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Poésie contemporaine
Hananke : Cinquante ans
 Publié le 07/03/20  -  17 commentaires  -  1444 caractères  -  277 lectures    Autres textes du même auteur

À mon épouse, pour les cinquante ans de notre rencontre le 28 janvier dernier.


Cinquante ans



Les mois ont défilé sans hâte ni lenteur
Sous l'égide du temps ; voilà cinquante années
Qu'en bouton j'ai cueilli sur ma route la fleur
Qui chamarre toujours le bord de mes journées.

L'immortelle s'ouvrit au feu de notre amour
Et de notre jeunesse, étoile d'astérisme
Qui brille dans les cieux et disparaît au jour
Mais renaît tous les soirs d'un même magnétisme.

En couple fusionnel ainsi que des jumeaux
Nous en avons connu des combats et des causes
Sur ce chemin naissant des liens hivernaux :
Les deuils... ou les bonheurs de nos filles écloses.

Fidèlement unis contre les éléments,
L'un par l'autre à l'abri de la pluie ou l'orage,
Même si le tonnerre engendre des tourments,
Tu me sers de refuge ou je te fais barrage.

Nous irons jusqu'au bout, maintenant, je le sais,
La route du futur s'étant si raccourcie
Que notre amour plus mûr inhibe les excès :
Pourquoi chercher dehors une fausse éclaircie ?

Et, quand le boulevard se fera trop étroit
Pour nous deux côte à côte, il te faudra la force
De franchir, énergique, en tête le détroit :
Je ne vois pas la mort m'imposer son divorce.

Que m'importent les ans, les mois ou la saison,
J'implore le caveau pour la première place :
Je ne pourrai jamais rejoindre la maison
Sans âme ni lueur lorsque le jour s'efface...


 
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   Michel64   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai trouvé votre poème vraiment beau, tant sur le fond, cet amour qui ira "...jusqu'à ce que la mort vous sépare", que pour la forme qui (mais je ne suis pas spécialiste) aurait mérité au moins le néo-classique il me semble.

J'ai été emporté par vos alexandrins.

Ce qui m'a le plus plu :

"..............voilà cinquante années
Qu'en bouton j'ai cueilli sur ma route la fleur
Qui chamarre toujours le bord de mes journées."

"Pourquoi chercher dehors une fausse éclaircie ?"

"Je ne pourrai jamais rejoindre la maison
Sans âme ni lueur lorsque le jour s'efface..."

J'ai un peu moins aimé :

"...hivernaux". Cela me parait un peu une nécessité de rime, puisque ce terme semble évoquer les moments durs alors que dans le vers suivant on trouve le mauvais "Les deuils" mais le bon aussi : "ou les bonheurs de nos filles écloses."

"de la pluie ou l'orage," C'est peut-être ici que se perd le classique. Pourquoi pas : "des averses d'orage,"

"ou je te fais barrage." Là aussi la rime a commandé il me semble. Cette expression me parait un peu prosaïque par rapport au reste.

Mais l'ensemble m'a beaucoup plus.

Merci pour ce partage

Michel64 (en EL)

   Gabrielle   
25/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un hommage rendu à travers ce texte intimiste qui présente au lecteur l'anniversaire d'une union de cinquante ans entre deux êtres.

L'auteur met l'accent sur le fait que cette union, issue d'une rencontre, doive durer toute une vie selon son voeu.

Une très belle déclaration qui saura émouvoir le lecteur.

Merci à l'auteur pour ce partage.



Gabrielle

   Robot   
27/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'au beaucoup apprécié ce texte auquel l'écriture n'a pas cherché à forcer la composition classique pour se contenter du registre contemporain qui lui sied.

De belles métaphores émaillent les quatrains dont quelques unes que je prélèvent:
"L'un par l'autre à l'abri de la pluie ou l'orage"

"Je ne vois pas la mort m'imposer son divorce."

"Nous irons jusqu'au bout, maintenant, je le sais,
La route du futur s'étant si raccourcie
Que notre amour plus mûr inhibe les excès :
Pourquoi chercher dehors une fausse éclaircie ?"

Un texte dont la sincérité fait ressortir l'émotion de cette longue vie commune. Un texte de gratitude, de sentiment dont le dernier quatrain m'a profondément ému. Dernier quatrain qui me fait songer que, finalement, vouloir partir le premier est paradoxalement un sentiment à la fois égoïste et altruiste.

   Davide   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,

J'ai bien apprécié la simplicité sincère de cette déclaration, en particulier les images florales ayant germé sur les trois premières strophes. Nudité de l'émotion, images minimalistes, la lecture est agréable.

Un détail : l'emploi d'une "étoile d'astérisme" m'a beaucoup surpris ; cela dit, son emploi métaphorique, rehaussé par la fluidité des vers, me la fait approuver sans grande difficulté.

Une jolie poésie ! Merci !

   Corto   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Hananke,

Voici un poème qui vise l'assentiment, car qui oserait minimiser l'étape et l'émotion d'un tel anniversaire ?
Néanmoins il semble que l'auteur ait eu du mal à trouver le ton adéquat pour provoquer le partage.

Dès le premier vers j'ai été déçu: "sans hâte ni lenteur". Trop banal !

Puis: " j'ai cueilli sur ma route la fleur Qui chamarre toujours le bord de mes journées". Voici une expression très datée, de cette époque désormais lointaine où l'homme décidait et la femme suivait…

En deuxième strophe "astérisme" semble jouer les utilités pour rimer avec "magnétisme".

La troisième strophe respire davantage la vérité et la simplicité.

Plus loin " Même si le tonnerre engendre des tourments" ne brille pas par l'originalité.

L'émotion vient enfin, plus franche, plus nue dans les deux dernières strophes. On se demande pourtant si le narrateur ne prétend pas décider de son destin grâce à sa toute-puissance: " Je ne vois pas la mort m'imposer son divorce", modéré par un peu d'humilité "J'implore le caveau pour la première place".

Au total il s'agit bien sûr d'un poème de qualité mais pour évoquer une si belle étape on aurait pu espérer de meilleures envolées, une implication plus émouvante, plus convaincante, mieux expliquée dans l'amour du couple.

Je garderai volontiers en tête ces deux vers que je préfère:
" Fidèlement unis contre les éléments,
L'un par l'autre à l'abri de la pluie ou l'orage".

Merci à l'auteur.

   sympa   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Très bel hommage intimiste d'un amour qui brille par sa longévité sans en avoir terni les sentiments restés intacts.

Une rencontre, l'amour, le fruits de l'amour, les "emmerdes", les désaccords entrainant bien souvent des orages et des tempêtes , mais aussi le soutien mutuel dans des moments difficiles.
Il y a tant de très beaux vers qu'il serait bien long de tous les citer.

"Et, quand le boulevard se fera trop étroit
Pour nous deux côte à côte, il te faudra la force
De franchir, énergique, en tête le détroit :
Je ne vois pas la mort m'imposer son divorce.

Que m'importent les ans, les mois ou la saison,
J'implore le caveau pour la première place :
Je ne pourrai jamais rejoindre la maison
Sans âme ni lueur lorsque le jour s'efface..."

Ces deux derniers quatrains sont émouvants .
Certes, ils sont un peu égoïstes mais qui n'a jamais pensé à partir en premier pour ne pas avoir à subir la tristesse, le manque et la solitude?

Très belle poésie où l'auteur se livre avec des vers et des images touchants et attendrisants.

   PIZZICATO   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une halte pour honorer les cinquante années d'un amour où " Les mois ont défilé sans hâte ni lenteur ", toujours aussi profond.
Un amour qui a connu aussi " la pluie et l'orage ", affronté les trop mauvais coups de l'existence.

Un beau texte empli de sensibilité, qui montre l'éternel attachement de l'auteur à l'âme soeur.

" Je ne vois pas la mort m'imposer son divorce." une belle image riche de sens.

j'ai beaucoup aimé.

   papipoete   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Hananke
cinquante ans de route ensemble, à regarder dans le même sens, côte à côte... cinquante ans à me souvenir de nos regards échangés, nos baisers langoureux, et nos amours engendrés, nos filles...
nous n'avons pas l'hypocrisie de jurer, que toujours le ciel fut clément, mais après les orages, l'arc-en-ciel se posait sur nous comme souffle de paix.
Le bout de notre chemin se montre peu à peu, et il viendra ce temps où derrière l'un des deux, ne le suivra plus qu'une seule ombre...je ne voudrais pas, ne pourrais pas supporter que ce fût la mienne !
NB et voilà encore une déclaration à son " autre ", qui met les points sur les " i " à ces couples aussi éphémères qu'une éclaircie d'été ; " on s'essaie et si ne marche pas, on casse les liens de pacotilles qui nous unissaient ( on n'avait pas signé... on ne sait jamais ! ) " et l'épouse du héros dut bien rosir, si à elle celui-ci montra cette poésie si romantique, mais en même temps si réaliste !
la première strophe est si délicate !
Tout le cheminement de votre plume me rend heureux pour Vous, songeant que ce texte ne doit guère comporter d'inventions ?
Il n'est que la dernière strophe, sur laquelle je suis réservé ; la grande souffrance qui l'habille, au point de ne point vouloir survivre à celui qui part... je ne suis pas prétentieux, ni moraliste, mais je vécus bien des deuils si proches et le temps... quand bien même sur leur tombeau, la nuit souvent, je trouvais refuge pour éponger mes larmes !
je me permets de vérifier votre prosodie ( la forme contemporaine me surprenant chez vous ), mais à moins d'une diérèse loupée, je ne vois pas de faute ?

   leni   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
SALUT HANANKE
un aller retour jusqu'à la cinquantaine et un regard serein sur la fin d'un parcours ce texte respire la sagesse et la tendresse des jours

Qu'en bouton j'ai cueilli sur ma route la fleur

Fidèlement unis contre les éléments,
L'un par l'autre à l'abri de la pluie ou l'orage

Fidèlement unis contre les éléments,
L'un par l'autre à l'abri de la pluie ou l'orage



c'est simple et beau j'ai apprécier Salut cordial LENI

   plumedeplomb   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est très beau, très émouvant, vous m'avez fait pleurer.
Une émotion crescendo : J' ai adoré les quatre dernières strophes et encore plus les deux dernières : vous réussissez à transmettre votre désarroi et votre angoisse.

J'ai aimé les images que vous avez choisies : le climat, la météo pour parler de la relation amoureuse, même si cela n'est pas original en soi, je trouve que vous les avez très bien utilisées.
Mais comme dis précédemment, c'est surtout lorsque vous évoquez la mort, que j'ai été submergée.

Un grand merci pour cette lecture, et félicitations à vous et votre femme pour cet anniversaire.

   Lebarde   
8/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke
C’est un sujet traditionnel en poésie que j’aime bien et que j’ai souvent eu dans mon encre et plaisir à aborder.
Vous l’avez ici joliment traité et votre compagne a du être comblée à sa lecture.
Cinquante années voilà bien une belle tranche de vie et ...de bonheur.
Amour toujours et sans fin. Rien de mieux à espérer.
Pour moi pour nous, cet anniversaire ce sera dans deux mois!

Mais tout à une fin: vos deux dernières strophes l’évoquent douloureusement: qui des deux aura la force d’affronter, de supporter et de survivre à la disparition de l’autre!!!

J’ai bien aimé le cinquième quatrain et me retrouve tellement dans l’ensemble de votre propos.
Un regret pourtant la forme contemporaine ( en est-ce vraiment une? J’en viens à douter). Le classique se serait bien prête au sujet et je sais que vous savez faire.

Lebarde

   Provencao   
8/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel beau souffle en votre poesie toute en tendresse et dans une sublime empathie!

Mes préférés: " L'immortelle s'ouvrit au feu de notre amour
Et de notre jeunesse, étoile d'astérisme
Qui brille dans les cieux et disparaît au jour
Mais renaît tous les soirs d'un même magnétisme"

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   pieralun   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

J’ai aimé le premier quatrain, un très beau rythme avec l’enjambement sur le second vers.
Le deuxième quatrain évoque une forte passion, mais pour moi l’image est un peu trop alambiquée, même si elle se justifie pour l’auteur.
Il y a du Brel dans la suite « la chanson des vieux amants » je crois, j’étais jeune.....
Un magnifique dernier quatrain, très enlevé, très beau...., il restera dans ma mémoire.

   emilia   
9/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bel hommage et une émouvante déclaration à votre épouse pour vos « Noces d’or », un événement à célébrer en se rappelant le chemin parcouru ensemble, avec « cette fleur en bouton devenue immortelle », cette « étoile d’astérisme » qui illumine vos nuits, cette fidélité refuge pour l’un et l’autre, quand la route côte à côte se rapproche de la fin et qu’il sera trop dur d’être séparé, car, sans l’autre, la maison apparaît « sans âme ni lueur »… ; merci à vous pour ce partage…

   Mokhtar   
10/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mes félicitations à Mme Hananke.

Il est toujours un peu délicat de commenter un texte annoncé comme très personnel. On devine l’auteur un peu plus sensible qu’à l’habitude, et l’on se doit d’adopter un ton mesuré.

Si j’excepte le quatrain de magnétisme-astérisme (qui me semble un peu grandiloquent et tiré par les cheveux), l’ensemble est de bien belle facture (particulièrement des strophes 1 : gentiment bucolique-symbolique et 4 : mots simples mais touchants ; et, bien sur, le dernier vers).

Entre vouloir partir le premier ou le second, quelle est l’option qui est la plus probante ?

La première permet d’affirmer : je ne pourrais vivre sans toi. Affirmation basique pour un poème d’amour.

Et qui tombe bien : C’est effectivement un beau poème d’amour que nous avons là.

   Vincendix   
11/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,
Un bel hommage à celle qui vous accompagne depuis un demi-siècle. J’apprécie ce texte, je vis la même situation depuis plus de 60 ans et je suis bien d’accord, vieillir ensemble est un bonheur. Je plains celles et ceux qui se retrouvent seuls dans une phase de la vie où il est indispensable de partager les inévitables ennuis physiques.
Bonne continuation
Vincent

   Curwwod   
16/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un beau et émouvant retour en arrière sur un cheminement de vie riche de chagrins et de joies. Comme toujours une écriture impeccable des images à la fois poétiques et expressives :

Qu'en bouton j'ai cueilli sur ma route la fleur
Qui chamarre toujours le bord de mes journées."

Tu me sers de refuge ou je te fais barrage.

Et, quand le boulevard se fera trop étroit
Pour nous deux côte à côte, il te faudra la force
De franchir, énergique, en tête le détroit :
Je ne vois pas la mort m'imposer son divorce.

Enfin la supplique au destin de pertir le premier ou la première est sans doute très partagée par nombre de couples solides et durables, même si, pardonnez-moi, cela peut dénoter un certain égoïsme bien compréhensible.


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