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Poésie classique
Hananke : Flamme
 Publié le 21/11/20  -  14 commentaires  -  845 caractères  -  229 lectures    Autres textes du même auteur

« Dieu ! que le son du Cor est triste au fond des bois ! »

A. de Vigny


Flamme



Les cris et les appels dans la forêt fanée
Exacerbent les chiens affamés par la mort :
Actéon d'une audace a connu mauvais sort
Et tous les ans revit sa même destinée.

Le cerf est aux abois, la meute déchaînée !
Il naît de la verdure et disparaît sous l'or ;
Bientôt, résonnera la complainte du cor
Après l’ultime chasse en novembre sonnée.

C'est la fin de l'automne et les cieux déprimant
Ont pleuré de tristesse à son enterrement
Faisant d'un paradis une étendue hostile.

Les déclins de lumière éternisent les soirs,
Les averses, le froid, la neige des trottoirs,
Ravivent l'âtre sombre au coin du domicile :

Une danseuse ardente illumine les murs,
Sa flamme hypnotisant le poète docile
Active le tirage aux rêves les plus purs !


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Myo   
6/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Est-ce par hasard si en rentrant du travail ce soir, j'ai croisé la route d'un cerf ? ( j'habite en bordure de forêt)
Il était au milieu de la chaussée, ébloui par mes phares, sans doute épuisé de la période du brame suivie des journées de traque. Il m'a laissé le temps de l'observer pendant de longues secondes.

Un sujet qui fait donc écho à mon vécu.
Mais je trouve un peu dommage que le thème de cette fin d'automne se disperse dans diverses directions et perde ainsi de son intensité dans quelques banalités.

Un travail certes soigné et un dernier tercet qui retrouve plus d'originalité.

En El Myo

   Cristale   
9/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Oui, je retiens ce poème pour le relire le soir devant la cheminée.

L'ambiance automnale est bien là, la scène de chasse et ses images navrantes également.

Je n'ai pas cherché d'éventuels défauts ma première impression satisfait mon désir de lire de la poésie. Je n'irai pas plus loin.

Un tableau vivant sur une trame joliment versifiée dont la fluidité et la maturité ont retenu mon attention.

Bravo à l'auteur(e) !
Cristale

en E.L.

   papipoete   
21/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
je commencerais par la fin, tant elle est jolie, nous hypnotise au point d'oublier ce récit d'un moment de plaisir, pour " pas pauvres " qui traquent courageusement, jusqu'à épuisement comme taureau dans l'arène, le " dix cors " aux abois, que la meute jamais ne lâchera...
Un sujet récurrent, mais dont on versifiera tant que ce " loisir " durera !
NB revoici le fameux sonnet dont l'auteur est gourmand, et fort poétiquement ses alexandrins nous entraînent avec lui.
je découvre qui est Actéon qui renaît chaque automne, alors qu'on le poursuit dans la forêt fanée.
Point de fureur dans les propos, les cavaliers se chargent de les hurler !
la seconde strophe me plaît, mais c'est le dernier tercet qui l'emporte dans ce fort beau poème !

   Miguel   
21/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau texte mélancolique aux accents lamartiniens (chez d'autres ce serait une critique mais chez moi c'est un compliment), avec la nature et l'automne, et ce cerf qui ramène à mon esprit le drame de la Mort du Loup, du grand poète de l'exergue. Je serais juste un peu réservé sur l'absence de déterminant à "mauvais sort" et sur le mot "déprimant", déjà peu poétique en lui-même, et qui me semble l'être moins encore dans ce sens, où les cieux dépriment. De beaux vers, mélodieux et majestueux ; ma préférence va au 6, aux 10-11, au 15. Le 4 m'aurait paru mieux rythmé si "revit" avait été avant "tous les ans" ; simple impression personnelle. "Ravive le tirage" : l'idée est bonne dans ce contexte de l'âtre, mais son rendu est un peu prosaïque.

   Lebarde   
21/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La flamme dansante qui illumine le mur et réchauffe les rêves d’un automne traditionnel, le brame du cerf, les meutes de chiens affamés et le son du cor au fond des bois.
Rien que des scènes banales si souvent racontées.

Pourtant ce poème est remarquable avec ses images superbement réalistes et vivantes, ses mots justes, son écriture coulée, son atmosphère imprégnée de tristesse nostalgique qui sent l’humus .
Un classique comme l’hiver, rigoureux, sans faute de prosodie, diablement sensuel et envoûtant, comme je les aime.

Bravo du beau travail, merci

Lebarde

   sympa   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,


Magnifique sonnet estrambot que je ne me lasse pas de lire et relire.
Une ambiance automnale bien servie par les magnifiques images de cette scène de chasse et des alexandrins parfaits.
J'aime particulièrement le rappel des mésaventures du chasseur Actéon , puni par Artémis pour avoir pris plaisir à la découvrir nue dans son bain.
Celle-ci l'aurait alors transformé en cerf et sa propre meute de chiens l'aurait pourchassé et dévoré.

Ma préférence sera pour le dernier tercet, la danseuse ardente , la flamme qui inspire, hypnotise et fait rêver le poète.

Vraiment très beau .

Une très belle lecture, un magnifique tableau réaliste de fin d'automne .

   Provencao   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Juste sublime!!!véritable coup de coeur.

Vous nous offrez, avec justesse, finesse et écho, le sublime qui rayonne dans
" C'est la fin de l'automne et les cieux déprimant
Ont pleuré de tristesse à son enterrement
Faisant d'un paradis une étendue hostile."


En constance, Flamme se remplit d'émotion et d'enchantement avec ces "déclins de lumière éternisent les soirs, " qui s'ordonnent au souffle de la fin de l'automne.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Eclaircie   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hannaké,
J'avais lu ce poème en EL, mais ne l'ai pas commenté, le second vers m'a hérissé le poil. Vraiment. je ne suis pas dut out partisane de la chasse (à courre ou pas), mais préconise le retour des loups pour l'équilibre écologique. Les chiens ne sont jamais "affamés par la mort". (ou je ne comprends pas le sens du vers.)

Sinon, le poème est très bien écrit, fond en forme en harmonie, Une belle réussite.
Je ne vous surprends pas si j'évoque le quatrain, et "son poète" nullement indispensable, à mes yeux, je sais ce que vous allez répondre et nous aurons, vous et moi, entièrement raison*

* dans le sens :
" Principe pensant; mode de pensée.
1. [P. oppos. à l'instinct de l'animal] Faculté qu'a l'esprit humain d'organiser ses relations avec le réel; son activité considérée en général tant dans le domaine pratique que dans le domaine conceptuel."

Merci du partage,
Éclaircie

   hersen   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup cette reprise mythologique.

Ainsi donc, il revoit Artémis, chaque automne, aux flammes dansant sur son mur, lui assis et ressassant devant sa cheminée.

La mythologie a toujours et encore une forte résonance puisque tout est transposable.
L'image du cerf est bien sûr très importante, puisque le chasseur devient chassé.
J'aime beaucoup ici le "glissement" des expressions :
les chiens affamés par la mort, le cerf aux abois, il naît de la verdure et disparaît sous l'or.
La complainte du cor (que l'on peut lire "corps" si l'on songe au désarroi d'Actéon d'avoir ainsi été évincé par Artémis. Durablement :)

Le cerf est tué, chaque automne... et ainsi se rappelle l'incroyable outrecuidance de celui qui a osé... ou pas "assez" osé.
Bon, c'est vrai qu'avec une déesse ...

Merci pour ce petit morceau de mythologie qui passe par le conduit de la cheminée au tirage inspiré !

   dream   
22/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Hananke, bonsoir

La fuite éperdue du grand cerf me fait penser à l’un des « trois contes » de Gustave FLAUBERT : « La légende de ST julien l’hospitalier », dans lequel le grand cerf à qui un jeune noble avait tué son faon, avait lancé une terrible prophétie avant mourir à celui-ci en le regardant droit dans les yeux : « Un jour tu tueras ton père et ta mère ».

Je trouve ce sonnet de toute beauté et le dernier tercet a ma préférence :

« Une danseuse ardente illumine les murs,
Sa flamme hypnotisant le poète docile
Active le tirage aux rêves les plus purs ! »

PS. Infime bémol : je ne comprends pas l’emploi du point d’exclamation final à la place du point tout court. Mais sans doute que quelque chose m’échappe.

Encore un grand Bravo pour ce poème si mélancolique.
dream

   emilia   
23/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle ambiance de fin d’automne pour une cruelle scène de chasse à courre, auréolée de mythologie, rappelant le partage cyclique d’une même destinée entre le personnage d’Actéon et la forêt sous la « complainte du cor » et leurs longs « sanglots », auxquels succèdent l’hiver et sa froideur en évoquant la parade des saisons générant les métamorphoses du lieu en passant « du vert à l’or », puis au blanc « faisant d’un paradis une étendue hostile »… ; mais, au final, le regard du poète est hypnotisé par « une danseuse ardente » née sous les bûches fournies par cette forêt et qui le font rêver devant l’âtre…
(les mots « domicile et tirage » me sont apparus un peu comme des intrus dans cette belle évocation…)

   RomainT   
27/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un tableau aux couleurs Automnales qui émeut comme une feuille jaune qui tombe de l´arbre..

   Atom   
27/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je ne connaissais pas du tout le mythe d'Actéon mais j'ai bien senti en première lecture que je venais de lire un poème dénonçant la chasse à courre. Donc, quelque part en phase.
Un poème visuel où l'automne semble peser vraiment lourd et la troisième strophe aura ma préférence en ce sens.

Après relecture, je me demande quand même pourquoi justement, évoquer Actéon, sachant (après, du coup, m'être renseigné) qu'il y avait une histoire de "voyeurisme" derrière tout ça...

et peut-être finalement derrière cette flamme dansante qui ne m'éclaire pas plus que ça.

   Quidonc   
30/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,

Je ne suis pas suffisamment qualifié pour analyser et encore moins critiquer la prosodie. Je me contente de me laisser par la mélodie du texte. J'aime et cela me suffit.

J'ai beaucoup aimé entre autre :
"Les cris et les appels dans la forêt fanée
Exacerbent les chiens affamés par la mort :

Une danseuse ardente illumine les murs,
Sa flamme hypnotisant le poète docile
Active le tirage aux rêves les plus purs !"

Merci pour ce partage


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