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Poésie néo-classique
Hananke : Éternité
 Publié le 23/01/18  -  14 commentaires  -  901 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur

Lueur sur le Morvan.


Éternité



Un soleil hivernal dore le vieux massif
Et la lumière assaille en vagues le rivage
Avant de succomber contre le mont pensif
Comme le flot montant d'un océan sauvage
Finit par s'épuiser sur la plage ou l'écueil.
Il tombe de la pourpre aux pentes adoucies :
À la porte de mars tel un tapis de seuil
La bruyère mythique orne les calvities
Et donne à l'éminence une autre puberté.
Comme des bras tordus, les chênes et les hêtres
Ont dans la chambre froide et livide jeté
Un rideau qui tamise encore les fenêtres
Avant que par le soir la volage clarté
Ne soit conduite vers des ivresses champêtres.

Et, lorsque l'astre pâle en des lits ombragés
Aura couché sa flamme avec exactitude,
Les austères rondeurs des mamelons âgés
Verront l'obscurité combler de solitude
Leurs horizons… depuis des lustres inchangés !


 
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   Eccar   
8/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Il y a une belle image pour commencer. Le vieux massif est comme un rivage, un écueil, et la lumière d'un soleil hivernal l'assaille en vagues. On pense à 'hiver.
Ensuite, arrive le pourpre, des feuilles, je suppose, qui tombent et jonchent les pentes. Là, je verrais plutôt l'automne
Et puis vient mars, les bruyères, après les calvities, la puberté. Je pense au printemps ou juste avant ce printemps.
Et puis retour à l'hiver avec la chambre froide et le rideau qui tamise encore les fenêtres.
Votre description du Morvan, que je connais un peu, est magnifique. C'est juste cette chronologie saisonnière posée par vos mots repères et un peu fouillis qui m'a titillé un chouia.
J'ai beaucoup aimé aussi le dernier paragraphe sauf les "mamelons âgés" qui sonnent un rien cliché.
Je ne jugerai pas la forme, le classique étant pour moi inconnu , les vers néanmoins me semblent correctement rythmés et la lecture est facile et agréable.
Bravo pour cette belle carte postale du Morvan, en tous cas, et il est vrai que l'on sent un rien d'éternité en le traversant, quelque chose d'inchangé... depuis des lustres. D'où la justesse de votre titre.
A vous relire.

Eccar

   Anje   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aurais aimé rêver un peu plus longtemps sur le "mont pensif" mais le long phrasé m'a plus donner l'impression d'un soleil qui tombe qu'un couché de soleil s'éternisant. Ce, malgré les images magnifiques qu'offre ce très réussi poème.
Et puisque le paysage est inchangé depuis des lustres, j'irai de mes yeux admirer. Vous en donnez l'envie.

   PIZZICATO   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De fort belles images qui nous offent un tableau lumineux de ce " mont pensif ".
Tout est beau, avec un petit + pour ce passage : " Il tombe de la pourpre aux pentes adoucies :
À la porte de mars tel un tapis de seuil
La bruyère mythique orne les calvities
Et donne à l'éminence une autre puberté ".

   leni   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke
Tout en images ton poème respire la sérénité

Ces quatre vers me plaisent

Il tombe de la pourpre aux pentes adoucies :
À la porte de mars tel un tapis de seuil
La bruyère mythique orne les calvities
Et donne à l'éminence une autre puberté

et voici le ressenti

es austères rondeurs des mamelons âgés
Verront l'obscurité combler de solitude

C'est simple et beau à la fois

Excellent moment
Merci à toi Mon salut très cordial LENI

   Alexandre   
23/1/2018
Bonsoir Hananke... Une pluie de métaphores qui vont combler à n'en pas douter certains lecteurs. Je ne vais pas faire l'autopsie de cette Eternité mais je suis plutôt réservé concernant le "mont pensif"...
D'autre part, je trouve ce texte un tantinet emphatique, manquant de simplicité si tu préfères mais c'est toi le poète et je ne remets pas en cause tes choix.

Pas d'appréciation de ma part afin de ne pas influencer dans le mauvais sens l'algorithme distributeur de Bons points...

Salut collègue !

   papipoete   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Hananke
De belles images pour dépeindre le soleil d'hiver qui éclaire la nature, aux couleurs éclatantes telles " la pourpre qui tombe aux pentes adoucies " .
" la bruyère qui orne les calvities " est on ne peut plus poétique, et la dernière strophe clôt le récit de belle manière avec l'obscurité qui peu à peu ferme les yeux aux lits ombragés !
De la belle ouvrage !
Pourquoi " néo-classique " ? un pied égaré, un hiatus que je ne verrais pas ?

   Mokhtar   
23/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Il faut un peu connaitre cette région pour savoir comment le soleil, quand il se lève ou quand il se couche, voit ses rayons jouer avec les monts pour éclairer, ou laisser dans l'ombre des parties de versants.. Cela fait un peu "show".
C'est cette ambiance que je ressens à la lecture de ce beau texte inspiré.
Moi aussi j'ai un peu "souffert" du mont "pensif". Et aux césures après "vers" et "depuis" .
Mais j'ai malgré tout trouvé plaisir a cette évocation réussie

   Vincendix   
27/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,
Un paysage paisible mais rude comme on en rencontre un peu partout en France et le Morvan, avec ses mamelons âgés fait partie de ces décors immuables.
Quelques vers particulièrement poétiques et d’autres un peu trop sophistiqués à mon goût.
Et puis, ces quatorze vers qui s’enchainent me font perdre mon souffle, j’aurais préféré une autre disposition.
Vincent

   hersen   
24/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup que le mont soit "pensif", cela illustre parfaitement une géologie vieille de milliers d'années, avec une immuabilité de vieux sage.

Sinon, c'est une description très poétique que tu nous offres, de celles qui accompagnent notre réflexion lorsque nous sommes face à la nature, dans tout ce qu'elle nous dépasse. Une sérénité.

Merci de cette lecture.

hersen

   plumette   
24/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
austères rondeurs? j'ai buté sur cette association car pour moi la rondeur n'est pas compatible avec l'austérité ! Et même en tentant de rapporter cela au Morvan que je connais, je n'ai pas réussi à voir cette austérité dans les rondeurs de cette belle région car, justement, elles l'adoucissent.
Et puis, je n'ai pas aimé le mot "puberté" qui change brutalement le registre de cette évocation, même si " les calvities" lui prépare le terrain.
Mais c'est vous le poète ! et tout le reste de cette évocation m'a bien plu.

Merci de m'avoir donné l'occasion d'une balade dans en Morvan!

Plumette

   Ioledane   
24/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La prosodie est impeccable, et l'effet du 'trimètre' final très réussi.
Les images sont bien trouvées, mais la longueur des phrases est telle que l'ensemble manque d'élégance à mon goût : à chaque phrase, on guette une fin qui se fait attendre (et qui s'avère utile pour bien comprendre le sens de l'ensemble), et on peine à 'reprendre son souffle' !

Le manque de ponctuation ajoute encore à cette impression de pesanteur :
- J'aurais mis une virgule à la fin du vers 3, la suite étant une proposition complète et non un simple complément - de plus cela ne pourrait qu'apporter cette première partie une respiration bienvenue ;
- Même remarque pour le vers 7, qui à mon sens mériterait au moins une virgule sinon deux ;
- Même remarque à la fin du vers 12.

Le second paragraphe est beaucoup plus 'respirable' ; à l'opposé, je trouve le dernier vers beaucoup trop chargé en ponctuation, ce qui me paraît peu en cohérence avec le message véhiculé - cette solitude, ce paysage censé être figé. "Leurs horizons depuis des lustres inchangés." aurait pour le coup apporté une sobriété de bon aloi, et une clôture plus sereine.

Merci pour cette lecture qui reste néanmoins d'une belle qualité.

   Marite   
25/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
De belles images se succèdent au fil des vers de ce poème. Cependant j'ai eu quelques difficultés à les apprécier
pleinement à cause de la longueur des phrases sans ponctuation intérieure : cinq vers pleins pour la première, quatre pour la seconde, cinq à nouveau pour la troisième.
Un découpage en strophes faciliterait, il me semble, la perception de l'ensemble du tableau.

   myndie   
25/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hanake,

Même si vous chantez un paysage bien éloigné de celui des Flandres, il y a dans votre poésie quelque chose qui m’évoque Verhaeren. Je suis soufflée par la beauté de vos images qui me font « voir » un pays que je ne connais pas :

« la bruyère mythique orne les calvities
Et donne à l’éminence une autre puberté ».

J’aime la puissance émotive de vos associations d’images et des métaphores.
Le monde semble tenir tout entier dans votre poème : un monde crépusculaire, fatigué, qui tente désespérément de repousser l’obscurité pourvoyeuse de solitude.
Il y a justement chez Verhaeren (mais aussi chez d’autres poètes de la fin du 19ème siècle) ce même lyrisme, cette esthétique de la décadence, cette analogie entre le soir, l’automne, l’hiver et l’imminence de la mort, la chair qui fane et le corps qui devient carcasse, le crâne chauve, les bras squelettiques et les mamelles sèches.
Je trouve votre texte merveilleusement maîtrisé.
Et ceci :
« Les austères rondeurs des mamelons âgés
Verront l’obscurité combler de solitude
Leurs horizons...depuis des lustres inchangés.
Est magnifique.

   Marie-Ange   
28/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
C'est un beau texte, mais pas si évident que cela à lire. J'en ai fait d’ailleurs plusieurs lectures.

Les images présentées n'arrivent pas me procurer d'émotion, je les vois défiler, mais elles ne s'attardent pas plus que cela.

La description de cette nature est emprunte d'une certaine mélancolie.
C'est poème qui me laisse un peu en retrait, je perçois le regard de l'homme, pourtant il me manque un petit quelque chose que je ne saurais définir.


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