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Poésie classique
Hananke : Il n'est plus de saisons
 Publié le 24/10/16  -  16 commentaires  -  755 caractères  -  345 lectures    Autres textes du même auteur

Ou plus de mémoire ?


Il n'est plus de saisons




Les champs sont emblavés et le fruit de la terre,
Fortune qui nourrit un être humain sur deux,
Inocule du vert aux limons argileux
Comme un printemps naissant après l'hiver austère.

Les arbres n'ont point d'ors et bien que tributaire
Des courants violents, le feuillage pileux
Est aux branches pendu tel un essaim moelleux
Dans les cieux où triomphe un astre autoritaire.

Il n'est plus de saisons dans la barque du temps,
Immobile, échouée aux vases des étangs
D'un automne attendu qui piaffe et s'exaspère !

Chaque année, à tout âge, en chœur, à l'unisson,
On entend le refrain de la même chanson :
Il n'est plus de saisons me disait mon grand-père.


 
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   Alcyon   
4/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

vous me réconciliez avec la poésie classique
certainement grâce à votre écriture "moderne"
un sonnet qui sonne vrai sans fioriture
vous êtes dans le juste avec vos mots

bravo et merci

   Donaldo75   
9/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La fin de ce poème mérite le détour.

Pour revenir à l'ensemble:
* La forme est impeccable;
* Les images véhiculent bien le message impressionniste de ce sonnet;
* Le tout coule plutôt bien.

J'aime la forme classique; ici c'est vraiment réussi.

Merci pour la lecture,

Donald

   papipoete   
10/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Cette année, l'Eté n'en finit pas et déjà les champs verdissent d'une levée précoce ; aux arbres, pend ce feuillage aux tons passés qui jadis s'empourprait, et sur les pelouses s'ébattent encore des amoureux ; ya plus d'saisons !
NB comme écrit dans l'incipit, il n'y a plus de mémoire, car pour la couleur du ciel aussi, tout n'est que recommencement !
Un sonnet estrambot parfait avec le 4e vers mon préféré " Inocule du vert aux limons argileux ... "
papipoète

   Anonyme   
25/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un poème de saison qui parle de la sècheresse de cet automne, également du gaspillage alimentaire au second vers.
De belles images pour moi qui connais la terre puisqu’elle est mon métier, plus pour longtemps mais suffisamment, je pense, pour en parler. Les limons argileux, admettons-les, je crois que l’allusion à l’argile n’est là que pour la rime car même si le terme s’emploie couramment, l’argile n’est point propice aux emblavements. « L’automne attendu qui piaffe et s’exaspère » est une belle image, or pour moi c’est le cultivateur qui piaffe et s’exaspère.
Par contre j’adore ces deux vers :
« Il n'est plus de saisons dans la barque du temps,
Immobile, échouée aux vases des étangs. »
Je ne partage pas la généralité du dernier vers, à l’époque sous-entendue les agriculteurs ne subissaient pas les effets du dérèglement du climat.
Des habitués du site vous parleront probablement de l’emploi de vieux poncifs : « les ors, l’astre »ça ne me dérange d’en faire autant pour l’astre.



Cordialement

   Anonyme   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke... Y a plus d'saisons disait déjà ma grand-mère dans les années 50 ! Pourtant à cette époque il me semble que c'était plus tranché qu'aujourd'hui et je me souviens d'hivers enneigés sur la Bretagne côtière.
Revenons à ton sonnet qui confirme les dires de ma mamy...
Clair, bien construit mais sans surprise, j'ai une préférence pour les tercets et un coup de cœur pour ces deux vers :

Il n'est plus de saisons dans la barque du temps,
Immobile, échouée aux vases des étangs...

Par contre je ne comprends pas très bien le vers suivant...

D'un automne attendu qui piaffe et s'exaspère !

...mais en attendant tes explications je ne le condamne pas.
Que l'automne soit attendu, Ok, mais ce n'est pas lui qui devrait piaffer et s'exaspérer... Là je rejoins chimen !

Le tercet final clôt parfaitement ce qui précède.
Un bon poème classique qui traite un sujet mille fois rebattu mais toujours d'actualité.
Merci et bonne continuation.

   leni   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Du simplissime merveilleux ET tout cela en si peu de mots Ce que j'ai ressenti c'est une belle sérénité C4est cool c'est apaisant


Il n'est plus de saisons dans la barque du temps,
Immobile, échouée aux vases des étangs
D'un automne attendu qui piaffe et s'exaspère !

Vraiment là on ne peut mieux le dire
et ce vers final entre dans le merveilleux simplissime

Il n'est plus de saisons me disait mon grand-père.


Bravo Mon salut amical Leni

   Cristale   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Un poème de saison agréable et mélodieux dont j'apprécie particulièrement le premier tercet.
Dommage pour la rime en 'eux' des quatrains : un autre mot que « deux » avec la même consonne d'appui que « argileux-pileux-moelleux » aurait équilibré l'ensemble d'autant plus que les rimes sont en majorité très riches, une qualité appréciée pour cette forme classique.

Voici l'une des rares fois où l'anaphore dans un sonnet me donne cette agréable sensation d'harmonie. Une figure de style (qui, ici, renforce une expression) ô combien difficile à placer. Figure qui, telle qu'elle est  agencée : 1er hémistiche du 1er tercet et 1er hémistiche du vers médaillon, donne un résultat remarquable. J'adore !

« Il n'est plus de saisons dans la barque du temps, »

« Il n'est plus de saisons me disait mon grand-père. »  

Je félicite l'auteur pour le choix et la précision qu'il a su accorder entre le constat « Il n'est plus de saisons » et la rengaine, le leitmotiv des anciens entendus par beaucoup d'entre nous je pense : « Il n'est plus de saisons ».
Chez moi ils disent « Y'a pu d'saisons ».

La terre attend la couverture reposante de l'automne ; le décor est planté, le discours sans fioritures, sans pathos, et malgré mon goût prononcé pour le lyrisme et l'onirisme, j'ai apprécié l' « ordinaire » - dans le sens des choses simples de tous les jours des hommes et de la nature – joliment mis en 'vers pastel' sur ce tableau poétique.

Merci Hananke.
Cristale

   PIZZICATO   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" On entend le refrain de la même chanson :
Il n'est plus de saisons me disait mon grand-père. "
Oui, " plus de mémoire ". Voilà fort longtemps déjà que l'on se complaît à le dire ; laïoo-laïoo chantait Dutronc.

Je préfère la poésie classique quand elle ne se manifeste pas par de grandes envolées lyriques ; et c'est le cas ici. De belles images, sans emphase, et cette écriture ornée d'enjambements et rejets qui vous caractérise.

" Fortune qui nourrit un être humain sur deux " à méditer.

   MissNeko   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle réussite et la forme classique sied parfaitement au sujet.
Merci pour ce partage

   Ora   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis peu coutumière de la forme classique, c'est peut-être pourquoi je ne parviens pas à estimer que j'aime "beaucoup" votre poème mais j'adhère au thème choisi et à la façon dont vous le traitez. J'ai aussi beaucoup aimé la chute qui situe cette réflexion dans un temps qui n'est pas que le nôtre. merci pour ce beau partage :)

   Anonyme   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Je mesure le travail accompli pour en arriver à une telle symbiose entre technique et fluidité, ce que vous avez parfaitement réussi avec ce sonnet magistral. Je salue également la variété des rimes qui, je tiens à le préciser, est avant tout une sonorité (ex : terre/austère ; temps/étangs ; unisson/chanson). Je me demandais aussi s'il était possible d'utiliser l'anaphore dans un sonnet purement classique, mais le commentaire de Cristale m'a apporté une réponse... J'ai également appris un terme : "emblavé". Décidément, on en apprend tous les jours !

Je pense avoir compris pour l'interrogation d'Alexandre. Enfin, je n'en ai pas la prétention, c'est juste une supposition, à savoir :

"D'un automne attendu qui piaffe et s'exaspère !"

Littéralement, on s'attendrait plutôt au printemps, propice à la floraison, avec les oiseaux qui chantent, d'où le verbe "piaffer". Cependant l'anaphore "il n'est plus de saisons" décrit justement un automne où l'été semble se prolonger, d'où l'effet de printemps cité plus haut.

En tout cas, bravo pour ce magnifique sonnet.

Bien à vous,

Wall-E

   Akos   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour. Une vraie merveille, ce poeme. J'espere qu'on pourra lire encore quelques chefs-d'oeuvre de toi !

   Vincendix   
25/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke
Le risque de proposer, sur Oniris, un poème reflétant une situation climatique passagère, c’est qu’il ne soit plus d’actualité le jour de la parution, quatre semaines plus tard.
C’est bien le cas de ce texte, depuis quelques jours, l’automne est bien présent, brouillards et crachin, chute des feuilles et jours de plus en plus courts. (du moins dans ma région)
Mais c’est vrai, que la phrase « il n’y a plus de saison » est vieille comme l’humanité, du moins celle que j’ai vécue jusque maintenant alors qu’en réalité, dans l’ensemble, les saisons sont respectées, je n’ai pas connu de canicule en hiver, ni de gelée en été dans notre hémisphère.

A part ces considérations, le texte est agréable à lire, bien écrit, une prosodie maitrisée à part la petite entorse au niveau du second tercet qui reprend la même disposition que le premier. Mais est-ce un réel défaut? Les « puristes » répondront probablement et je n’en tiens pas compte dans mon appréciation.

   Robot   
25/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'arrive un peu tard sur ce texte. Je n'ajouterai pas à tout ce qui a été dit de positif. Images, choix des mots, contexte, fluidité de la rédaction, philosophie du texte: Tout est à l'unisson pour faire de ce poème un très bel écrit qui prouve que la modernité peut aussi s'ancrer dans le classique bien maîtrisé.

   Anonyme   
26/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème de belle facture.
J'ai apprécié la répétition de 'il n'est plus de saison" qui revient comme un refrain (on me pardonnera cette accumulation de pléonasmes).
Cela apporte un aspect chantant agréable à l'oreille.

Petite réserve pour "l'astre autoritaire" que je ne trouve pas très poétique.
En dehors de cela, j'ai aimé votre poème.

   RB   
27/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Désolé mais je trouve ce texte d'une affligeante banalité et -pire- complètement artificiel pour sacrifier au "classique". Ce beau claissique qui, en son temps, il y a quelques siècles, tentait malgré tout d'être significativement cohérent et poétiquement original. J'ai
vu peu de feuillages "pileux" pendus tels un essaim moelleux dans ma vie, lu des dizaines de fois "la barque du temps" et trouvé quelques sonorités répétitives relativement peu musicales (mais c'est affaire de goût j'en conviens) : "... vases des étangs d'un automne attendu".
Enfin c'est un peu redondant et contradictoire : à tout âge, en choeur, à l'unisson... refrain de la même chanson"... dit par un seul grand-père. De la technique donc mais peu de poésie en réalité.
Vous écrivez vous-même un commentaire sur un autre texte "Dommage que par endroit, la rime dicte sa loi et cela se voit trop
pour être naturel." J'agrèe.


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