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Poésie libre
Gouelan : Les portes qui claquent
 Publié le 07/03/20  -  6 commentaires  -  2002 caractères  -  113 lectures    Autres textes du même auteur

Sur un air des années 80.
Quand tambourine la pluie et claquent les portes
l'inspiration frappe le clavier.


Les portes qui claquent



Ciel gris l’hiver, la pluie qui grêle
je tape les mots sur le clavier
seul devant mon café brûlé
c’est l’anarchie, sonnet troué
j’en perds l’arôme

Les portes qui claquent dans un bruit hanté
ont jeté le drap d’un silence glacé



Cerné de sombres onomatopées
comme un fantôme je flotte les pieds

Au plafond me guette une araignée

Pendant que le chat griffe le canapé
me gratte un mot tout près de l’oreille


Ciel gris bitume, la pluie serpente
glissent les lettres hébétées
sur le pavé

Les portes qui claquent dans le verre brisé
ont fendu l’âme de mon vieux clavier…



Je gomme le vide d’une touche pressée
je coule l’image dans l’eau qui vente

Les courants d'air sifflent comme des noyés

Le déluge fuit par le ciel passoire
cognent les mots crevés, sur les ardoises


Le gris tout ciel, la pluie qui danse
je gratte les mots sur le papier
seul devant mon stylo défoulé
les quatre couleurs bavent jusqu’au toit
le plein d’été

Les portes qui claquent au vent effronté
ont jeté l’ancre sur mon vieux cahier…



Ça dégouline, je racle le plancher
colmate les fissures en lézards sur les murs

Les vitres salées déchirent leurs voiles

Le tournesol culotté se déboutonne
l’obscurité craque jusqu’à l’écorce


 
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   Zeste   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Voilà une lecture matinale qui malgré l’expression d’une solitude momentanée ( des portes qui claquent dans un bruit hanté et ciel gris, l’hiver qui grêle) met de bonne humeur.
Il y a comme du rap dans cette poésie dite libre, c’est rythmé, imagé et les expressions sont assez originales ( comme un bavardage) . Vraiment l’inspiration était au rendez- vous…

   Donaldo75   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan,

Au moins, la promesse de l’exergue a été respectée ; en tant que lecteur j’ai bien imaginé ce poème inspiré accompagné de la musique des années quatre-vingts, sans dire quel type de musique afin de laisser libre à chacun d’imaginer son interprète favori de cette période folle où tout le monde s’habillait de couleurs et fêtait une forme de liberté. Il y a beaucoup beaucoup beaucoup d’images dans ce poème et c’est là un des signes de reconnaissance de ton style.

Bravo !

Don

   Corto   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien cette description du tohu-bohu: celui qui vient de l'extérieur et celui plus personnel du narrateur. Le ressenti semble venir de partout, tout fait écho à tout. Les vivants et les objets participent à ce grand capharnaüm. Et ces portes qui claquent encore et toujours, comme si le vent avait pris possession des lieux.

La première strophe est particulièrement réussie car elle nous met d'entrée dans cette folle ambiance.
La succession d'images bien trouvées est réjouissante "Les portes qui claquent au vent effronté ont jeté l’ancre sur mon vieux cahier…"

Bravo pour l'ambiance et patience, le printemps arrive:
"Le tournesol culotté se déboutonne".

   papipoete   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Gouelan
une autre façon de dire " il pleut ; j'ai la rage et vivement que je puisse au soleil me faire dorer ! "
Et ça poétise de tous les côtés, à tout détail, sensé et insensé que l'on est censé interpréter sur une partition imaginaire, où les mots s'en donnent à coeur-joie !
NB à la manière d'un De Groodt, les lignes font de l'équilibrisme, et ça part dans toutes les directions, avec bonheur !
je ne cite pas de passage particulier, ( ils sont tous atypiques ), mais j'en ai la tête qui tourne...
bravo l'artiste !

   Alfin   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan,
J'ai trouvé que votre poème collait parfaitement à une chanson du début des années 80 : chacun fait ce qui lui plait de chagrins d'amour
J'aime beaucoup le rythme imprimé à votre texte qui claque autant que les portes.

Pour moi c'est la force de ce poème dont la musicalité porte très habilement le propos. Certaines phrases sont indéchiffrables mais cela importe peu, l'image des différents temps emporte tout et nous guide dans cette lecture.

La poésie n'est pas toujours présente et c'est précisément ce qui donne de la force à l’ensemble.

Merci pour cette plongée dans le défouloir des disputes mesquines qui minent les années en dénaturant le sens même du sanctuaire familial.

Au plaisir de vous lire
Alfin

   fried   
8/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sur l'air de "chacun fait c'qui lui plait", dans une ambiance intimiste c'est sympathique et ça colle bien à la musique.
C'est tout à fait dans l'air du temps, pour ma part il y a plus d'un mois que j'attends le retour du soleil.
j'ai aimé le rythme, bravo.


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