l'ensemble, si l’exergue, puis l'astérisque de fin ne m'avaient pas personnellement aidé à retrouver l'étoile du nord et le chemin de la raison, encore elle, sur le thème précis de ce poème, de sa plage, et de sa constellation.

En conclusion c'est un texte que j'ai apprécié et que j'ai trouvé poétique, avec une atmosphère singulière et agréable grâce à un traitement et surtout des images très belles et pleines de fantaisies.

Merci à l'auteur pour cette lecture et bonne chance pour le concours !

   Gouelan   
10/1/2020

   Robot   
11/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Texte trés imagé, écriture originale pour un poème qui ne reflète pas vraiment son titre mais que j'ai eu plaisir à lire. Quelques anicroches m'ont un peu gêné: en parois (d’) invisible - D’un effleurement vagal (??) Un et mille (oralement hiatus)

Je trouve que le texte prend son véritable élan à partir de "le vertige s'enroule"

(Commentaire rédigé à la parution anonyme du texte)


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