Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
HadrienM : Les bacchanales
 Publié le 04/04/17  -  6 commentaires  -  1445 caractères  -  210 lectures    Autres textes du même auteur

Un mythe de retour. Flamberge au vent, l'abruti se met à écrire.

Février 2017.


Les bacchanales



Elle était seule,
Malgré la clarté du jour imbécile.
Les nuages étaient muets — fiers de trop la contempler — ;
Le temps chaud était bon.

Les adolescents, jeunes sots en sueur bleue,
Aux livres de feu, sont des êtres mystiques.
Ces livres ouverts hurlent à la nuit de paresse ;
Cette heure le jugement de Pâris.

Le monde est plein de neuf femmes — des blondes ;
De belles blondes. Des plantes chaudes de ne rien savoir ;
Livres et jardin sont impatients ; la nuit tombe.

Méfiez-vous du poème maudit ;
Il surprend les chiens ne sachant lire ;
Aucune pierre ne lui résiste — c’est dire —.

Elle était seule, — ma mère gorgée du sable épais de la colère, —
Malgré la repentance du fils prodigue ;
C’était trop bon de lui dévorer les mains libres ;
La pauvre chair endeuillée.

L’épaule est bleue — j’avais faim de ma mère —.

La bonne cymbale…
Cela ne veut plus rien dire.

Je suis de retour, — le membre pauvre n’est jamais élu, —
Vouée aux gémonies, la sale voix est de retour ;
Vous vous inclinerez devant l’erreur blanche. La confiance grande.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Proseuse   
12/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Je suis toujours un peu perdue, sans doute, dans les "vrais sens" du poème, mais curieusement, tout de même en terrain connu , je veux dire, que si je ne comprends pas toutes les errances du poète , j' en reconnais pourtant ses chemins. On y rencontre tout autant, l' amour, la femme, ( femme-femme, femme-mère) le rêve aux racines si profondes, la sensualité jamais très loin, la vie, la mort, ses élans et ses rebuffades et si on ne cherche pas «  de raisons » aux quatre coins du poème, alors, le voyage dans les méandres de la pensée de l' auteur devient fabuleux, mystérieux et onirique !
En substance, je me dis:
- «  est-il , en poésie -utile- de comprendre tout et ne peut-on aimer que par ce que l' on comprend  ? » 
et je m entends répondre …
- «  non, certainement pas! devant un tableau abstrait qui me touche, par exemple, j' en retiendrais, la beauté que j' y vois et qui me fait l' aimer, plus que la justification que l' on souhaiterait peut-être m' en donner ! » Alors …
Merci pour ce beau partage

   silvieta   
15/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne sais si c'est l'effet Oniris, si je m'habitue ou si ce poème à prétention dionysiaque offre par ses choix lexicaux et ses juxtapositions contrastées des atouts dont les précédents tenants du genre étaient dépourvus mais je lui trouve un certain charme...bien qu'il ne s'y rencontre pas plus de "bacchanales" que de beurre au chose puisque le poème nous conte non pas des orgies effrénées en l'honneur de Bacchus mais plutôt les affres d'un fils qui a "faim de ( sa ) mère" "gorgée du sable épais de la colère" et seule.

Le feu, le sable et la petite touche bleuie qui effleure par deux fois les strophes nous transportent dans le monde des mythes fondateurs. La part du mystère n'est pas gênante, au contraire, lorsque nombre de phrases s'éclairent.

Le parti pris d'écriture automatique cause pourtant ça et là quelques hiatus :
-entre la première strophe baignée de la lumière du jour et les deux suivantes la nuit tombe trop rapidement.
-l'association automatisée des mots "paresse" et "Pâris" est une facilité qui n'est pas du meilleur goût et ne correspond nullement à ce que l'on sait de ce héros.
-les "blondes" n'étaient pas légion sur le pourtour méditerranéen.
-"c'était trop bon" nous propulse d'un coup maladroit de sandale dans le parler éculé et communautaire des collégiens et de quelques lycéens du 21e siècle. Dommage.

   Anonyme   
18/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien votre écriture, ses assertions, ses postulats.
Les vers chahutent le lecteur et leur hermétisme lui donne du fil poétique à retordre.
(Il n'y pas, je crois, de bonne poésie qui ne demande un minimum de travail à celui qui la lit).
Le style est affirmé.
Pour autant, et en opposition avec ce que je viens d'écrire, le 'gênant', pour moi, est que le tissu de votre poème soit en partie mangé par les mythes (ou le), me contraignant dans ma lecture à faire un long voyage dans le passé pour tenter d'y retrouver des clefs déjà toutes faites, mais surtout faites par d'autres.
Je trouve que cela brise l'élan, coche trop précisément le temps, bride les mouvements originaux du texte.
N'en reste pas moins que cette lecture fut très agréable.
Merci à vous.
egfrild

   louisehediart   
4/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce poème. Le style est très libre, très personnel. On dirait qu'il y a une vision précise et affirmée, et pourtant la vision est presque impénétrable pour le lecteur... Et pourtant, le rythme berce, le vocabulaire ne heurte pas mais surprend.
"Les adolescents, jeunes sots en sueur bleue,
Aux livres de feu, sont des êtres mystiques.
"
Un vers presque halluciné, j'aime vraiment beaucoup.
Merci pour cette lecture!

   OiseauLyre   
4/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,
J'aime beaucoup votre écriture forte, en dents de scie qui martèle les images par poussées.
La mise en page est soignée, les rimes sont présentes et plaisantes.
Quelques passages sont remarquables à mes yeux :
"Les adolescents, jeunes sots en sueur bleue, / Aux livres de feu, sont des êtres mystiques"
"Elle était seule, — ma mère gorgée du sable épais de la colère, —"
C'est ce ton à la fois lucide et poétique qui m'a plu. Je regrette un peu de n'avoir pas compris avec exactitude le sens ou le message général du poème. Peut être que vous apporterez des explications.
Merci.

   Somnium   
5/4/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas aimé l'écriture ; elle me paraît trop empruntée (c'est juste mon ressenti). Du reste, le poème est trop hermétique et l'on y comprend pas grand-chose, sinon rien. Dommage que le propos ne soit pas plus clair.
"Vous vous inclinerez devant l’erreur blanche. La confiance grande."
Voilà un exemple d'incompréhension. L'erreur blanche ? De quoi s'agit-il ? La confiance grande ; étrange tournure, fautive même.


Oniris Copyright © 2007-2018