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Poésie classique
Hananke : Hésitations [Sélection GL]
 Publié le 06/08/18  -  20 commentaires  -  703 caractères  -  302 lectures    Autres textes du même auteur

Non, je n'ai rien oublié.

C. Aznavour


Hésitations [Sélection GL]



Éblouissante rose au clos de mes vingt ans,
Te reverrai-je un jour, toi que j'ai tant aimée ?
Te ferai-je quitter la cache parfumée
Qui fleure en mon esprit d'effluves rémittents ?

Arme à double tranchant que cette fugue feinte,
Le poète s'emballe au dessein, l'homme craint
Le renouveau des pleurs, l'amertume, une plainte
Qui, naguère l'avaient, pour des lustres étreint.

Quelle tentation pressante me tisonne
Et m'avance la main, frôlant le téléphone
Qui me brûle les doigts comme un soleil d'été ?

Demain sera la mort des heures indécises,
Je promets d'en finir avec les analyses
Et briser la ferveur de mon anxiété.


 
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   Anje   
25/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'image de ses premières amours est souvent récurrente et remonte à la surface quand on la croyait noyée pour toujours. Mais on n'oublie jamais une "éblouissante rose au clos de ses vingts ans".

Ce sonnet ne me semble pas régulier bien que forgé de parfaits alexandrins.

Un très joli poème qui ne tombe pas dans le regret destructeur.

   Eclaircie   
28/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Un poème présenté en classique, je ne peux rien dire de ce choix, ne connaissant pas assez les règles.

À la lecture, je découvre un poème classique, un sujet classique.
Je ne connais pas le mot rémittent : je découvre et approuve le choix.
Par contre "fleure..d'effluves" , moins judicieux, à mon sens. fleurer est transitif, aussi, ce petit "d'" surprend.

Ensuite le récit se poursuit, montre de ces hésitations, jusqu'au .."téléphone" là, je ne sais pas si je dois sourire, rire ou applaudir.

Et le dernier quatrain vient renforcer le malaise, "les analyses" et "l'anxiété" tombent vraiment à plat pour moi.

Bonne continuation,
Éclaircie

   papipoete   
28/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
Il y a si longtemps ... nous ! Non, je n'ai rien oublié ! J'ai tellement envie de te revoir, mais toi peut-être pas du tout ?
Le téléphone qui me brule les doigts, sera demain mon sésame ou la mort des heures indécises !
NB une chanson dont on a fredonné les paroles un jour ou l'autre, quand dans notre coeur, un vide immense prenait tant de place !
arme à double-tranchant, où soit l'on gagne l'espoir, où soit on perd tout, même l'envie de vivre !
quel beau premier vers !
ce " classique " me parait parfait
papipoète

   sympa   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Le temps passe, on prend de l'âge , et la nostalgie de ses premières amours remonte à la surface après des années d'enfouissement, volontaire ou non.
Un poème nostalgique juste ce qu'il faut, et dont j'ai beaucoup apprécié la lecture.

   Gemini   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Renvoi d'ascenceur. (du bas vers le haut)
Un sonnet d'amour très moderne avec son téléphone et ses analyses. Il y a, par contre, un choix de vocabulaire précieux qui ne cadre pas, à mon sens, avec la pureté du sentiment décrit. Il me semble qu'un peu plus de simplicité aurait plus emporté l'assentiment du lecteur.
(Bien que cela m'a permis d'apprendre qu'un lustre est une période cinq ans et non de vingt-cinq comme je le croyais.)
Le tercet final donne l'impression d'une promesse d'ivrogne qui s'invite à la procrastination. Le parallèle est intéressant, et explique les analyses.
Enfin, je reste admiratif du dernier vers, qui pour moi (à tort ?) fait oxymore. La ferveur de l'anxiété. J'ai trouvé ça très fort.

   PIZZICATO   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" ... l'homme craint
Le renouveau des pleurs, l'amertume, une plainte
Qui, naguère l'avaient, pour des lustres étreint "
Ce passage définit bien le sentiment que veut traduire l'auteur.

Serait-ce une bonne chose que de vouloir renouer avec des faits passés qui, s'ils furent beaux un temps, auront aussi fait souffrir.

   Quidonc   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Les premières amours occupent toujours une place particulière dans la vie de chacun. Quelle étrange nostalgie nous pousse à y revenir un jour ou l'autre?
Quoi qu'il en soit on ne peut que reconnaître un grande maîtrise de la poésie et un riche vocabulaire dans ce texte.

Merci pour ce partage

   eskisse   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet empreint, dans ses tercets, d'un humour tendre face à la promesse du poète... J'ai bien aimé le mélange de lyrisme du premier quatrain avec quelques termes prosaïques des tercets. Un poème qui se lit malicieusement dans le regard que porte le poète sur lui-même et sur ses "hésitations".
Merci pour ce partage.

   Ioledane   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Mon sentiment est partagé à la lecture de ce sonnet irrégulier.
Quelques jolies images (la fugue feinte, la mort des heures indécises) y côtoient des clichés (éblouissante rose, "te reverrai-je un jour, toi que j'ai tant aimée" ...).
Dans le premier quatrain, les termes "poétiquement corrects" (rose, un jour, tant aimée, parfumée, fleure, effluves) me semblent surabondants, et pas toujours utilisés à bon escient : "La cache parfumée / Qui fleure en mon esprit d'effluves rémittents" est un peu alambiqué à mon goût.
Le second quatrain est entrecoupé d'une profusion de virgules qui cassent son harmonie et sa fluidité ; le dernier vers de ce quatrain, par exemple, se serait fort bien passé de virgules.
Les deux tercets manquent eux aussi un peu de grâce à mes yeux, même si j'aime l'idée qui est ici développée. Les mots "téléphone" et "analyses" nous ramènent un peu sur terre après l'emballement du poète, cela surprend mais c'est en cohérence avec le message du poème.
"Demain sera la mort des heures indécises" est sans conteste mon vers préféré.

   Mokhtar   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« On a vu souvent rejaillir le feu d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux ».

Il est des volcans en sommeil que l’on pense réactiver d’un coup de téléphone. Quand on oublie de se souvenir des brûlures et des ravages. L’avancée en âge, et les nostalgies qui s’accumulent, sont propices aux envies de « revenez-y »
.
Beau sujet de poème dont l’auteur s’empare avec un talent qui ne surprend plus. Bravo pour la rime « vingt ans » « rémittents » qu’il fallait quand même trouver. Le premier quatrain est superbe, et pourrait se suffire à lui-même.

Je regrette un peu le dernier tercet, qui sort un peu du thème et rompt le charme. J’aurais préféré que l’on reste « dans la foulée » de ce qui précède.

Au vers huit, il manque peut-être une virgule après naguère. Personnellement, je n’en aurai mis aucune dans ce vers.

«Tentation » ? La diérèse déplait à Littré, mais est appréciée de Verlaine (cf poème : La sagesse).
Pour ma part, je l’ai faite naturellement, par le rythme du vers.

Et là est peut-être la solution à toutes les discutailleries. Diérèse ou synérèse ? C’est à l’auteur d’avoir l’habileté ou le talent d’imposer en souplesse sa préférence. Sans que l’on n’ait à compter sur ses doigts, ou sortir le dico.

Merci Hananke. M.

   Willis   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Magnifique entame d'un poème classique. (premier quatrain)
Ensuite, tranchant à l’hémistiche, autant que dessein au suivant, sont à changer. (rémittents et tranchant. Dessein et craint).
Pour finir Fugue feinte comme les deux tercets, "accrochent" l'oreille.

   David   
6/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Hananke,

Le poème raconte l'hésitation du narrateur a rappelé un amour, qui date peut-être de plus ou moins de vingt ans. Le "téléphone" et même "analyse" placés aux centre des tercets font basculer le poème dans un présent immédiat, c'est une sorte de rupture de vocabulaire, très éclatant à la rime (rémittents, dessein, fugue, pleurs, naguère, lustres, etc. semblent d'une autre famille de mots).

Mais ce qui m'a marqué en premier, c'est le jeu des diérèses, depuis "Éblouissante", le poème démarre sur sa voyelle, sa prononciation n'est pas réservé au "classique", tous les francophones la prononce ainsi, c'est un mot très "solaire" ( et moins littéraire que les épanoui, évanoui, par exemple du même son); Le poème finira sur la même voyelle avec le très dur "anxiété" en quatre syllabes, un mot très "lunaire" par opposition, presque un signe de renoncement à ce coup de téléphone... j'hésite à le lire ainsi. Il rime à "été" d'une part - pour le soleil, ça se pose là quand même :) - d'autre part, littéralement, "l’hésitation" du poème dans ce tercet final fait très littéralement ce dont un proverbe prévient farouchement : "ne jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même", c'est presque de l'humour tant c'est littéral.

Mais au final, je pense que ces deux diérèses n'ont pas l'aura que je leur prêté, le "éblouissante" avait sans doute tétanisé l'émotion (la rose était méduse peut-être... ) alors que le "anxi-été" pourrait la libérer... j'en reste à cet avis, de cette lecture très vive.

   leni   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour hananke
On croit tout oublier mais sans savoir pourquoi le passé nous revient en diaporama Bel écrit Sobre sans pleurs

Arme à double tranchant que cette fugue feinte,
Le poète s'emballe au dessein, l'homme craint
Le renouveau des pleurs, l'amertume, une plainte

Et entre les choix ou le choix le coeur balance

Demain sera la mort des heures indécises,

DEMAIN je choisis sera-t-il le bon choix
Joli moment de lecture matinale Salut amical LENI

   jfmoods   
7/8/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, majoritairement féminines.

J'aurais mis un point d'exclamation en fin de vers 5. Au vers 8, je n'aurais mis aucune virgule.

Le dernier vers m'apparaît syntaxiquement incorrect puisque la préposition "de" manque devant le verbe.

Je suggère...

Et de tarir le flux de mon anxiété

Le titre du poème ("Hésitations") met d'emblée en évidence l'irrésolution du locuteur.

Celui-ci s'interroge sur le fait de reprendre ou non contact avec un amour de jeunesse (topos de la femme fleur : "Éblouissante rose au clos de mes vingt ans", questions fermées : "Te reverrai-je un jour", "Te ferai-je quitter la cache parfumée", marqueur d'intensité : "toi que j'ai tant aimée") dont le souvenir revient régulièrement le hanter ("effluves rémittents").

À l'évidence, il a pisté cette lointaine amoureuse et se trouve en mesure de l'appeler ("frôlant le téléphone").

Cependant, la perspective des retrouvailles le place dans un état de fragilité (image guerrière : "Arme à double tranchant"). S'affrontent en effet en lui, en un jeu antithétique, la joie d'une nouvelle rencontre (verbe marquant l'exaltation : "Le poète s'emballe") et la peur de voir ressurgir le chagrin qui a présidé à la séparation d'antan (énumération à rythme ternaire et descendant : "l'homme craint / Le renouveau des pleurs, l'amertume, une plainte").

Le champ lexical de la chaleur ("tisonne", "brûle", "soleil d'été") incite à penser que le locuteur ne va pas résister au désir de décrocher le combiné.

Malgré la détermination affichée, (affirmation péremptoire : "Je promets d'en finir avec les analyses", allégorie : "la mort des heures indécises"), le report de la décision au jour suivant ("Demain") apparaît comme un point de fuite insoluble, comme une impuissance à démêler l'écheveau des sentiments.

Merci pour ce partage !

   Queribus   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je suis très étonné que ce poème ait été classé dans la catégorie classique : en effet le deuxième quatrain aurait dû être construit de la même façon que le premier avec des rimes embrassées et non croisées et avec les rimes du premier quatrain; ce poème ne correspond pas non plus aux lois du néo-classique. Où le mettre alors,poésie libre, libérée, moderne,etc.

Ceci , le poème témoigne d'autre part d'une bonne connaissance de la prosodie avec des des alexandrins sans fautes; le tout est fort bien rédigé avec des images parfois à la limite de la préciosité mais aussi un manque de simplicité. Connaissant votre talent, je pense qu'on pouvait attendre beaucoup mieux de votre part. Peut-être vous faudrait-il le reprendre mais ceci, bien entendu, n'engage que moi.

Bien à vous.

   Robot   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Une belle leçon quant à la quasi perfection classique qui préside au soutien d'un thème traité avec l'originalité qui convient. On ne peut ici que reconnaître le génie classique des meilleurs créations oniriennes dans cette catégorie.

Le mot téléphone jure légèrement mais pourquoi pas.
On passe des rimes embrassées du 1er quatrain au rimes alternées du second, mais celà prouve le choix volontaire d'un effet de style tout à fait conscient pour changer le rythme de la lecture. C'est ici justement que le talent créatif sait habilement contourner les règles puristes (Contournement qu'on ne pardonnerait pas à d'autres) mais ici le choix se justifie pour adapter ces formes strictes aux nécessités de la rédaction.

Le second tercet qui annonce que le narrateur renonce aux analyses doit-il être considéré au sens psychique :

"Demain sera la mort des heures indécises,
Je promets d'en finir avec les analyses
Et briser la ferveur de mon anxiété. "

Une forme d'euthanasie morale peut-être ? Je ne pense pas qu'il s'agisse d'analyse clinique de laboratoire ?

   Cristale   
9/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananké,

"Éblouissante rose au clos de mes vingt ans,
Te reverrai-je un jour, toi que j'ai tant aimée ?
Te ferai-je quitter la cache parfumée
Qui fleure en mon esprit d'effluves rémittents ?"

Ce seul quatrain est un enchantement de poésie.

Mon "hésitation" personnelle sera de chipoter sur les détails techniques, l'auteur étant un maître en la matière je respecte ses choix d'écriture.

Le poète rêve d'amour, autant que l'homme se souvient des "crises" qui l'ont brisé.
Est-ce qu'il a pris la décision de ne plus en souffrir psychiquement en cessant un travail d'analyse ou bien a-t-il décidé enfin de téléphoner pour rompre cette anxiété latente ? Je pense qu'il va téléphoner...

J'ai lu mieux de votre plume, à mon goût personnel, alors mon hésitation va pour la notation.

Merci Hananké.
Cristale


(CQFD : Il est précisé dans le centre d'aide d'Oniris que les différentes formes de sonnets sont acceptées en classique que leur schéma soit régulier ou irrégulier.
Celui-ci en tant que sonnet irrégulier a bien sa place dans la catégorie. )

   izabouille   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je trouve que les mots téléphone, anxiété, analyses cassent un peu cette poésie qui débute pourtant bien, ça m'a un peu déconcertée. Les deux premiers quatrains sont très beaux.

   Donaldo75   
9/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

J'ai trouvé ce poème fort bien tourné, agréable à lire. Le coup du téléphone, dans le premier tercet, peut sembler décalé au vu de la forme classique employée, mais il m'a bien fait marrer car je pense que justement il est bon de casser les codes du classique en l'habillant de références plus modernes, plus en phase avec le vingt-et-unième siècle.

Bravo !

Donaldo

   Vincendix   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J’aime bien le ton employé, il s’accorde parfaitement au sujet.
Des souvenirs teintés de nostalgie et peut-être de regrets.
Mais faut-il les faire resurgir ?
Vincent.


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