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Poésie classique
Hananke : Bonne année
 Publié le 01/01/15  -  16 commentaires  -  730 caractères  -  364 lectures    Autres textes du même auteur

Allocution présidentielle ?


Bonne année



Va ! souhaiter la bonne année aux miséreux,
Ils voudraient, étendus sur leur banc de froidure,
Qu’on puisse soulager le mal qui les torture
Malgré l’austérité des élus généreux.

Aux habitants des ponts donne les fruits nombreux
De bonheur, de richesse et douce nourriture,
Mais dis-leur que le crime est à la conjoncture
Et que le possédant se sent bien malheureux.

Embrasse les chômeurs et parle de courage,
Si l’existence dure a volé leur ouvrage
Ce n’est que par la faute à la fatalité.

Ami lecteur, ô toi dont j’ai fait mon complice
Pour épandre à ma place en espoir le calice,
Je t’adresse le mien de fortune et santé !


 
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   Curwwod   
17/12/2014
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Comme c'est facile de faire pleurer, de culpabiliser et de se rallier un maximum de suffrages avec un discours pareil. Je déteste cette démagogie de comptoir qui élague, simplifie à l'extrême, bêtifie sous couvert d'humanisme. Contrairement à ce que l'auteur ambitionne, il n'y a là aucune poésie, mais un ton de manifeste pas trop bien écrit. Je me refuse à devenir complice.

   fugace   
21/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Allocution présidentielle?": J'aime beaucoup!
Un brin d'amertume?! Mais non! Un peu de lucidité, c'est tout!
Bien sûr, les mots ne changent rien, pour les mal lotis, les délaissés, les esseulés, tous ceux qui sont en souffrance.
Le seul fait que ces mots-là soient une pensée de chaleur, d'amitié, de compréhension m'a fait chaud au coeur.
Merci à vous qui y avez pensé.

   leni   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonne année Hananque et à toutes et tous
Ce poème est sans enjoliveur Il a le poids des mots Il ne fignole pas dans les sous -entendus Boris Vian a écrit le "déserteur" sur le même ton c'est un texte "barricades"qui peut être dérangeant TROP direct
C'est un coup de poing en pleine tronche Il est bon de réveiller les consciences au risque de heurter et d'appeler un chat un chat
J'adhère pleinement Merci Hananque
Salut cordial
Leni

   Anonyme   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke... Je ne commenterai pas la forme de ce sonnet, respectueuse de l'écriture classique, hormis ce vers où l'inversion me semble mal venue :
Si l’existence dure a volé leur ouvrage...

J'aurais préféré : Si la dure existence a volé leur ouvrage.

Sinon tout ceci part d'un très bon sentiment et sa parution aujourd'hui est très bien venue.

J'apprécie surtout le tercet final... Je veux bien être complice de ce genre de message. Merci Hananke et très bonne année également !

En breton ça se dit : Bloavez mad !

   Francis   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que de pustules sur le visage juvénile de 2015 ! Alors, semons la tolérance et l'espoir dès l'aube de l'année nouvelle.
Que cette année vous garde en bonne santé auprès de ceux que vous aimez.

   Lulu   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème de circonstance, engagé à souhait, sans débordement.

J'aime assez le côté complice que vous instaurez avec le lecteur en le tutoyant. Il eut été plus maladroit de l'incriminer d'indifférence, car en vérité, il est vrai que la réalité est fort complexe. Je crois que nous sommes bien nombreux à être sensibles aux gens qui vivent dans la rue, et ce, quelque soit la saison, mais particulièrement en hiver.

J'aime aussi la forme. Avoir choisi le sonnet est une bonne idée. L'écriture classique donne du cachet à l'ensemble, renforce le ton engagé.

Merci de cette pensée chaleureuse pour tous ceux qui "voudraient, étendus sur leur banc de froidure / Qu'on puisse soulager le mal qui les torture".

Ce poème me donne envie de l'apprendre par coeur..., notamment lorsque je lis le second quatrain.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   Ioledane   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voilà un sonnet qui me plaît par son message, plus que par sa composition.

Si la plume est plaisamment incisive, elle aurait pu être un peu plus inventive (en évitant par exemple un cliché comme "soulager le mal qui les torture") ; les rimes sont solides mais sans originalité.
La tournure "Ce n'est que par la faute à la fatalité" me heurte, il me semble qu'il faudrait dire "par la faute de la fatalité".
Je ne saisis pas très bien le vers "Pour épandre à ma place en espoir le calice".

Merci en tout cas pour vos voeux et au plaisir de vous relire !

   PIZZICATO   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke
Déjà le fait d'associer une pensée pour les miséreux et des souhaits de bonne année, cela me plaît. Et quand cette pensée est dite avec de la poésie, cela me plaît beaucoup.
Je vais à mon tour vous souhaiter une excellente année parsemée de beaux moments.

   funambule   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Exercice d'équilibre difficile qui sonne un peu comme une bonne résolution, pas forcément "creux"... mais vite oublié lorsque la vie trépidante nous happe à nouveau, reprends ses droits oserais-je à peine dire. C'est bien écrit et des intentions il en faut pour ajouter sa petite virgule dans l'histoire, puisse-t-elle sembler dérisoire à l'instant T.

   papipoete   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Hananke; la chanson "misère" de Coluche est comme les "restos" toujours d'actualité! Sur les bancs de froidure, se côtoient "iroquois aux cheveux bleus" et celui qu'une ardoise noire d'emmerdes a jeté dans la rue.
Les bons voeux des élus leur feront plaisir, mais ne réchaufferont pas leur corps!
La nuit venue, les "maraudeurs" ouvriers patrons stars, à la chasuble orangée feront mieux qu'un beau discours, avec leur assiète de soupe bien chaude.
Bonne année à ces habitants de bâches et cartons, et meilleurs voeux au poète Hananke dont le sonnet écrit un fort message!

   pieralun   
1/1/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonne année Hananke,

La misère touche toujours, mais je pense que la poésie, contrairement à la politique, est là pour effleurer ces sujets...
Le texte n'en sera que plus percutant.

   Edgard   
2/1/2015
J’ai lu ce poème au second degré, à cause de plusieurs indices : l’incipit, bien sûr, mais aussi « Malgré l’austérité des élus généreux » proposition que je trouve d’ailleurs peu claire, mais encore « Ce n’est que par la faute à la fatalité ». Je le lis donc un peu comme la parodie des discours qui font semblant de se pencher sur le sort des plus démunis et qui reviennent régulièrement : en somme une dénonciation de ce type de discours. J’ai peut-être tort.
De toute manière il y a de quoi hésiter entre les deux interprétations. Ce qui veut dire que le propos n’est pas assez clair dans un sens ou dans l’autre…
Mon autre impression est qu’il a été écrit rapidement, pour l’occasion comme un petit message sans prétendre à la perfection. (Va ! souhaiter… Ami lecteur ô toi… Pour épandre à ma place en espoir le calice…) les registres de langue sont bien divers, trop pour avoir une cohérence dans l’écriture…
Mais si c’est un texte « bons sentiments » au premier degré, alors, je suis plutôt tolérant. Travaillant dans un domaine où l’on prend la misère et l’injustice en pleine gueule sans cesse, je me dis que c’est facile de critiquer une petite minute de bons sentiments. Mais n’a-t-on pas le droit, de temps en temps, d’exprimer un regard de compassion sur ceux qui souffrent. J’aime trouver au détour d’une page, une petite séquence d’amour , même naïve, même un peu maladroite ( c’est toujours maladroit et c’est toujours hors sujet, un regard tendre sur l’autre !)
Je n’évalue pas parce que j’en sais rien.
Bien cordialement. Bonne année.

   Robot   
2/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai ressenti ce texte comme une forme d'ironie amère sur le faux apitoiement de ceux à qui on a confié le devoir de changer les choses pour les plus faible.
"Mais dis-leur que le crime est à la conjoncture
Et que le possédant se sent bien malheureux."
Un texte à rebrousse poil des bons sentiments pour faire réfléchir sur l'inanité des discours par rapport aux actes.
Sur ce plan, le fond du texte est de qualité.

   Pussicat   
2/1/2015
Bonjour Hananke et bonne année à vous,
je vais être brève.
Je suis gênée, toujours, par ce genre de littérature, bien faite, bien écrite, qui sent les bons sentiments et prend le lecteur à témoin... surtout cela, prendre le lecteur à témoin... le monde est comme il tourne avec ses bonheurs et ses malheurs et je trouve cela trop facile.
Excusez-moi, je n'adhère pas... même si je trouve cela bien écrit, je n'adhère pas, trop facile.
A bientôt de vous lire

   Michel64   
4/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien ce sonnet généreux qui tente de réconcilier les possédants et les miséreux (mais est-ce bien sûr qu'il n'y ait là que fatalité et pas d'égoïsme ?).

Du point de vue technique le premier vers me gène par sa césure en vrac qui accroche à la lecture.

J'aurais aussi rajouté deux virgules au vers suivant :
"Pour épandre à ma place, en espoir, le calice,"

Au plaisir de vous relire

   Anonyme   
5/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo!
Un magnifique sonnet , et une belle pensée pour les miséreux .

Très belle année à vous


Oniris Copyright © 2007-2018