Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Chansons et Slams
Groscoco : Mathématiques
 Publié le 22/09/26  -  7 commentaires  -  2958 caractères  -  75 lectures    Autres textes du même auteur

Présenté automne 2025, Gaspésie.


Mathématiques



La somme des mauvaises intentions, ­
divisée par le total des actions
donne présentement un ratio des plus inquiétants.
En multipliant cela par l’indifférence générale,
cela produit la société désolé maman.
Complémenté d’une réduction de nos fonctions,
de l’acceptation des inégalités,
on rétrocède notre destin.
Pis après un lâche désaveu face à notre propre pouvoir,
on s’étonne encore,
on aimerait punir les coupables, trouver quelqu’un à créditer,
quelqu’un à qui affecter l’addition,
et quantifier ainsi tous les items du mal,
ou du moins en avoir une approximation ~ tilde.

Les mathématiques c’est compliqué,
toi et moi égalent trois,
moi moins toi ça donne quoi ?
Si seulement je pouvais te mettre en exposant,
pour t’agrandir exponentiellement.
Je vais te protéger des radicales dont je jalouse parfois la façon de penser,
et de l’algèbre métamorphe si séduisant.
Je n’ai pas de problème à partager, je suis pas fucking orthogone,
je sais trancher en mongole.
Mais te réduire ?
Te séparer ?
Te mettre en fraction ?
Pour trouver ton quotient ? Non ­– Erreur de calcul.
Je voudrais même pas te soustraire quoi que ce soit,
te faire la différence d’un petit trait,
tellement ta valeur est absolue.

Savais-tu que quand tu perds de quoi de négatif,
bin en fait tu additionnes, tu gagnes.
Je te jure, essaye-le sur ta calculatrice interne,
mais ça va plus loin tout ça,
jusqu’à l’infini où tout est à finir,
jusqu’à frapper l’inéquation de ton cœur,
qu’aucun logarithme, aucune transposition,
qu’aucun calcul différentiel ou intégral,
qu’aucune matrice ne pourra résoudre.
Ce que tu prends et ce que tu donnes ne balancera jamais,
une autre équivalence sera notre providence.
Trouver l’identité tout en sachant
que le plus grand ensemble c’est nous,
la seule unité l’amour,
la base pour calculer, nos corps,
sans aucune variable.

Dans le peuple des nombres,
je suis aussi voyou qu’un chiffre premier,
je commets rien que des impairs,
mais quand je te colle, on fait la paire.
Pas négociable c’est comme ça les mathématiques,
c’est aussi gluant et odorant que le sexe ou la vérité.
Je veux juste qu’on s’assure de se multiplier,
qu’on produise, coproduise, surproduise,
qu’on reproduise des millions de nous-même passionnel,
asymétrique mais proportionnel,
équipotent dans nos correspondances,
congrus, cons et nus,
découvrant nos entiers naturels par la danse,
jusqu’à trouver en chacun le nombre cardinal,
découvrir chacun les propriétés connexes de nos ensembles,
allons se répandre dans l’univers ensemble,
dans une bijection de vecteur éblouissant,
en union, dérivant parallèlement sur les courbures de l’espace-temps.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   BlaseSaintLuc   
6/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Alors là, réussir à concilier les mathématiques et la poésie, chapeau bas !

Je n'ai pas la moindre idée de l'effet que le cosinus de l'hypoténuse peut produire sur nos pauvres esprits étourdis, mais les foules ne peuvent pas être sur la même longueur d'onde ; il n'y a bien que les atomes crochus qui s'attirent quand la mer se retire.

Bravo à l'équation des possibles.

   Pussicat   
6/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
"Pas négociable c’est comme ça les mathématiques," j'avoue approuver à 100% cette assertion ! Déjà parce que j'étais nulle en maths (6 au Bac) et je sais maintenant que cela n'a pas bougé : combien la lecture m'a été éprouvante, j'ai failli lâcher.

"Pas négociable c’est comme ça les mathématiques,
c’est aussi gluant et odorant que le sex ou la vérité." Ouche, est-ce ainsi que vous définissez le sexE (manque le "e", non ?), quant à la vérité : gluante et odorante ?

Je lis un travail titanesque d'écriture pour faire entrer les formes, les formules, les calculs mathématiques sous les traits d'une poésie, mais il me manque le flow pour adhérer..

Commenté en EL

   Passant75   
9/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
J’aime les nombres, les mathématiques et la logique, c’est donc avec curiosité que j’ai abordé ce texte. Malheureusement, je n'ai guère été convaincu par le résultat. L’accumulation de termes et de jeux de mots mathématiques m’a paru artificielle et rapidement prévisible. Certaines associations m’ont semblé bien plus recherchées pour le calembour que pour un sens quelconque.

Par ailleurs, J’ai trouvé l’écriture laborieuse, parfois même enfantine. Cela étant, je dois reconnaître que le slam n’est pas vraiment ma tasse de thé, aussi je pense ne pas être le lecteur idéal pour un tel texte. Mais, même en faisant abstraction de cette question de goût, je peine à y trouver une véritable construction poétique. L’auteur s’est certainement beaucoup amusé, ce ne fut pas mon cas !

   jf2   
22/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Le texte allie une certaine rigueur et un certain niveau mathématique avec des bons mots et des métaphores plutôt amusantes.

Tout cela est appliqué à la société, strophe 1, l’amour, strophes 2 et 3 et le sexe, strophe 4.

Le tout, soupoudré de quelques mots un peu crus, donne un cocktail assez réjouissant, presque jubilatoire.

Peut-être le texte trouverait il mieux sa place dans une communauté mathématique, je me demande d’ailleurs quelle profession exerce l’auteur, professeur de mathématiques ?

Une réserve technique « algèbre métamorphe » ne veut rien dire.

  

   Lebarde   
22/9/2026
trouve l'écriture
très perfectible
et
n'aime pas
Que voulait on dire ou prouver avec ce texte ...sans Thalès, Pythagore ou la preuve par neuf, la démonstration m'échappe totalement!!!

Je ne suis guère convaincu par le propos confus, à la syntaxe souvent approximative, qui accumule les associations sans grand intérêt, de termes en lien plus ou moins direct avec les mathématiques dont le sens fait souvent défaut, hormis quelques rares bons mots laborieux et artificiels ici ou là.

"Les mathématiques c’est compliqué," c'est vous qui le dites...surtout quand elles veulent se mêler d'écriture et de poésie totalement absente ici.

Désolé d'être resté complètement à l'écart de ce texte.
Une autre fois peut être.

   LeChevalier   
22/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Bonjour, Groscoco.

J'ai bien aimé votre litanie de termes mathématiques. Cela nous change des suites de nombres naturels qu'on a pu lire plusieurs fois sur le site. On voit tout de suite que vous vous y connaissez en maths, bien au-delà de l'école primaire. Votre bijection de vecteur m'a ébloui. Plusieurs des jeux de mots sont très réussis mais c'est un peu difficile d'en parler sans les symboles appropriés, donc veuillez pardonner le caractère un peu flou et abstrait de mon commentaire.

Je dois vous dire qu'en général je trouve le slam insupportable. Le vôtre, en revanche, je l'ai bien supporté. J'ai lu d'une traite, comme on résoud une équation du troisième degré. J'ai beaucoup apprécié votre franchise, peu de mathématiciens osent admettre publiquement à quel point leur science est sexy. C'est excitant, tous ces ensembles qui s'entremêlent et se produisent et reproduisent.

Merci beaucoup pour ce souffle rafraîchissant, venu tout droit de la Gaspésie.

   Curwwod   
22/9/2026
Un très long poème assez lourd à digérer dont la dimension poétique m'échappe quelque peu même si cette longue métaphore filée avec une réelle expertise constitue une vraie performance qui a le défaut de masquer toute émotion.
Les maths ont certainement une dimension d'harmonie et de poésie puisqu'elles président à la musique mais je trouve que s'en servir pour évoquer un amour passion me semble ici peu judicieux.
Des expressions et des comparaisons qui me semblent peu appropriées
"Pas négociable c’est comme ça les mathématiques,
c’est aussi gluant et odorant que le sexe ou la vérité.
Je veux juste qu’on s’assure de se multiplier,
qu’on produise, coproduise, surproduise,"

"Savais-tu que quand tu perds de quoi de négatif,
bin en fait tu additionnes, tu gagnes."

Désolé.

Mea culpa j'ai cru à un poème et non à un slam.
j'efface mon appréciation.


Oniris Copyright © 2007-2025