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Poésie libre
Gouelan : Wapi-wapi
 Publié le 30/10/19  -  18 commentaires  -  1093 caractères  -  270 lectures    Autres textes du même auteur

Pépiements de couleurs
silence
frôlement
transparence
mélange des sens (synesthésie)
opalescence, opale les sens...

Wapi est un prénom amérindien qui veut dire heureux, chanceux.
Mais il peut aussi être un petit ara bleu ou encore autre chose ; le bonheur, pourquoi pas ?


Wapi-wapi



Petite ombre se faufile
entre les gouttes du temps

Elle plane, elle plane
aile d’azur
au fil du vent



Wapi-wapi crayonne un parfum
ciel de marelle

gazouille le soleil
vague la mer
éole les cimes





Petite ombre se faufile
entre les gouttes du temps

Elle plane, elle plane
aile d’azur
au fil du vent



Wapi-wapi par petites touches
pinceau dans l’eau

flaque le ciel
ouate le champ
marine la pluie





Petite ombre se faufile
entre les gouttes du temps

Elle plane, elle plane
aile d’azur
au fil du vent



Wapi-wapi balbutie la vie
d’un frisson pétale

fleure le nuage
chatouille l’iris
aube le foin





Petite ombre se faufile
entre les gouttes de silence

Elle joue, elle joue
brindille de bleu
la transparence


 
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   Corto   
10/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un poème déroutant mais pourtant séduisant.
Ici pas de grandes déclarations ou envolées, mais des images à peine esquissées sur un ton enjôleur.

J'aime particulièrement le jeu où les substantifs deviennent verbes en gardant/enrichissant leur sens.
"flaque le ciel
ouate le champ
marine la pluie"

Et aussi "Petite ombre se faufile
entre les gouttes de silence".

Tout cela est bien vu et crée une ambiance déstabilisante.
Bref on s'envole...

Bravo à l'auteur.

   Gabrielle   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une très jolie façon de toucher le bonheur du doigt...

Le lecteur se laisse transporter par le texte dont la lecture fait naître un bien-être grandissant.

La touche de légèreté et de finesse dont fait preuve l'auteur(e) assure au lecteur un ressenti très agréable, comme une envolée lyrique vers le ciel.

Félicitations à l'auteur(e) pour ce texte que le lecteur ne peut qu'apprécier

Au plaisir de vous lire.

   papipoete   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Gouelan
un poème " toile ", que le maître plumier peint de deux pinceaux ; l'un pour couplet l'autre pour ce refrain " petite ombre... ".
Les couplets semblent flocons de nuage, venant se poser non loin du tipi où Wapi-wapi vit en paix... les tuniques bleues n'ont pas encore montré le bout de leurs " Winchester " !
NB tout n'est que délicatesse dans ces vers, où chaque verbe conjugué parait intransitif, et rend si léger chaque ligne comme portée par un doux zéphyr...
Très joli exercice que ce poème " libre "

   Vincente   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Le refrain est superbe. Son rythme et l'image qui transparaît sont d'une délicatesse adorable. Et j'aime beaucoup ces "gouttes du temps" et ce "fil du vent".

Les trois strophes, si colorées, apportent dans leurs "petites touches" gracieuses une très jolie image de bonheur simple, dans une sensationnelle expression sensitive épousant les éléments naturels. Peut-être serait-ce malgré tout l'extrême simplicité de leurs vers, presque "faciles" - mais je m'en veux déjà de l'évoquer ainsi et pourtant c'est ce que a affleuré de mon premier ressenti - qui me limiterait dans l'appréciation maximale.

La disposition au rythme original (très régulier bien que un peu vagabond, "disséminé sur la page" en trois refrains et trois strophes, chacun et chacune en deux strophes de deux puis trois vers) est très séduisante, elle apporte indéniablement un plus à l'expression et au plaisir de la lecture.

L'ensemble est une belle réussite.

   Annick   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce qui fait la force de ce poème, ce sont les libertés que l'auteur a prises avec la syntaxe, le vocabulaire. Et l'effet est plus qu'heureux :

"flaque le ciel", "vague la mer", "éole les cimes", "aube le foin","brindille de bleu la transparence" . Tous ces néologismes reposent sur la transformation d'un nom en verbe.

Certains verbes intransitifs deviennent transitifs dans le poème : "gazouille le soleil". Des verbes qui n'existent pas se voient pourvus d'un complément d'objet : "vague la mer", "éole les cimes"...

Une jolie synesthésie vient parfumer les vers :

"Wapi-wapi crayonne un parfum"

Et une non moins belle métaphore comme :

"Petite ombre se faufile
entre les gouttes du temps"

La fonction de Wapi-wapi est de planer, de jouer, c'est une artiste qui réinvente la nature grâce à son imagination créative. C'est un petit bonheur en effet qui redessine la vie aux couleurs de l'enfance. Un bonheur à nul autre pareil, inédit.

Les strophes en espaliers sont autant de marches, de tremplins pour sauter, rebondir dans cet espace métaphorique où l'enfance marque son empreinte ludique, insouciante, créative, enjouée :

"Wapi-wapi crayonne un parfum
ciel de marelle"...

"...Elle joue, elle joue
brindille de bleu
la transparence"


Aucune ponctuation ne vient entraver le vol de ce petit bonheur qui semble recomposer l'espace, la nature, la vie, et les mots pour le dire.

Charmant poème qui mériterait une jolie illustration.

   PIZZICATO   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une liberté toute poétique est prise avec le langage, et c'est joli.

Cette " petite ombre qui se faufile entre les gouttes du temps " est-ce le bonheur qui côtoie "Wapi-Wapi "?

De belles images.
Une grande fraîcheur émane de ce poème.

J'ai bien aimé.

   troupi   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est très frais, léger, plein d'idées originales, en un mot très poétique.
Difficile de choisir un passage ou un autre, tout est tellement bien dit, tellement mystérieux et accessible à la fois. C'est enfantin et profond.
Incroyable et évident,
Petite ombre et Wapi-wapi s'amusent bien et m'ont enchanté.
Bravo.

   Lebarde   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous avez une écriture particulière, parfaitement reconnaissable que vous savez entretenir d’un poème à l’autre avec toujours la même légèreté.
Bravo.
Peu importe le sens véritable ce poème fait de touches subtiles se ressent à défaut de se comprendre. Il emporte le lecteur qui à chaque ver, à chaque mot s’élève, s’envole comme une plume dans la brise du soir.
C’est merveilleux de délicatesse, de douceur enfantine et de rêves suscités.
Le refrain est très beau .

Moi qui ne connais pas grand chose à la poésie libre, je reste suspendu et je plane.
Lebarde

   hersen   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui, Wapi-wapi sait faire tout ça, brindiller de bleu la transparence.

c'est un poème à la fois enfantin, par le ton, mais très riche par les trouvailles originales et bien posées.

Il ressort de ce poème une belle légèreté.

Bravo !

   grandin   
30/10/2019
Une suite de non-sens. Des mots mêlés qui m'ont incité à rechercher un message codé. Non, pas de message dissimulé. Peut-être l'envie d'originalité.
Comment ressentir quelque chose avec ce type d'écriture ?
Je ne noterai pas, car ce n'est ni bon ni mauvais, c'est vide.

   emilia   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Légèreté, sensorialité festive et inventivité bousculant la syntaxe font planer sur ce poème « son aile d’azur au fil du vent » qui se dessine en aquarelle et jeux de mots audacieux : « éole les cîmes/marine la pluie/fleure le nuage et aube le foin… pour ne citer qu’eux, et l’on suit, sous le charme fantaisiste, le parcours enjoué de « petite ombre » se faufilant « entre les gouttes de silence » et s’amusant de la transparence dans une ambiance rafraîchissante et délicate sur la musique du bonheur…

   Davide   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Gouelan,

Je ne vois pas l'intérêt d'un exergue aussi long, qui dévoile tout trop tôt ; les deux dernières phrases m'auraient largement suffi.

Il y a quelque chose de naïf et de surréaliste dans ce poème-tableau qui ose mélanger les couleurs, les impressions.
Mais ce domine pour moi, c'est un parfum d'enfance, de légèreté, de bonheur, quelque chose de simple et beau qui transfigure le réel et qui survit au temps qui passe : "Petite ombre se faufile / entre les gouttes du temps". Le refrain, en particulier, me fait penser à la chanson "Il est libre Max" d'Hervé Cristiani.

Cela dit, le mot "ombre" ne me plaît pas beaucoup, car il me semble comme en contraste avec les strophes centrées et leur belle diaprure : "crayonne un parfum", "ciel de marelle", "gazouille le soleil"... Mais peut-être veut-on suggérer par là quelque chose qui ne se voit pas, qui ne s'entend pas, comme les créatures magiques des films d'animation qui se cachent des humains ?
C'est charmant !

   Pouet   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bjr,

la disposition évoque pour moi le sautillement de ce petit ara bleu passant de branches en branches, ou bien d'un petit bonheur passant d'instants en instants.

De bien jolies images, très douces, visuelles, pleines de vie et de sentiments. Je n'en relève pas une plus qu'une autre, toutes sont parlantes à mon sens, dans la même tonalité.

Mon seul petit bémol sera pour: "entre les gouttes de silence" de la fin, le "entre les gouttes" ayant déjà été utilisé pour le temps, j'aurais aimé une autre métaphore pour le silence.

Au final ma lecture fut fort agréable et rafraîchissante.

   Louis   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dans un style éthéré, le refrain chante l’impalpable : l’ombre, l’azur et le vent. Il trace le délié du monde, quand, d’un autre côté, «Wapi-wapi » dessine, « crayonne » et peint, par « petites touches » impressionnistes, le plein du réel.
L’aérien, le léger et l’impalpable d’un côté, les « petites touches » au pinceau de l’autre, et, quand Wapi-wapi trace des épures, le refrain peint un ciel d’aquarelles.
Dans le refrain : ce qui se détache, s’envole et se dématérialise. Petites taches, petites touches de Wapi-wapi.

Le refrain rappelle sans cesse à suivre le chemin ailé, poétique et rêveur qu’emprunte « Petite ombre », reflet hypostasié d’une petite fille joueuse.
Petite ombre, mince et légère, « se faufile / entre les gouttes du temps ».
Elle passe entre les instants qui passent, gouttes temporelles de l’écoulement du temps ; pour échapper à son flux, elle « plane, elle plane », suspendue dans l’azur, et suit « le fil du vent ».
Sa vie ainsi s’évade, insouciante, ludique, dans une perpétuelle enfance, par-dessus le réel, son sérieux et ses contingences.

Wapi-wapi, dont le nom est construit à la façon d’un mot enfantin, prépare pour la jeune fille, Petite ombre, sur le sol bien terrestre, la piste d’en envol. Il a dessiné pour elle « un ciel de marelle ». Ses craies sont odorantes et parfumées, « il crayonne un parfum », sa marelle fleure bon le ciel. Sa marelle ne s’étale pas à plat, à l’horizontale, mais s’élève, comme une échelle, à la verticale, avec ses effluves printaniers.
Il prépare pour elle la fête sensuelle, un peu à la façon de Rimbaud dans Le bateau ivre, quand il écrit : « J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies …. / Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs ».

Par la magie de son pinceau, trempé dans l’eau de toutes les impressions sensorielles, auditives et visuelles, tactiles et olfactives, il réinvente un monde, en mode printanier, dans un gazouillis de soleil, un friselis de la mer : « vague la mer », un chuchotis des cimes : « éole les cimes ».
Peintre et démiurge, il ne réalise pas un tableau figé du monde, mais lui donne mouvement et balancement ; ainsi les substantifs sont convertis en formes verbales : « vague », « éole », « flaque », «marine ».
Des impressions sensibles, prennent source, dans l’aventure étonnante des sens, les mots qui jouent avec le monde.

Wapi-wapi prépare l’eau des aquarelles, et « flaque le ciel / ouate le champ / marine la pluie », pendant que petite ombre « brindille de bleu / la transparence ».

Il « balbutie » la vie, lui dont le nom est déjà un bégaiement. Il la recompose dans le bariolis des sens, et l’univers sensible, d’abord éprouvé, puis décanté, trouve les mots qui l’épellent : « frisson pétale », « aube foin », entre « les gouttes de silence ».

Wapi-wapi est le principe magique, l’aubaine qui peut être donnée à chacun de rejouer la vie, en Petite ombre insouciante et gaie, enivrée des sens, qui vole et se délivre de toute gravité et de toute la pesanteur du temps.

Wapi-wapi : l’autre nom d’un artiste démiurge, enchanteur et enchanté, divine grâce, et innocence, celui qui permet le jeu comme une enfance.
Car petite ombre joue, « elle joue », et, prenant une nouvelle dimension, elle est ce jeu même, le temps, non celui qui passe, mais une éternité, un intemporel, non Chronos mais Aïon, celui à propos duquel le vieil Héraclite disait : « Le temps est un enfant qui joue », par ce jeu gratuit où l’on s'amuse à faire et à défaire, sans se lasser jamais, sans autre but pour ce jeu que de continuer à l'infini.

Merci Gouelan pour ce beau texte

   flore   
31/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une poésie qui sautille, un joli graphisme qui fait penser à un pinceau qui applique des touches de douceur.
Une vie pétillante qui nous entraîne, nous donne de l'entrain. Des images poétiques, des mots et de verbes bien choisis, le temps passe, un poème que je trouve très réussi.

   Donaldo75   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gouelan,

J'ai beaucoup aimé ce poème. Il est aérien, très imagé et s'ancre dans ma lecture comme une chanson. Même la mise en forme participe à cette impression, la rendant un peu plus picturale, presque animée, un peu comme dans les bandes dessinées de Jean-Michel Folon.

C'est presque planant.

Bravo !

Donald

   Raoul   
13/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir,
Un poème d'observation, "et pourquoi pas" dit celui qui voit une fourmi de dix-huit mètres ! On essaye de suivre cet animal mystérieux, sympathique et hyperactif qui s'invente mille activités, dont certaines non encore répertoriées, si bien que la création de verbes - pas forcément heureuses : éoler par exemple - s'impose.
C'est léger comme une comptine, ou un collier de haïku.
Le(s) sens ? je n'en ai pas découvert.
C'est frais et original en tous cas.

   Gouelan   
13/11/2019


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