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Poésie néo-classique
Hananke : En regardant la Loire
 Publié le 26/06/22  -  22 commentaires  -  733 caractères  -  358 lectures    Autres textes du même auteur

Automne 2021, ressenti de ses 70 ans.


En regardant la Loire



Infranchissable lit sauf pour les migrateurs
Qui passent sur ton onde en criant aux étoiles,
Tu portes les reflets d'un destin qui se voile :
Le vieil homme est assis au banc contemplateur.

Bien qu'un soleil d'automne apaise ses douleurs,
Les blessures des chairs comme celles de l'âme,
Il sent la sénescence amenuiser sa flamme
Ainsi que la saison assassine les fleurs.

Sa vie est un roman dont la trame s'achève
Et, devant ce courant qui grignote la grève,
Il la voit s'écouler au fil du long miroir…

Malgré les souvenirs que sa pensée exhume,
Ses printemps revécus sont dissous par la brume
Comme ces grands oiseaux qui partent dans le soir.


 
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   Eskisse   
12/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la lecture du titre, je m'attendais à un poème topographique et j'ai trouvé avec plaisir l' évocation mélancolique d'une destinée dans un très beau sonnet. La Loire devient miroir et réceptacle d'une vie.

J'ai aimé tout ce qui a trait à la fuite du temps, à la perte, au passage : les oiseaux migrateurs, le soleil d'automne, la flamme amenuisée, la fugacité des fleurs( belle comparaison hyperbolique " ainsi que la saison assassine les fleurs"), la fin d'un roman.
Et la douceur qui émane de l'ensemble.

   poldutor   
15/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour
Beau poème sur le temps qui passe.
Un vieil homme (sommes nous vieux à soixante dix ans?âgés peut-être!) assis contemple la Loire et sent l'affaiblissement de ses désirs, de ses envies.
deux beau vers :
"Il sent la sénescence amenuiser sa flamme
Ainsi que la saison assassine les fleurs."
Dans le premier tercet on poursuit sur un ton pessimiste : "Sa vie est un roman dont la trame s'achève"...à soixante dix ans!
mais de beaux vers pour ce tercet.
Beau deuxième tercet empreint de poésie.
J'ai malgré tout aimé ce sonnet bien qu'un peu débilitant pour moi qui suis du troisième âge et demi!
Cordialement.
poldutor en E.L

   Queribus   
16/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un petit bijou de poésie que je découvre ce matin: en effet, tout me semble sans fautes dans votre écrit: la prosodie, la ponctuation, l'orthographe, le tout empli de très belles images poétiques: "Infranchissable lit sauf pour les migrateurs", ""Qui passent sur ton onde en criant aux étoiles", "Bien qu'un soleil d'automne apaise ses douleurs", "Les blessures des chairs comme celles de l'âme", et, etc.

Sur le fonds, l'ensemble est un bel hymne à la Loire bien-sûr mais aussi au vieil homme qui la contemple, à ses souvenirs, à la nature, au temps qui passe, le tout dans une forme courte qui se lit(et se comprend facilement). En résumé vous avez réussi le difficile pari de dire beaucoup de choses en peu de mots simples. Vous l'aurez constaté, j'ai été ravi de ma lecture.

Bien à vous.

   Vilmon   
17/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
L’homme contemple le fleuve où s’écoule devant ses yeux les moments de sa vie avant de joindre la rive opposée, celle de la mort.
De belles rimes, parfois riches, quelques fois simples.
De belles expressions, construction des vers sans inversions surnaturelles.
J’ai bien apprécié.

   Vincent   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Hananke

Autant je déteste l'imaginaire de la vieillesse

autant j'aime votre texte sur les impressions se dégageant du réel de la fuite du temps, quand se rapproche inexorablement la ligne repoussée

Cette Loire qui s'écoule avec le temps

la flamme qui vacille au miroir des reflets

Le fleuve telle la vie s'en va vers son destin

J'ai beaucoup aimé votre texte

et vous en remercie

   socque   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime vraiment le premier tercet de votre sonnet, et son dernier vers, j'y lis un stoïcisme contemplatif bien servi par la forme classique rigoureuse.
Les deux quatrains ne déméritent pas non plus à mes yeux, loin de là, disons qu'en dehors des septième et huitième vers auxquels, tout simplement, je trouve de la grandeur, ils m'apparaissent un tantinet ternes ; et puis, si je comprends bien la figure de style à l'œuvre dans le « banc contemplateur », l'association des deux termes me semble peu heureuse, au bord du burlesque. J'imagine un banc dans la posture du Penseur de Rodin, ce qui l'empêche de remplir correctement sa fonction première !

Un beau poème à mon avis, solennel, où la forme (en dehors des réserves exprimées ci-dessus) s'accorde selon moi au propos et le soutient.

   Anje   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananké,

Assis sur un banc, l'homme contemple le fleuve hypnotisant. Ses souvenirs remontent à la surface et s'écoulent, emplissent son cœur de mélancolie.

Pour pinailler un peu, une virgule n'aurait pas été heureuse entre banc et contemplateur au quatrième vers ?

De belles images habitent ces alexandrins classiques qui susurrent sans heurt. Particulièrement aux vers 7 et 8, les allitérations des s et f sont d'un magnifique rendu.

Bravo.

   Claudelorin   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En lisant ce texte j'ai eu une impression bizarre. Comme si l'auteur s'évertuait à ne pas respecter le classique, qu'il maîtrise pourtant.
Ceci étant exprimé, force est de reconnaître la qualité du texte, la douceur (nostalgie sans amertume) et la mélodie qui nous bercent.
Splendide.

   Vero   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Si ma mère, de 7 ans plus agée que le narrateur, lisait ceci, elle lui ferait une morale !
A 78 ans, elle ne se sent pas vieille mais agée.
Et oui, elle se dit toujours jeune.
Elle lui dirait : On a l'age de nos artères, pas de son âme.
Une bien jolie poésie mêlant nostalgie et mélancolie que l'auteur a su partager avec des alexandrins doux et une plume emplie de sensibilité et d'élégance malgré le sujet moins réjouissant.
Je rejoins Claudelorin quant à la forme néoclassique inhabituelle de l'auteur qui excelle en poésie classique.
Les rimes du premier quatrain semblent être la cause du classement en néo.

Est-ce un choix?

   Corto   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien
L'auteur à choisi pour son poème une démarche que je qualifierais de régressive.
Dès le premier vers on sent comme une impuissance devant les éléments, comme une envie pour le narrateur de ne plus se projeter:
"Infranchissable lit sauf pour les migrateurs" ? Pourquoi ne pas au contraire montrer son envie de franchir ce beau fleuve, d'aller toujours plus loin, plus enthousiasmant ? L'alibi des 70 ans mis en exergue semble très discutable.

Dès lors la lecture du poème prend un aspect contraint.
Heureusement quelques reflets positifs comme dans le premier tercet apportent une alliance entre le vécu et l'introspection dans un bel élan poétique. Oui j'aime bien ce passage :
"Sa vie est un roman dont la trame s'achève
Et, devant ce courant qui grignote la grève,
Il la voit s'écouler au fil du long miroir…"


Merci de ce partage.

   Provencao   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,


"Bien qu'un soleil d'automne apaise ses douleurs,
Les blessures des chairs comme celles de l'âme,
Il sent la sénescence amenuiser sa flamme
Ainsi que la saison assassine les fleurs."

J'ai beaucoup aimé cet enjambement qui souligne que ce qui est le plus ancré est affranchit au changement et qu'en fin ce changement intervient en fuite du temps, qui saisit ce vieil homme.

Avec l’image du roman dont la trame s'achève , la vie de ce vieil homme est intégrée dans le cercle de ces souvenirs et de ses éléments :

"Malgré les souvenirs que sa pensée exhume,
Ses printemps revécus sont dissous par la brume
Comme ces grands oiseaux qui partent dans le soir"

Belle résignation à la fuite du temps avec l’espoir que la fin de sa vie fusionne avec ses printemps comme ses grands oiseaux....


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Robot   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sans être au crépuscule, le narrateur se sent à l'orée du troisième âge et le fleuve qui glisse lentement lui remémore son propre courant. C'est dans ces moments de pause qu'avec l'âge, même s'il peut rester encore de nombreuses années à remplir, on prend conscience que l'on va vers l'ultime étape.
Tout ceci est vraiment bien écrit dans des vers qui couronnent la lecture par leurs images. Peu importe la catégorie quand la poésie possède un tel impact pour nous emporter dans son courant.

   virevolte   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce poème mélancolique sur la fuite du temps, qui "assassine les fleurs" comme il efface les printemps du vieil homme
Les printemps revécus sont dissous par la brume "

J'aime aussi que l'image du fleuve qui s'écoule comme la vie soit renouvelée par l'idée du miroir
Il la voit s'écouler au fil du long miroir….

Et surtout j'ai beaucoup apprécié
ces grands oiseaux qui partent dans le soir
très émouvante évocation de la mort
.
Je n'ai pas trop aime en revanche le banc "contemplateur", choisi je pense surtout pour la rime, ni le mot" sénescence" qui sent trop sa biologie.
Un sonnet touchant sur l'automne de la vie. Merci.

   senglar   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,


La Loire comme miroir de la vanité d'une existence tout le monde n'a pas cette chance et l'on envie le destin de l'aventurier de ce poème.
Meurt-on sénescent quand on est contemplatif, ce courant qui emporte par les oiseaux est un miroir du ciel.
Ultime migration le sonnet s'achève en un tercet d'apothéose où la poésie d'une vie continue de planer en ondes vibratoires. Cette conscience apaisée a un goût d'éternité.

Ô Mélancolie du côté de chez Du Bellay ! Il est des fleuves inspirants !

   Miguel   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau sonnet ; un hymne au fleuve en même temps qu'une élégie sur le temps qui passe et qui nous ravage. Les vers sont à l'image de la Loire, calme et langoureuse, et la chute est une merveille.

   Stephane   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Hananke,

Un sonnet de bonne facture, techniquement parlant, mais qui n'a pas su éveiller cette sensibilité qui est en moi.

Je n'ai pas apprécié le 1er vers : "Infranchissable lit sauf pour les migrateurs". Je trouve le "sauf pour" pas du tout poétique, voire déplaisant.

Personnellement j'aurais retiré la virgule après le "Et" du 10ème vers, la lecture aurait été plus fluide...

Le reste n'a pas réussi à me convaincre, à tel point que je me suis ennuyé.

Une autre fois peut-être,

Stéphane

   jfmoods   
26/6/2022
Annoncé par le titre ("En regardant la Loire"), le thème de l'eau (métaphore : "Infranchissable lit", "onde", "reflets", "courant", "s'écouler au fil du long miroir"), topos d'un temps dont on ne saurait retenir le flux, irrigue le sonnet.

Les marqueurs d'opposition ("Bien qu'", "Malgré") matérialisent l'impuissance d'un poète qui s'éprouve dans toute l'usure de son âge (périphrase dépréciative : "Le vieil homme").

Quelques procédés appuient efficacement le propos (figure de substitution : "banc contemplateur", parallélisme : "Les blessures des chairs comme celles de l'âme", comparaison assortie d'une allitération particulièrement cinglante : "Ainsi que la saison assassine les fleurs", métaphore : "Sa vie est un roman dont la trame s'achève", personnification : "ce courant qui grignote la grève"). On remarque également le recours à la forme passive ("Ses printemps revécus sont dissous par la brume"), un binôme allitération/assonance assez prégnant ("sent la sénescence") et un glissement assonantique à la rime ("âme"/"flamme") qui marque la perte de l'image de soi.

La fermeture du sonnet sur lui-même (vers 1-2 : "les migrateurs/Qui passent", vers 14 : "ces grands oiseaux qui partent dans le soir") met en exergue l'obsession du poète : un grand départ qui renvoie à l'inexorable passage de l'ici-bas à l'au-delà.

Merci pour ce partage !

p.-s. - Un grand merci à Annick pour son aide toujours précieuse dans le domaine du dépannage stylistique et linguistique.

   Angieblue   
26/6/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est vraiment très réussi et déchirant avec une fin qui m'a fait penser à "L'albatros" de Baudelaire.
J'ai beaucoup aimé le parallélisme entre le fleuve qui s'écoule et le temps qui a passé pour le narrateur.
Ce passage est magnifique:
"Sa vie est un roman dont la trame s'achève
Et, devant ce courant qui grignote la grève,
Il la voit s'écouler au fil du long miroir…"
Oui, le miroir ne ment pas.
Très beau aussi les oiseaux migrateurs "criant aux étoiles" et la comparaison avec "la saison (qui) assassine les fleurs. Oui, le temps est assassin...
L'ensemble est visuel et l'image de la brume traduit bien la nostalgie du temps qui a passé et ne reviendra plus. On ressent également toute la solitude qui accompagne quelque part la vieillesse.
C'est une totale réussite et ça m'a vraiment touchée.
Bravo!

   pieralun   
27/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel plaisir de retrouver Hananke, et de le relire au sommet de son art.

Un sonnet très doux, très fluide, comme peut l’être l’abandon d’un vieil homme face au reste de sa vie et dos aux souvenirs qui l’ ont émaillée.

J’ai beaucoup aimé le 3eme vers, le vers 8 ainsi que les 2 tercets

La poésie est présente dans le regard du vieil homme sur les choses et son passé.

   Jahel   
30/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Un poème tout en délicatesse qui résonne en moi tel l'écho prolongé d'une cloche solitaire au campanile du temps qui passe et dont le son progressivement se dilue dans les dernères clartés du crépuscule.

Merci pour cette lecture. Au plaisir de vous lire à nouveau.

Jahel

   papipoete   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
" à m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi... " chante Renaud, auprès d'un vieil homme l'auteur se tient, regardant vers le fil de l'eau, passer bons et mauvais souvenirs. Mais le grand âge est là, qui grignote peu à peu des pages de son histoire, comme emportées par le flot de la Loire.
NB l'un de nos meilleurs auteurs, montre à nouveau le bout de sa plume, à travers la mélancolie, compagne du héros du jour et de la nuit. Nous autres aux mêmes tourments, comprenons la toile que peint de mots l'auteur.
le " classique " est son domaine, aussi les " singuliers/pluriels " du premier quatrain, sont forcément " volontaires ? "

   ferrandeix   
3/7/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
L'écriture de ce poème m'apparaît contorstionné en vue de satisfaire à la rime, ce qui, pour moi, tue l'impact du thème: la nostalgie du vieil homme, qui aurait pu être émouvante.

Exemple de contorsion: "les blessures des chairs" au lieu de "les blessures de la chair", ce qui ferait un hémistiche à 7 syllabes, mais finalement, est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux? D'autant plus que la syllabe "re" s'apocope assez facilement. Je n'en sais rien, ça se discute. De même "le banc contemplateur", j'ai quelques doutes sur la congruence de l'expression.

Des rimes - riches ou moins riches - qui, dans tous les cas, ne me paraissent pas perceptibles. Il est difficile, me semble-t-il, en alexandrin, de suivre la trame signifiante du poème et de prêter attention à la rime. une rime ni pour l'œil, ni pour l'ouIe, mais uniquement pour l'esprit en considèrant le poème rétrospectivement. Je conseille la rime pour les mètres plus courts à partir de l'hexasyllabe. Bien sûr, c'est une remarque générale.

Et pour ne rien arrager, une multitude de cacophonies que je renonce à énumérer.

Néanmoins, les 2 dernières strophes me paraissent meilleures. En définitive, je mettrais donc l'appréciation "j'aime un peu" par égard à ces dernières strophes.


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