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Poésie libre
Gouelan : Le temps dune et d'une aile...
 Publié le 05/03/19  -  12 commentaires  -  1733 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur

Un va-et-vient d'instants, comme un chagrin qui hoquette et s'entremêle.


Le temps dune et d'une aile...




La vie flotte encore
dans la baie des merveilles
au regard enrêvé


De sa dernière balade
les sables nous enlisent



L’écume de son sourire
nous a laissés fantômes
d’un jour à marée bleue


De sa dernière balade
la joie pendue au cœur
les sables nous enlisent



Le temps dune et d’une aile
il vague au ciel l’enfant



Dans les tiroirs
la vie s'entasse
les cahiers, les crayons
en grincent de silence

Un peu de sable


Le temps dune et d’une aile
il vague au ciel
sans plus écrire demain
l’ange-enfant



Un peu de sable
a dessiné l’enfance


Sur son dessin d’enfance
il a fermé la porte
la porte de nuage



La porte de nuage
entre vie et après
claque au vent du destin

Claque au vent du destin
comme la vie sans barque
comme la vie s’embarque


La porte de nuage
laisse passer la lumière
entre les lames
entre les larmes du cœur



Par le hublot ouvert
entre les larmes du cœur
roule le temps qui passe


Le petit frère à vélo
empêche de tomber
en miettes de chagrin



Le petit frère à vélo
soulève la poussière
de ce chagrin
de ce chagrin si las


un va-et-vient d’instants
s’accroche comme à la vague
de la vie qui se rame



Un va-et-vient d’instants
s’accroche comme la dune
à la vie grain de sable

à la vie aquar’aile


 
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   Gabrielle   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très joli tableau poétique qui met en exergue le talent de l'auteur'e) par le jeu et le regard porté sur la vie et la place occupée par l'homme dans l'immensité.

La vie comme un grain de sable et le temps dune...

Le jeu est présent le long du texte à l'image des instants de vie qui s'enchaînent les uns après les autres.

Merci pour ce bel exercice qui délivre un message de sagesse.

   Davide   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Gouelan,

En lisant ce poème, j'avais l'impression de visionner un diaporama de photos, autant d'instants captés au hasard d'un regard posé sur la mer, sur le sable, un enfant sur un vélo...
Des choses ordinaires, soit.
Mais, il y a quelque chose qui vibre derrière, comme la trame d'un souvenir, de souvenirs, un grain de sable emporté par le vent comme une émotion douloureuse emportée par le temps.
Parle-t-on de la mort d'un enfant ?
C'est délicat, évanescent.

De (très) belles images, entre autres : "il vague au ciel", où le verbe "vaguer" fait écho à la mer, aux larmes, au sable.
Quelle est cette poétique "porte de nuage" ? Celle de la mort ?
J'ai bien aimé les mots "enrêvé" et "aquar'aile", qui apportent une certaine légèreté.
Et enfin, ces vers, magnifiques :
"Le petit frère à vélo
empêche de tomber
en miettes de chagrin"

En bref, un poème bien écrit, soigné, et qui m'a touché.

Merci !

Davide

   Vincente   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Poème à "la vie aquar'aile".
Comme un rêve s'est instillé le fil de cette eau de vie enfantine sous une plume faite ici baguette magique.

Il est un souvenir irrépressible :
"La vie flotte encore
dans la baie des merveilles
au regard enrêvé"

Le poète évoque l'enfant chéri disparu. La douleur ici s'est retranscrite dans une douceur infinie, par un improbable retournement.
Pour cela, il laisse les mots se dicter sans filtre depuis son cœur ému. Les images flottent depuis la pensée et cela donne des enchaînements de sensations et de sens bousculés (mots qui reviennent sans craindre la répétition - sens qui se reprennent et se retournent avec ou sans raison) ; et cela donne des perles fabuleuses : "les sables nous enlisent / Le temps dune et d’une aile/ il vague au ciel l’enfant" ou "un va-et-vient d’instants / s’accroche / comme à la vague / de la vie qui se rame"

"Un va-et-vient d’instants
s’accroche comme la dune
à la vie grain de sable"

Un petit bémol pour l'accolement un peu marqué de l'homophonie : "comme la vie sans barque / comme la vie s’embarque".

C'est très beau et touchant.

   PIZZICATO   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le champ lexical inhérent à la mer m'incite à analyser ce poème comme la disparition d'un enfant qui s'est noyé et dont le souvenir hante les parents.
Il y a heureusement " Le petit frère à vélo " qui les empêche de se laisser submerger par le chagrin.

De très belles images, qui suggèrent, restent sobres mais émeuvent.
Je ne cite rien ; tout est beau.

Une seule petite remarque : pour ma part, le dernier vers n'est pas très utile.

Un texte poignant...

   papipoete   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Gouelan
Rien n'a changé sur le chemin de sa ballade préférée, son terrain de jeu de sable n'a rien vu, et l'attend sans impatience ; et pourtant il ne viendra pas, ne viendra plus l'enfant qui jouait ici, faisait éclater son rire aux embruns de la plage ! Le sac des vagues l'a comme emporté au loin, et le ressac nous apparut seul . La dune avec ses grains de sable, dessèche nos yeux qu'inondent alors un flot de larmes .
NB comme ces vers sont poétiques, et disent la tristesse à leur manière, " le temps dune et d'une aile/il vague au ciel l'enfant ".........." sur son dessin d'enfance/il a fermé la porte/la porte de nuage "
Du début du tableau jusqu'à l'ultime touche, l'auteur-peintre nous surprend par l'originalité de son trait, pour nous montrer l'immense peine qu'ici règne !

   senglar   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan,


Je ne vois pas tant ce poème (aérostat pour un goëland) comme un "va-et-vient d'instants" que comme une progression où apparaît l'enfant qui conduit au petit frère.

C'est très léger, gracile ; j'ai eu l'impression d'une broderie sur un tambour de soie... allez !... de soie jaune puisqu'on est sur le sable. "Le temps dune" et s'envole (?). Au point de Croix (lol)

J'ai le sentiment d'une dissolution - grain à grain - que vient heureusement sauver "la vie aquar'aile" ; mais j'ai eu chaud quand même hein, gaffe à la marée !
"... au vent du destin
comme la vie sans barque
comme la vie s'embarque"
Faudra écoper là hein :)
En tout cas une chose est sûre : j'irais pas en mer avec vous moi. lol.


Senglar le Brabantois

   STEPHANIE90   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Gouelan,

j'ai beaucoup aimé le temps dune et d'une aile.
"La vie flotte encore
dans la baie des merveilles
au regard enrêvé"
Les mots nous emportent comme cette vague. Beaucoup d'émotion pour ces souvenirs d'instants heureux et malheureux qui s'entrechoquent comme les couleurs de cette aquarelle.
Je n'expliquerai pas le pourquoi du comment mais j'ai aimé ce tangage...

Merci pour cette belle lecture,

StéphaNIe

   plumette   
6/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Gouelan

Plusieurs lectures m'on été nécessaires pour arriver à me laisser bercer par les mots.

j'ai buté à l'oreille sur le regard enrêvé et j'ai voulu trouver du sens aux répétitions.

sous ces petites strophes qui évoquent la mer et son univers ( flotte, baie des merveilles, sable, écume, marée bleue, dune, vague) jusqu'à " dans les tiroirs" il y a l'évocation d'une perte ( la perte d'un enfant?) après il y a les souvenirs, le temps du deuil, et puis la présence du petit frère qui fait revenir la vie.

Voilà comment je comprends ce poème doux et triste.

Merci!

   Castelmore   
6/3/2019
La perte d’un enfant... douleur inexprimable...
Seule la présence indispensable auprès du petit frère permet de tenir debout. Oui le sujet est fort.

Mais je regrette de le dire ainsi, je ressens trop une recherche d’esthétisme, un « jeu » avec les univers , les images, les symboles et la présentation... pour adhérer au fond .
Se dégage pour moi une impression d’artificiel qui ne me quitte pas.

Désolé, à une prochaine lecture.

   Pouet   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

un texte magnifique plein de sensibilité, de poésie, d'originalité.

Je ne saurais relever les vers plus marquants que les autres mais tout de même ceux-ci m'ont particulièrement parlé:

"L’écume de son sourire
nous a laissés fantômes
d’un jour à marée bleue"

"Par le hublot ouvert
entre les larmes du cœur
roule le temps qui passe"

"Le petit frère à vélo
empêche de tomber
en miettes de chagrin"

.............

Comment dire que la vie doit continuer malgré tout, comment mettre en mots cette indicible épreuve?

Par ce poème vous y parvenez selon moi.

Bravo à vous.

   Gouelan   
11/3/2019

   Eki   
12/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte touchant qui nous réconcilie avec le deuil.
L'absence est bien présente ici mais le coeur n'oublie pas. Il guide chaque mot, bienveillant.
Votre plume trace cette douleur avec une douce légèreté comme pour ne pas abîmer, ne rien froisser du souvenir cher...

La porte de nuage
laisse passer la lumière
entre les lames
entre les larmes du cœur


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