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Poésie libre
HadrienM : La Pastorale
 Publié le 15/12/17  -  6 commentaires  -  2371 caractères  -  166 lectures    Autres textes du même auteur

Placatevi d’Averno
Tormentatori eterni !
E dite per pietade
Quando terminaran questi miei guai.

MOL.


La Pastorale



Une nuit : mon cheval est en sueur ;
La lumière – vertu supplémentaire –, éclaire les lacs francs ;
Ma bonne guerre commence par tes lèvres.
Et sous les aulnes le sang jaillit.
Le sang jaillit de la lèvre gauche – on aime le bon rêve ;
L’on pâlit à sa vue. Si seulement l’absinthe,…

J’ai lu et vu Nerval : une nuit : son cheval est en sueur.
Le front baissé sur la dernière trachée ; – c’est un chevalier courageux.
La trachée est bleue ;
Elle a la couleur d’un lac imaginaire ;
elle a l’odeur de la mort ;
l’anneau son œil pour toujours noir.

La rue est désormais couverte des néons de la liberté ;
Croyez bien que le canon (l’amant universel) heurte les jambes.
Il n’épargne ni ton frère ni la littérature.
Je suis devenu marin désertant les crasses.
Je suis devenu corsaire le mal au cœur.

La lymphe brûlait le papier peint ;
C’était le nouvel âge ;
Les temples étaient des poèmes ouverts.
Je venais me confesser – l’œil rouge –,
Devant le mauvais ange.

L’état de mon âme charogne : le ventre d’une femme droguée : le grand navire les peuplades imaginaires.

Deux fleurs la sentence de ma nuit profonde. Ton sourire.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAALa mer incessante.
Le vieux sur la jetée – accroupi –, me disait
« Arma virumque cano… »
Je suis devenu un taureau marin ;
Je devenais Hippolyte : Phèdre : Thésée.

L’enfant apparaît. Elle ne connaît à peu près rien du monde.
Le repli de la chair sur les yeux : la nuit n’a aucun secret.

L’enfant apparaît ; c’est désormais la fin d’une nuit ;
AAAAAAAAAAiAAAAAAAAAAAAAElle ne connaissait rien au monde.
Le repli de la chair sur les yeux. La nuit n’a aucun secret.


 
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   BeL13ver   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
L'auteur n'y va pas par quatre chemins. La Pastorale qu'il évoque ici est violente et morbide. Un accouchement difficile ? Une jument qui met bas ? Je peine à le savoir. Ou peut-être un rêve mêlé à de la folie, qui cherche à reproduire celle de Nerval ?
Certaines images font presque penser à l'évocation d'un viol.
Le propos est direct, sans être vraiment compréhensible, mais pas plus confus ; il reflète l'incompréhension, peut-être, face à ces pensées étranges.
Le titre me fait dire qu'il s'agit d'un détournement de la Nativité. Enfin, beaucoup de questions restent pour l'instant sans réponse.

BeL13ver, en Espace Lecture

   Marie-Ange   
15/12/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Plusieurs lectures, relectures, et je suis toujours dans le
flou le plus complet, le titre ne m'éclaire pas davantage.

Ce texte est bien trop hermétique, même s'il n'est pas nécessaire
de comprendre ce qu'exprime un écrit, là, je dois dire que le fond
comme la forme, m'ont rebuté, parce que je n'arrive pas à voir poindre un peu de lumière dans tout ce phrasé opaque.

Sauf peut-être sur la fin, et encore, c'est vraiment très infime.

   Brume   
15/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour HadrienM

Franchement j'ai dû lire plusieurs fois pour au moins ressentir quelque chose à ma lecture. J'ai trouvé ton poème froid, au premier abord.

Il faut dire que ton poème est un lit de métaphores, d'expressions à double sens. Par exemple "mon cheval est en sueur" j'ai cherché longtemps pour savoir comment appréhender ce vers.

Bon je ne vais pas commenter le fond, juste l'impression de lire une renaissance, bon cette impression me vient plutôt au 2 dernières strophes. Le début je ressens plutôt un sentiment de fougue, de liberté, de lumière qui fuit l'obscurité.

Bon je n'ai pas été transcendée. L'impression que tu évoques trop de choses, même si l'idée principale est là, (idée selon mon interprétation), ton poème est assez confus.

Le fameux ton que j'aime beaucoup est toujours là.

   David   
16/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hadrien M,

Ce que j'ai compris du texte, c'est le récit d'une conception, avec une naissance à la fin, une vierge au début, tout ce qui peut l'être ainsi devait être des images phalliques. J'ai aimé le rythme, ça sent le classicisme mais pas la prosodie, la syntaxe illuminée, aliénée, aussi.

Mais surtout, c'est plein d'intertextualités, dont j'ai sans doute pas fait le tour. Et je ne suis pas de ceux qui détestent ça. Comme si j'étais arrivé à la poésie par le Cluedo.

D'abord, le sublime, le ponton rimbaldien : "Je suis devenu marin désertant les crasses.". Comment est-il arrivé là, lui et ça voix de cocher, ces chansons des misérables : Renaud et son :

"J'ai déserté les crasses
Qui m'disaient : Sois prudent
La mer c'est dégueulasse
Les poissons baisent dedans !"

In dès que le vent soufflera,

De là, je me suis intéressé au préambule. Il semble que ce soit tiré d'un opéra de Verdi, Orphée et Eurydice et que Averno soit un lac auprès duquel on pourrait trouvé une grotte et l'entrée des enfers. Comme c'est un vrai lac, c'est sans doute faux. C'est donc en italien, à cause de Verdi, la traduction m'est confuse, Google me dit ça :

"apaisez-vous des tourmenteurs éternels, et dites par pitié quand ces troubles finissent"

On pouvait comprendre à peu près quelque chose comme ça, juste à l'infusion.

Il y a une citation de l'Éneïde aussi :

« Arma virumque cano… »

Y'en a des dizaines de traduction de ce machin, mais très littéralement, ça serait "je chante la guerre et l'homme", dans le contexte, c'est pas très risqué d'y voir une métaphore existentielle il m'a semblé : "... la guerre et les armes" pour arriver au bébé du bout.

Mais ce n'est pas un poème à traduire avec des références, les chats n'apprennent jamais à tricoter et pourtant, ils ne laisseraient pas passer une pelote. Par exemple, depuis :

"Une nuit : mon cheval est en sueur ;
(... )

J’ai lu et vu Nerval : une nuit : son cheval est en sueur."

on peut trouver cela :

"Le grand-père de Nerval avait, jeune homme, la garde de ce cheval. Il s'est assis au bord de l'eau, rêveur. Quand il s'est retourné, le cheval avait disparu dans la forêt de Compiègne. Grondé par son père, le jeune homme décida de quitter sa famille. Il partit ailleurs, loin, où il trouva sa future épouse. La mère de Nerval était née de cette union, de cette fugue, de cette bête soudain et à jamais invisible, de cette rêverie au bord de l'eau où du ciel et des nuages prenaient conscience d'eux-mêmes."

Et là, on cherche les sujets du "prenaient" de la fin... c'est une cascade de mystères partie de ce poème.

   corbivan   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n’ai rien compris – comme quand je lisais certains poèmes de Jean-Pierre Duprey – mais cela ne m’empêche pas d’être séduit par certains passages de votre poème…je ne vais pas les citer en détail, disons surtout les 12 premiers vers et les 5 derniers…pourquoi ? Aucune idée, mais que c’est beau.

Cordialement

   Pouet   
22/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Je ne vais pas faire mon malin et prétendre avoir compris les tenants et les aboutissants de la chose, ni d'avoir saisi les références.
(On pourra peut-être entrevoir de l'amour "salvateur" donnant suite à une naissance et par là même la "renaissance" du père perdu dans l'existence jusqu'alors, la "reclairvoyance"- perdue à cause de substances nocives- de la mère...) Mais bon je prends mon baluchon de pincettes.

J'ai été emporté par l'ambiance, les images et bien évidemment l'indéniable qualité de l'écriture assez unique dans son genre sur le site.


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