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Poésie néo-classique
Hananke : Devant l'âtre
 Publié le 07/02/16  -  18 commentaires  -  1087 caractères  -  407 lectures    Autres textes du même auteur

Il n'est point de ferveur qui ne puisse s'éteindre.


Devant l'âtre




La gueule noire en feu
Dans un décor d'albâtre,
On dirait l'astre un peu
Qui se couche dans l'âtre.

La flamme à l'horizon
De la salle captive
Image la cloison
D'une ombre suggestive.

Craquements, souffles courts,
La danseuse est charmée
Par le cercle des jours
Où monte la fumée.

Oh, les tendres baisers
Dont la maison se saoule ;
En soupirs épuisés,
Soudain, le bois s'écroule.

Sans le fruit du bûcher
Pour ranimer la braise,
Le froid vient se nicher
Au foyer qui s'apaise.

Toi, le vieil amoureux
Au lit de l'amertume,
Laisse les jours heureux
Devant l'âtre qui fume.

On ne s'évade pas
Des cellules dressées,
L'âme seule là-bas
S'évapore en pensées.

Pour le ciel ou l'amour
Elle s'est libérée,
N'attends plus le retour
De l'époque dorée ;

Assoupis-toi, rêveur,
Ta fièvre ne peut geindre,
Il n'est point de ferveur
Qui ne puisse s'éteindre.


 
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   papipoete   
22/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dans un classique sans faille, vous nous offrez là de bien beaux vers.
La flamme qui danse dans l'âtre, " image la cloison d'une ombre suggestive " Une Esmeralada, une Bardot " que le vieil amoureux rêve, puis se résigne, lorsque le bois comme lui, s'écroule sur les dernières braises, ses ultimes lueurs qui vont s'éteindre.
le 3e vers avec " on dirait l'astre/un peu/ " put trouver une meilleure formulation; mais ce n'est qu'un infime détail.

   Anonyme   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
"Laisses les jours heureux", supprimez le "s" à laisses

Un texte dans son ensemble plaisant à lire, mais qui n'a pas provoqué de ressenti, juste suggéré de belles images.

   Anonyme   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Hananke,

Bien que ce poème soit techniquement parfait - si tant est que la perfection existe - je ne ressens pas vraiment d'émotion au fil des strophes. Le choix de l'hexasyllabe (vers de 6 syllabes) aurait très bien pu se transformer en alexandrins, en rectifiant l'ordre des vers afin de respecter l'alternance des rimes féminines et masculines...

L'écriture est belle mais je n'ai pas été transporté, désolé. Bien entendu, ce ressenti est purement personnel et ne vaut donc que pour moi.

J'attends votre prochaine production avec grand intérêt.

Bien à vous,

Wall-E

   Anonyme   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut collègue ! Le Hananke nouveau est arrivé ! Neuf quatrains en hexa syllabiques, je n'aurais pas reconnu ta plume en EL.
Rien à reprocher à la forme respectant parfaitement la prosodie classique... si ce n'est le "un peu" du vers 3 qui n'est, à mon avis, à cette place que pour la rime.
Les quatre premiers quatrains portent sur l'âtre et j'ai une préférence pour ces belles images...
Craquements, souffles courts,
La danseuse est charmée
Par le cercle des jours
Où monte la fumée.

Le cinquième,

Sans le fruit du bûcher
Pour ranimer la braise,
Le froid vient se nicher
Au foyer qui s'apaise.

... est un quatrain-charnière, une transition qui nous mène au vieil homme, au vieil amoureux au lit de l'amertume qui n'a plus rien à attendre de la vie et de l'époque dorée des jours heureux.

Enfin, c'est du moins ainsi que j'ai appréhendé ce texte dont j'aime beaucoup les deux vers de chute...

Il n'est point de ferveur
Qui ne puisse s'éteindre.

Encore un détail qui me chagrine un peu et j'en aurai terminé...

Ta fièvre ne peut geindre, (?) Je pense que "fièvre" n'était pas le meilleur choix pour ce vers même si je comprends ce que tu veux dire.

Conclusion ? Même si tout ceci est bien écrit je préfère le Hananke de Mon Jura ou du Vieil orme...

A te lire... en alexandrins ou autres !

   Vincendix   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une forme agréable, cela nous change des alexandrins, l’hexasyllabe a le mérite d’être plus « musical ».
Quant au sujet, il me plait et me rappelle des souvenirs d’enfance, le feu dans l’âtre était un spectacle avec les bûches grignotées par les flammes, l’odeur du bois brûlé, le tisonnier et la pince, les chenets à tête de lion… Les ombres projetées, les pétillements et les craquements…
Et puis, c’est aussi le reflet de la vie qui s’écoule, la vigueur qu’il faut sans cesse ranimer.
J’adhère entièrement aux derniers vers, « il n’est point de ferveur qui ne puisse s’éteindre »

   Anonyme   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
On va peut-être me reprocher de n'avoir rien à dire , de ne pas suffisamment commenter votre poème.
Et c'est la raison pour laquelle je l'ai laissé filer dans l'espace lecture.
J'aime...c'est tout.
Parce-que devant l'âtre, on ne parle pas et c'est ce que j'ai ressenti ici. Les émotions sont là et moi, cela me suffit.
Merci.

   Francis   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout est gris dehors et la cheminée crépite. Le reflet des flammes qui dansent sur la tapisserie, le bois qui lentement se consume en petits craquements nous invitent à la rêverie ou à la méditation. l'âme s'évade en pensées. Comme la flamme qui vacille et puis s'éteint, la vie peu à peu, au fil du temps, s'éloigne de son époque dorée. J'ai beaucoup aimé ce lien entre l'âtre et l'être.

   Bingo   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dans l'ensemble, ce n'est pas désagréable à lire : une soirée au coin du feu en cette saison est toujours bonne à prendre.
Mais permettez-moi quand même quelques petites remarques :

On dirait l'astre un peu / Qui se couche dans l'âtre.
Que vient faire là ce un peu ? Cela sent trop la cheville.

En fait, votre poème semble composé de dix-huit alexandrins avec rimes aux hémistiches :
La gueule noire en feu dans un décor d'albâtre,
On dirait l'astre un peu qui se couche dans l'âtre.

La flamme à l'horizon de la salle captive
Image la cloison d'une ombre suggestive.
etc.

baisers et épuisés ne peuvent pas rimer.
Puisque Oniris se réfère à Sorgel, allez voir à la page 26 de son traité.

Désolé de me montrer aussi "sévère".

-----
08/02/2016 : Je constate que ce poème est passé de la catégorie "classique" à "néo-classique" d'un coup de baguette magique. Mes commentaires seront dès lors être moins "sévères" !

   Anonyme   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Un âtre, un être, oui mais ce sont des flammes venues de très loin qui ne me réchauffent pas. Le texte respecte sûrement les règles établies mais je n'y vois que du feu. S'il est question de noter la rhétorique je passe mon tour, s'il s'agit d'évaluer l'émotion que dégage le texte pour le lecteur que je suis, cela ne m'emporte pas. Les deux derniers vers me plaisent, sinon.

   PIZZICATO   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'ambiance devant cet âtre est fort bien rendue.
" La flamme à l'horizon
De la salle captive
Image la cloison
D'une ombre suggestive. "
'' Sans le fruit du bûcher
Pour ranimer la braise,
Le froid vient se nicher
Au foyer qui s'apaise. " voilà bien une façon élégante de dire qu'il faut remettre une bûche.
Une deuxième partie un peu mélancolique.
" N'attends plus le retour
De l'époque dorée " La différence d'avec l'âtre, c'est qu'on ne peut pas remettre une bûche...

   Robot   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'apprécie d'être surpris par un auteur qui sort de sa production habituelle. Surtout quand l'essai est transformé. Je suis séduit par le thème et par son développement. Je ne citerai pas un quatrain plus qu'un autre. Je me suis plongé avec plaisir dans ce poème.

   mina   
9/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Je ne suis habituellement pas tres attirée par ce genre de thème que je trouve un peu désuet et peu original , mais j'avoue avoir été charmée par votre poème et particulièrement par l'évocation faite dans les 5 premières strophes . Il y a une rupture très bien amenée avec " le bois s'écroule" . De la vie et du mouvement , de la sensualité , nous passons à l'inertie et au froid, mélancolie des passions que l'on croyait éteintes mais que le feu des pensées rallument... Mais bon pauvre homme, je ne sais pas s'il est prêt à écouter vos conseils;)
Quant à la forme donnée, il y a une musique certaine et de belles images.

   madawaza   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour HANANKE
Il y a quelqu'un qui m'a ôté les mots de la plume.
"J'aime, c'est tout"
et c'est beaucoup.
Merci pour ce moment.

   leni   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananque
Ce sujet est plus conventionnel que les précédents Il est léger il sonne bien C'est un texte de réflexion dans un climat serin.jee prends le plaisir de citer

On dirait l'astre un peu
Qui se couche dans l'âtre.

La danseuse est charmée
Par le cercle des jours

Toi, le vieil amoureux
Au lit de l'amertume,
Laisse les jours heureux


et je trouve la finale pleine de sagesse joli joli moment

Merci et salut Amical Leni

   Cristale   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Un poème mélancolique sur des vers qui s'enroulent les uns aux autres comme la danse des flammes dans l'âtre où se perdent les pensées du narrateur.
J'aime beaucoup la description de ce qui pourrait n'être qu'un simple feu de cheminée mais également une métaphore de la flamme amoureuse ou du désir de vivre :
"Soudain, le bois s'écroule."

"Sans le fruit du bûcher
Pour ranimer la braise,
Le froid vient se nicher
Au foyer qui s'apaise."

Pudeur et retenue sur des vers courts qui ne laissent échapper que le strict minimum d'émotions tout comme l'on évite de mettre sur des braises un bois d’épicéa qui ferait trop d'étincelles:
"Toi, le vieil amoureux
Au lit de l'amertume,
Laisse les jours heureux
Devant l'âtre qui fume."

"On dirait l'astre un peu"
Je vois bien une virgule après astre et un peu.

Seul un détail technique, sauf erreur de ma part, concernant les rimes des mots "baisers-épuisés" qui ne correspondent pas aux règles exigées pour le classique, m'empêche de mettre une appréciation. Je vous sais très attaché aux règles de la prosodie, tout comme moi, j'espère donc que vous ne m'en voudrez pas.

Merci d'avoir partagé cet agréable coin du feu.
Cristale

ÉDIT : suite aux échanges avec l'auteur, très à l'écoute, (ce dont je le remercie) concernant une rime non conforme aux règles strictes du Sorgel, le poème ayant été reclassé, je reviens poser mon appréciation.

   Arielle   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La nostalgie du vieil amoureux, dont les souvenirs remontent dans l'âtre avec la flamme, est bien rendue par ces vers courts qui en dessineraient presque le calligramme. Je me suis assise rêveuse à vos côtés et j'ai relu ce poème ... en supprimant le premier quatrain que je trouve un peu faible. Un moment plein de douceur dont la conclusion est particulièrement réussie.

   Anonyme   
10/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème est emprunt de résignation et en un sens je trouve ça bien, car, c'est inéluctable, le feu s'éteindra, bien que si l'on songe aux paroles d'une chanson de Claude Semal : "Dans chaque feu", qui dit "Dans chaque feu il y a tous les feux", serait-ce une consolation pour un vieil amoureux...

J'apprécie particulièrement les 4 derniers quatrains, non pas que les précédents soient moins bien écrits, mais les 4 derniers, eux, sont un peu la morale de l'histoire, et c'est cette morale ou cette chute qui me semble être le vrai sujet de poème, dont l'âtre n'est que la métaphore, comme d"un cœur qui bat mais doit accepter tôt ou tard de se ménager et de s'arrêter, ne serait-ce que de regretter sinon de battre.

Bon, ce feu ne m'a pas brûlé, en un sens, à mon âge, peut-être n'est-ce pas plus mal, ce qui n'empêche l'incorrigible sentimental que je suis de le regretter un peu.

À vous relire.

   jfmoods   
31/3/2018
Ce poème est composé de 9 quatrains en hexasyllabes, à rimes croisées, suffisantes et riches, tour à tour masculines et féminines.

Contemplant un feu domestique, le poète y découvre une analogie avec la vie amoureuse. Un constat s'impose, évident, douloureux. Ce qui est né un jour, un jour doit disparaître.

Le calligramme figure cette cheminée dans laquelle s'achève un processus de combustion.

Merci pour ce partage !


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